SUETTE MILIAIRE
La suelte miliaire est une maladie infectieuse, contagieuse, épidémique, à microbe encore indéterminé, et qui se caractérise par des sueurs profuses, par des taches morbilliformes et par des vésicules miliaires. L’éruption, souvent polymorphe, rappelant à la fois la rougeole et la scarlatine, se termine par une desquamation à larges lambeaux, qui s’étend à la langue.
En même temps il y a de la lièvre, des étouffements paroxystiques, de l’ataxie, du délire. Il peut y avoir des hémorragies (épistaxis, purpura, mélæna).
Au début, la présence de coryza, de toux, de larmoiement, fait penser à la rougeole ; mais les prodromes sont plus courts que dans cette maladie, et les taches sont surmontées de miliaire. La scarlatine se distingue par la brièveté et la brutalité de son invasion, et par ses manifestations angineuses. Enfin la notion épidémiologique, la propagation de la maladie, sont de nature à lever tous les doutes.
TRAITEMENT
Nous ne connaissons pas le traitement spécifique de la suette; on se comportera à peu près comme dans la rougeole.
On placera l’enfant dans une chambre aérée, chauffée modérément (17°); on ne le surchargera pas de couvertures. On donnera des boissons froides (lait, bouillon). Pour atténuer la fièvre et l’adynamie, on prescrira la quinine (50 centigrammes de sulfate, chlorhydrate ou bromhydrate), les lotions froides vinaigrées.
Si la fièvre dépassait 40°, si l’ataxie et le délire étaient très prononcés, on pourrait essayer les bains froids (20°) comme dans la fièvre typhoïde.
On combattra les étouffements et le catarrhe bronchique par les vomitifs (1 gramme d’ipéca), les sinapismes aux mollets et aux cuisses, les cataplasmes sinapisés sur le thorax, les ventouses sèches.
On donnera l’alcool (20 à 30 grammes d’eau-de-vie, 50 à 60 grammes de malaga dans un julcp gommeux), l’extrait de