‹ Formules, tables et renseignements pratiques:Chapitre 164 sur 328 · FOYER DE LA CBAUDIÊRS · texte numérisé non relu

FOYER DE LA CBAUDIÊRS

rOTER DR LA CBAimiÈRR

en plein feu ,

éteint depuis It heares,

éteint .

et le foyer d'appel éteint.

•t le foyer d'appel éteint.

et le foyer d'tppel titane.

1 Rez-de-chaussée.

Rez-de-chau«flée .

Rez - de - Côté du nord .

chaussée. id. midi.

4"éUge

^•' étage

S* étage

2« étage

4«'étaire *^' °®'**- 4 étage. ^ u^j^.

Moyenne

Moyenne

o. A..,p •<'. nord.

3 étage. ^ ^.^ ijj,^.

MOTcnne

Pendant que les expériences précédentes sur les tuyaux de descente s^exécutaient, on a aussi opéré directement sur la cheminée d^appel, et on a trouvé que les volumes totaux d^air écoulés en une heure par cette cheminée étaient respectivement dans la première , la deuxième et la troisième condition du tableau précédent, 3/iOO, 1051 et 2940 mètres cubes; ce qui fait par cellule 87^ 27 et 75,/i mètres cubes.

Le chauffage a lieu avec de la tourbe, dont la consommation moyenne journalière est de 367 kilog., équival&nt à environ 175 kilog. de houille. La consommation moyenne du foyer d'appel n*a pas été observée.

545. L'appareil de chauffage de Téglise Saiat-Roch a aussi été établi par M. Grouvelle. H consiste en une circulation d'eau chaude à basse pression placée dans des caniveaux situés sous le sol; Tair extérieur est appelé dans ces caniveaux , d'où il sort échauffé pour se répandre dans l'église.

Dans un caveau circulaire, qui règne sous le pourtour delà chapelle de la Vierge, est placée une chaudière ordinaire à deux bouilleurs, d'une puissance de 12 chevaux environ. Un tuyau de fonte, de 0",^ de diamètre, dont les bouts sont réunis par des joints à boulons, et d'un développement de 168 mètres, part du sommet de la chaudière et passe sous le bas côté droit de l'église, en s'élevant par une pente d'environ 0",03 par mètre ; son point culminant est sous Torgue ; il revient par le côté gauche de l'église en suivant la même pente, et finit par aboutir à l'un des bouilleurs de la chaudière. Un petit tuyau additionnel, placé après coup, circule en sens contraire du tuyau principal, parallèlement au tuyau de retour, et finit par déboucher dans ce tuyau à son point culminant, c'est-à-dire sous l'orgue.

Les tuyaux circulent dans un canal dont chaque paroi verticale est formée de deux murailles en briques légèrement espacées, afin de diminuer le refroidissement. Le fond est formé de planches, dans lesquelles sont pratiquées les ouvertures d'admission de l'air froid ; c'est dans le plafond du canal que sont pratiquées les prises d'air chaud , qui vien-

446 DfiUXlÈME PARTIE.

nent déboucher dans le sol de Péglise^ Après chaque bouche de chaleur se trouve une cloison transversale en bois qui ferme complètement le canal, et immédiatement après se trouve une arrivée d^air froid, qui, par cette disposition, est échauffé par toute la longueur de tuyau <^m.prise entre deux bouches de chaleur.

Un système analogue au précédent, mais dont le tuyau n'a que 0*^,12 de diamètre et 86 mètres de longueur, part de Tautre extrémité de la chaudière et circule sous la chapelle de la Vierge et le calvaire.

Des valves placées sous les tuyaux de départ et d arrivée permettent de modifier ou même de supprimer la circulation dans chacune des grandes artères. Sur le pourtour de l'artère principale, U renflements de 3 mètres de longueur et de 0",35 de diamètre augmentent encore la surface de chauffe ; U autres renflements, en forme de poêles de diffé- . reats diaisètres, sont placés à rori/Ice des bouches principales, et des petits embrancbemento «ans retour favorisent encore le tirage des bouches qui ne sont pas directement placées sur le parcours.

Le tuyau de fumée a 0",35 de diamètre i il est en tôle, et sur une longueur de 7 mètres il chauffe l'air qui alimente une foou<^e isolée de la chapelle de la Vierge.

Surface de chauffe , y compris les bouilleur? 4S«,40

ëorface ée la gnlle 0"',4#

Surface de* refroidissement de la circ^j^i^tioa 464**,85

Volume de l'eau qui 8**échauffe f , 3*^,008

Id, qui se refroidit 4»,348

Température de l'etudaes la ofaaudiére. ....... 4tO*

Jd, ' i sa reDirée dans It chaudière. . 4#â"

Température moyenne de l'eau en circulation. ... 441*

Différence maximum de niveau 3 à 4<"

Nombre de bouches grillées versant l'air dans Véglise. 22

Surface libre de chacune de 24 de ces bouche?. . . . 6», 4 35

Id, de la bouche placée sous l'orgue. , . . 4)»,400

Jd, de ioules les bouches. . . . , 3«»,235

Longueur de l'église 440 à 445»

Largeur ^ga»

Hauteur moyenne , . , 4fs A 43»

Superficie , environ. , , , 3450**

Volume, environ 32000<b

Surface (ies murailles exposées au refroidissement. . 5835"

Épaisseur moyenne de ces murailles 0«.S0

Surface des vitraux. , , . , 960»

Volume des murs et piliers intérieurs , 4800»

Nombre des places assises S60Û

Nombre des personnes réunies les dimanches ordi-

Mires 5J00O à 4000

Nombre des personnes réu^Ms les féies ordinaires. . 4000 à 60W

M. grandes fêles. . . 6000 A 8000 Surface totale des ouvertures pratiquées dans la voûte

et des Assures des fenêtres 44™.15

EXEMPLES D'éDt^tCES PUBLICt €fiAt}|rFÉS ET VENTILÉS. 447

Hauletir «oyaB^s é It^uelle se Urouveoi toutef cet

ouvertures et fisiures. • . U^,%0

Nombre des portes doDuaut à l'extérieur 6

Des expériences de M. Pottier ont fait voir que le maximum de pals* sance de Tapparêil était limité & maintenir la tevapérature intérieure à 16* au-dessus de La température extérieure; ce qui est suffisant dans les plus grands froids.

Après un chauffage continu de 10 jours, on a amené la température Intérieure à 16**, et même à 18° pendant les offices du dimanche, la température extérieure étant de /!i à 5°. Une fois qu« toute la masse de l'église a été échauffée, on a pu ne chauffer que quelques heures par jour, ou mieux , on a pu atten<h*e que la température intérieure se fût «baissée de 2 à 3% et alors chauffer le temps suffisant pour la ramener à son point de départ $ cette dernière marche parait être plus écono* nique sous le4)oint 4ie vue du combusUble. Des expériences, il résulte ^ue la température extérieure étant 5", et celle intérieure 12*, il fautirait inteirompre le chauffage pendant ë à 6 jours pour obtenir un abaissement de 1* sailement.

Des thermomètres placés à 8 ou 9 mètres du sol, sous Tongue, et icTautres à 18 ou 20 mètres, à la corniche du dôme de hi chapelle de la Vierge, n'ont , pendant 20 joun^t, indiqué une température supérieure à la moyenne de 10 tliermomètres placés à 2 mètres du sol que de O'^^^b à l)*,75 au maximum*.

Contre toutes les surfaces intérieures des murailles, et jusqu^à une «sse2 grande-distance, la température de Tair est constamment inférieure de <l*,75 à 1%60 à celle de Tair dans la partie centrale.

Du 17 novembre au 18 janvier, c*est-À-dire en 63 jours, comprenant les 10 jours de feu continu , on a brûlé 32 170 kilog. de houille, ce qui fait une moyenne de 510 kilog. par jour. Pendant ce temps, la température moyenne intérieure a été dfe 13 ou 14", et celle extérieure 6 ou 6% ^ La perte de chaleur par les murailles, pour Texcès de température de 16**, qui correspond au maximum d'effet de Tappareil, et en prenant le coefficient de conductibilité C =: 1,27, est M = 14,80 par mètre carré et par heure (5° du n"" 331), et pour la totalité des murs par heure IMO X 5835 = 86 358 unités.

La hauteur des fenêtres étant de 4 mètres, pour un exôès de température de 16% M = 40 unités (formule (15) du n' 331) ; la perte totale de chaleur par les vitraux est alors de 40 x 860 = 34 400 unités par heure.

La perte totale de chaleur par les murailles et les vitres est donc de 86 358 + 34 400 = 120 758 unités.

Admettant que les 40 kilog. de houille brûlés par heure produisent un effet utile de 3850 x 40 = 154000 unités de chaleur, la perte de chaleur par la ventilation est donc de 164 000 — 120 758 = 33 242.

546. Le grand amphithéâtre du Conservatoire des arts et métiers est

448 OEUXIËVB PARTIE.

chauffé et ventilé d'après un' dispositif de M. Léon Duvoir-Leblanc. Aux termes du marclié , la température ne doit pas être inférieure à iô*", et elle s'élève habituellement à 20"* pour les grandes réunions de 800 personnes.

Pour obtenir la même température au bas et au sommet de Tamphithé&tre, et extraire, sans gêner les auditeurs, une quantité d'air suffisante pour enlever toute émanation, M. Duvoir a ouvert, vers le bas des gradins , sous les jambes des auditeurs , des orifices d'appel qui sont en communication avec des conduits pratiqués sous les gradins. Ces orifices sont au nombre de 39, dont 34 ont 0'*,08 sur 0'",20, et sont répartis sur les 2/3 de la hauteur de l'amphithéâtre, et dont les 5 autres sont situés sous le premier gradin et ont 0",15 sur 0",60 d'ouverture. Tous les conduits se réunissent dans une pièce située sous l'amphithéâtre et qui contient le calorifère à eau chaude. Dans cette pièce, et à 0*,50 au-dessus du sol , s*ouvrent U bouches d'appel prolongées par autant de conduits verticaux qui se réunissent en un seul tuyau horizontal communiquant à une grande cheminée d'appel, au bas de laquelle se trouve un foyer qu'on n'allume qu'en cas de besoin.

Des tuyaux de circulation d'eau chaude , avec des parties renflées , appelées bouteilles, passent dans le fond du conduit horizontal pour en échauffer l'air et produire Paspiratign.

La cheminée verticale contient deux tuyaux en fonte, l'un qui communique au fourneau d'une machine à vapeur, et l'autre toujours chaud qui sert de commencement de cheminée au calorifère.

Ces deux tuyaux sont raccordés avec deux autres plus petits qui forment la cheminée du petit calorifère auxiliaire employé pour déterminer ou accélérer au besoin l'appel d'air.

Il a encore été établi dans le plafond de l'amphithéâtre, au-dessus de la partie la plus élevée des gradins, une large bouche d'appel qui communique directement à la cheminé^ d'appel par un tuyau horizontal.

La somme des sections des U orifices qui font appel dans la chambre du foyer, augmentée de la section 0"%49 de l'orifice pratiqué dans le plafond de Tamphithéâtre est de 1"%653.

La section de la cheminée prise à hauteur du regard est i",iO x 1",03 = 1*%133. Si l'on en déduit la section 0"%187 des tuyaux en fonte, il reste pour le passage libre O^^jQAe.

Des expériences faites par M. Morin, et qui ont duré 9 jours, pendant lesquels les températures moyennes intérieure et extérieure ont été environ de 19» et de 6% on a constaté :

4<* Que par suite de reffet de la circulation de l'air et de l'appel plus considérable par le bas que par le haut, la diflTérence des températures du la partie supérieure et du bas n'a jamais dépassé 4^5 sur 'iO^, qui était, la température maiimum;

S" Que pour lesYeDliialions actÎTes, le volume d'air enlevé a été en moyenne de 45n.93 par chacune des 800 personnes et par heure, et pour les moins «clives 40n,0. A

EXEMPLES D'tDIFIGBB GHAUPFÉB ET TBHTnÉS. 449

ce deroier chiffre, aucune odeur désâgréaUe ne ge biuU sentir, mais cependanl on doit prendre celui de 45 à 46» pour base des projets de ventilation des salles occupées par des personnes en bonne santé ; pour des malades et surtout des blessés il est loin d'être suffisant.

Par des expériences spéciales faites à Vhospice Beaujon, M. Morin a constaté que la quantité d*air évacué variait de 40 i 60 métrés cubes par malade et par heure, et qu'elle était à peine suffisante quand il n'y avait pas de blessures trop graves. Si l'air était bien distribué dans les salles, il est évident que ces quantités d'air seraient plus que suffisantes (348);

3*» Que le foyer d'appel n'a généralement été entretenu que faiblement ; réchauffement de la cheminée par le simple tuyau de chauffage et celui des conduits horisontaoi par les bouteilles pleines d'eau chaude ont paru suffisants ;

4* Que la quantité totale de charbon brûlée par jour pour le chauffage et la ventilation a varié de 480 i 225 kilog. par jour, soit SOO kilog. par jour.

547. Chauffage et ventilation de la salle des séances de V Institut* Note lue par M. Gheronnet à la séance de Tlnstitut du 6 mai 1852, et publiée dans la Revue de rinstncotion publique^

« La salle des séances de Tlnstitut est chaufTée et ventilée d'après les procédés de M. Duvoir-Leblanc. Le chauffage est produit par U poêles . remplis d'eau chaude, à travers lesquels circule un courant d*air qui s*échauffe. Ces appareils-, situés aux 4 coins de la salle, peuvent fonctionner ensemble ou séparément, suivant la température de Tair extérieur, au moyen de robinets-de communication spéciale entre chacun d'eux et le générateur.

» La ventilation se fait par deux grands conduits qui communiquent, l'un avec une série de grilles situées devant les pieds même des membres de l'Institut, l'autre avec un grand nombre de trous faits dans les gradins qui régnent sur les longs côtés de la salle. Le premier de ces tuyaux descend jusqu'au rez-cLe-chaussée , pour remonter ensuite dans une cheminée, dans laquelle est un réservoir à eau chaude de 12 mètres de hauteur qui produit Tappel. Le second tuyau ne descend que jusqu'à l'entre-sol, et remonte ensuite dans la cheminée. Un troisième conduit» destiné à la ventilation d'été, part de la partie supérieure de la salle et se rend dans la cheminée.

i> Le 5 avril, une expérience a été faite dans le but de constater la quantité d'air extraite de la salle des séances : oette expérience a été exécutée au moyen de deux anémomètres qui ont été placés simultanément dans les deux conduits, et y sont restés une heure chacun. Voici les résultats de cette expérience :

» !•' orifice (rez-de-chaussée) , section 0»^70 , vitesse de Tair 0",938 par seconde, volmne écoulé en une heure 3275",/i96. 2* orifice, section 0»,38/i2 , vitesse l",28/i , volume écoulé en une heure 1 795"»,916. Ainsi, pendant cette première expérience, il a été extrait de la salle des séances 6 071 mètres cubes d'air. La salle renfermait 180 personnes, ce qui donne, par heure et par personne, 28",20. Le temps était très-beau, et la température était de 12 à 13%

450 DSUXiftn PARTIS.

» Le 19 avril, une seconde expérience a été faite dans les mêmes conditions; elle adonné, pour le premier conduit, 4022*,78/i; pour le second , i 908",372 ; total , 5 931. Il y avait 200 personnes dans la salle ; le volume d'air extrait a donc été de 29*,6ô par heure et par personne. Ce jour-là le temps était très-couvert; il est même tombé de la neige pendant Texpérience ; la température extérieure s'est élevée à T^S environ. »

M6* Chaînage et as4fainwement de Phopiial Lariboisière*

L'hôpital se compose d'une cour carrée de 115 mètres environ de longueur sur /i5 mètres de largeur, environnée de portiques. Perpendiculairement aux longs côtés, k égales 4istances les uns des autres et aux extrémités, se trouvent six pavillons isolés, à deux étages. A chaque étage de chacun de ces bâtiments et au res-de-cbaussée se trouve une salle renfermant 32 lits, et une plus petite qui n'en contient que 2 ; ainsi le nombre des lits de chaque b&timent est de 102, et le nombre total 612. Dans la direction des petits eôtés de la cour intérieure, se trouvant des bâtiments qui se prolongent jusqu'à la distance des extrémités des pavillons; enfin, derrière un des petits côtés de la cour intérieure, et dans l'alignement des grands côtés, se trouvent encore d'autn^s constructions; ces bâtiments sont destinés aux différents services de rétablissement. Tous soqt environnés par un mur d'enceinte*

Un projet de M. Duvoir-Leblanc a été adopté pour une moitié de l'établissement, et un autre de MM. Thomas, Laurens et Grouvelle pour l'autre moitié.

Le projet de M. Du voir consiste à placer dans la cave de chaque pavillon un calorifère à eau chaude, dont l'eau alimente un certain nombre de poêles placés dans les salles. L'air pris au niveau du sol s*échauffe en passant autour des tuyaux de communication de l'eau chaude et à travers les poêles, entre dans les salles, et s'échappe ensuite par des conduits verticaux qui le conduisent dans le grenier; là, il est dirigé par des canaux horisontaux, renfermant des tuyaux à eau chaude, dans une cheminée ayant 5 mètres de hauteur.

Le prt^'et de MM. Thomas, Laurens et Grouvelle consiste en une chaudière à vapeur placée dans une cave située sous une des cours de service, qui était destinée à la chaudière à vapeur des bains; une haute cheminée en briques, placée à côté, opère le tirage du foyer. La vapeur, formée sous une pression de û à 6 atmosphères et détendue dans une machine de manière à conserver une pression de une atmosphère et demie , est conduite en face de chaque pavillon par un tuyau en fonte placé au centre d'un caniveau creusé dans les galeries souterraines qui font le tour de la cour intérieure de l'hôpital ; ce tuyau est enveloppé de corps mauvais conducteurs qui réduisent à fort peu de chose la chafleur perdue, il passe dans son trajet à côté des bains, et fournit, par un court branchement, la vapeur qu'ils exigent Un petit tuyau branché

EXEMPLES D'ÉBIFICfS PUBLICS CQiVFFÉS IT VBNTatS. 4H

ç)ir ]a cQnduite générale, en face de chaque pavUloat j conduit la vapeur nécessaire au ebaufiage; les corridors et les chambres des sœuro sont chauffés par des bouches de chaleur qui reçoivent Tair chaufiîé par les colonnes montantes de vapeur et de retour d*eau. La oage de Tescaller, le chauffoir et les salles de malades renferment des poôlM à eau chauffés^ par la vapeur. Les tuyaux de conduite de vapeur dans les salies sont placés dans un caniveau situé au-dessous du parquet et recouverts d'une plaque de fonte. Les étuves des offîpes sont entretenues chaudes par la circulation d'un petit filet do vapeur dans le bjûn-warie dont elles se composent. L'eau pour les bains est chauffée danfi un réservoir en tôle placé au grenier, à Taide d'^o serpentin 4ans lequel circule la vapeur.

La n^achine à vapeur, dans laquelle se détend la vapeur qui est encuite employée au chauffage, fait mouvoir un ventilateur qui aspire de Tair recueilli au sommet du clocher de la chapelle, et le refoule dann des tuyaux eu tôle qui le portent à. chacun des pavillons et à chacun des chauffoirs. Dans Tépaisseur du mur de tête de chaque pavillon existe une cheminée qui reçoit Tair insufflé et permet de le distribuer aux divers étages. Sous le plancher de chaque salle, et contre le caniveau qui contient les tuyaux ^ vapeur et de retour d'eau, se trouve une galerie en maçonnerie partant de la cheminée ; Tair forcé circule dans cette galerie, d'où, par un certain nombre d'orifices ménagés à sa paroi, il se répand autour iies tuyaux à vapeur et y prend une température de 20 k 30" ; alors il entre dans la salle par des ouvertures pra* tiquées dans la plaque de fonte qui recouvre le caniveau. Les sections de ces ouvertures sont telles, que Tair qui en sort ne possède qu'une faible vitesse.

Des cheminées aboutissant au grenier, au nombre de 9, et creusées dans chaque mur latéral des salles, sont destinées à évacuer Pair vicié ; chacune d'elles porte à cet effet deux orifices d'entrée munies de registres; l'un, placé au niveau du sol, sert pour Ttiiver ; Tautre, à S'fôO, ne s'ouvre que l'été. Les cheminées d'évacuation débouchent dans les greniers, et l'àir vicié qu'elles amènent se dégage par 4 châssis à. tabatière, et par une cheminée centrale en tôle placée au centre du grenier. Cette disposition ne permet pas d'utiliser les greniers; mais si l'on voulait s'en servir, il faudrait conduire l'air des cheminées partielles à la cheminée centrale par des canaux.

L'état hygrométrique de l'air dans les salles est maintenu à 1/2 par une injection de vapeur dans les tuyaux de conduite.

La quantité d'air insufQé peut varier de 20 à 40 mètres cubes par lit et par heure.

L'air sort du ventilateur avec un excès de pression de 0»,0û d'eau.

Il y a une machine à vapeur, une chaudière et un ventilateur de rechange.

45Î DlUXltel PAKm.

La Tapenr scMiant de la chaudière , ou de la machine où elle a été détendue, suffit à tous les serrices : chauffage, ventilation, bains, buanderie, élévation d*eau.

Pendant un hiver rigoureux , on a constaté que les salles , parfaitement ventilées , conservaient une température de 15 à 16*.

549. Chauffage et Teniilation des ateliers de taillerie et de cristal* lerie de Baccarat^ par MM. Thomas et Laurens. Extrait d*une note de ces ingénieurs rapportée par M. Péclet

Dans ce magnifique établissement, les ateliers consacrés à la taille des cristaux se composent d'un corps de b&timent de 150 mètres de longueur, qui, à une de ses extrémité se prolonge par une aile en retour d*équerre ayant même hauteur et même largeur que lui , et une longueur de 65 mètres ; tontes les dispositions ont donc dû être prises comme sMl se fût agi d*un seul corps de bâtiment de 200 mètres de longueur. Le rez-de-chaussée et le premier étage sont occupés par deux files de tours à tailler les cristaux, mis en mouvement par deux turbines d*une force collective de 60 chevaux. Ces ateliers contiennent constamment bkh ouvriers.

Le taillage se faisant à Teau, Tatmosphère est constamment saturée; ce qui exige une ventilation active et un chauffage plus dispendieux.

Les travaux de ventilation et de chauffage ont été établis en même temps et combinés ensemble. Le chauffage s^effectue à Taide de la -vapeur à haute pression , k atinosphères et 5 au besoin pendant les plus grands froids, et la ventilation à Taide de deux ventilateurs à force centrifuge. Un des ventilateurs, mis en mouvement par la turbine n'^l* est placé dans le grenier, et il refoule dans les salles de travail de Pair pur puisé à la hauteur des toits; une conduite générale de vent, en planches de sapin bien Jointives, est établie sur le plancher du grenier, et des tuyaux , aussi en bois, descendent de distance en distance pour porter Pair neuf aux diverses salle^ En hiver, cet air est préalablement échauffé à la température d'environ SO"", par son passage dans une ch'ambre que traverse un faisceau de 15 tuyaux de vapeur ayant 0^,135 de diamètre et 2 mètres de longueur.

Les orifices d'arrivée de Pair neuf sont placés dans Taxe des salles, à 10 mètres environ les uns des autres, et à 1 mètre au-dessus du plancher.

Les salles n'ayant que 8*,d0 de largeur, Pair se trouve suflisamment bien réparti.

L'air vicié s'échappe des salles sans aucune cheminée d'appel , simplement par les joints des fenêtres que Ton a soin de ménager à cet effet On ne ressent aucun courant incommode.

Le second ventilateur est appliqué à la turbine n* 2, et il fait le service de l'autre moitié des ateliers.

Les ventilateurs ont 1»,20 de diamètre et une largeur de 0~,28 ;

ÉCLAIRAGB. é5d

ils font 300 tours par minute ; la pression du vent dans les répartiteurs qui aboutissent aux ventouses n'est que de 3 à A millimètres d'alcool.

Le volume de vent insu£3é s'élève à environ 12 mètres cubes par ouvrier et par heure, ce qui est suffisant à cause de la bonne répartition de Pair dans Tatelier.

Le chauffage est produit par de simples tuyaux de vapeur en fonte qui circulent sous les établis des ouvriers ; ils enlèvent ainsi Thumidité plus spécialement accumulée dans ces établis, et permettent aux ouvriers d'avoir les pieds chauds.

L'expérience a prouvé qu'avec la ventilation indiquée , il est indispensable, soit d'émettre de la chaleur dans les ateliers , soit, de préférence, d'élever la température de l'air insufflé, à des époques de l'année et à des heures de la journée pour lesquelles la température extérieure semblerait devoir rendre tout chauffage inutile. On explique ce fait , qui est une cause d'excès de dépense , par l'efficacité de la ventilation , jointe à l'humidité répandue dans les ateliers. Si l'air neuf n'arrive pas dans les salles à une température d'au moins 22 à 25**, il occasionne une sensation désagréable, ou plutôt les salles se refroidissent rapidement;* d'où résulte la nécessité de chauffer l'air de ventilation la ma< jeure partie de l'année, si ce n'est toute la journée, au moins le matin.

ÉCLAIKAGB.

580. Propriétés physiques de la lumière. La radiation de la lumière est rectiligne, et la vitessede ses rayons est de 70000 lieues par seconde. Pour une même source, l'intensité de la lumière diminue dans le rapport inverse des surfaces des sections du cône de lumière, c*est-Àdire en raison inverse du carré de la distance.

551. Matières employées à V éclairage, U en est qui sont solides, d'autres qui sont liquides , et d'autres gazeuses.

Les matières solides appliquées à l'éclairage sont : l*" les branches de bois résineux , employées dans quelques contrées pçu civilisées ; 2'' les chandelles, qui se fabriquent avec le suif provenant d\x bœuf, du bouc, du mouton ; 3'' les bougies proprement dites , qui se font avec là cire d'abeilles, et celles fabriquées avec le blanc de baleine et les acides margarique et stéarlque.

JKtlliJU ^AKTB.

TJBLMJU de lo hewre H em tBoframmé éiami

fmtmtiii de dbrnmdeOe , et de U tUrU

de ârede%

pwWjr^

OArrt

Chamàaie§éetaU, 4e 6 n f '2 kOog.

SoagiM ftéarfqoes, 4 U

Id. % id

Id. € id.

Td, % id

Boaglli io di«, 4 id.

Jd. 6 id.

Jd. 8 id.

■00(101 00 vont oo Doicney 4 w. ..•••.

U. 5 id.

Id. 6 id.

En diTisaot les nombres de la troisième colonne par ceox de la deuxième, on a les quantités relatives de lomière prodaîtes par le même poids des diverses matières; on trouve ainsi qne le pouvoir éclairant de la cire étant 100, les pouvoirs moyens du suif, de Tacide stéarique et du blanc de baleine sont respectivement 80, SA et iO^

Les huiles, grasses, siccatives et essentielles, sont les liquides employés à Téclairage. Les huiles grasses sont les seules que la pratique ait généralement adoptées; les huiles siccatives ne peuvent être employées à cause de leur durcissement à Pair, et les huiles volatfles ne braient qu*avec fhmée et dégagent une odeur fort désagréable: Parmi les huiles grasses, les plus généralement employées sont celles d*dlve , de colza, de navette et d'œillette ou pavot

Le gaz utilisé pourTéclalrage s^extrait de la bouille, des résines, des acides gras de toute nature, et de presque toutes les matières organi* qnes , puisqu'elles donnant par la distillation des carbures dliydrogèoe gazeux, principe essentiel du gaz de Técl^raga

8^8. Éclairage par le gaz. La flamme du gaz de Féclairage est d'autant plus brillante que la densité du gaz est plus grande , que lliydrogène contient plus de carbone , que le nombre des particules de carbqne est plus grand, et que la température de Pair d'alimentation et par suite celle de la flamme sont plus élevées. Le pouvoir éclairant du gaz de là houille est moindre que celui du gaz de Thuile ; dans une série d^expériences, la densité du gaz de la houille étant 0,529 en moyenne , et celle du gaz à lliuile 0,960, le pouvoir éclairant du premier étant 100, celui du second a été 272.

L'éclairage d'uQ bec de lampe Garcel consommant 62 grammes d'huile

IGLAIHAQI.

épurée à rheore se paye, pour un éclaihige Joili'nâMer dé 5 heures, iBU\U7 par an, y compris l'entretien et le nettoyage de la lampe, qui coûtent, par abonnement, 18 fr. par an , et les mèches, dont la consommation est de i fr. 60 e. par an. Pour le même temps d*éclafrage journalier par le gaz à Thuile, on paye 108 fr. par an pour un bec, et par le gaz à la houille, 93',60. La lumière dans ce dernier cas étant à celle de la lampe Garcel dans le rapport de 1,/|0 k 1, la lumière annuelle d'une lampe Garcel , produite av^c du gaz à la houille , ne coûterait donc que 66', 85.

Le gaz provenant de la distillation de Thuile a pour densité 1,054 au moment de sa préparation, et suivant qu'on le consomme à cet instant, ou deux ou quatre jours après, il faut brûler par heure 506 ou 544 ou 607 centimètres cubes pour obtenir la lumière d'une chandelle de 6 au 1/2 kilog. Pour le gas de la houille, ces nombres sont respectivement 1012, 1087 et 1164 centimètres cubes.

On donne ordinairement aux becs la forme des becs d'Argant. Le tuyau, à l'extrémité, s'évase et prend la forme d'un anneau dans lequel on soud^ une couronne métallique percée de trous circulaires dont le diamètre varie de i/4 à 1/2 millimètre, par lesquels le gaz s'échappe^ Le verre de ces becs a environ O^.oe de diamètre sur 0*,16 à 0",18 de hauteur. Gomme le montre le tableau suivant, déduit de l'expérience , le nombre dé trous reconnu le plus avantageux est 20 ; ces trous sont espacés de 3 millimètres.

Nombre dé irons. • . •

Lumière

Dépense. • •.*•••..

iDtenflité reUtift

Les becs dits chauve-souris ou en éventails sont formés d'une sphère creuse en acier, de 6 millimètres de diamètre , réunie & un pas de vis par une petite gorge. Dans cetta^phère ,,on j^ratique à la scie une fente de 1/6 de millimètre environ de largeur, par laquelle s'échappe le gaz. Ils sont vissés dans un petit tube en cuivre soudé à la conduite.

Il y a dans l'enceinte de la capitale 6 compagnies gazières. Elles ont sous les rues de Paris 446 kilomètres de conduites en fonte , en tôle bituminée et en plomb. Les services publics leur prennent 13910 becs, consumant 14470 mètres de gaz par jour. Les services particuliers ea consomment 42000 mètres cubes par jour.

Aujourd'hui , les compagnies gazières de la capitale sont réunies en une seule société. Un décret impérial, en date du 25 juillet 1865, ap-; prouve le traité conclu le 23 juillet 1866, entre la ville et la société, pour la concession de l'éclairage et du chauffage au gaz dans Paris,

456 «^ DEmUtU PAKTIE.

Nous allons donnir un extrait du cahier des charges {Moniteur des 26 et 27 décembre 1855^

La ville de Paris concède à la société le droit exclusif de conserrer et d'éublir des tuyaux pour la conduite du gaz d'éclairage et de chauffage sous les voies publiques.

Celte cianMion est faite pour 50 années , qui commenceront le 4«r janvier 4856.

L'administratio» aura le droit d'autoriser des essais d'éclairage et de chauffage par tous les systèmes qui pourront se produire, dans une limite de 4000 mètres de longueur par chaque essai, et sans que Texercice de ce droit puisse donner lieu i aucune indemnité en fav«ur dés concessionnaires. Cette Société ne pourra être constituée à un capital en actions supérieur à 50000000 de francs. Au delà de 40 pour 400 de ce capital , les bénéfices qu'elle réalisera seront parugés entre elle et la ville par moitié , m

après l'expiration des 46 premières années de la concession. ^

La Société remplacera par une ou plusieurs usines, qui seront construites en dehors des murs d'enceinte, les trois usines situées aujourd'hui dans l'intérieur de Paris. Ces nouvelles usines devront fonctionner le 4*' janvier 4860 au plus tard. ^

Dispositions communes à P éclairage public et particulier.

L'éclairage sera fait par le gaz extrait de la houille. Il ne pourra être employé d'autre gaz sans le consentement formel et par écrit du préttsl de police, après délibération du conseil municipal.

Le gaz sera parfaitement épuré; son pouvoir éclairant devra être tel que, sous une pression ordinaire, il donne, pour les becs de l'éclairage public, les intensités de lumière ci-après :

4'* série, consommant 400 litres à l'heure, 0,77 de l'éclat d'une lampe Carcel brûlant 43 grammes d'huile à l'heure;

3'' série, consommant 440 litres i l'heure, 4,40 de l'éclat d'une Umpe Carcel brûlant 42 grammes d'huile à l'heure;

3« série, consommant 200 litres à l'heure, 4,72 de l'éclat d'une lampe Carcel brûlant 42 grammes d'huile à l'heure.

Si, par suite du progrès de la science, l'administration , de l'avis du conseil municipal , jugeait convenable d'imposer i la Société l'emploi de procédés étrangers au système actuel de fabrication du gaz, celle-ci serait tenue de se conformer aux prescriptions de l'administration.

Dans le cas où l'emploi de ces nouveaux procédés aurait pour résultat un abaissement notable dans le jprix de revient du gaz, la Société serait obligée de faire profiler l'éHairage public et particulier de cet abaissement de prix, dans les proportions déier^liiées par i'«utorité administrative , toujours de l'avis du conseil municipal.

Il en serait de même pour le cw où , sans attendre l'intervention administrative, "Çl Société aurait pris finiliative de r;K>plication de procédés nouveaux. j. ^es sti(rtiIations ne seront applicables que par pénodes de cinq ans. X Dans les derniers mois de chaqiAi» période , tnus les procédés étrangers au système actuel de fabrication , qui seMMent jugés de nature i constituer un progrès, seront examinés par une commission qui sera désignée parle ministre de l'intérieur, et qui indiquera ceux des perfectionnements ou celles des inventions qui lui paraîtront pouvoir recevoir une application industrielle et manufacturière.

Eu cas de découverte d'un mode d'éclairage autre que l'éclsirage par4li gaz, l'administration se réserve le droit de concéder toute autorisation nécessaire pour l'établissscment du nouveau système d'éclairage sans être tenue à aucune indemnité envers la société actuelle.

Pendant la durée de l'éclairage et pendant toute la durée du jour, dans les quartiers où l'étal de la canalisation et le nombre des consommateurs le permettront, le gaz devra être tenu , dans les conduites , sous une pression assez forte pour qu'il arrive aux becs en quantité suffisante, même dans le cas où il aurait i traferser un compteur.

ÉCLÀimAGB. 4ft7

Éclairage public, ^

Cet éclairage comprend ioutei leÉ Toies publiques exisUotet, «t celles qui poorroDl être créées, ainsi que tous les établissemeols munieipaux et dâparlemeotaux dans la ville de Paris. Il comprendra les établissemeals militaires qui seroni inéiquèt par le préret de police. * . w

H y aura 3 séries de becs, *-

La dimension de la flamme de ces becs sera au miairaum, savoir :

Pour la 4^0 série 0",057 de largeur sur 0",039 de hauteur.

Le prix est fixé par heure :

Pour les becs de la \'* série i. . 0^,045 — — 2« ^ à. . o',024

Lorsque le gaz sera lirré au compteur, il sera payé i raison de 0^45 le métré cube. Les modèles des brûleurs employés seront déterminés par le préfet de police. L'éclairage public est divisé en éclairage permanent et en éclairage variable. L'éclairage permanent fonctionne du soir au matin saos interruption. L'éclairage variable est subordonné aux besoins des localités. La nature de l'éclairage sera fixée par le préfet de police, qui aura toujours le droit de la modifier.

Éclairage particulier,

La Société sera tenue de fournir le gaz à toute personne qui aura contracté un abonnement de trois mois au moins , et qui se sera d'ailleurs conformée aux dispositions ^ des règlements concernant la pose des appareils.

Les polices en vertu desquelles seront souscrits les abonnements devront être conformes i un modèle approuvé par l'administration.

Les abonnements pourront être faits pour tous les jours sans exception ou en exceptant les dimanches et fêtes.

Aucun abonnement ne pourra être refusé , mais la Société sera en droit d'exiger que le payement s'en fasse par mois et d'avance.

Le gaz sera fourni , soit au compteur, soit au bec et i l'heure, i la volonté des abonnés. " ^^

Un modèle dé chaque système de compteur, approuvé par l'administrat!6n , sera ^E posé à la préfecture de police. i^ " '

Les compteurs seront à la charge des abonnés, ^^Ê auront'la faculté delesj^rendre^' parmi les systèmes autorisés , et de has faire poser et entretenir par des ouvriers de leur choix, sauf les droits des fabricants brevetés. ^

Ils ne pourront être mis en service qu'après avoir été vérlIR&s et poinçonnés par l'administration.

Ils seront soumis, quant à leur exactitude et à la régularité de leur marche, à toutes les vérifications que l'administration pourra prescrire , sans préjudice de celles que les abonnés Ht la Société voudraient faire efTectuer par les voies du droit

Les abonnés an compteur auront la libre disposition du gaz qui aura passé par le compteur; ils pourront distribuer le gaz comme bon leur semblera , soit à l'intérieur, soit à l'extérieur de leur domicile , sans que , dans le cas oik le nombre de becs déclarés serait augmenté, il puisse en résulter aucune action contre la Société, à rilson do la faiblesse de l'éclairage.

Le prix du mètre cube de gaz vendu au compteur est fixé i 0^30 pour les 50 années de la concession.

La Société devra faire jouir ses abonnés de ce prix à partir d4 1*' janvier 4856,

458 DEUXlteiJS flfttlE.

DODobstant (•ute police antérieure que eeox-cl auraient pu consentir i des prix supérieurs.

Elle sera tenue de fournir, en location , des compteurs ^un système de son choix k tous ceui de ses abonnés qui lui en demanderobt.

Le prit de cette location sera déterminé par le préfiet de police, et indiqué sur la police d'abonnement. v

Les prix de rente du gaz lÎTré à l'heure au moyen de becs cylindriques , à double courant d'air, dits A*Argant, serOnt débattus de gré à gré entre la Société et les abonnés.

La Société devra , pour tous les consommateurs qui le demanderont , convertir im" médiatement les abonnements i l'heure en abonnements au compteur.

Pendant toute la durée de la concession , le prix de tout autre bec que celui qui est déterminé dans l'article précédent, ou d'un éclairage qui aurait lieu hors des heures de service, sera débattu de gré à gré entre la Société et les abonnés. *

Il en sera de même (iour les bées cylindriques , percés de vingt trous qui seraient placés à l'extérieur.

Les abonnés ne pourront exiger d'éclairage, soit au compteur, soit au bec, que pendant le temps où les conduites de la Société seront en charge pour le service ordinaire; les conditions des livraisons de gaz qui devraient avoir Ifeu en- dehors de ce temps seront réglées de gré à gré entre la Société et ses abonnés, sauf le cas prévu par l'article 13.

Chauffage.

En ce qui concerne l'application du gaz au chauffage, la Société se conformerai toutes les dispositions qui lui seront prescrites par l'administration municipale, sans toutefois que celle-ci puisse lui imposer des prix autres que ceux qui sont fixés pour le gaz d'éclairage.

^ Annexe au traité,

A l'expiration de la concession , la ville de Paris deviendra propriétaire de plein droit , et entrera en possession, sans indemnité, des tuyaux, robinets, siphons^ regards, valves et autres accessoires qui existeront alors sous les voies publiques.

Elle deviendra également propriétaire des usines, moyennant nn prix fixé à dire d'experts.

Cornues, Les cornues servant à la distillation de là houille doivent être en très-bonne fonte grise, ni trop grise, ni trop blanche, afin qu'elles ne soient ni trop perméables au gaz ni trop cassantes. En les coularf debout , on obtient plus de régularité et d'homogénéité. Elles ont 0",035 d'épaisseur, et on leur donne aujourd'hui les plus grandes dimensions possibles : leur longueur varie dô S^jSO ^ a«»,60 ; intérieurement, leur largeur ordinaire est 0%Z|5 çt leur hauteur d^,35 à O^j/tO. Quelquefois, on ne place qu'une cornue dans ufa ibur, d'aatt^es fois 3, le plus souvent 5, et dahs ces derniers temps, oh à construit dès fours à 7 et même 9 cornues. Si les cornues en terre réfractaire ne gwnt pas généralement employées, c'est qu'il faut une terre d'one excellente qualité , et des hommes, li^biles pour les exécuter. A Paris , on en fait un usage presque exclusif, et on y trouve de l'économie, due au moindre refroidissement au moment de la charge, ^ surtout à leur durée , qui dépasse quelquefois deux ans , au lieu que les cornues en fonte ne servent que neiuf mois en moyenne ; cependant les cornues en

Page 1