‹ Formules, tables et renseignements pratiques:Chapitre 134 sur 328 · IS.SB · texte numérisé non relu

IS.SB

ia.!)6

POIDS moyen de VhectolUre ras de houilles de di/férentes localiiés.

Houille de la mloe de Labarlhe. . .

Id. d'Auyergnt et do Blanzy. . .

de la vio^ de Combelle. . .

de la mine de Lataupe. . . .

de la mine de Saint «Etienne.

deJ>ecize. . . « •

du Creuzot

de Mons.

Jd.

Id, Id, Id.

Id, Id,

M. Péclet, sans avoir fait des expériences directes pour déterminer la quantité de chaleur rayonnée dans la combustion de la houille, pense qu'elle est plus considérable que pour le charbon de bois (282). ^

Depuis quelques années, dans un grand nombre de bassins houîllers, par un lavage, on est parvenu à priver la houille de la majeure partie des schistes , pyrites et matières terreuses qui s'y trouvent mélangés lors de Textractlon , et à obtenir ainsi une houille plus convenable pour la métallurgie et surtout pour le chauffage des locomotives.

Les lavoirs usités consistent, avec plus ou moins de modifications, en une pompe qui foule Peau près du fond d'une caisse sur le double fond percé de trous de laquelle est placée la houille à laver. Par le soulèvement que produit le mouvement continu ou alternatif de Peau, les matières se disposent par ordre de densité , et on peut séparer la houille des schistes qui se sont stratifiés sur le double fond de la caisse.

Depuis bien des années, M. Marsais, ingénieur, directeur des mines de Saint-Étienne, moule la houille menue, et aujourd'hui on le fait avec avantage en France et en Angleterre.

A Blanzy, on commence par laver la houille menue dans la caisse à double fond dont nous venons de parler ; on retire la houille lavée pour la mettre en tas et la laisser égoutter; alors , on la concasse en grains plus petits et à peu près uniformes, en la faisant passer entre deux cylindres canelés. La houille étant ainsi préparée, on la dessèche à 200*" dans des fours, et on l'imprègne à chaud de 7 à 8 pour 100 de brai (goudron de houille concentré), que l'on rend liquide en l'échauffant et que l'on fait arriver dans le four. Le mélange étant opéré dans le four, on retire la matière, que l'on place dans des moules en fonte à angles arrondis de 0",32 de longueur, 0",i6 de largeur et 0",16 de profondeur, où on la comprime sous une pression de 20000 kilog. Les péras prennent ainsi une grande dureté, qui s'accroît encore par le r^froldissement« ay point de devenir plus grande que pour les péras naturels.

Ces péras artificiels conviennent surtout pour les bateaux, où ils font gagner 0,2 d'espace dans les soutes ; de plus, ils se transportent aisément sans déchet sensible, et ils se conservent plusieurs années sans

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altération. Au moment de les utiliser, on les brise « et leurs fragments anguleux fournissent un combustible qui brûle dans de bonnes conditions, et en donnant au moins autant de chaleur que la houille.

La houille menue, outre la fabrication du coke , est encore employée pour faire des briquettes, pains de pâte de houille et de 1/15 d^argile ; en France on la brûle encore sur les grilles. La proportion de houille menue est environ moitié de la quantité totale exploitée, et elle n^a presque pas de yaletor; ainsi, à Saint-Étienne , le gros charbon se vend 2 fr. les 100 kil., la gaillette i',25, et le menu seulement 0',25 à 0',50.

290. Coke. La perte de chaleur due à la carbonisation de la houille est près de la moitié de la chaleur produite par la combustion complète de la houille.

La quantité de noir de fumée qu'on peut recueillir d'un four h coke est à peu près la 30* partie de la houille , et le poids du coke est environ moitié de celui de la houille qui Ta produit

La puissance calorifique du coke est moyennement de 6000 unités.

Un mètre cube de coke, tel qu'on l'emploie dans les hauts fourneaux, pèse ordinairement AOO kilog. A Paris, le coke des usines à gaz pèse de 30 à 35 kilog. Thectolitre comble.

On carbonise la houille, soit en meules, comme on le fait pour le bois, soit en vases clos, comme dans la fabrication du gaz d^ réclai-> rage.

Les meules ont 5 à 6 mètres de diamètre sur 1 mètre de hauteur, et l'opération dure de kd à 48 heures. Au lieu de faire les tas circulaires, on leur donne de préférence la forme d'un demi-cylindre qui a de 10 à 20 mètres de longueur sur 2 à 3 mètres de largeur et 0*,60 de hauteur.

En France, on carbonise la houille dans des fours circulaires, ou elliptiques, ou encore cylindriques, construits en briques. Les charges varient de 20 à 25 hectolitres de houille, et l'opération dure ordinairement 2/i heures.

Dans les fours, le produit en poids est plus grand que dans les meules, et en volume il est plus petit Dans les grands appareils, le volume du coke est ordinairement égal à celui de la houille; cependant, pour la houille grasse, le volume du coke surpasse quelquefois celui de la houille de 80 pour cent, et souvent il Fexcède de 5 à 15 pour cent ; mais pour la houille maigre, il est ordinairement plus petit

Le coke fabriqué en vase cloi^, comme dans la préparation du gaz de l'éclairage, ne peut être employé à la métallurgie du fer.

PERTE en poids due à la distillation de quelques houilles , diaprés des expériences faites à la manu facture des tabacs y par MM. Clément, Gueniveau et Lefroy.

Hoaille de BUnij ( 8a6oe<et-Loire) ,

Newcastle. . . / , , .

FleDU , première Tarièlè ( Mons)

Houille 4e Deeiie ( Nièfre) . .

Id. des Teines da Matbon et da Buisaoo (Belgique}

Flenu , deuxième variété. • «...

Houille dite nouvel Aniin

Id. de Denaiq. . • . t «

Id. dite ancien Anzin. .

M. Péclet pense que la chaleur rayonnée dans la combustion du coke est plus considérable que pour le charbon de bois (282}.

AIR imOiMAntK A IK COMBQiTlOV.

291. Quantité 6^ air nécessaire à la combttsUon» LVtclde carbonique étant composé de 27986 de carbone et de 79,6A âV>xygène 9 i kilogramme de cairbone exige, pour passer à Tétat décide carbonique ,

~~=^ = 2\65 d^oxygèoe. o'est-^dire, ^ = i««»-,85d*oxygène à 0* et sous la pression 0",76 (un mètre cube d*air pesant i^809 et la

densité de Toj^ygène étant i.l026), ou bien

i.85Xi00

— gm. ou.^gi (j'air

atmosphérique à la même température et à la même pression (l*air étant composé de 21 d'oxygène pour 79 d^azote).

L'eau étant composée de 11,1 d'hydrogène et de 88,9 d'oxygène, il s'ensuit que 1 kilog. d'hydrogène exige, pour sa combustion, 8 kilog. ou 5"««-,6 d'oxygène à 0** et sous la pression 0'*,76; ce qui équivaut à 26«n. cu.^QQ d'ajr à la même température et sous la même pression.

Connaissant alors la quantité de carbone et celle d'hydrogène en excès que contient un combustible, il sera facile de déterminer la quantité d*air théoriquement nécessaire h sa combustion.

Gomme, dans la pratique, une quantité considérable de l'air qui passe dans le foyer échappe à la combustion, il s'ensuit que pour brûler un kilogramme de combustible, il faut une quantité d*air bien plus grande que celle théoriquement nécessaire. On estime que pour le bols 1/3 de l'air qui passe dans le foyer échappe à la combustion , et que pour les autres combustibles il y en a moitié.

C'est d'après ces suppositions que M. Péclet a obtenu les résultats du tableau suivant , qui donne les quantités d'air théoriques et pratiques nécessaires à la combustion d'un kilogr. de quelques combustibles. ,

AIR NÉCESUIEI ▲ LA COSBUSTION.

DÉSIGNATION DES COMBDSTIBtCS*

Bois parfûtAmeoi deatécbè, . . • • • Boiç ordinaire à 0.20 d'eau. « . t • .

Charbon de bois

Tannée. • . . .

Tourbe parfaitemeot sèche

Tourbe à O.âO d*eao

Charbon de lourbd (0.S6 de cendfM)..

Houille moyenne. .

Coke à 0.48 de cendres

COMMSmOII.

vai*n« B'Am.

Carbone.

HydfOKène OD excès.

Théortqae.

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