‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfantsChapitre 357 sur 367 · INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS · texte numérisé non relu

INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS

S’il y a une épidémie de variole, il faut vacciner tout le monde, quels que soient l’âge et l’état de santé des sujets. Dans les maternités, on vaccine, et avec raison, tous les nouveau-nés, avant leur sortie de la salle d’accouchement. Cette pratique n’offre aucun danger. Cependant on peut attendre le deuxième ou troisième mois. Il ne faut jamais attendre plus tard, à moins de contre-indications formelles. Si l’enfant est très affaibli, athrepsié, s’il a un eczéma suintant, généralisé, on doit différer la vaccination, qui pourrait exaspérer la dermatose. Les maladies générales 11e fournissent pas de contreindication ; la coqueluche serait même atténuée par la vaccine.

Même si l’enfant est en incubation de variole, la vaccination peut être utile; elle n’empêchera pas l’éruption des pustules varioliques, mais elle atténuera la violence de la maladie si son éruption précède celle de la variole.

Quand un enfant est porteur d’un nævus, d’une tumeur érectile, on le vaccinera de préférence sur cette tumeur pour en amener l’atrophie et la disparition cicatricielle; on fera alors de nombreuses piqûres, ou des scarifications rapprochées.

L’immunité n’étant pas indéfinie, il faut revacciner les enfants lous les dix ans au moins.

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