JJignite, houille et anthracite
En France , le bassin boailler le plus remarquable est celai de la Loire, qui se divise en deux parties distinctes, ayant pour centre, Pune Saint-Ëtienne , et l'autre Ri ?e-de- Gier. Ce bassin fournit annuellement 15 millions de quintaux métriques, en deux variélës, dont l'une est de la houille grasse maréchale de première qualité, et dont l'autre , moins collante et plus solide, est très-recherchée comme charbon de grille. Dans les mines de la Loire, la proportion du menu dépasse souvent les 2/3 de la quantiiéde houille extraite ; on en vend une partie en cet état, et le reste est transformé sur les lieux en coke.
Le bassin houiller de Valenciennes , qui esttçj^rolongement du bassin belge deMons, fournit 1 0 millions de quintaux par an. Les charbons d'Anzin sont gras, collants, ea général peu sulfurem; ceux de Denain sont plus flambants, moins collants et meilleurs pour la grille. Les mines de Raismes fournissent un charbon de grille maigre; celles de Fresnes et du vieux-Condé , un charbon sec anthraciteux. Le charbon d'Aniches est assez analogue à celui d'Anzin.
Alais, Decazeyille, etc., produisent une grande quantité de houille consommée sur les lieUx par les usines métallurgiques.
Le Creuzot donne une houille propre à la fabrication du coke. A Monceau , qui dépend de Blanzy, la houille est impropre à la fabrication du coke; elle n'est employée que comme charbon de grille. Lorsqu'on veut produire une forte chaleur, comme dans le puddlage de la fonte , il faut le mélanger avec dos charbons gras comme ceux de la Loire.
COMBUSTIBLBS. 569
Les mines de Decize , près de la Loire, fournissent un charbon flambant et sulfureux comme celui de Blanzy , mais plus collant et plus durable au feu.
Les mines de Fins, dans l'Allier, donnent du charbon de forge comparable i celui de Saint^ttenne; celles de Commentry, dans le même département, en fournissent un qui est de très-bonne qualité et très-propre à la fabrication du coke.
Ëpinac (Sa6ne-el-Loire) fournit des charbons de grille très-chauds, nais qui eocrassent plus la grille que ceux de la Loire.
Les Alpes, le Maine et TAnJou produisent une grande quantité d'anthraeite employé i la cuisson de la chaux et de la brique.
Le Midi renferme beaucoup de lignilei.
Les 63 bassins houlllers de la France produisent annuellement M millions de quintaux métriques; la consommation s^élevant h 66 millions de quintaux, Timportation est donc de 22 millions de quintaux , dans lesquels la Belgique figure pour 13 millions et demi et P Angleterre pour 6 millions.
Le prix moyen de la houille, prise sur la mine, est 0',90 les 100 kih ou 0',75 rhectolitre. A Paris, le prix de Thectolitre, en gros, est de 3 fr.
La houille, au moment de son extraction, M contient que 0,02 d^eau > mais dans le commerce, comme on n'a pas soin de Tabriter, elle en renferme toujours une quantité considérable.
D'après Texamen du tableau page 370, on est conduit à admettre 7500 pour la puissance calorifique de la houille et de Panthracite; c'est du reste la valeur que des expériences faites en grand semblent assigner h la puissance calorifique de ces combustibles (282).
Dans les foyers, la houille donne une quantité de cendres plus considérable qu'à l'analyse; cela est dû aux parcelles de coke qui tombent de la grille et qui échappent à la combustion. Voici les quantités de cendres recueillies dans le cendrier, à la manufacture des tabacs de Paris, en opérant sur plus de 600 kilog. de houille.
Houille dite ancien Aniin •
/d. de Newcastle (collante) • . . .
Id, de Denain (collante).
Jd. dite nouyel Anzin (collante)
Id, de Decize (collante)
Id. des xjBines du Maton et du Buisson (Belgique).
Id. dite Flenu , première qualité. ,
Dans les cas ordinaires de la pratique, les houilles donnent dans le cendrier un résidu variant de 10 à 20 pour cent, 15 à 16 en moyenne.
La houille se vend à la voie, qui équivaut à 15 hectolitres ras ou à 12 hectolitres combles; c'est Thectolitre comble que Ton emploie généralement dans les mines.
DSCEliOU l»AtTIB.
TABLE AV des analyses de quelques combusiible» , faites par M, lUçnauiL Les konitles ont été préalablement desséchées à 120*, ce qui leur a fait éprouver une perte qui a varié de 4.36 à 1.60 pour 400. La quantité d'azote étant toujours très-faible , on Va confondue avec t oxygène. M. Péclet a calcule les puissances calorifiques des combustibles que contient ce tableau, en
DéSIGMATIOM DU GOKBUtTIfiLBS.
LOCiUTi.
ÉÈi
DBtfSITÉ.
ComUmsUbles de la formation carbonifère.
Anthracite
Id
Id.
Id « . » < • . . .
Houilles grisMs et dures • . . • ^
Td, ... .7
Houtttos §rMMt marMilMk •.»...» i •
■au. • ••••••»»
Houltt«l |;iliÉ«ei A tOBguM fliiiiiAei
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Houilles sècHai à longMl lliaiiiifs
Pensylyanie . • . .
Pays do Galles •
ItayebDé • . . .
Roidue. » . . . à . • • ^ • * • . <
Alais (Rochebellej • • #
Rive-de-Gier (P. Henry)
RlfOHl««Gl«r, 4. .•*<«.,,.•
(Grwd'Crotai), 3
Newcastle (Richardson). ......
f'ienn ws Mons, 4 ... é »-...• »
Id. % * « • .
Riye-de-Gler (Cimetière], 4. . . .
Id, id. S. . . •
M. (€>0lM0ll)i 4, • é • Id. idt 2. . . .
Lavaysse
Ltooatiiiro (canolMtl). « • t » • .
Épinac. ««.•••••è*.**«
Cominenlry
Blattiy* • • • . <
Combustibles des terrains secondaires.
Anthracite, Id. I
nouille. 4 Id, , Id. .
Jais. . • .
Id. , . ,
Combustfhlei des terminé tertiaires.
» Dax
Lamure '. .
Macot. • é « «
ObernkircliOB» • «•••••
Gérai ••«•.•«
Noroy.» •..•.««•*• Saint-Girons. ..»••* i Bélwtat, ..•••«.««
, Bou^es-dii-Rbôiie.
Lignite parfait
Id* *.'
td, . . / . .^ ? . . ^ / . •« . 4 . . jjapt Mésiner ^Id. . . .\ .^. , é * . i,M 4 * -^ft . BisseS'Alpes Ligniie impfttfait.» , / r». . /'* vf fetèee. « . ,
Id. ...... .\?V ..,>..
. Id. . . .*r. . . . /
Lignite passant au bitufne '
Asphalte , , .
Cologne. • . . I . .
tsnacli (bois fossile).
EUebogeo
Cuba