TUMEURS BLANCHES
Les tumeurs blanches chez les enfants, comme l’a bien montré M. Lannelongue, sont desostéo-arthritesde nature tuberculeuse. Je n’ai pas à entrer dans tous les détails du traitement chirurgical des diverses tumeurs blanches (coxalgie, tumeurs blanches tibio-tarsienne, fémoro-tibiale, etc.).
J’aurai en vue surtout le traitement médical applicable à tous les cas.
TRAITEMENT
Le repos dans une bonne attitude est applicable à toutes les tumeurs blanches, il exige souvent l’emprisonnement de la jointure dans une gouttière, dans un appareil silicaté ou plâtré.
Il est combiné souvent aussi avec la compression ouatée, les pointes de feu, les vésicatoires, les badigeonnages de teinture d’iode.
Jobert prescrivai t des frictions avec :
% Nitrate d’argent 4 grammes.
Axonge 30 —
L’onguent mercuriel belladoné est préférable, voici sa formule :
% Onguent napolitain 30 grammes.
Extrait de belladone 4 —
Ces moyens externes ne donnent pas de résultats aussi frappants que les injections interstitielles.
Richet faisait autrefois l’ignipuncLure.
M. Lannelongue a préconisé une méthode nouvelle qui consiste à attaquer la tumeur blanche à sa périphérie, sans pénétrer dans l’articulation, et à créer une barrière artificielle autour du foyer virulent. C’est la méthode sclérogène qui a donné d’excellents résultats, surtout dans la tumeur blanche du genou.
On prend une solution de chlorure de zinc à 1 p. 10, et, avec uneseringue de Pravaz.on injecte deux ou trois gouttes sous
le périoste, en plusieurs points, autour des fongosités articulaires. Il en résulte une réaction inflammatoire vive qui aboutit
à la sclérose.
Comme traitement général, on donne l’huile de morue, le sirop d’iodure de fer, le phosphate de chaux, les arsenicaux, les bains salés, les bains de mer (Bcrck, Salies, Salins, la Bourboule, Barèges, Bouchonne, Bourbon-l’Archambault).