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ou dans la seconde enfance, et il ne diffère pas alors du tétanos chirurgical vulgaire.
Le tétanos des nouveau-nés débute dans la première semaine de la vie; il s’annonce par une gêne dans la succion, par la rigidité des mâchoires (trismus), par la dysphagie, par la contracture de tous les muscles.
L’enfant est raide comme une barre de fer. Le tétanos se distingue de la rage par la permanence de la rigidité, l’attitude en opisthotonos des paroxysmes; il se distingue du spasme de la glotte, de l’éclampsie, par les mômes caractères.
La présence d’une plaie, ombilicale ou autre., vient encore assurer le diagnostic.
On alimentera l’enfant par le cathétérisme naso-œsophagien ou les lavements nutritifs. On le placera dans une chambre obscure, loin de tout bruit et de toute excitation, ou bien dans une gouttière de Bonnet.
Les lavements ou les suppositoires, avec 10 ou 20 centigrammes de chloral ou de sulfonal, serviront à calmer les spasmes. Berenyi a guéri un cas par des lavements quotidiens de sulfonal pendant huit jours :
% Sulfonal 0 gr. 20.
Jaune d’œuf n° 1.
Eau distillée tiède 20 grammes.
On a vanté l 'extrait de fève de Calabar en injections souscutanées (1/2 à 1 centigramme).
L’inoculation de sérum de cheval rendu réfractaire a fourni des succès. La sérumthérapie du tétanos n’a pas triomphé comme celle de la diphtérie, quoiqu’elle l’ait précédée. L injection d’acide phénique à 2 p. 100, de sublimé à 1 p. 1 000 aurait donné, en Italie, deux ou trois guérisons.
Mais il s’agit de tétanos de la seconde enfance.
Dans ce dernier, on peut, outre les injections de sérum antitétanique sous la peau (10 à 20 cent.) faire des injections intracérébrales (2 cent, dans chaque lobe), suivant la pratique de Roux et Borrel.
THRICHOCEPHALE.
On isolera les enfants atteints (maternités), on désinfectera les locaux. Enfin on traitera aseptiquement toute plaie naturelle ou accidentelle. La plaie ombilicale surtout sera pansée avec soin (iodoforme, salol, acide borique).
Dans le tétanos chirurgical, on fera la cautérisation de la plaie au fer rouge, on amputera la phalange ou l’orteil’ blessés, etc. On pourra injecter préventivement le sérum antitétanique.
THRICHOCÉPHALE
Le thrichocéphale (Opi£, cheveu; xecpaMi, tête), est un ver nématode contourné en spirale, plus grand que l’oxyure, plus petit que l’ascaride, qui habite généralement le cæcum; mais, de là, il peut se répandre parfois dans tout le tractus intestinal. Le mâle a une longueur de 3cm,5 à 4cm,5 la femelle, de 3cm à S centimètres. L’œuf est long de 50 à 36 y- et large de 24 p. ; il est brunâtre, ovale, en forme de citron, c’est-à-dire portant un petit bouton brillant aux deux pôles; cette particularité le fait reconnaître aisément au microscope.
C’est par l’eau de boisson que les œufs de thrichocéphale parviennent dans le tube digestif des enfants, où ils éclosent; Davaine admet que l’éclosion se fait dans l’estomac.
Le docteur F. Cima a pu compter, dans l’intestin d’un enfant de 3 ans, jusqu’à 450 thrichocéphales (223 mâles, 227 femelles). Ces parasites occupaient le cæcum et le côlon tout entier ; ils avaient déterminé du catarrhe et de la desquamation épithéliale, sans parler de l’anémie, de la cachexie et autres troubles généraux constatés pendant la vie. Avant de mourir, l’enfant avait rendu, en plusieurs fois, sous l’influence des lavements et des anthelminthiques, plus de 100 thrichocéphales. 11 avait vécu dans la campagne de Naples pendant deux mois, et avait été très mal nourri. Le thrichocéphale peut provoquer les mômes accidents nerveux que les autres helminthes (convulsions, pseudo-méningite, etc.).
TRAITEMENT
L’usage d’eau filtrée ou bouillie met à l’abri de la thricocéphaliase.
Pour chasser les parasites du gros intestin, on pourra prescrire de grands lavements boriqués ou boratés avec 10 grammes d’acide borique ou de borate de soude pour 1 litre d’eau tiède.
On peut faire aussi un lavage intestinal avec l’eau naphtolée (2b centigrammes de naphtol a ou (3 pour 1 000 grammes d’eau).
En même temps on prescrira les anthelminthiques habituels :
% Santonine Calomel. .
aa. . . 0 gr. 05.
Pour un paquet; à prendre tous les matins, pendant une semaine, dans une cuillerée de lait.
% Extrait éthéré de fougère mâle 5 grammes.
Huile d’amandes douces 20 —
Prendre en une fois.
Le docteur Fr. Cima, qui a essayé ces médicaments, n’a pas eu beaucoup à s’en louer.
THROMBOSE DES SINUS
La thrombose des sinus est constituée par la coagulation du sang dans les sinus de la dure-mère ; elle s’observe surtout chez les enfants du premier âge, quand ils sont cachectiques, athrepsiés, épuisés par la diarrhée, la tuberculose chronique. Mais la coagulation peut aussi résulter d’une inflammation propagée (anthrax, érysipèle de la face, carie du rocher). Il y a alors phlébite et thrombose.
Les symptômes sont peu caractéristiques et le diagnostic très difficile : on note la somnolence, le coma, les raideurs tétaniques, les convulsions, le strabisme. A la thrombose du sinus longitudinal supérieur appartiennent la cyanose de la face, les épistaxis, les sueurs du front. L’oblitération du sinus transverse et pétreux entraîne l’affaissement de la veine jugulaire du côté malade, et parfois l’œdème mastoïdien. La thrombose du sinus caverneux se traduit par l’exophtalmie et l’œdème palpébral supérieur.
THROMBOSE DES VEINES RENALES.
TRAITEMENT
Les sangsues à l’apophyse mastoïde (une ou deux), la glace sur la tète, le vésicatoire à la nuque, les sinapismes aux membres inférieurs, les purgatifs, sont indiqués. On ajoutera le plus souvent à ces palliatifs le traitement mixte par l'iodure de potassium et le mercure. Enfin on fera la prophylaxie en soignant antiseptiquement les otorrhées, anthrax et érysipèles de la face chez les jeunes enfants.
THROMBOSE DES VEINES RÉNALES
La thrombose des veines rénales est assez rare; elle se rencontre chez les nouveau-nés et nourrissons athrepsiques, infectés. Comme l’a bien vu Hutinel, la thrombose des veines détermine dans le rein de la congestion, des hémorragies interstitielles, parfois des foyers de suppuration (infarctus suppurés).
Les microbes en cause sont : le streptocoque, le staphylocoque, lecoli-bacille. Le rein est gros, noirâtre, la coupe montre des pyramides noires comme des truffes au milieu de la substance rénale. Ces lésions, quand elles sont étendues, aboutissent à la suppression fonctionnelle du rein, d’où convulsions, coma, urémie.
En même temps que la thrombose il n’est pas rare de trouver des stries jaunes d’infarctus uratiques ou de véritables calculs.
TRAITEMENT
La thrombose des veines rénales est une trouvaille d’autopsie ; elle ne peut qu’être soupçonnée chez des enfants atteints de gastro-entérite, athrepsie, etc.
Pour la prévenir il faudra donner aux enfants une alimentation convenable (lait stérilisé, nourrice). Les bains chauds, les grands lavements d’eau bouillie, les injections de sérum artificiel permettront de combattre la déshydratation.
THYMUS (MALADIES DU)
On a incriminé le thymus dans plusieurs maladies où son rôle est au moins douteux (spasme de la glotte, laryngite striduleuse, etc.). On a pensé que le thymus hypertrophié pouvait comprimer la trachée et entraîner la mort.
On trouve en effet quelquefois un développement anormal du thymus, une tumeur sarcomateuse, de la suppuration, des infiltrations tuberculeuses, des foyers hémorragiques, etc.
Le diagnostic des lésions du thymus est très difficile ; on y pensera quand la première partie du sternum présentera une matité insolite, quand l’enfant aura des accès de suffocation inexpliqués.
Si l’on croit être en présence d’une tumeur du thymus, on essaiera les préparations arsenicales (liqueur de Fowler, II gouttes par jour, puis III, IV, V, jusqu’à X au maximum). En cas d’insuccès on s’adressera aux frictions mercurielles, on pourra même commencer par là.
Si la suffocation est imminente, on devra tenter la trachéotomie en se servant d’une canule aussi longue que possible.