CHOLÉRA ASIATIQUE
On mettra des boules chaudes aux pieds et le long des jambes et on donnera des bains chauds.
Les inhalations d’oxygène, les injections sous-cutanées d’éther, de strychnine, serviront à ranimer l’enfant en proie au collapsus.
% Sulfate de strychnine 0 gr. 01.
Eau de laurier-cerise 10 grammes.
1/2 seringue de Pravaz matin et soir.
On fera en même temps le lavage de l’estomac avec l’eau bouillie ou l’eau boriquée à 2 ou 3 p. 100. On y ajoutera des irrigations de l’intestin, avec le lavement modifié de Cantani :
% Eau bouillie 1 litre.
Acide tannique 5 grammes.
Gomme arabique 30 —
Laudanum V gouttes.
On portera ce lavement à la température de 38°.
S’il y a suppression du pouls, on fait la transfusion sous- • cutanée ou intra-veineuse de sérum artificiel.
Pour l’injection sous-cutanée, on se servira de l’appareil de Gimbert, de Burlureaux, du transfuseur Collin, d’un simple vase à tubulure muni d’un long caoutchouc terminé par une aiguille de l’appareil Potain.
On introduit sous la peau du ventre ou des fesses 100, ISO, 200 grammes du liquide suivant, à la température de 38° :
% Eau stérilisée 1 litre.
Bicarbonate de soude 3 grammes.
Chlorure de sodium 4 —
(Cantani.)
ou bien :
% Eau stérilisée 1000 grammes.
Chlorure de sodium 5 —
Sulfate de soude 10 —
(Hayem.)
ou bien :
% Eau stérilisée 1 000 grammes.
Chlorure de sodium 7 —
On se sert de ce dernier liquide aussi pour la transfusion intra-veineuse. Galliard choisit la veine saphène interne : on introduit graduellement 500 grammes de liquide (enfants de
S à 10 ans). On peut répéter la transfusion deux ou trois fois, parfois davantage; elle est réservée aux cas très graves.
La désinfection prophylactique des locaux, objets, vêtements, vases de nuit, fosses d’aisance, qui ont pu être souillés par les cholériques, s’impose dans toute sa rigueur.