PUISSANCE
oaïorlflqoe.
Bois parfaitement sec. •'.,••.
Bois ordinaire i 0.30 d'eau
Houille moyenne. ....••...
Coke à 0.45 de cendres. . « . • .
Tourbe complètement desséchée. • Tourbe ordinaire à 0.30 d'eau. . .
Charbon de bois
VOLUME
de fax
•t de Tapeur
fTodnlt.
TBHPÉRATUBE
de la famée
sortant
da foyer.
PSÏTB
de chaleur P
parla cheminée.
mités.
HLO.
anités.
Ce tableau fait voir que la chaleur que la fumée emporte dans la cheminée est le l//t environ de la chaleur totale développée par le combustible.
ft9a. Construction des cheminées. Quand les cheminées en briques sont basses, on peut les faire prismatiques à l'intérieur, en ne donnant un fruit qu'à leurs parements extérieurs; quand elles sont très-élevées, on leur donne une forme pyramidale à l'intérieur et à l'extérieur.
L'épaisseur des grandes cheminées d'usines est ordinairement de 0»,11, la largeur d'une brique , à la partie supérieure ; la pente intérieure est de 0",015 à 0",0i8 par mètre, et la pente extérieure de 0*,02/i à 0",030. Comme l'épaisseur de la maçonnerie va en diminuant à mesure qu'on s'élève , afin de ne pas tailler les briques , on construit la cheminée pyramidale à l'extérieur, et on rachète le fruit intérieur par des ressauts brusques de 0"4i.
586 DEUXIÈHB PARTIE.
Lorsque la température de la famée ne dépasse pas 300°, on peut faire les cheminées en briques ordinaires reliées par un mortier de chaux et de sable fin ; le plâtre ne doit être employé que pour des température» inférieures à 100°. Si la iempèrs^tuFe de la ixkiûée atteint 500», le paremeDt intérlMur de )a dkeaiAotim Mt ètr» «n briqoes r^raetairesr, surtout à la partie inférieure.
Actuellement , on construit lès cheminées sans échaifaudages extérieurs^ qui étatâut coûteux ; à sMsore. qu'on s^ékève,. on âncastre dans la maçonnerie^ à y intérieur,, 4fia barre» 4e &r eepacéea de O^^O, formant une échelle qui sert à la construction et aux réparations. Un bon ouvrier, servi par un manœuvre qui M passe les briques et le mortier, élève une cheminée ordinaire en quelques semaines.
299. Tirage produit pdr un ventilatewr, h^ iKâas Vi0i|r, la fumée, après avoir circulé autour de la chaucfîère , pàss^^inrultanéâfêort dans douze petita tubes de 20 mètres de longueur plonge dans Teau froide qui ddit servir à alimenter la chaudière. La fumée , en sortant de ces tubes» dans lesquels elle se refroidit complètement,, est fouléd dans la cheminée par un ventilateur qui a 0"',80 de diamètre et O^jûO de largeur; le tuyau (Técoûîement a 0*,20 dfe cBfa»èfr«; 0& ?e»tîlate«r, mu par un seu) ]3|p«iae, fail à# tours par minute, et suffit à Tappel de la fumée provenatti de 0,è4 stère de bek pelard, pesant 172 kik^mmes, brûlés en deux heures ; ce quî fait par heure 85 kilog. qui équivalent à peu près à Zi2 kilog. de houille. Supposant que le. tirage à Pair chaud absorbe le 1/^ de la chaleur totato développée par le combustible » un homme, dans l^s circonstances défavorables que nova venons de eitev,
a donc produit Peffet de -^ = ït^J> de houille, qui eorrespondent à
la force de 2,5 chevaux-vapeur (m de 17 hommeiy.
Dans une brasserie de Louvain, un ventilateur absorbant Teffet cfe 6 chevaux suffit en une heure à la combustion de ÎOOO kîïog. de houille, 4oEt W 1/4, c'est-4-dire 2ôO kilo^,. serait absorbé par le tirage à Pair ebajud; dans ce cas » ^ chevaux en remplacent donc de 50 à 60.
Pour un ebeval-vapeiur, aa brûle ^ i|0 heures à peu près k^ kilog. de bouille, qui coûtent 2 fr. à Paris ;[ un homme-^a^peur pendant 10 heures
coûte donc - = 0',30 ; comme il faut 2 hommes^ vivants pour un travail
joumaliep de 10 heures^ ce travail coûterait donc U fr« environ à Paris, «l'eat^dire autant que celui de 2 chevaux-vapeur, ou que ik fois celui ^w» hxxKume-^^oipeyx^ Gela suppose toutefois qu^en néglige Tentretien de la machine ^ Tinterez des frais d'établissement et Famortissement de ces frai6; du reste, ces causes de dépense sont peu de chose quand la force est prise sur une machine qui commande d^ d'autres appareils, 500. Tirage produit par un jet de eapeur. On n'a pas encore fait
d^ëitpéatiètééSfmxrMfÊtmht» lenqipoitclâlMlëirafitfl d*?ilopp«p«F
un Jet de vapeur qui se dégage suivant Taxe d*un tuyau onfiTI pu M dèiu IMts, 61 eém HHBofM pâf le p<M9 dTaif QVil «et ei moayeinefrt ; maiir il efirt (ylDbable que Ufût le tratâll dépensé par la vafjwar M dtilisé pour itûprimcfr le meuvem^nt à Tair et ràincre le froltemeat contre lei^ parois du tuysu. « étant 1« Utesne de la tapeur à rorlglne M tuyau et t?' sa vitesse à la tortie, le trftfàii dépMsé par un poids P de tapeur est
Ge mode d^ tirage est employé dans les macbines locomotives La fumée en sortant du foyer traverse simultanément, pour se rendre à la cheminée r de 8(f à 170 t&bes de O'",0/i à O^fi^ de diamètre intérieur et de *i'",iO à 2", 75 de longueur» Le diamètre de la cheminée varie de 0",32 à (T ,35^ d'où il résulte que le volume d'air qui passe en une seconde par la cheminée variant de 3,72 à 8 mètres cubes , la vitesi^ d'écoulement varié de 45 à 83 mètres par seconde, au lieu de 2 à 3 mètres qu'elle pourrait être par le simple tirage de la cheminée (294).
D'après MM. Flachat et Petiet, en négligeant les frottements de l'air dans la cheminée, le travafl produit par le jet de vapeur n'est que de la il% au 1/6 du travail total qu'il pourrait produire.
FOtEBÀ.
90i^ lHnim$kmâ des éiffèretites puriigi tfwa fm^ (ig. t)9 el 6è< V" BOHy L'ouvertiM du eendrier doit être asios grasâs^ pour laîiser passer l'air froid nécessaire à la oombnstion; okle dori être as mxAttÉ égale à la section des eaanieanXy et il oonvient/ pour ne pas brûM de éombosUble inutUement , de la garnir d'une pôtta que Ton fenne pm*ûtokt les heures de repos (295>
Les barreaux des grilles ont ordinatnawpt de 6",63 à 0^,02è de largeur, et ils sont espacés entre eux d# ir^ h e*,0d8; qn<èqaetoi>ettel épaisseur est réduite k e*,015, avee toujonors àjU eavînm d'e#ao8r Hbre. Leir combustfbles qtii se divisent sur 1» grille oiigem des îMom valles trés-faibted eâtre tes barreauix.
Les barreaiuxêfrfèr sont reotangulaires, etsoirveBicarréer; ceuxe» fente Éfont plui» Mge&én haut qu'es b», afin q^r iMiffré leur fim grande hauteiB^, (fiA a«f6ânt de (r,08 à 0^,10 au milieu pour des b«v reaun de 1 mètre de longueur^ la grille ne s^enérasse paa Le» barréatat en fonte Ottt un peu lai fon«ô d'un solide d'égale réaistanoe fâ^fi) p ainsi , des barreaux ayant de O**^ à (^40 de hauteur aumitieit n'attiraient eiue de <r,05 à 0",06 aux extrémités, ma^îs arvee «ne épatfsseur supérieure uirifenôe. DfespetHessaittîeshrtérafesrveiiaerauxcxtirémilés
588 DEUXIÈMB PARTIE.
des barreaux, ainsi qu'au milieu quaud ils sont longs , en maintiennent récartement.
La surface des grilles est de 1 décimètre carré pour 1 kilog. ou 1,2 kilog. de houille à brûler par heure; cependant on va à 1^,5 et même à 2 kilog. sans que reifet en soit sensiblement diminué. Pour quelques grilles, cette consommation a été réduite jusqu'à 0\S; mais alors il faut que le tirage à travers la grille soit faible, comme, par exemple, sous les chaudières en plomb. D'après quelques résultats obtenus , on peut admettre que les grandes grilles sont favorables à reflet produit par le combustible, mais il est plus difficile d'en obtenk* un feu d'une intensité uniforme (307).
L'épaisseur de houille sur la grille varie de 0«»,05 à 0",08 , suivant qu'elle est plus ou moins menue. Pour les combustibles qui ne donnent pas de flamme, comme le coke et les houilles sèches, dont la consommation par heure varie de C^jô à 0\lb par décimètre carré de surface de grille , l'épaisseur de la couche de combustible sur la grille varie de 0",20 à 0-,30. Dans les locomotives, où le tirage est très-grand, chaque décimètre carré de surface de grille brûle environ ^^^,30 de coke par heure. Pour le bois, la surface de la grille est de 3 décimètres carrés par 10 kilog. de bois à brûler par heure.
Pour la houille, la distance entre la grille et la chaudière varie de 0",30 à 0",35, et elle atteint O^.ûO et même 0"',45 pour les grands foyers; pour la tourbe , cette distance est de 0'*,50 ; pour le coke, elle est de 0°,60, et pour le bois, de .0",60 à 0",75.
Les portes de foyer ont de 0'*,25 à 0*^,30 de hauteur, avec une laideur seulement suffisante pour pouvoir facilement charger et tisonner la grille. La distance de la porte au devant de la grille varie de ^,30 à 0'',/i5, suivant les dimensions du foyer.
3M. Foyers fumivores. Le combustible placé sur la grille doit être complètement brûlé , c'est-à-<lire transformé en acide carbonique, et cela avec le moins Id'oxygène possible. Ge résultat est très-important, tant sous le rapport de l'économie du combustible , que sous celui de la suppression de cette fumée épaisse que produit un foyer mal gouverné , et qui est si incommode , surtout dans les grands centres de population. On conçoit alors que la recherche d'un foyer fumivore a dû occuper bien des savants et praticiens. On a essayé un grand nombre de dispositions, dont quelques-unes ont donné des résultats que l'on peut considérer, eu égard à la difficulté du problème, comme assez satisfaisants; mais tant que l'expérience n'aurapas prononcé d'une manière définitive, que l'on n'oublie pas qu'un chaufleur intelligent, en chargeant convenablement et à propos , peut rendre à peu près fumivore un foyer ordinaire ; c'est ce qui résulte de l'instruction suivante , rédigée par le conseil d'hygiène et de salubrité du département de la Seine, et notifiée à tous les propriétaires de chaudières à vapeur de ce département