VACCINATION
Pour pratiquer la vaccination, il faut choisir un vaccinifère bien portant, âgé de 5 à 6 mois, indemne de syphilis héréditaire et de tuberculose, quand on ne peut se procurer du vaccin de génisse.
Pour se mettre à l’abri de la tuberculose des bovidés, on a proposé de recueillir le vaccin de l’animal, de le sacrifier ensuite, de n’employer son vaccin, sous forme de pulpe ou de lymphe glycérinée, que si l’autopsie a été négative au point de vue de la tuberculose. Mais la transmission de cette maladie par le vaccin n’a jamais été observée. C’est la syphilis surtout qu’il faut viser.
Quel que soit le vaccinifère employé, enfant ou veau, la lancette doit être propre (trempage dans une solution phéniquée à 1 p. 20, eau bouillante, étuve à 120°); la peau de l’enfant sera lavée au sublimé à 1 p. 1 000 au niveau des bras ou des mollets, suivant les points choisis pour l’inoculation. On charge ensuite la lancette de vaccin, soit sur la génisse, soit avec un tube, et ou fait à chaque bras deux ou trois piqûres au niveau des insertions deltoïdiennes. Après l’opération, on applique sur les piqûres de petits fragments de taffetas ou de gutta-percha stérilisés par l’eau boriquée saturée bouillie. On enveloppe le bras d’ouate hydrophile pour éviter les froissements et les complications inflammatoires.
Si l’on vaccine plusieurs enfants dans la môme séance, on emploiera une lancette spéciale pour chaque enfant, ou bien on aura soin de stériliser la lancette employée après chaque inoculation, pour éviter la transmission entre enfants de la syphilis, de l’impétigo, de la vaccine chancriforme, etc.