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COXALGIE HYSTÉRIQUE

C’est une maladie de la seconde enfance et de l’adolescence, propre aux enfants nerveux, c’est de l’hystérie locale. J’en ai vu deux cas récents chez un garçon de 13 ans et une fille de 15 ans. Le premier, fort, vigoureux, ayant un père trembleur, hystérique, une sœur strabique, a été pris dans la convalescence de la scarlatine. Quand on a voulu le lever, il a refusé de marcher, accusant des douleurs atroces dans le dos et la cuisse gauche. Membre raide, immobile, hémianesthésie gauche, rétrécissement du champ visuel. On examine la jointure sous le chloroforme; rien. On prescrit l’extension continue et l’électrisation ; guérison rapide. Mêmes symptômes et même résultat dans le second cas.

TRAITEMENT

Après avoir fait le diagnostic à l’aide des stigmates hystériques, on pratiquera l’exploration de la jointure sous le chloroforme. Puis on fera tous les jours des séances de courants induits.

La guérison ne se fait pas attendre.

CRANIOMALACIE (Voyez Craniotabes)

CRANIOTABES

Le craniolabes, la craniomalacie, l’occiput mou, servent à désigner un ramollissement de l’occiput, des pariétaux, des temporaux, observe chez les enfants du premier âge. Cette affection, décrite pour la première fois par Elsàsser, est rarement congénitale ; elle se déclare dans les premiers mois de la

vie, et devient exceptionnelle après un an. Anatomiquement elle se rapproche du rachitisme; c’est une décalcification osseuse avec ramollissement et amincissement des os, qui se laissent déprimer comme du parchemin. Cliniquement, le craniolabes est une lésion indifférente, qui peut être isolée, qui n’est pas toujours suivie de rachitisme, et qui n’a rien de commun avec la syphilis héréditaire. On a prétendu sans preuve que le craniotabes exposait au spasme de la glotte et aux convulsions : c’est une lésion indifférente, que le hasard fait découvrir, et qui se montre fréquente quand on sait la chercher.

TRAITEMENT

Le traitement est général et local.

Le traitement général consiste à relever la nutrition de l’enfant, à lui donner, si cela est possible, une bonne nourrice; si l’ allaitement artificiel est inévitable, on le réglementera, on cherchera à donner de bon lait, bouilli ou stérilisé, phosphaté même, si l’on en trouve. On combattra de bonne heure les troubles digestifs (diarrhée, vomissements). Si les enfants sont venus avant terme, on pourra les mettre dans la couveuse de Tarnier, les gaver. On prescrira les bains salés quotidiens, de 15 minutes de durée, suivant la tolérance des enfants (1 kilogramme de sel par bain).

Le phosphore, à petites doses, agirait bien contre le craniotabes et hâterait l’occlusion des fontanelles et des sutures. On donnera une cuillerée à café par jour de la solution suivante :

% Huile d’amandes 100 grammes.

Phosphore 1 centigramme.

On recommandera les sorties fréquentes, car le grand air et la lumière sont de précieux stimulants de la nutrition générale.

Le traitement local se réduit à peu de chose. Dans les cas de craniotabes limité, aucun danger n’est à craindre; un simple trou, une surface peu étendue de craniomalacie sont entourés de parties dures qui soutiennent la voûte crânienne et rendent toute compression cérébrable impossible. Si le craniotabes est très étendu, si les os sont très mous, très amin-

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