CALCULS DE LA VESSIE
Rares en France, les calculs vésicaux sont très communs en Hongrie (Bokay) ; ils ont leur source clans le rein. Le noyau central est un calcul urique venant du rein, entouré de phosphates ammoniaco- magnésiens formés dans la vessie. Les garçons sont plus souvent atteints que les filles ; chez ces dernières, l’urèthre est court, dilatable, et permet l’élimination rapide des calculs. L’hérédité n’est pas ordinaire; l’alimentation joue le principal rôle. Tantôt le calcul est bien toléré, tantôt il donne des symptômes plus ou moins bruyants : mictions douloureuses, jet interrompu, pollakiurie, exagération des douleurs parla marche, la trépidation des voitures; production de hernies, de prolapsus rectal par suite des efforts de miction; irradiations douloureuses au gland, incessamment tiraillé, au périnée, à l’hypogastre et aux lombes. Incontinence d’urine fréquente, urines troubles, mêlées de sang, cystite.
Pour faire le diagnostic, on peut se servir du cathéter métallique, du toucher rectal, de la radiographie. Le calcul est en général unique; six fois sur cent (Bokay) on rencontre des calculs multiples. Parfois les calculs s’arrêtent, s’enclavent dans l’urèthre, déterminant une rétention d’urine.
TRAITEMENT
Le traitement est chirurgical; le diagnostic fait, on opère par la lithotritie, quand le calcul est mou et peu gros; par la taille, dans le cas contraire. Bokay préfère la taille latérale à la taille hypogastrique recommandée par beaucoup de chirurgiens. Chez les filles, les petits calculs seront extraits par l’urèthre, les gros par la taille hypogastrique.