Quethat (Soc. de biologie
BRONCHITE AIGUE
Au début, on prescrira des boissons chaudes, du lait chaud, sucré et additionné d’une cuillerée à dessert de cognac ou de rhum. On appliquera des bottes d’ouate aux jambes, on cherchera à provoquer des sueurs.
Puis vient l’indication du vomitif, qui désobstrue les bronches et apaise les quintes de toux. On donnera soit l’ipéca, soit le sulfate de cuivre :
% Poudre d’ipéca 0 gr. 50.
Sirop d’ipéca 50 grammes.
Par cuillerées à café, de cinq en cinq minutes, jusqu’à effet vomitif, (enfant de 1 à 3 ans).
% Sulfate de cuivre 0 gr. 20.
Eau distillée 60 grammes.
Par cuillerées à café de cinq en cinq minutes.
Les vomitifs sont surtout excellents contre les poussées congestives.
Les tisanes de fleurs pectorales, de violettes, de bouillon blanc, de lierre terrestre, de capillaire, serviront à apaiser la soif assez vive de l’enfant.
On peut ainsi prescrire la tisane composée suivante :
% Hysope \
Lierre terrestre Sa . . 5 grammes.
Polygala J
Faites infuser dans eau 1000 grammes.
Ajoutez sirop de Désessarts 50 —
On donnera encore, pour favoriser l’expectoration et calmer la toux en même temps :
% Oxyde Liane d’antimoine 1 gramme.
Infusion d’hysope 60 —
Sirop de tolu 20 —
Sirop de codéine 10 —
Par cuillerées à café d’heure en heure chez un enfant de 2 à 6 ans.
Ou bien :
% Looch blanc 60 grammes.
Kermès bien trituré , . 0 gr. 10.
Par cuillerées à café de 2 en 2 heures (enfants de 3 à 4 ans).
Chez les enfants de moins d’un an, on abaissera la dose de kermès à 5, 3, 2 centigrammes.
Ou encore :
% Carbonate d’ammoniaque 1 gramme.
Eau de menthe poivrée. . 80 —
Sirop de Désessarts 20 —
Par cuillerées à dessert d’heure en heure.
Un médecin américain a vanté le bichromate de potasse comme expectorant ; on le donne par prises (2 à 3 milligrammes triturés avec du sucre de lait); dose quotidienne, 10 à 15 milligrammes .
Quand la toux est très violente, on donne un peu d’opium et de belladone :
% Infusion de lierre terrestre 60 grammes.
Sirop de violettes . 20 —
Teinture de belladone V gouttes.
Élixir parégorique X gouttes.
Par cuillerées à café d’heure en heure pour un enfant de 2 à 3 ans.
Ou bien :
% Sirop de coquelicot 30 grammes.
Infusion de capillaire 50 —
Eau de laurier-cerise 5 —
Élixir parégorique X gouttes.
Par cuillerées à café de 2 en 2 heures.
Les balsamiques rendent aussi des services :
% Terpine 0 gr. 25.
Benzoate de soude 1 gramme.
Sirop de tolu 40 —
Agitez : une cuillerée toutes les 2 heures.
% Benzoate de soude 5 grammes.
Eau 10 —
Sirop d’écorces d’oranges 40 —
A prendre par cuillerées dans de la tisane de bourgeons de sapin.
(Ruault.)
% Sirop de térébenthine 20 grammes.
Sirop de tolu 40 —
Une cuillerée à soupe matin et soir dans une tasse de lait chaud.
Si l’enfant est déprimé, on donnera l’alcool, sous forme d’eau-de-vic, de vin de Malaga, jMarsala, Grenache.
BRONCHITE AIGUË. 89
% Eau distillée de menthe 40 grammes.
Sirop de goudron 20 —
Cognac 10 —
A prendre par cuillerées à café d’heure en heure.
Concurremment avec la médication interne, on fera de la révulsion : ventouses sèches, badigeonnages de teinture d’iode, cataplasmes sinapisés. On s’abstiendra des vésicatoires, qui offrent plus d’inconvénients que d’avantages. On repoussera l’emploi de l’emplâtre de thapsia, de l’huile de croton et autres révulsifs trop énergiques pour trouver place en médecine infantile. Quant à l’emplâtre poreux ( pore-plaster des Anglais), je ne lui ai trouvé aucune efficacité : il adhère bien et ne fait pas de mal, c’est tout ce qu’on peut dire.
Pour assurer l’antisepsie des premières voies et prévenir les infections bronchiques, je conseille, dans les formes un peu intenses, les pulvérisations répétées 3 ou 4 fois par jour avec l’eau boriquée ou l’eau bouillie. Se servir de préférence d’un pulvérisateur à vapeur et maintenir la bouche de l’enfant à 30 centimètres du jet pendant 5 minutes au moins.