‹ Formules, tables et renseignements pratiques:Chapitre 195 sur 328 · ÎO · texte numérisé non relu

ÎO

àÊÊBama

Extrait de l^ordorhauge nu 23 mai 18/!id relative atex bateavs à vapeur qui naviguent sur les fleuveê et rivières (312).

590. Autorisation de navigation^ Aucun bateau à vapeur ne peut naviguer sur les fleuves et rivières sans un permis de navigation. La demande de ce permis est adressée par le propriétaire du bateau au préfet du département où se trouve le point dé départ Dans cette demande le propriétaire fait connaître :

1* Le nom du bal«tavi|

V* Ses principales dimensions, son tirant d'eau i Tide (383), et sa charge maximnm

exprimée en tonneaui de 1000 kilogrammes; 3« La force de l'appareil Moteur, etprimée en chetaiix-Tapéar (36) ; 4* La pression, ètaluèeen atmosphères et fracttOfi décimale d'atmosphère ^ sont laqueUe

l'appareil fonctionnera ; 5** La forme de la chaudière, le serylce auquel le bateau est destiné, et les points de

départ, de stationnement et d'arrivée; &^ Le nombre maximum des passagers qui t)ourront être reçus dans le bateau.

Un dessin géométrique de la chaudière est Joint à la denfande*

La dematide de permis est envoyée par I€ préfet & la eomtiiisslon de surveillance instituée dans le département, et de laquelle les ingénieurs des mines et des ponts et chaussées font partie. Cette comiilii^siori vjsite le bàtPàû , afin de s'âsJjuf er s'il OBVe totitës les gafriititiesr de solidité et s*il n'oflFï*e aucun danger d'explosion ou d'incendié. Apr^s cette visite , la commission assiste à un essai du bateau à vapeur, afin de s'assurer si le moteur a une force suffisante pour Ife service auquel 11 est destiné. Elle constate la hauteur des eaux lors de l'essai , lé tirant d'eau , la vitesse du bateau en montant et en descendant, les divers degrés de

tension de la vapeiir dans la chaudière pendant la marche du bateau. La commission dresse procès-verbal de sa visite et de son essai , en proposant les conditions auxquelles le permis peut être délivré, ou en exposant les motifs pour lesquels elle juge qu'il est convenable de surseoir à la délivrance du permis ou même de le refuser. D'après le procèsverbal de la commission , le préfet refuse ou délivre le permis, qui contient toutes les mesures d'ordre et de sûreté. Ce permis n'est valable que pour un an , et à chaque renouvellement ia commission est consultée.

Si le bateau a été muni de son appareil moteur et mis en état de naviguer dans un département autre que celui où il doit entrer en service, le propriétaire doit obtenir du préfet du premier de ces départements une autorisation provisoire de navigation pour faire arriver le bateau au lieu de sa destination. La commission de surveillance est consultée sur la demande. L'autorisation provisoire ne dispense pas le propriétaire du bateau de l'obligation d'obteair un permis définitif de navigation lorsque ce bateau est arrivé au lieu de sa destination.

400. Epreuves des chaudières à vapeur, Epaissew de ces chaudières. Le fabricant ne peut livrer aucune machine à vapeur sans qu'elle ait subi les épreuves prescrites ci-après :

Les chaudières à vapeur, leurs tubes bouilleurs et les réservoirs à vapeur, les cylindres en fonte des machines à vapeur et les enveloppes en fonte de ces cylindres ne peuvent être établis à bord des bateaux, sans avoir été préalablement soumis par les ingénieurs des mines , ou , à leur défaut, par les ingénieurs des ponts et chaussées, à une pression triple de la pression effective n — 1 de la vapeur dans la chaudière (313) ; cette épreuve s'opère, comme pour les machines fixes, à l'aide d'une pompe de pression (316).

Les chaudières qui ont des faces planes sont dispensées de l'épreuve , mais sous la condition que la force élastique de la vapeur ne s'élèvera pas dans la chaudière à plus d'une atmosphère et demie.

Ces épreuves sont faites à la fabrique , par ordre du préfet , sur la déclaration du fabricant Elles sont renouvelées après l'installation dans les mêmes circonstances que pour les machines fixes (314) , et pendant la marche, si la commission de surveillance le juge à propos, ou si les chaudières ou autres pièces ont subi des changements notables (les propriétaires sont tenus de donner connaissance de ces changements au préfet).

Les machines venant de l'étranger sont pourvues des mémeifappareils de sûreté que les machines d'origine française, et subissent les mômes épreuves. Ces épreuves sont faites au lieu désigné par le destinataire dans la déclaration qu'il doit faire à l'Importation.

L'usage des chaudières et des tubes bouilleurs en fonte est prohibé sur les bateaux.

BATBÀUX À VAPECH. 525

L'épaisseur des chaudières cylindriques en tôle ou en cuivre laminé se règle comme pour les chaudières fixes (313).

Les chaudières, tubes bouilleurs, réservoirs à vapeur, et les cylindres en fonte ainsi que leurs enveloppes en fonte doivent, comme pour les machines fixes, porter un timbre apparent indiquant la pression absolue n de. la vapeur dans la chaudière (313).

401, Soupapes de sûreté» Chaque chaudière porte deux soupapes, disposées et chargées comme pour les machines fixes. Leur diamètre et répaîsseur de leur rebord se règlent également comme au n" 316.

11 est de plus adapté à la partie supérieure des chaudières à faces planes, une soupape atmosphérique, c'est-à-dire une soupape s'ouvrant du dehors au dedans.

Les propriétaires de bateaux à vapeur sont tenus d'adapter aux machines et chaudières employées dans ces bateaux les appareils de sûreté qui pourraient être découverts par la suite , et qui seraient prescrits par des règlements d'administration publique.

402. Manomètres, Toute chaudière à vapeur est munie d'un manomètre gradué et disposé comme pour les machines fixes (317).

Le manomètre à air libre n'est exigé que pour des pressions effectives ne dépassant pas 2 atmosphères (au-dessus de cette limite il devient embarrassant de le disposer sur le bateau).

405. Alimeniation des chaudières à vapeur^ et indicateurs du ni" veau de Veau dans les chaudières. Chaque chaudière est munie d'une pompe alimentaire bien construite et en bon état d'entretien. Indépendamment de cette pompe , mise en mouvement par la machine motrice du bateau, chaque chaudière est pourvue d'une autre pompe pouvant fonctionner, soit à l'aide d'une machine particulière, soit à bras d'hommes, et destinée à alimenter la chaudière, s'il en est besoin, lorsque la machine motrice du bateau ne fonctionne pas.

Le niveau habituel de l'eau dans la chaudière est le même que pour les chaudières fixes (318) , et il est également indiqué à l'extérieur par une ligne apparente.

Il est adapté à chaque chaudière : 1*» deux tubes indicateurs en verre, qui sont placés un à chaque côté de la face antérieure de la chaudière ; 2* l'un des deux appareils suivants, savoir : un flotteur d'une mobilité suffisante; des robinets indicateurs, convenablement placés à des niveaux différents. Les appareils indicateurs sont, dans tous les cas, disposés de manière à être en vue du chauffeur.

Si plusieurs chaudières sont établies dans un bateau, elles ne peuvent être mises en communication que par les parties toujours occupées par la vapeur, et cette communication est disposée de manière que les chaudières puissent, au besoin, être rendues indépendantes les unes des autres. Dans tous les cas, chaque chaudière est alimentée séparément et munie de tous les appareils de sûreté.

1^36 TROIgliME PÂftTU.

404. EmplacemerU des appareils moteurs. Cet emplacemeat doit être assez grand pour qu'on puisse faire le service des chaudières et visiter toutes les parties des appareils, Cet emplacement e^t séparé des salles des passagers par des cloisons en planches très-so)idement construites, ^t entièrement revêtues d'une doublure en tôle, à recouvrement, d^un millimètre d'épaisseur au moins.

40â. De V installation des bateaux à vapeur^ des agrès, des apparaux et des équipages. Le pont est garni de garde-corps d'une hauteur suffisante pour la sûreté des voyageurs ; toutes les ouvertures pratiquées au-dessus des machines et des chaudières, qui ne sont pas habituellement fermées par un panneau plein, sont munies d'un grillage en fer ou en bois.

De chaque côté du bateau se trouve placé un escalier d'embarquement (en bois ou en fer), avec une rampe ou une corde à nœuds solide- «ment fixée.

Les tambours qui , de chaque côté du barteau , enveloppent les roues motrices , sont munis d'une défense en fer, descendant asse^ près de la surface de Teau pour empêcher les embarcations de s'engager dans les palettes des roues.

Lorsque la cheminée est mobile , et qu'elle ne se trouve pas disposée de manière à être en équilibre sur son axe de rotation dans toutes les positions, il est établi, sur le pont du bateau, un support suffisamment élevé pour arrêter la cheminée en cas de chute , et prévenir tout accident.

La ligne de flottaison indiquant le maximum du chargement est tracée d'une manière apparente sur le pourtour entier de 1^ carène, d'après les points de repère déterminés par le permis de navigation.

Le nom du bateau est insprit en gros caractères sur chacun de ses côtés.

Dans chaque bateau se trouvent :

4<* Deux ancres au moins pouvant être jelées iromédialement ;

$0 Un canol à la Iratne ou suspendu à des palans , de manière à pouvoir être au besoin

mis immédialemeni à l'eau. Les dimensions de ce canot sont déterminées par le

préfet; d'après l'avis de la commission de surveillance; 3"* Une bouée de sauvetage en liège , suspendue souç l'arrière ; 4" Une hache en bon état, à portée du limonier; 6" Une cloche pour donner les avertissements nécessaires; 6" Une botte fumigatoire pour ad.i.inislrer des secours aux asphyxiés; 7** Des manomètres (\e rechange, ainsi que des tubes indicateurs de rechange.

Si le bateau est exposé à être poussé accidentellement à la mer, il est muni des cartes et des instruments nautiques nécessaires à cette navigation.

Indépendamment du capitaine, maître ou timonier, et des matelots

BITSAUX À VAPBUR. 597

OU mariniers formaot l'équipage, il y a à bord de chaque bateau un mé* oanicien et autant de chauffeurs que Tappareil moteur Teiige.

Nul ne peut être employé en qualité de capitaine ou de mécanicien, s'il ne produit des certificats de capacité délivrés dans les formes déterminées par notre ministre des travaux publics.

406. Mesures diverses concernant le service des bateaux à vapeur* Dans toutes les localités où cela est possible, il est assigné à chaque bateau à vapeur^ un lieu de stationnement distinct de celui des autres bateaux. En cas de concurrence , les heures de départ sont réglées par le préfet.

Aucun bateau à vapeur ne doit quitter le point de départ et les lieux de stationnement pendant la nuit, ni en temps de brouillard, de glaces ou de débordements, à moins d'une permission spéciale délivrée par Tautorité chargée de la police locale. Tout bateau à vapeur naviguant pendant la nuit tient constamment allumés deux fanaux placés, Tun à Tavant, Tautre à l'arrière . Ces deux fanaux sont à verres blancs lorsque le bateau descend , et à verres rouges lorsqu'il remonte. En cas de brouillard, le capitaine fait tinter continuellement la cloche du bateau pour éviter les abordages,

Si deux bateaux à vapeur, marchant en sens inverse, viennent à se rencontrer, le bateau descendant ralentit son mouvement, et chaque bateau serre le chenal de navigation à sa droite. Si les dimensions de ce chenal sont telles qu'il ne reste pas entre les parties les plus saillantes des bateaux un intervalle libre de Ix mètres au moins, le bateau qui remonte s'arrête et attend, pour reprendre sa route, que celui qui descend ait doublé le passage. Dans les rivières à marée, le bateau qui vient avec le flot est censé descendre.

Si la rencontre a lieu entre deux bateaux à vapeur marohaut dans la même direction , celui qui est en avant serre le chenal de navigation à sa droite; celui qui est derrière , le chenal à sa gauche.

Si les dimensions du chenal ne permettent pas le passage de deui bateaux, le bateau qui est en arrière ralentit son mouvement, et attend que la passe soit passée pour reprendre toute sa vitesse. Des arrêtés du préfet désignent les passes où il est interdit aux bateaux à vapeur de se croiser ou de se dépasser.

Les capitaines des bateaux à vapeur peuvent prendre on déposer en route des voyageurs ou des marchandises, qui sont transportés dans des batelets ; mais ils doivent faire arrêter l'appareil moteur du bateau, afin que les batelets puissent accoster sans danger. Ces batelets, avant d'aborder, sont amarrés au bateau à vapeur, et celui-ci ne doit continuer sa navigation que lorsqu'ils ont été poussés au large.

Pour chaque localité, un arrêté du préfet détermine les conditions de solidité et de stabilité des batelets destinés au service d'embarquement et de débarquement des passagers , le nombre des personnes que

ces batelets peuvent recevoir, et le nombA des mariniers nécessaires pour les conduire. Le maire de la commune délivre les permis de service après s'être préalablement assuré que les batelets sont conformes aux dispositions de sûreté prescrites, et que les mariniers remplissait les conditions exigées par Fart. 47 de la loi du 6 frimaire an V((; c'està-dire que ces mariniers doivent être muifis de certificats des commissaires civils de la marine dans les lieux où ces sortes d'emplois sont établis, ou de l'attestât ion de quatre anciens mariniers conducteurs, donnée devant l'administration municipale dans les autres lieux.

Sur les points où le service des batelets serait dan^reux, les préfets peuvent en interdire l'usage. ?

407. Conduite du feu et des appareils moteurs. Le mécanicien, sons l'autorité du capitaine , préside à ia mise en feu avant le départt il entretient toutes les parties de l'appareil moteur; il s'assure qu'elles fonctionnent bien et que les chauffeurs sont en état de. bien faire leur service, i^endant le voyage , il dirige les chauffeurs et s'occupe constamment de la conduite de la machine.

Il est tenu, à bord de chaque bateau, un registre dont toutes les pages sont cotées et parafées par le maire de la commune où est le siège de Tentreprise, et sur lequel le mécanicien inscrit d'heure en heure :

4o La hauteur du inanomèlre;

2"* La hauteur de Tcau dans la chaudière, relatif ement à la ligne d*eau (403);

3" Le lieu où se trouve le bateau.

A la fin de chaque voyage , le mécanicien signe ces indications dont il certifie l'exactitude.

H est défendu aux propriétaires de bateaux à vapeur et à leurs agents de faire fonctionner les appareils moteurs sous une pression supérieure à celle déterminée dans le permis de navigation, et de rien faire qui puisse détruire ou diminuer l'efficacité des moyens de sûreté dont ces appareils sont pourvus.

408. Dispositions relatives aiix passagers. 11 est défendu de laisser aucun passager s'introduire dans l'emplacement de l'appareil moteur.

Indépendamment du registre du mécanicien (407) , il est ouvert dans chaque bateau à vapeur un autre registre dont toutes les pages sont cotées et parafées de la même manière , et sur lequel les passagers ont la faculté de consigner leurs observations , en ce qui pourrait concerner le départ , la marche et la manœuvre du bateau, les avaries ou accidents quelconques , et la conduite de l'équipage : ces observations doivent être signées par les passagers qui les font Le capitaine peut également consigner sur ce registre les observations qu'il jugerait convenable, ainsi que tous les faits qu'il lui paraîtrait important de faire attester par les passagers.

lATBÀITX À TÀPXUft. 520

Dans chaque salle où se tiennent les passagers, il est aiBché une copie du permis de navigation et un tableau indiquant :

40 La darée moyeDne^es Toyages, tant eu montant qu'en deieendant, et en ayant

égard i la hauteur des eaux; S^ La durée des stationnements | 3*" Le nombre maximum des pasMgers ;

4* La faculté qu'ils ont de consigner les obserrations sur le registre ouTert à eet eflbt ; 50 Le* tarif des places.

Les propriétaires de bateaux à vapeur sont tenus de recevoir & bord et de transporter gratuitement les Inspecteurs de la navigation, gardes de rivières , on autres agents qui seraient chargés spécialement de la 'police et de la surveillance de ces bateaux.

tir

'■tUV

QVAlklIlèllllS PARTIE.

Chettuns de fet«

ilM. Ctntp âœit historiqiLê» C'est en 1682 qu'on a construit, aui environs â6 N&Wcastle, pour le trânspoH ù0 1& iwAiiUe, les premières lignes de l'til-tvâjrs , mai» ies rails éUiient en bojâ ; vers i738, on les fit en fonte , et ce n'est qu'en iS05 que Vwx coiltinença à les faire en fer iiiailéable. Les Wagon& étaient remorqués par deâ chevaux» et ce n'est guère que depuis rinvention de la macliiAe locomotive, que les chemins de fer ont commencé à croître en ln^)ortance. C'est à Mieolas-Joseph Gugnot, né à Mets en 1725^ iiue l'on d&it les premiers estais tentés pour appliquer au mouvement des voitures la force élastique de la vapeur. Vers 1770, cet ingénieur construisit une peti^voiture q^ie faisait mouvoir la seule force de la vapeur.

Depuis à peu près cinquante ans, M. StephénsOn construit des ma-» Chines locomotives ; mais elles ne parcoièraien^ que quatre lieues à l'heure. En 1826, M. Séguin imagina la chaudière tubulaire, dont M. stephenson produisit, en 1828, le tirage par lejet de vapeur. Depuis cette époque, les locomotives exécutées, eoitpar ce dernier, soit par tous les autres constructeurs, ont marché avec une vitesse de 15, 18 et Jusqu'à 25 lieues à Theure. Depuis 1828 j on n^à guère apporté aux lo-» comotives que des perfectionnements de détails, mais qui ont eu cependant une influence bien sensible, soit sur la régularité de la marche « boit sur l'économie du combustiUe.

Les essais faits jusqu'à ce Jour sur les chemins de fer atmosphériques ne permettent pas d'espérer que, sauf quelques cas exceptionnels, ce Système remplacera l'ancien, à moins qu'on n'y apporte de nouveaux perfectionnements.

410. Division des chemins d^fer. Afin de diminuer le tirage des voitures et d'accélérer la vitesse de transport, on construit des chemins en pierre, en bois et en fer. Ces derniers, qui sont les plus importants, se divisent en chemins de fer de premier et de second ordre. Ceux de premier ordre sont les chemins de fer permanents que Ton construit

QniTKlftKB PÀITIB.

anjottrd'hol pour les tp^ndea lignes de commanlcatipn ; Us sont destinéa au transport, soit des marchandises, soit des voyageurs. Ceux de second ordre, par lesquels a commencé l'usage de ce genre de voies, ae soDtque tempondres; on ne les établit guère que dans les usines ou dans les magasins, ponr 7 faciliter te trauqpo^ des matières premières et des produits fabriqués , du des marchandises.

411. Chemin de/er de service ou de fécond ordre. Les chemins de fer de second ordre sont simplement formés de deux lignes de barrée de fer plates de k mètres cle longueur, placées' de champ, et reposant sur des traverses en bois de 0",16 à 0~,S0 d'équarrissage. Les barres de fer sont fixées, à l'aide de coins en bois, dans des entailles que portent les traverses; l'ëcartement de ces traverses est de l mètre. Quelquefois les barres de fer sont carrées , et on les fixe sur les traverses en bois au moyen de clous ou de vis & tête noyée. Les barres de fer sont quelquefols posées à plat sur deux lignes de madriers en bois de 0',16 à O^ao d'équarrissage , sur lesquelles elles sont fixées de distance en distance par des clous ou des vis & tète Avisée. Cest sur ces deux lignes de barres de fer que roulent les roues des wagons. Ces chemins n'offrent Jamais une grande solidité, aussi ne les construit-on que pour des communications de peu d'Importance.

TABLEAU itn àimmiont moyewnt* de qutiguef raSt dediemiiu dtttrvltx.

DE8KNAT10N

du

DiUEnsioit

Pool-canil de Uigotn. .

Ponl-c.n.1 dg rallier. .

LeedlelSBlby.'. '. '. '.

o.oits e.030

350D ÏSOO 60OO

van, nr l<»(ri».

TriTuoi do Cherboorg.

Canal de Bourgogne. ,

Depuisquelques années, on construit des chemins économiques pour le transport des voyageurs 4 de petites distances ; ces chemins ont pris naissance en Amérique, et on vient d'en établir un entre Paris et Saint- Cloud. Les rails sont creusés en gorge \ la partie supérieure , et cette gorge guide les rebords des roues. Les rails ont 6 mètres de longueur ; ils pèsent 18,60 à 20 kilog. le mètre courant, et 14 chevilles les fixent sur des longrines reposant sur des traverses. Sons les jointe des •

fiTABLlSSBlISRT DB LÀ TODS. 533

rails, on place desplaques en fer de O'^ô de longueur» O'*,0A2 de largeur et 0",01 d'épaisseur. Ces voies sont placées au niveau du sol sur les bas côtés de la route. Les rampes sont habituellement inférieures à O^Ol ; mais pour Aranchir de petits espaces de 20 à 30 métros, elles atteignent parfois C^OG à 0^,08. Les courbes ont 50 mètres de rayon et au-dessus. Les bois ont généralement 2 mètres de long, C^IO de large et 0",15 de haut Les axes des rails sont espacés de 1",5A. Ce chemin a coûté 27000 fr. le kilomètre. Deux chevaux traînent une voiture con* tenant environ 50 personnes à la vitesse de 15 à 16 kilomètres à Theure {Nouvelles Annales de la construction).

Page 1