BOIS
BOIS DE QUARTlEftS-
flêtre. .
Chêne. .
Charme.
Bouleau.
Tremble.
Aulne. .
8aule. .
Sapin. .
Pin.. . .
mois.
an.
noie.
ans.
RONDINAGE DE BRANCHES.
mots.
an.
mole.
ans.
RONDINAGE DB BRINS.
Ce tableau fait voir qu'au bout d'un certain temps le bois reprend une portion de l'eau qu'il avait d'abord perdue.
283. Charbon de bois. Le charbon de bois donne moyennement 0,075 de cendres, et celui du commerce contient généralement de 10 à 12 pour 100 d'eau. M. Sauvage, ingénieur des mines, donne, pour la composition du charbon de bois fabriqué dans les forêts, 0.79 de carbone , 0.14 de matières volatiles et 0.07 de cendres.
D'après M. Despretz, la puissance calorifique du carbone pur est 7800 ; d'après les dernières expériences de Dulong, elle est 7170 (282); mais pour le charbon de bois fabriqué dans les forêts, on peut admetti'e, d'après M. Sauvage, que la puissance calorifique est les 0.85 environ de celle du carbone pur; elle serait donc 7170 x 0,85 =6095; d'après M. Péclet , la puissance calorifique des charbons de bois varie de 6 600 à 7 000 unités (282).
Les valeurs relatives des divers charbons, sous le même volume, sont proportionnelles aux poids spécifiques de ces charbons , et sont , pour les charbons du commerce, 166 pour le charbon de noyer, 114 pour celui d'érable, 106 pour celui de chêne, et 75 pour celui du pin.
D'après M. Berthier, dans les départements du centre , le poids d'un mètre cube de charbon de chêne et de hêtre du commerce varie de 2à0 à 250'' ; celui de bouleau, de 220 à 230S et celui de pin, de 200 à 210^. Dans les Vosges, celui de chêne et de hêtre , rondinage , est de 228*, et celui de sapin, 135^ Dans les usines métallurgiques , dit M. d'Aubuisson, on admet généralement qu'un mètre cube de charbon en fragments de grosseur ordinaire pèse, pour le chêne et le hêtre, de 200 à 240^; pour le pin et le mélèze, de 160 à 180*, et pour le sapin et le châtaignier domestique, de 130 à 150^
C0HBC8TIBLBS. 365
Diaprés M. Péclet , le pouvoir rayonnant du charbon de bois est à peu près moitié de sa chaleur spécifique , c'est-à-dire que la quantité de chaleur qu'il rayonne est à peu près égale à la chaleur qu'entraîne la fumée , ou moitié de la chaleur totale déyeloppée (page 359).
D'après M. Berthier, tous les bois non résineux', carbonisés dans les mêmes circonstances, rendent, à poids égaux, la même quantité de charbon.
Par le mode de carbonisation en meules, employé dans les forêts, le bois ne donne que 17 à 18 pour 100 de son poids en charbon ; pour les grandes meules , cette proportion est un peu dépassée. £n volume, les petites meules rendent de 26 à 30 pour 100 , et les grandes , de 30 à 35. Le bois distillé en vase clos rend à peu près 28 p. 100 de son poids en charbon.
Dans les départements des Ardennes et de la Meuse, les meules contiennent de 60 à 90 stères de bois (1/4 de hêtre et chêne, ilU de tremble et saule, et 1/2 de charme) en bûchettes de 0",76 à 0*,81 de longueur, et le rendement en poids est de 0.21 en moyenne. La carbonisation dure de 7 à 12 jours.
C'est vers l'âge de vingt ans qu'il convient d'aménager les bois destinés au charbonnage ; on profite de la grande croissance du jeune âge, tout en obtenant le bois le plus convenable à la carbonisation (page 361).
Charbon roux, MM. Honzeau etFauveau, en carbonisant incomplètement du bois au moyen des gaz d'un haut fourneau, obtiennent, pour une corde de bois pesant de 375 à 380 kilog., 220 kilog. d'un charbon brun foncé, produisant autant d'effet que 117^,7 de charbon ordinaire ; le rendement apparent du bois est ainsi de 31 pour 100 de son** poids en charbon ordinaire.
Emploi de la vapeur surchauffée à la carbonisation et à la dessicca^ tion des bois^ ainsi qu'à la cuisson du pain^ du biscuit et de la viande^ par M. Violette , commissaire des poudres à la poudrière d'Esquerdes , près Saint-Omer.
Il s'agissait avant tout, pour M. Violette, de trouver les conditions thermométriques ou de température nécessaires et suffisantes à la transformation du bois en charbon doué de qualités déterminées et exigées dans diverses branches d'industrie. 100 parties de bois donnent, selon le mode de carbonisation , /|0 parties ou 15 parties seulement de charbon , et il est évident que les deux charbons ainsi obtenus doivent différer dans leur composition chimique et leurs propriétés caractéristiques.
Le premier de ces charbons, d'une couleur rousse très-prononcée, contient deux fois plus de substances volatiles, et moitié moins de carbone pur que le second, qui est très-noir. Le premier est flexible , onctueux, moelleux au toucher; le second est roide, aigre, cassant. Le premier convient parfaitement, essentiellement à la fabrication de
pçup sûr, sai^ m^lang^ d^^tf 9P çhi|rbpna-TpUp fit 1^ Bi^efD%§ âll^fiH)(^ ^bordée et; YfliQcue par. fl, VjQl||tg:
Il a cons^té d'^hor4 qu'i )» t^^p^f^tUFe de 260? Je bQjg n^ 9e g^ph»nise p^; qu'à ?50î ou q'obtj^ftt q^'^n ch^l^n non Qm\, autr^TR^pi dit
des braiots; fl^'^ ^flO» on for^Bft le çh^i^lm ^om* et flïi'à SIP' 9i ^ d^Mi Topération donne invariablement du charbon noir. Le temps n^p^ff^ip^
h la carbonij^itlon v^rie d'^lte^F^ d'UHf» 4§»i-be^riî à t>îftiô feeiirm; les produits pas^^nt progres^ivempnf ^t ji YPlpi\^ dn Qbftrbo^ raui ^P charbon poir ; te ren^p^eft^ ftii^g pj^ d'f^Ut%tgit BttoipdF§ qu^ )§ pgrhppisation est plus ^v^ncéQr
Qn conçoit |*importanc9 4P ^^ PF-çP^îers résultats » PA s@ çgpppl^qt qu'on admettait que le bois ne se transformait en charbon qu'à la chaleur rougQ, chalepr exceçsiy^ si oi^ la compare à la température dP &50'' pu POO'»,. a^fflpntçéQ ^ufl^s^pte pour ¥• VjolpttQ,
Q'est ep faisant ps^p 4f te vipejijî ^^f^ §urp(iau5rée qu'^t pm>dHit;p la carbonisation. ;4a vapeqr psf tomixf p^ pn gépér^^teur ordip^rp; elle passe dans un serpentin contourné en (délice ; pl}p en fppt à Hftp température déterminée, 300*^ par ej^epiipte, quapd il s'^it de prpdiyre du charbon rqux ; el)p pnveloppe Hp pylipdpe tiorl^ontal qui |rqp|erp)p le bois ; elle pénètre 4s^p§ qej pylipdrp, éofeauffe 1^ bpisif Ppèrp Sd pwv bonisation compléta; elle §Qrt ppfin dp çjlip4re c3^3i,veà^ dQ9 produits de la distillation.
Par CQ procéda t^puveap , ]^ rendomipt; qr cbarbpp cppi 4 été dP 39 pour tOQ , c'^st^^dire que j^ prqpqrtipp dç pharbop gu')} s'-agii^ealt de produire ^ été deux fqis plu$ grande ; Il y ^ plus , la poqdrp fêbrjqpép avec le nouveau charbon présente une supériorité Cécile, pti o^ qui &lif> mieux encore , le prix de revient du çbdPl^op et dp la ppudi^ diminue dans une notable proportion.
M. Violette est arrivé au^ h la ouiçgpn dU pain et dp biçflpit de iBPf* à l'aide d'un courant de vapeur d'eau chauffée à 200*.
La vapeur d'eau surchauffée deasèelie s^u^si avec rapidité • et il parait que pour les bois de toute esseacQ ce mode de dessiccatipA augmePte la résistance à la rupture dans une très-grande proportion , malgré \fk réduction notable de réquarri@sage«
Il y a une température à laquelle porréspond le maiimuw d'aPffipentation de résistance.. Cette température est comprise pptre 13ft et 175** pour le bois d'onpe, et entre 12& et iâQ" pour les autre» hoiii, L-aflPrpi$sèment de résistance est de 2/3 pour le frêne, de 5/9 pour le chôpp, de près de 1/2 pour la tioyer, de ^ë pour le sapin » et de plui dP 4/3 pour l'orme.
Charbon de Paris, M. Popelin-E^ucarre a eu l'idée de f^ire un ipélèftge de poussier de charbon de bois, de hQuille et de goudron, ^ de )e mouler en petits cylindres ayaut les di^nensigns du cbarbpn de bai?*