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ÉCLAIRAGE

teire sont plus sujettes à des fêlures et à des ruptures instantanées qiie celles en fonte. Pourjes petites usines, on donne souvent la préférence aux cornues en fonte, à cause des inconvénients graves résultant de la casse des cornues en terre.

Pendant les premiers jours , les cornues en terre, qui sont poreuses , laissent passer une certaine quantité de gaz ; mais bientôt le carbone ferme les pores de la terre.

Houille (289). Pendant la distillation , le volume de la houille augmente quelquefois des 2/5 de son volume primitif; aussi a-t-on soin de charger un volume de houille qui n'est guère que la moitié de la capacité de îa cornue. La température de la cornue pendant la distillation doit être constante et au degré du rouge cerise sans dépasser le rouge blanc (258). Là distillation d'une charge dure 4 heures 15 minutes pour le charbon de Mons et de Gommentry ; elle dure de 5 à 6 heures pour d'autres ; ainsi , celui des mines de Buisson (Belgique) ne peut être distillé en moins de 6 heures. Les ouvriers exercés déchargent et rechargent une cornue en 2 ou 3 minutes.

Dans un four à 5 cornues d'une bonne construction , on peut distiller 2500 à 2600 kilogr. de houille en 24 heures , et le feu étant bien conduit i on brûle de 12 à 14 hetitolitres de coke, c'est-à-dire de 30 à 38 pour \M du coke produit.

M. Gibon rapporte que des fours à 6 cornues, qu'il a établis à l'usine d'Arras, distillaient 7 hectolitres de houille grasse du poids de 80 kilog. par chaque charge de 6 heures , et dépensaient pendant le même temps 2,50 hectolitres combles de coke , du poids de 45 kilog. l'hectolitre.

TABLEAU des dépenses de coke pour la distillation d'un hectoiitre de houilie de 80 kilogrammes f obtenues dans une usine de Parié*

Four à 4 cornub. • . ; . i ....;.&.• i . . Four i 2 cornue», adossé

bec t.

Four à 5 ooriiu6i . non tdofié

Four à 5 cornues, adossé.

En général, la distillatictt de 100 kilog. de houille exige 25 à 30 kilog. de cbke. "

Afin que le» grilles ne soient pas détruites ttop Wpldèment, par suite de la température très-éldVée^ on a Imaginé de maintenir une nappe d'eau dabs le cendrier.

La houille qui convient le mieux pour les^ Ulibes h gaz est celle qu'on désigne en An^eterre sous le nom de oanel-coal ; sa composition est de 74,47 de chtrbon, 6,42 d'hydrogène, 19,61 d'oxygène et 0,50 de cendres? elle donne 320 UtreS de gàz par kilog. En Angleterre , 1 hectolitre du poids de 80 kilog. produit en moyenne 22 mètres cubes de

gaz; en France, les charbons deMons, très-propres à la distillation, en produisent 20 mètres cubés; le charbon de Gommentry, employé depuis quelque temps à Paris, donne plus de gaz que celui/ de Mons , mais (f un pouvoir éclairant plus faible*

D'après une expérience de M. Penot, à Mulhouse, i kilog. de houille, suivant qu'il était sec ou contenait 10 pour 100 d'eau, a donné respectivement 2/iiO litres de gaz de bonne qualité et 92 de mauvaise, et 160 litres de bonne qualité et 92 de mauvaise. La houille doit donc être sèche.

En 185/i , une commission nommée par l'empereur, et composée de MM. Regnault, Ghevreul , Morin et Péligot, a été chargée de suivre la marche d'une usine à gaz d'essai établie à Sèvres , et de déterminer les principaux éléments du prix de revient du gaz à la houille. Voici les résultats moyens obtenus pour 100 kilog. de houille , les fours étant parfaitement construits et marchant à l'air chaud :

Coke toul Yeoant. . . . • 75,45 kilog.

Goudron 6,73

Eaux ammooiacaleB 7,34

Cas S3,94 met. cubes.

Coke tout Tenant conBommé. • . . S0,43 kilog.

D'après ces chiffres , qu'il serait bien dijOScile de réaliser dans l'industrie, le prix de revient d'un mètre cube de gaz, pour l'élément charbon, peut alors s'établir ainsi :

Consommation : 400 kilog. de houille • 9'.400

( 55^,02 de coke tout Yenanl i 3 fr. les 400 kilog. . 4^650l

ProduU : \ 6S73 de goudron 4 5 Dr. les 400 kilog 0',336V )^039

( 7^,30 d'eaux ammoniacales à 0^50 les 400 kilog. . 0^,036 j

Prise des 22»,94 de gaz 0^.378

Prix du mètre cube. 0^0465

En comptant la houille à 2%50 les 100 kilog., le prix du mètre cube de gaz devient O',0208, et le prix de vente du gaz rendu au bec est :

Élément charbon , compris une augmentation de 4 5 p. 4 00 i cause des fuites. 0^02393

Frais divers 0',08450

ImpOt et octroi 0',0SI800

Intérêt 0^04950

Total. . .\ . .'\ ..'... 0',48292

Condenseur. Le gaz , en sortant de la cornue, pgsse p|ur un tube ascendant, appelé buse montante, de 0",12 à 0",15 de diamètre , pour se rendre dans un cylindre horizontal de 0",/ii0 de diamètre, placé en avant et au-dessus du fourneau. Ce cylindre, appelé barillet ^ contient, jusqu'à un niveau déterminé, de l'eau dans laquelle la buse montante en se recourbant plonge de quelques centimètres. Le barillet est garni d'un dégorgeoir qui y maintient un niveau constant, en donnant écou* lement au goudron et à l'eau ammoniacale.

ÉCLAIRAGB. 461

En sortant du barillet, le gaz passe dans un tuyau en fonte plongé dans Peau, où se condense la vapeur entraînée par le gaz. Le condenseur étant constamment rafraîchi par un filet d'eau froide , on calcule sa surface sur. ce que 30 décimètres carrés suffisent pour condenser par minute la vapeur contenue dans 3 décimètres cubes de gaz ; ainsi , un four monté de cinq cornues chargées chacune de 68 kilog., dont la production en cinq heures serait de 90 mètres cubes, ou 300 décimètres cubes par minute , exigerait un condenseur de 30 mètres carrés de surface*

Pour éviter la solidification des sels ammoniacaux dans un tube trop long, le condenseur est souvent composé d'une série de tuyaux disposés en jeu d'orgue, et quelquefois ces tuyaux sont boulonnés sur des caisses en fonte , dans lesquelles se rendent les produits de la condensation. Ces caisses sont munies de siphons qui y maintiennent le liquide à un niveau constant; des diaphragmes plongeants obligent le gaz h suivre la série de tuyaux. Quelquefois la caisse est remplacée par un barillet à siphon. Les tubes plongent dans le liquide , et une tubulure permet au gaz de passer d'un tuyau dans le suivant Des regards, con* venableroent disposés, permettent de nettoyer facilement l'appareil.

Épuraietir. Du condenseur, le gaz passe dans l'épurateur, caisse, ordinairement en fonte, portant à sa partie supérieure et sur tout son contour extérieur une rigole contenant de l'eau dans laquelle plonge le bord du couvercle de la caisse, de manière à obtenir une fermeture hydraulique. Une^cloison verticale, également en fonte, qui s'élève du fond jusqu'à une petite distance du couvercle, divise la caisse en deux parties égales. A des distances verticales égales , on place dans chaque compartiment de la caisse trois claies en fer ou en osier, et quelquefois des plaques de tôles percées de trous. Ces claies sont soutenues par des tasseaux fixés aux parois de la caisse et de la cloison de division, et elles supportent chacune une couche de chaux éteinte pulvérulente , que le gaz est obligé de traverser, et où il se débarrasse de l'hydrogène sulfuré qu'il contient On fait arriver le gaz près du fond d'un des compartiments de la caisse , et il se dégage près du fond de l'autre , après avoir traversé six couches de chaux.

A Lille, Marseille, Arras, Bordeaux, etc., on a adopté un système méthodique qui consiste en quatre caisses semblables à celle qui vient d'être définie.' Le gaz traverse toujours trois caisses pendant que l'on charge la quatrième , et où a'soin de faire d'abord passer le gaz dans la première chargée, puis la deuxième et la troisième. Par ce moyen , on obtient facilement un gaz d'une pureté convenable pour la consommation, et avec l hectolitre de chaux vive, ûa peut épurer 600 mètres cubes de gaz. ^

Laveur. Dans quelques usines , le caz, en quittant le condenseur et avant de se rendre à l'épurateur, passe dans trois laveurs, générale-

462 DBUXI^li; fàetie.

ment en fonte» où il laisse les sels ammoniacaux et l'ammoniaque qu'il renferme encore. Comme Teau ne peut e<^lever la .totalité de ces sels, M. Mallet a fait breveter un procédé qui consiste à substituer à Teau pure remploi du chlorure de manganèse, qui est un ré^du encombrant provenant de la fabrication du chlore et des chlorures décolorants. On a soin de diviser le gaz par bulles; il suffît que la pression soit de 2 à a centimètres pour opérer Tabsorptioa ; des agitateurs empochent les dépôts de se former.

La dissolution s'extrait du premier laveur, dans lequel on fait passer le liquide du deuxième; celuinci reçoit le liquide du troisième que Ton charge d'une dissolution pure : par là, l'épuration est méthodique, de procédé rend très-propre le gaz au traitement par la chaux : ainsi , un hectolitre de chaux suffît, en employant le système méthodique à quati^ caisses, pour épurer i400 à iôOO mètres cubes de gaz.

A. défaut de chlorure de manganèse, on peut employer le sulfate de fer de basse qualité, qui ne coûte que 8 fr. les 100 kilog. à Paris, et même ô à 6 fr. s'il n'est pas cristallisé. L'idée d'employer l'acide suif urique étendu, pour priver le gaz de son ammoniac, est oubliée aujour* d'hui.

Quand le procédé de M* Mallet n'est pas usité, ce qui a généralement lieu, le gaz sortant des épurateurs à chaux passe dans une caisse entourée d'une autre concentrique ayant même fond. Le gaz arrive dans la première caisse et passe dans la seconde en traversant des fentes horizontales faites dans les parois de la première. Gomme on maintient de l'eau à un niveau supérieur à ces fentes, le gaz, pour passer dans la caisse extérieure , est obligé de traverser cette eau , où il laisse en grande partie son ammoniaque. Des petites hottes, placées k la sortie des fentes, divisent le gaz.

Depuis quelque temps, M. Mallet épure le gaz complètement en une seule opération , en plaçant sur les claies de l'épurateur un mélange humide de sulfate et d'oxyde de plomb, mélange qui se revivifie presque indéfiniment, après sa transformation sur les claies en sulfate d'ammoniaque et en sulfure de plomb. Enfin, à cause de la difficulté de se procurer du sulfate de plomb, MM. Laming et Mallet viennent de remplacer le mélange précédent par un autre composa de sciure de bois et d'oxyde de fer hydraté, qu'ils placent sur les claies au lieu de chaux, et qui absorbé l'hydrogène sulfuré après que le gaz a été privé de son ammoniaque dans le laveur.

Gazomèire. Quand le gaz est épuré, il se rend au gazomètre , dont la capacité dépend de la quantité de gaz qui doit se consommer dans un temps donné. Si , pour l'éclairage d'une ville, il faut hOOO mètres cubes de gaz en 10 heures, par exemple, et que les cornues soient chargées six fois en 24 heures , chaque charge devra produire 667 mètres cubes de gaz, et le gazomètre devra contenir quatre charges, soit 2661 mètres

cubes, h étant la hauteur du gazomètre et .d son diamètre . comme pour la splidité U ppnvieat de faire d= 2A, on aura donc, dans le cas Qui nous occupe 9

=//?ii=

9»,5d , et par suite d = 19 mètres.

Ordinairement, la hauteur h s'augmente de 0",30 à 0",60. Les gazomètres des villes de province ont ordinairement de 15 à 20 mètres de diamètre ; les plus grands de la capitale ont de 30 à 35 mètres.

Quelle que soit la dépense de gaz d'une usine , elle doit avoir au moins deux gazomètres, afin de pouvoir suffire à l'éclairage en cas d'accident ou de réparation.

Conduites. La pression strictement nécessaire pour une bonne aliînentationdes becsestdeO»,010 d'eau, et il convient qu'elle soit de0",014 à 0",0i6. 11 est à peu près impossible que. cette pression se conserve i^iformesur toute la longueur de la conduite : 1" à cause du frottement iju gaz dans la conduite; 2" à cause de la variatiop du débit sur toute la longueur de la conduite , due à la répartition et à l'allumage des b€[cs, ainsi qu'aux fuites; 3" enfin, à cause de la différence de niveau fles différents points de la conduite , d'où naît une variation de pression due à ce que la densité du gaz est moindre que celle de l'air.

Une hauteur d'air de 1 mètre correspondant h une pression d'eau de 0",0012, la densité du gaz étant à peu près de 0,55, une hauteur de' ^ mètre de gaz correspond à une pression d'eau de 0,0012x0,55 = Ç,00066. 11 e\x résulte que si la conduite va en descendant à partir de l'usine la pression du gaz , en outre de celle nécessfiire,à l'écoulement, pera de 0'",0012 — 0^,00066 =:0'°,0005Zi par mètre d'abaissement de la conduite. C'est cette considération qui doit faire placer, autant que possible, l'usine au point bas de la distribution ; on diminue ainsi la pression et par conséquent les fuites. A l'usine de la barrière d'Italie, qui dpssert les quartiers bas de l'hôtel de ville, la pression dépasse o^jOO d'eau dans les gazomètres ; aussi les fuites sont-elles considérables relativement aux autres usines. Le service de la plupart des usines de Paris ne peut être assuré, #u moment où la totalité des becs est allumée, que par une pression de 0'°,08 à. 0'°,10 d'eau dans les gazomètres ; pression qui se réduit à û"»,06 ou O'^jOS à l'origine des conduites principales.

On a reconnu par expérience que pour alimenter 2600 becs consommant 0'°%iû2b3 de gaz à l'heure, la pression étant de û'°,04 d'eau, le lUamètre du tuyau doit être de 0'°,162; d'où il résulte que ja vitesse du gaz y est de 3'",60 par seconde.

Dans une autre expérience, on a reconnu qu'un tuyau de 0%i08 de diamètre suffisait, sous la pression de 0'°»a27 d*eau, pour l'écoulement de 288 mètres cubes de gaz à l'heure.

464 DKUXlin PAITB.

Une distribution de & à 5000 becs peut se faire avec une conduite principale continue jusqu*à Pextrémlté de cr,22 à 0*,27» suivant la longueur du parcours. De cette conduite principale partent des conduites transversa les de 0*,i5 environ, et, pour les petites mes, les tuyaux ont 0*,054 ; c'est 1% diamètre qu'il convient d'employer pour amener le gaz à 30 becs d'un même établissement ; pour 6 à 8 becs, un tuyau de 0-,0i5 à 0",020 suffit.

Quoique les problèmes soient les mêmes que pour l'eau (168 et suivants), il est fort difficile de dresser des règles invariables pour fixer les diamètres des conduites de gaz. Dans des cas bien déterquinés , on peut appliquer les formules des n*" 213 et suivants ; mais généralement on doit forcer les diamètres; c'est une garantie de succès qui n'a d'autre désavantage que d'augmenter le prix.

U convient de placer les tuyaux de conduite à 1 mètre de profondeur en terre , afin, qu'ils, ne soient atteints ni par la gelée qui les brise , ni par les vibrations des voitures qui les ébranlent. .

Tuyaux, Les tuyaux employés pour conduite de gaz sont en fonte , comme pour l'eau (177 et suivants) , et en plomb pour les diamètres de 8 à 60 millimètres (179).

Depuis quelque temps, on emploie presque exclusivement à Paris, pour conduire le gaz , des tuyaux en tôle' et bitumé , imaginés par M. Gbameroy. Leur diamètre varie de O'',027 à 0",/i0. La tôle varie de 4 à 2 millimètres d'épaisseur ; cette dernière épaisseur a été reconnue suffisante pour les plus fortes conduites.

La tôle, bien décapée dans un bain acidulé , est étamée au plomb sur ses bords ; puis courbée dans un laminoir à trois cylindres , dont elle sort avec la forme et la dimension du tuyau qu'on veut fabriquer. On écarte les lèvres du tuyau, et un emporte- pièce fort ingénieux perce à la fois sur les deux bords les trous destinés aux rivets. Les trous ainsi obtenus se superposent parfaitement lorsque le tuyau vient à se refermer. Les rivets, en fer étamé, sont placés au marteau.

A l'une des extrémités du tuyau, on pratique une gorge évasée au moyen de deux cylindres en fonte portant des cannelures inverses Tune de l'autre et roulant l'une sur l'autre ; puis on soude avec soin le tuyau.

Le tuyau ainsi préparé , on coule dans la gorg« évasée de son extrémité, au moyen d'un moule intérieur en fonte soutenu par un bouchon de saMe, un écrou en métal dur in^j^dable, semblable pour sa composition à celui des caractères d'imprimerie; mais rendu un peu plus résistant par l'addition d'un* peu de cuivre rosette. A Fautre extrémité du tuyau, on coule de même, mais extérieurement, un pas de vis, de telle sorte que les tuyaux s'assemblent en se vissant l'un au bout de l'autre, mode d'assemblage supérieur à tous ceux employés jusqu'à ce jour. Le joint s'exécute rapidement au moment de la pose , et il est encore rendu plus intime au moyen d'un enduit composé d'huile et de minium.

ÉCLlIBifil. 46S

Pour fondre leaécrous des tuifaux de gros diamètre, H. Chameroy emploie un moule en Tonte brisé en trots parties qui s'enlèvent avec la plus grande racllilé après le refroidissement Avant , le moule était d'une seule plËce, et 11 ne fallait pas moins de sli hommes , agissant à l'extrémité d'un levier de 3 mètres , pour le dévisser. Jamais , sous cet effort , l'êcroa ne s'est détaché du tuyau.

Dans cet état , le tuyau est rempli d'eau au moyen d'nae presse hydraulique , et soumis à une pression de 15 atmosphères. S'il résiste , Il est goudronné ; puis on enroule autour une petite corde d'étoupe pour faciliter l'adhérencedelacouchebitumineasedont on va l'entourer. Ce bitOme , préparé avec soin dans des proportions rigoureusement déterminées, se compose de bitume, de terre calcaire, de sable, et d'un peu de résine.

Un mandrin traverse le tuyau et sert à le manceavrer sur ane table, oâ l'on étend le bitume composé sortant de la chaudière. En faisant rouler le tuyau, le bitume s'attache autour, et telle est l'adresse des ouvriers employés à ce travail , que non-seulement tons les tuyaux ont ideotiquement le même diamètre , mais que leurs poids ne varient pas «itra eux d'un 1/2 kUog.

Le tuyau reçoit alors intérieurement une couche de bitume plus fin renfermant inoiu| de matières étrangères que celui qui le couvre extérieurement Cette couche intérieure a tout le poil et le brillant du plus beau vernis.

Le prix de ces tuyaux est d'environ ùO pour 100 moins élevé que celui des tuyaux en fonte de même diamètre (page 165J. :

Compteur à gaz. l^Jig. 70 est la coupe ^'S- '"■ perpendiculaire à l'axe d'un compteur, qui

n'est autre chose qu'une espèce de roue à augets formés de tOle galvanisée, placée dans un cylindre horizontal rempli d'eau jusqu'à un niveau convenable. Le tuyau qui amène iegaz pénètre dans le cylindre par le haut d'une de ses extrémités, et vient déboucher dans l'axe de l'appareil en c. Le gaz en arrivant presse la palette a de l'auget A qu'il remplit , et fait tourner la roM. Sitôt qu'un auget est plein, mais seulement alors, il vient verser son gaz dans la partie supérieure du cylindre enveloppe , où se trouve le tuyau qui le conduit aux becs d'éclairage. Comme tout le gaz est obligé de passer dans les augets , on conçoit que connaissant la capacité des augets et le nombre de tours de la roue, on a la quantité de gaz consommé. Les aiguilles de trois cadrans fixés sur le devant dn compteur, mises en mouvement par la roue elle-môrae, Indiqueot les volumes de gaz débités.

DBCXriQB PABTfS.

Le compteur doit être monté parfaitement de nifeau , dans un endroit frais, mais protégé contre la gelée , plus bas que ¥ës becs qu'il doit desservir. Tous les mois , on doit s^assurer que Feau a conservé son niveau dans le compteur ; s^ij^y a une petite différence due à Tévaporation ou à la condensation , par des trous placés à des hauteurs couvenables et fermés par des vis, on introduit ou on retire un peu d'eau. On a soin , pendant cett^ opération , de fermer le robinet de communication avec la canalisation de Tusine.

ÉTABLISSEinurr DBS MAflUFACnnUSS IHTB8 USALOBRES.

5^3. Un décret du 15 octobre 1810 et tme ordonnance du ih janvier 1815 régissent les manufactures et ateliers dangereux, insalubres ou incommodes. Ces établissements sont divisés en trois classes, dont nous allons donner la nomenclature.

mmiu CLA88K.

ÉUMùsemenU et atéUen 0d ne peuvent être formée dan$ te voisinage de» JuUniatkms particulièree, et ptAtr lesquels il est nécessaire dese pourvoir dTune autorisation de Sa \ Majesté , accordée en conseil ^ÉUU,

(f.) flgatta CarifM 4c. «

Affinage ées matièret d'or et d'argent pn racide salforiqae , quand les gaz , dégagés pendant cette opèralion, sont renés dans Fatmosplière.

Affinage des métaux an Toarnean de MOpelle , on an ronrnean à réferbère.

Allumettes (f.) préparées aiee des poudres» ou matières détonnantes ou fulminantes.

Amidonneries.

Ammoniacaitx (f^ de sds) par la distillation des matières animales, on préparées au mojen des eaux de oondensatioii des usines d'éclairage.

Bleu de Prusse (f.) lorsqu'on n'y brûle pas la fumée et le gax hydrogène sulfuré, etc.

Bleu de Prusse (dépôu de sang destiné A la fabrication du).

Boues et immondices (dépôts de).

%oyaudiers.

Calcination d'os' d'animaux lorsqu'on n'y brttie pas la ftimée.

Gendres d'orféfres (traitement des) par le plomb.

Cendres grayélées (f.) lorsqu'on laisse répandre la fumée au dehors.

Chairs on débris d'«nliMux(dép«tfl de).

ChauTre (ronisiage du) en grand par son aéjour dans l'eau.

Cbarbon aniilial (f. on rérlTlfieation du) lorsqu'on ne brûle pas la flunée.

Cbarbon de terre (épuration dn) A vases ouTerts.

Chlorures décolorants, ealU de javelle , chlorures de chaux (f. en grand des) destinés an commerce.

Colle forte (f.).

Cordes à instruments (f.).

Cristalleries.

Cuirtf Ternis (f.).

Dégras on huile épaisse à Fnsage des tanneurs (f.).

Échaudoirs ou cuisson des débris d'animaux^ Intestins , etc.

tmaox (f.).

Encre d'imprimerie (f.).

Engrais animaux (dépôts et f.), poudrette , etc.

Ëquarrissage.

É toupilles ou amorces fulminantes (f.).

Feutres Ternis (f.).

Fourneaux (hauts). *

Goudron (faiirication et traTail du).

Graisses à feu nu (fonte des).

Huiles de lin (cuisson des).

Hdile de pied de bcBuf (f.).

Bvile de poisson (f.).

ÉTÀBLISSSXEirr DBS VAKVFAGTIttBg DITES mSALlIBUS.

Huiles de térébenthine et d'aspic (distilla-* | tion en gra^d des).

Huile rousse (f.) , extraite des créions et débris de graisse i une haute température.

Noir d'ivoire et noir d*os (f.) , lorsqu'on ne brûle pas la fumée.

Orseille (f.).

Porcheries.

Poudres fulminantes (f.). ■•

Pyro -ligneux (fabrication de Tacide), lorsque les gaz se répandent dans Tair sans être brûlés.

Résines et matières résineuses (trarail en grand des) , soit pour la fonte et l'épuration de ces matières, soit pour en extraire la térébenthine.

Rouge d'Angleterre (f.) en yases ouyerts.

Sabots (ateliers i enfumer les) , dans les-

quels il est brûlé de la eonie ou tuires

matières animales , dans Im filles.

Soufre (f. des fleurs de).

Soufre (distillation du) .

Suif (fonderie de) à feu nu.

Sulfate de cuivre (f.) , au moyen du soufre

et du grillage.

Sulfate de soude (f.) en vases ouverts. Sulfures métalliques (grillage des).

SMlfurique (f. d'acide).

Tabac (combustion des côtes de) en plein

air.

Taffetas et toiles , cirés et vernis (f.). Tourbe (carbonisation) en Tases ouverts.

Tripiers.

Tueries dans les villes dont la population

excède 40,000 Ames.

Vernis (f.)« Verreries.

La demande en autorisation des établissements de la première classe est présentée au préfet, et affichée par ton ordre dans toutes les communes, i 5 kilomètrea de rayon.

Outre cette affiche de demande, il est également procédé à des informations de com-^ modo et incommodo par un commissaire spécial.

Tout particulier est admis à présenter ses moyens d'opposition ; les maires des communes ont la même faculté.

S'il 7 a des oppositions , le conseil de préfecture donne son avis , sauf la décision da conseil d'état. S'il n'y a pas d'opposition, la permission est accordée , s'il y a lien i par le préfet, sans l'autorisation du ministre de l'intérieur.

S'il s'agit de fabrique de soude, ou si la fabrique est établie dans la ligne des douanes, le directeur général des douanes est consulté.

Outre ces formalités, la formation des fabriques de ce genre ne peut avoir lieu qu'après que les agents forestiers en résidence sur les lieux ont donné leur avis sur la question de savoir si la production des bois dans le canton , et les besoins des commnnei environnantes, permettent d'accorder la permission.

L'autorité locale indique le lieu où les manufactures et ateliers compris dans la première classe peuvent s'établir, et exprime sa distance des maisons particulières. Tout individu qui fait des constructions dans le voisinage de ces manufactures et ateliers , après que la formation en a été permise , n'est plus admis à en solliciter l'èloignement.

La demande en autorisation est présentée sous forme de pétition respectueuse ; elle contient les noms, titres et professions du requérant, la désignation bien précise do lieu où sera située l'usine, la nature des opérations qu'on y pratiquera et l'indication des moyens par lesquels on se propose d'éviter les inconvénients , afln que l'administration puisse juger si le lieu projeté pour édifier l'usine est suffisamment éloigné des habitations. Les indications de toute nature doivent être sincères et assez explicites; agir autrement, ce serait s'exposer i voir la reqiftte rejetée , et i voir surgir de bien graves difficultés ultérieures.

A la demande doivent être joints deux exemplaires d'un plan indiquant l'ensemble des appareils y la disposition des i^eliers et leur distance aux habitations voisines.

BIUXlftlfB PAVTIV.

DEUXIÈMB (ÏIASSB.

ÉtaUiêsemenU et ateliers dont Véloignemeni des habitations n*est pa» rigoureusement nécessaire ; mais dont il importe néanmoins de ne permettre la formation qu*après avoir acquis la certitude que les opérations qu*on y pratique sont exécutées de manière à ne pas incommoder les propriétaires du voisinage , ni à leur causer des dommages»

Acier (f.).

Affinage det matières d'or et d'argent par Tacide aulfurique, quand les gaz, dégagés pendant celle opération, sont condensés.

Battoirs à écorce dans les Tilles.

Bitumes , asphaltes (ateliers pour la foate et la préparation des).

Blanc de baleine (raffineries de].

Blanc de plomb ou de céruse (f.).

Blanchiment des fils et tissas par le chlore et Tacide sulfureux, gazeux ou liquide.

Bien de Prusse (f.) lorsqu'elles brûlent leur fumée et le gaz hydrogène sulfuré.

Baanderie des blMchisseiirs de profession et les lavoirs qui en dépendent , quand ils n'ont pas an écoulement constant de leurs eaux.

Calcina tion d'os d'animaux lorsque la fumée est brûlée.

Carbonisation du bois A l'air libre ou en rases clos, lorsqu'elle se pratique dans des établissements permanents, et ailleurs que dans les bois et forêts, ou en rase campagne.

Carton (f.].

Cendres d'orfèvres (traitement des) par le mercure et la distillation des amalgames.

Cendres gravelécs (f.) lorsqu'on brûle la fumée, etc.

Ghamoiseurs.

Chandelles (f.).

Chapeaux (f.).

Charbon animal (fabrication ou réviviflcation du) lorsque la fumée est brûlée.

Charbon de bois (dépôts de) dans Paris.

Châtaignes (dessiccation des).

Chaux (fours à) permanents.

Chiffonniers.

Chiore(f.).

Chlorures décolorants, eau de Javelle, chlorure de chaux (f.) , quand ces produits sontemployésdansTélablissementmémc, ou que la production ne dépasse pas 300 kilog. par jour.

Chromatc dȔ potasse (f.).

Chrysalides (dépôts de).

Cire à cacheter (f.).

Colle de peau de lapin (f.}.

Corroyenrs, *

Couverturiers.

'Cuirs verts (dépôts de).

Cuivre (fonte et laminage du).

Cuivre (dérochage du) par l'acide nitrique.

Distilleries d'eaux-de-vie et liqueurs.

Ëtain (f. de sels d').

Faïence (f.).

Feutre goudronnée propre ao doublage des navires (f.).

Fonderies au cubilot.

Fondeurs en grand au fourneau à réverbère.

Forges de grosses oeuvres, où l'on fait ■«Itge de moyens mécaniques pour mouvoir, soit les marteaux, soit les masses soumises au travail.

Fours A cuire les cailloux destinés A la fabrication 4is émMt.

Galons et tissus d'or et d'argent (brûleries en grand des}.

Gaz d'éclairage (ateliers de).

Harengs (saurage des).

Hongroyeurs. ,

Huiles essentielles (dépôts d').

Huiles (extraction des huiles et autres corps gras contenus dans les eaux savonneuses des fabriques).

Huiles (épurations en grand des) au moyen de l'acide sulfurique.

Hydrochlorique (f. d'acide) en vases clos.

Lard (ateliers A enfumer le).

Maroquiniers.

Hégissiers.

Morues (dépôts de).

Moulins A broyer le plâtre, la chaux et les cailloux.

TMoulins A farine dans les villes.

Kitrique (f. de l'acide) , eau forte , par la décomposition du nitre, au moyen de l'acide sulfurique, dans l'appareil de Woolf.

Noir de fumée (f.).

Koir d'ivoire et noir d'os (f.) lorsqu'on brûle la fumée.

CTABUS8EMBNT DES MAIfUFiGTUllBS DITB8 mSALUBllS.

Koir minéral (carbonisalioo et préparation

des schistes bilumineux pour fabriquer

le).

Os (blanetitmeot des) pour les bouton-

fiiers.

Papier (f.). Parcbemioiers.

Phosphore (f.).

Pipes (f.).

Plâtre (fours à) permanents, plomb (fonte et laminage du).

Poêles et fourneaux en faïence et terre

Guite (f.)* Porcelaine (f.).

Pyro-ligneux (f. de toutes les combinaisons

de l'acide) arec le fer, le plomb ou la

soude, nouge d'Angleterre (f.) en Tases clos.

Salaisons (dépôts de).

Secrétage des peaux ou poils de lierre et

de lapin.

Soufre (fusion do) pour l'épurer et l« couler en canons.

Suere (raffineries de).

Sttif (fonderies de) au baln-marie ou à U ' Tapeur.

Sulfate de soude (f. du) en yases clos.

Sulfates de fer et de ilnc (f.) par la dissolution des mélauK dans l'acide sulfurique.

Sulfures métalliques (grillage des) dana des appareils propres i reeueillir le soufre et à utiliser l'acide salfuteux qui se dégage.

Tabac (f.).

Tabatières en carton (f.).

Tanneries.

Tôle Ternie (f.).

Tourbe (carbonisation de la) en Tases clos*

Tuileries et briqueteries.

Vernis à l'csprit-do-Tin (f.).

Zinc (usines à laminer le).

Les formalités pour parrenir à l'autorisation sont les mêmes aujourd'hui pour les usines de seconde classe que de première; seulement, Tinstmction d^la demande esl plus sommaire et moins minutieuse, tout en suiTsnt les mêmes phases.

TEOISIÉMB CLASSE.

Jèiabliêsements et atelitm qui4feu9eiU rester sans inconvénieni auprès des habitations particulières , et pour la formation desquels il est néanmoins nécessaire de se munir iune permission du préfet , qui prend préalablement Vavis du maire et de la poUct locale.

Les réclamations qui peuTent STOir lieu contre la décision prise sont Jugées en eoaseil de préfecture.

Acétate de plomb, sel de Saturne (f.).

Acétique (f. d'acide).

Ammoniaque ou alcali TOlalil (fabrication

en grand de 1').

Ardoises artificielles et mastics dlTers (f.). Battage en grand et journalier de la laine

et de la bourre.

Batteurs d'or et d'argent.

Blanchiment par les chlorures alcalins.

Blauc d'Espagne (f.).

Bois doré (brûleries de).

Borax (raffinage du). Bougies (f.).

Boutons métalliques (f.).

Briqueteries ne faisant qu'une seule fournée

en plein air, méthode flamande.

Briquets phospboriques et oxygénés (f .). Buanderie des blanchisseurs de profession

et les laToirs qui en dépendent quand les

eaux onl un écoulement oonitant.

Camphre (raffinage du).

Caractères d'imprimerie (fonderies de).

Carbonate de soude (f.).

Cendres (lareurs de).

Cendres bleues et autres précipités du eulTre (f.).

Chantiers et dépôts de bois à brûler et de charbon de bois dans les Tilles.

Chaux (fours à) ne traTailiant pas plus d'un mois par année.

Cbicorée-eafé (f.).

Chromate de plomb (f.).

Ciriers. *

Colles de parcbemin et d'amidon (f.).

Corne (travail de la) pour la réduire en feuilles.

I>égrai88eurs.

Doreurs sur métaux.

Eau seconde (f.), alcali caustique en dissolution des peintres en bâUment,

DEUXIÈMB PARTIS.

Ëcbaudoirs dans lesquels on traite les animaux pour séparer le poil de la peau.

Encre é écrire (f.).

Engraissage des oies (établissement en. grand pour 1').

Essayeurs. ■

Étain (f. de feuilles d'}. ' *

Féculeries.

Fer-blanc (C).

Fondeurs au creuset. ,•

Fromages (dépôts de).

Gélatine (f.).

Glaces (étamage des).

Grillage des tissus de coton par le gu (atelier de).

Laques (f. de).

Layoirs à laine (établissement des).

Lustrage des peaux.

Moulins à huile.

Mitre ou salpêtre (fabrication et raff. du).

Ocre jaune (calcination de V) pour le convertir en ocre rouge.

Papiers peints (f.).

PUtre (fours à) ne trayalUant pas plus d'un mois par an.

Plomb de cbasse (f.). <

Potasse (f.).

Potiers d*étain*

Potiers de terre.

Sabots (ateliers à enfumer les).

Savonneries.

Sel (raf&nen^^de).

lull

ulfate de curfre (f.) par voie humide.

Sulfate de potasse (raffinage du).

Sulfate éê fer et d'alumine; extraction de tj ces sels des matériaux qui les contiennent tout formés , et transformation du sulfate d'alumine en alun.

Strop de fécule (extraction da).

Tartre (raffinage du).

Teinturiers.

Toiles peintes (ateliers de),

Tréfileries.

Tueries dans les communes dont la population est au-dessous de 40,000 habitants.

Vacheries dans les TiTle^ ào^ la population excède 5,000 habitants.

Vert-de-gris et yerdet (f.).

Viandes (salaison et préparation des).

Vinaigre (f,).

L'accomplissement des formalités firescrites pour l'établissement ,des manufactures comprises dans ces trois classes, ne dispensa pas de celles qui sont prescrites pour la formation des établissements qui sont placés dans le rayon des douanes ou sur une rivière , qu'elle soit navigable ou non.

Les attributions données aux préfets , relativement à la formation des établissements dangereux, insalubres ou incommodes, sont exercées par le préièt de police dans toute l'étendue du département de la Seine, et dans les communes de Saint-Gloud, deMçudoii et de Sèvres , du département de Seine-et-Oise.

lladunes ^ Ttpeiir.

3^4. Dénomiriation des meushines à vapeur»

Machine sans détente ni condensation. Ce sont I6S machines dans lesquelles la vapeur agit à pleine pression pendant toute la course du piston , et où elle sq dégage librement dans Tatmosphère après son action.

Machines à condensation sans détente. Ce sont les machines dans lesquelles la vapeur agit à pleine pression pend^^nt toute }a course du piston ; mais où elle se condense après son action, de manière à former un vide plus ou moins parfait derrière le piston.

Machines à détente sans eondensaiion* Ce sont lea marines dans lesquQll^s la vapeur n*agit h pleine pression que pendant une partie de U CpursÊ du pisiton , pour agir peulement en se détendant pendant 1« reste de la course , et dans lesquelles la vapeur se dégage librement dans Tatmosphère après son aQtioq.

Machines à détente et à condensation. Ce sont les machines dans lesquelles la vapeur agit à pleine pression pendant une portion de la course du piston et par détente pendant Tautre portion , et dans lesquelles la vapeur se condense après son action.

Les machines à vapeur prennent encore les dénominations de :

Machines à basse pression. Ce sont les machines dans lesquelles la pression absolue de la vapeur dans la chaudière est inférieure à 2 atmosphères (313).

Machines à moyenne pression. Ce sent les machines où la pression absolue de la vapeur dans la chaudière varie de 2 à /i atmosphères.

Machines à haute pression. Ce sont celles où la pression absolue de la vapeur dans la chaudière dépasse U atmosphères. En Amérique, cette pression absolue est portée quelquefois à 10 et jusqu'à 12 atmosphères.

Une machiiîe à vapeur est dite à simple effets quand la vapeur

n'agit que sur une seule face du piston, et à double effet quand les deux faces du piston sont alternativement pressées par la vapeur.

Dans Tindustrie, on désigne aussi les machines à vapeur par le nom de leurs inventeurs; mais alor^ on désigne plutôt un mode d'agencement de pièces imaginé par l*toventeur, que le mode d'emploi de la vapeur.

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