tM
Une beiei cornes nourrie en rt-rt une partie de Tannée, y compris Feau nécessaire au pansement et au nettovage des etable?
Les moulons, qui pâturent une partie de l'année et refoifeni BOurenl des racines en hiver, tout compris. . .
Les porcs, qui consomment en partie en boisson les eaux du ménage domestique, pearent être abreuvés et neliofés (par tête) arec. •
A l'aide de ce tableau, on déterminera facilement la quantité d'eau nécessaire aux besoins d'une ferme quelconque (180).
MAT&RIAUl EMPLOYÉS DANS LES GOHSTMGTKHfS.
SIS. Division géologique des terrains. Avant de commencer Tétude des matériaux employés dans les constructions, nous croyons convenable de donner la classification des terrains composant Técorce minérale du globe, afin d^être guidé dans la recherche des gisements de ces matériaux.
Série des diviêiona de terrains admises atijourd^hui par les géologues, avec les indtcof lions des principales roches qui les composent et le système de soulèvement gui le$ caractérise. Les formations sont rangées dans l'ordre descendant, c'est-à-dire en •Mnmen^'nt par les plus modernes.
l»" CROUPE. — Formatioi coiteaporaiie.
Terrains d'alluvion qui remplissent les rallées
des fleuves.
Volcans modernes éteints et brûlants. Les grands
TOlcans des Andes ont été soulerés pendant
cette période.
MÀTtRUUX SMPLOTiS DANS tEB CONSTRUCTIONS.
ta
f a« GROUPE. — Temli teniaire snptriev.
Î Couches de sables et allavioos anciennes, tuf A ossements Tosailes. Les éruptions de trachytes et de basaltes correspoudenl en grande partie A celle époque.
^ ClOiPB. — TeniiB tertiiin moya.
( Calcaire d'eau douce avec neulières ; eonlitflit
Système des Alpes occidentales, . j souvent des ligniies.
vGrès de Fontainebleau.
k« dOUPE. — Tcrraii tertiain tifèrleiir.
Stfitime des Ue$ de Corse et rfef"?»'-"^^^^^ «yPf » otsemeUls de mammiftril.
Sardaigne Calcaire grossier.
^ v Argile plastique a?ec lignites.
5« GROUPE. — Temii crétacé sopérleir.
Systhne de la chaîne des Pyrénées ik%%\%Q calcaire puissante, appelée la cruie^ et de celle des Apennins. . . . ( avec interposition de couches de silex.
6e GROUPE. — Terrali créucé iiTérteir.
Système du mont Fiao,
Grès tuffeau de la Touraine.
Grès ordinairement verdâtre, ce qui lui a AU
donner le nom de yrès vert.
Sables Terrugineux.
> GROUPE. — Terrain ]iirassl(|ae.
is g-
Système de la €6ie-^Or,. . .
/ Couches calcaires , plus on meini compactes et marneuses, alternant avec des couches d'argile. On les divise en plusieurs étages. é ,\ Les étages supérieurs portent le nom de #«1caire oolithique. L'étage inférieur est appelé lias.
Grès inférieur ou lioM.
S« GROUPE. -> Terrali de nias.
Marnes de couleurs . variées , qu'on appelle marnes irisées^ renfermant souvent des amas de gypse et de sel gemme.
Système de Tfmringerwald» . . .(Calcaire très^coquillier, auquel on donne le
nom de mitschelkalk.
Grès de couleur variée , qui est appelé grès bi" garré,
¥ GROUPE. — Terrain do grès des Yosses.
Système du Rhin I Poudingues et grés.
10» GROUPE. •— Terrain pénèrn.
/ Assise de calcaire mèlèe de schiste que l'on ap- Système des Pays-Bas et du pays \ pelle zechstein.
deGttlks, . • 4 1 Assise de poudingue et degrés appelé fietivtfON
\ grès ruige.
616 CIlfQUllna PAITIE.
tt« CMfK. — Tmali carMIftR.
1 I f Gréfi, scbisles arec eoaches de hooitle et de
, ^ Si^e eu non de fMngUUrre. Jlîi^b'cîJffé™ ou clcaire bleu , avec eo»-
\ ches de houille, g " g I 13* aWH, — Tcmfi ieTMtai.
ce I
Sfttème été hûlUm* an Fosgt» et l GOttcbei puissantes de grés appelé tneux prèê
dtâ coUines du bocage de lai rouge, renrermanl des couches d'anthra*
u \ Normandie f cite.
2 I 19« ttOOR. -- Tcmii sflirfei.
S I ( Calcaire, 8<^{ste ardoisier, grés à gros grains
*^| î appelé grfuwacke,
11* aOOPE. — Temii canlrin.
Syttème du fTestmôreland et du i Calcaire compacte, schiste argileux. Ces roches Hundtruck, en Écoise { ont souvent une lextnre cristalline.
^ , f 15« mm, — RèÂa FinUifes.
S m { l Cranlles et gneiss Tormanl la base principale
u S i I de la partie intérieure du globe j^cessible
^ l ' i nos moyens d'obseryation.
^16. Pierres naturelles (Art n** il et suivants). Rondelet, dans son traité sur l'art de bâtir, divise les pierres naturelles en quatre classes.
517. Première classe. Elle comprend les pierres argileuses, magnésiennes, etc., c'est-à-dire les asbestes ou amiantes, les micas, les vrais talcs, les pierres ollaires, les schistes ou ardoises de différentes espèces, et les roches appelées de corne ; elle comprend aussi les basaltes , les pierres de touche, les pierres à rasoirs et une foule d'autres qui ne sont pas en usage dans Part de bâtir. Les caractères distinctifs de ces pierres sont de ne pas faire effervescence avec les acides, de durcir au feu ordinaire et de ne se réduire ni en chaux ni en plâtre.
818. Deuxième classe. Elle comprend les pierres calcaires, qui sont celles dont Tusage est le plus fréquent dans les constructions. Elles se réduisent en chaux par l'action du feu ; elles font effervescence avec les acides, dans lesquels elle se dissolvent presque complètement; elles ne donnent point d'étincelles sous le briquet
Les pierres à bâtir employées à Paris et dans presque toute la France sont calcaires.
On en distingue cinq espèces propres à être employées comme pierre de taille, ce sont :
!• Le liais, qui réunit toutes les qualités d'une bonne pierre de taille; son grain est fin, sa texture compacte ; il se taille bien et résiste à toutes les intempéries de l'air quand il a été tiré de la carrière par un temps
KATfiRIAUX EBfPLO\£S DANS LBS GON8TRUCTIOX8. 671
convenable; il est siget à se geler quand il est employé avant d'avoir essuyé son eau de carrière.
On distingue trois espèces de liais, le liais dur^ le liais Ferault et le liais rose.
Le liais dur oVifrarvc liais est d'un grain fin, et d'une texture compacte et uniforme; c'est une des plus belles pierres des environs de Paris. Les anciennes carrières de la barrière Saint-Jacques et du dos des Chartreux étant épuisées, on l'extrait maintenant des plaines de Bagneux et d'Arcueil ; les carrières de Glamart en fournissent aussi quel* ques beaux morceaux. La hauteur de son banc varie de 25 à 30 cent.» et on en extrait des blocs qui ont de 3 à ^ mètres de longueur, sur 1",50 à 2 mètres de largeur. 11 est particulièrement employé pour les marches d'escalier, les cimaises, les tablettes et les acrotères de balustrades ; on en fait aussi des chambranles de cheminées, des dalles et autres ouvrages analogues qui exigent de la beauté et peu d'épaisseur de banc.
Le liais FerçLult ou foMz liais est aussi dur que le précédent , mais d*im grain bien plus gros. Il se trouve quelquefois dans les mêmes carrières que le premier, sous une hauteur d'appareil de 0»,35 à 0°',40. On l'emploie aux mêmes usages, mais surtout pour les ouvrages qui ont plus d*épaisseur.
Le liais rose est plus tendre que les deux variétés précédentes. 11 se tire des carrières de Maison-Alfort et de Greteil, où la hauteur de banc est de 0",25 à 0",30 ; on en extrait des carrières de Tlle-Adam dont la puissance varie de 0",80 à 0",A0. Ce liais s'emploie particulièrement pour faire les carreaux de salles à manger et d'antichambres; on en construit aussi des tablettes et des chambranles de cheminées.
En général, on donne le nom de liais à toutes les pierres dures de bas appareil dont on fait usage à Paris.
2'' Cliquart On désigne ainsi une pierre d'un grain fin et égal, et de très-bon appareil, contenant peu de débris coquilliers. Cette pierre est devenue rare, les carrières qui en fournissaient le plus étant presque toutes épuisées; on en extrait cependant encore quelques blocs, de 0'*,30 à 0",35 d'épaisseur, des carrières de Montrouge et de VaugiranL On tire une pierre qui remplace le cliquart dans les plaines de Bagneux, de Clamart et de Vàl-sous-Meudon.
3* La roche^ qui est une pierre très-dure et quelquefois coquilleuse; elle se trouve ordinairement en plusieurs bancs superposés. La meilleure se tire des carrières du fond de Bagneux, de Cbâtillon et de la Butte-aux-Gallles, près de Bièvre; elle a généralement de (ir,lxh à 0*.70 de hauteur de banc, y compris très-souvent C'flO à 0"°,15 d'épaisseur d'une pierre très-coquilleuse. Les carrières d'Arcueil fournissent une roche qui est très-bonne, quand on a eu soin de bien ébousiner les lits, ce qui oblige de réduire la hauteur du banc de 0'",/(0 ou 0'",^5 à environ 0'",35. .
678 CmQUIÈMB PARTIS.
On extrait également des pierres de roche dans les plaines dif Bel- Air, de Fleury, de Montrouge, etc. ; mais il faut apporter beaucoup de soin dans leur choix ; elles contiennent parfois beauco>up de fils que les ouvriers carriers cachent au moyen d'une boue de la couleur jaunâtre des pierres. Les carrières d'Ivry fournissent une roche assez fine trèssouvent coupée pai^ des fils et dont la hauteur de banc est d'environ 0",ZiO à 0»,/i5. A Vitry (Seine), on trouve une roche de 0",30 à 0'»,35 de hauteur et d'un grain très-fin, qui est recherchée à cause de la grande dimension de ses blocs ; on l'emploie pour les balcons et particulièrement pour les monuments funéraires ; quoiqu'elle paraisse, en général, très-saine, lorsqu'on l'emploie avant qu'elle ait jeté son eau de carrière, il se produit, après deux ou trois ans d'exposition à l'air, une infinité de petits fils qui finissent par la détériorer entièrement'; plusieurs tablettes recouvrant les murs d'escarpe de l'enceinte de Paris , faites de cette pierre tirée dans la mauvaise saison, sont maintenant dans un état complet de dégradation.
On emploie aussi à Paris et dans ses environs différentes autres espècef de pierres de roche dure qui sont très-estimées et parmi lesquelles on distingue celle de Saillancourt, qui fournit des blocs de très-grandes dimensions, et que Ton a employée pour les parapets du pont de Neuilly ; celles de Saint-Nom , de Tlle-Adam, de Silly, etc. ; celles de Sainte-Marguerite et de Ghâteau-Landon, que Ton emploie depuis plusieurs années à la construction des monuments publics de la capitale ; on en a fait les bassins du Ghâteau-d^Eau , boulevard Saint-Martin, tme partie de TArc-de-Triomphe de la barrière de l'Étoile, les parapets du Pont-Royal et la fontaine Saint-Sulpice. Ces pierres sont très-dures et prennent le poli comme le marbre ; mais elles ont l'Inconvénient d'avoir des moyes et des parties terreuses que l'on est obligé de nettoyer et de remplir avec beaucoup de soin, sans quoi la gelée les ferait éclater; leur hauteur du banc est de 0",/i5 à 0'»,55, et comme leur homogénéité permet de les poser en dilit, c'est-à-dire de mettre verticalement les lits de carrière, on peut obtenir la hauteur d'assise que Ton veut.
Les carrières de roche des environs de Paris commençant à s'épuiser, on fait venir cette pierre par eau de difl^érentes localités. Les roches de Bourgogne, et entre autres celle de Châtillon-sur-Seine, avec laquelle on a construit le socle du nouveau ministère des affaires étrangères, sont d'excellentes pierres , tout aussi dures que celles de Château-Landon, et qui n'ont pas, comme cette dernière, l'inconvénient de renfermer des parties terreuses. Leur hauteur de banc varie de 0",50 à0*,65.
4* Le banc-franc ou pierre franche, qui est de stratification plus récente que la roche; il est moins dur que celle-ci, et d'un grain plus fin et plus égal; on n'y rencontre jamais de parties coquilleuseî^ ni d'empreintes d'aucune espèce, #
MÀTtRIAUX EMPLOTtS DANS LB8 CONSTRUCTIONS. 679
On emploie ordinairement oette pierre pour remplacer le liais <]uaiid on veut économiser ( son épaisseur de banc varie de 0",30 à 0"*,/liO, et elle atteint quelquefois 0"',60; elle provient des carrières exploitées à Montroage, Bagnoux, GhâtlUon, Arcueil; on en tire aussi une espèce des carrières de File*- Adam , et une autre de Fabbaye du Val , même pays.
5** La lambourde. Cette pierre, plus tendre encore que la précédente, porte de 0°*,6b à i mètre d'épaisseur de banc^ Son grain est grossier; celle de Saint-Maur est la plus belle, la meilleure et celle qu( a le plus d'épaisseur de banc. La lambourde s'emploie beaucoup à Paris pour la construction des maisons. Elle résiste bien à la geléequand elle a perdu son eau de carrière, et elle se taille facilement. Los parements des maisons ou édifices construits avec cette pierre durcissent à l'air. A Paris, on emploie aussi le vergeîet de Saint-Leu, qui est analogue à la lambourde, mais beaucoup meilleur. Le Covjlans est une très-belle pierre tendre que Ton extrait à Conflans-Sainte-Honorine, sur les bords de roise Enfin on fait encore usage à Paris d'une pierre tendre appelée parmin, que l'on extrait de l'Ile-Adam, et qui est un peu plus tendre mais d'un grain plus fin que le Saint-Leu.
819. Troisième classe. Elle comprend les pierres gypseuses, pierres que l'on ne peut utiliser, même comme moellons, dans les constructions, à cause de leur peu de consistance et de leur décomposition par l'humidité; aussi est-il défendu de les employer à Paris, surtout pour la construction des bâtiments ; on s'en sert quelquefois pour les murs de clôture. Exposées à l'action de la chaleur, ces pierres fournissent le pl&tre. Elles ne font pas effervescence avec les acides, et ne donnent ancane étincelle par le choc de Tacier.
SîlO. Quatrième classe. Elle comprend les pierres scintillantes. Ces pierres, qui donnent des étincelles par le choc du briquet, ne font aucune effervescence avec les acides ; elles comprennent les grès, les silex, les pierres meulières, les granits, les porphyres et les basaltes.
Les grès purs, les pierres à briquet et les pierres meulières résistent au feu le plus violent ; les granits, les porphyres et les laves se vitrifient à un grand feu.
Grès. Ce sont des pierres composées de grains de sable quartzeux, de différentes figures agglutinés ensemble par un oiment calcaire ou argileux* Elles se débitent facilement en gros cubes; il suffit, pour cela, de les étonner en les frappant à petits coups dans une direction détepmlnée, à l'aide de marteaux dits épinçoirs, ou de pics tranchants.
Dans les pays oà il n'y a pas de pierres calcaires , on emploie aveo succès le grès comme pierre à b&tir. Dans des localités, & Paris par exemple, on emploie un grès à grain fin et serré pour le pavage des pueft.
le^ p^S 99 trouvent en masses en roches infonaafi^ que Ton nonuBe
680 CIHQinta PAKTII.
rogikhfl; quelquefois eepeaûênton les rencontre par benceon eoudies de différentes épussears. On remarque, dans les carrières de grès, que les masses sont moins dores en proportion de la profondeur où elles se trouvent, et que le grès se débite d*antant plus facilement sous des formes déterminées qu*il est plus dur. Cette espèce de pierre n*ayant pas de lit, elle se débite dans tous les sens de la grandeur que l'on veut.
Pierre à briquet ou nlex. On trouve dans plusieurs pays, dans des bancs de craie , des sil^ en rognons assez gros pour en former des pavés, et que Ton emploie quelquefois pour construire des massifs en maçonnerie.
On appelle cat7/oux, des fragments de pierres de différentes grossears, plus ou moins arrondis, dont la couleur varie du brun foncé au blanc laiteux. On les trouve ordinairement dans les lits des fleuves et dans les terrains d^alluvion, à fleur du sol et quelquefois à des profondeurs considérables. Ils se présentent en grandes masses et forment de grands dépôts depuis Tépoque actuelle jusqu'à celle des terrains stratifiés les plus anciens.
Meulière, Cette pierre est un composé de concrétions quartzeuses, dont le tissu est criblé de trous. On en distingue de deux espèces, Tnne qui se trouve par bancs ou grandes masses, propre à faire des meules de moulins d'une seule pièce, et l'autre en roches ou morceaux isolés, épars dans les campagnes, avec laquelle on forme les meules de plusieurs pièces. Il y en a qui se débite en petits morceaux que Ton emploie comme moellons.
On trouve des carrières de la première espèce à Mpntmirail (Marne), à la Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne), à Menotey et Moissey (J«ra)» et à Chatellerault (Vienne) . On en trouve de la seconde espèce dans les environs de Paris et dans le département de l'Eure.
La meulière que l'on emploie à Paris vient des environs de Corbeil et de Chàtillon ; les carrières de Villeneuve-Saint-Georges et de Montgeron en fournissent également qui ont les qualités désirables.
Il arrive aussi à Paris des meulières tendres des environs de Versailles et dé Buch , ainsi que de Brunoy. On les extrait en blocs de grandes dimensions , et on les taille facilement. Comme elles fournissent des parements d'une belle régularité, on les emploie souvent en remplacement de la pierre de taille ; les parements des murs de quais que Von con" struit aujourd'hui à Paris sont presque tous faits, sur une épaisseur de 0",35, avec des moellons de cette meulière parfaitement; dressés et •piqués à vive arête. Les parements en meulière dure de Corbeil et de Chàtillon sont préférables à ceux de meulière tendre quand ils sont exécutés avec soin.
La meulière des environs de Corbeil se trouve à 0°',60 de profondeur. • On Fextrait quelquefois à la surface du sol, au im)ment où on Jaboure
MATfiRUUX BHPLOTiS DANS LBS CONSTAUCTIONS. 681
les champs ; mais ordioairemefton ouvre des carrières^ dont on enlèTe tous les morceaux propres à former des moellons.
Les moellons de meulière donnent la meilleure des maçonneries. Cela est dû à ce que le mortier s'y attache fortement en s'insinuant dans toutes les cavités, et que la meulière résiste sans aucune altération à toutes les influences atmosphériques. Le bel aspect des parements en meulière la fait souvent substituer à la pierre de taille pour cet usage; les parements des fortifications de Paris sont en meulière sur une épaisseur de 0",50. Les égouts de cette ville se font en medlière, et une ordonnance de police prescrit son emploi pour la construction des fosses d*aisance.
La caillasse est une variété de pierre meulière que l'on rencontre en assise à peu près régulière ; mais cette pierre, à l'opposé de la véritable meulière, ayant la surface très-lisse, le mortier y adhère trèsn difficilement ; c'est pourquoi , dans les devis de maçonnerie en meulière , on stipule que la caillasse sera rejetée.
Granit On désigne en général sous le nom de granit, une espèce de pierre dont la grande dureté varie avec les parties qui la constituent, et qui paraît être composée de trois matières principales, le quartz, le pé<trosilex et le mica. Le granit le plus estimé est celui où ces deux premiers corps prédominent ; tel est celui d'Egypte, dit granit oriental.
Les temples et monuments égyptiens construits de granit ont résisté, depuis plusieurs milliers d'années, k toutes les intempéries de Tair et aux dévastations dés peuples qui ont successivement fait la conquête de rÉgypte.
En France, les granits les plus estimés viennent de Normandie, et proviennent des bancs les plus durs des carrières de Flamanville, près Cherbourg; de divers lieux des environs de Vire (Calvados}, et surtout de Sainte-Honorine-le-6uillaume sur la rivière de TOme. La Bourgogne fournit des granits d'une assez bonne qualité.
Le granit se trouve dans presque toutes les contrées de la France, mais surtout en Bretagne, en Auvergne, dans les Vosges et dans les Alpes.
Quoique Paris soit éloigné des carrières de granit, on y emploie cette pierre, tirée de Normandie et de Bourgogne , à la construction des trottoirs, des bordures, des marches d'escaliers très-fréquentés, des bornes, des auges, etc. Ordinairement le granit se taille à la carrière, et il revient à 200 fr. environ le mètre cube rendu à Paris. Dans les localités où le granit est commun, on l'emploie comme pierre à bâtir; on en fait d'excellents moellons. En France , plusieurs ponts sont en granit, et en Angleterre on ùAt très-souvent usage de cette pierre pour la construction des grands ponts.
Les laves d'Auvergne ont quelque analogie avec les granits, quoique d'un grain plus fin et noins serré. Leur, couleur, d'un noir très-fonoé,
68S cmomftn paith.
les fait facilement reconnaître. Les meilleures proviennent des banes les plus durs de Vol vie ; leur grain serrô et homogène, qui les rend trèsdenses, les fait préférer pour le dallage des trottoirs, quand on y fait usage de cette pierre.
Porphyre. C'est une pierre siliceuse dont la dureté, plus grande encore que celle du granit, ne permet pas de la tailler et par conséquent de remployer comme pierre de taille; aussi ne rutilise>t-pD que eomme moellons. Ses parties constituantes sont plus compactes et mieux liées que pour le granit. Les petites taches dont il est marqueté sont de quartz laiteux ou de feldspath ; on y remarque aussi des points noirs et brillants. Les anciens en ont fait des colonnes, des vases, des monuments funéraires, des statues.
11 se trouve du porphyre rouge et du vert; le premier est taché de jaune dans la variété dite brocatelle d'Egypte. Le porphyre vert était appelé ophite ou serpentin, & cause de sa ressemblance avec la peau de certains serpents.
En France on rencontre le porphyre à Chateaubriand (Loire-Inférieure), dans les montagnes de TËsterel et du Puget (Varj, près de Remireœont (Vosges). M. Colin, dans son usine d'Épinal, travaille aujoar'^ d'hui des porphyres, dits mélaphyres, qui sont tirés de Belfaby et de Ternuay (Haute-Saône). Le dernier, qui a été em^oyé au tombeau de Tempereur, a une très-belle couleur verte; celui de Belfahy est d'un vert noirâtre dans lequel se trouvent disséminées des marques de oni' taux verd&tres de feldspath labrador; il rappelle le porphyre vert a»» tique de la Grèce. M. Colin travaille aussi la syénite , qu'il extrait ^ Saint-Maurice; elle est connue sous le nom de granité feuille mûrie; on Ta employée pour daller le portique du Panthéon. Enfin, sans parler des pierres calcaires, on travaille encore à l'usine d'Épinal différents granités , tirés principalement de Gornimont, de la vallée de la Brosse, du Tholy et de Clefcy.
Basalte. C'est un produit volcanique d'un gris noir et quelquefois T^dfttre. Son tissu est serré, son grain est fin ; aussi prend^il un beau poli. Il est brillant dans ses fractures; sa dureté le rend difficile^ tf^ vailler, c'est ce qui fait que dans les constructions on ne l'eioploi^ guère qu'à faire des pavés. L'Etna paraît en être composé depuis M base jusquà son sonmiet, il est très-rare au contraire dans ie^^ Buve.
Le basalte se trouve souvent par colonnes prismatiques dont la base est un polygone. On en voit sous cette forme à Saint-Tibère, P^ d'Agde , et au Puy-de-Dôme, près de Clermont, dont les prismes sont réguliers. On en trouve en Italie, du côté de Padoue, qu'on avait pri« pour des monuments étrusques.
Mi. Distinctions usitées entre les pierres de taille. BeladverneB^ ^ Imr emploi, ea .divise les j^burres en deux olassas : les pitres ^^o^^
HATïnUAUX EMPLOttS DANS LB8 CONSTRUCTIONS. 69S
les pierres tendres, tes^ premières ne peuvent se débiter qu*à la scie à eau et au grès, comme le marbre ; les secondes se divisent à la scie 4 dents , comme la lambourde , le vergelet , le Conflans^ etc.
Les bonnes qualités des pierres , tant dures qae tendres, sont d'avoir le grain iin et homogène, la texture uniforme et compacte, de résister à rhumidité , à la gelée, et de ne pas éclater au feu dans le cas dMn* cendie.
Peu de pierres réunissent toutes ces qualités. Le premier soin, lorsqu'on a un travail de maçonnerie à exécuter, est d'examiner attentive^ ment toutes les pierres dont on fait usage dans le pays. Pour cela on visite les carrières, afin de vérifier si leur exploitation est facile; on examine attentivement les édifices construits avec lespierres en prove* nant, afin de voir comment elles résistent dans les diverses positions où on les a placées.
Si l'on est forcé d'exploiter de nouvelles carrières, il est bon d'en tirer des pierres dans toutes les saisons de l'année, et de vérifier si elles résistent à l'exposition à l'air, à l'eau , à la gelée et même au feu. On peut, jusqu'à un certain point, vérifier si une pierre résiste à la gelée à l'aide du procédé de M. Brard, qui consiste à imbiber la pierre de sul* fate de soude et à l'exposer à l'air ; la cristallisation de ce sel produit un effet analogue à celui de la congélation de Teau et fait reconnaître les pierres que la gelée attaque le plus vivement.
Les pierres scintillantes réunissent mieux toutes les qualités d'une bonne pierre que les pierres calcaires ; mais oomme elles sont en général plus dures, elles sont plus difficiles à travailler. Les pierres calcaires sont moins fortes et résistent moins aux intempéries de l'air ; elles sont sujettes à éclater au feu en cas d'incendie.
On remarque que , pour des pierres de même espèce , celles dont la couleur est la moins foncée sont ordinairement les plus tendres.
Les pierres dont la cassure est remplie d'aspérités et de points brillants se travaillent plus difficilement que celles qui ont la cassure lisse et le grain uniforme.
Lorsqu'on mouille une pierre, si elle absorbe l'eau promptement et qu'elle augmente de poids, elle est peu propre à résister à l'humidité.
Les pierres qui rendent un son plein lorsqu'on les frappe ont ordi* nairement le grain fin et la texture uniforme.
Celles qui exhalent Une odeur de soufre lorsqu'on les taille ont beaucoup de consistance.
Enfin, pour des pierres de même espèce, plus elles sont peéantes, plus elles sont dures et fortes.
522. Briques, Les briques cuites remontent au temps de Babylone? il est difficile de fixer à quelle époque les Grecs et les Romains ont commencé à en faire usage.
Les éinensiOBs des briques Varient suivant les localités» mais le pla«
684 CiNQUlfiKE PAITIB.
flouvent elles ont 0",32 de longueur, 0%i05 de largeur et O'^OS d*é« paisseur. Dans tous les cas la longueur devrait être égale à deux fois la largeur plus un Joint, et, autant que possible, la largeur égale à deux fois l'épaisseur plus un joint On fait des grandes briques qui ont de d'ydO à 0",d6 de longueur sur 0"*,20 à 0*,22 de largeur et 0",0û à 0'*,05 d^épaisseur. On en fait des petites qui ont de 0*,16 à 0H9 de longueur sur 0",08 à CfOQS de largeur, et 0"',0/i à CyOS d'épaisseur.
Les briques de Bourgogne sont les meilleures que Ton emploie à Paris; on y fait encore une plus grande consommation des Iniques de MorUereau ou de Salins, qui approchent beaucoup des précédentes en apparence et en qualité ; les briques^ dites de pays, qui se fabriquent à Paris et dans ses environs, sont bien moins estimées encore; cependant on les emploie avec assez d'avantage dans les bâtiments , à cause de leur légèreté. Les indications suivantes feront reconnaître ces di* verses espèces de briques.
Les briques de Bourgogne ont 0",220 de longueur sur 0*,i07 de largeur, et 0",0ô5 d'épaisseur; cette dernière dimension n'est ordinairement que de 0",048 à 0'",ôO pour les briques de Montereau. Ces deux espèces de briques sont d'un rouge très-pâle; mais les premières sont plus chargées de petites taches brunes produites par des matières vitrifiées , elles produisent parfois des étincelles sous le choc de Tacier, et elles pèsent 2250 kilog. par mille , au lieu que ce poids n'est que de 2063 kilog. pour celles de Montereau. Les briques de pays sont d'un rouge foncé; en qualité, elles approchent de celles de Montereau, sealemeut elles résistent mal aux chocs ; elles ont encore 0"',22 de longueur, mais seulement 0*,103 de largeur, et, au plus, O^O/tO à 0*,045 d'épaisseur; le millier pèse 1935 kilog.
La brique de Sarcelles, du village de ce nom , situé à 12 kilomètres de Paris, est celle dont on fait le plus grand usage dans cette ville ; elle ne porte que 0",21 de longueur, sur 0'",095 de largeur et 0",05 d'épaisseur ; sa couleur est le rouge vif uniforme, sans vitrification; elle est beaucoup plus fragile et plus légère que les précédentes; le millier ne pèse que 1760 kilog.
^25. Fabrication de briques. Lorsqu'on a des briques. à faire dans un pays , on commence par soumettre à la cuisson , soit dans un four fait exprès, soit dans un four h chaux , des échantillons de chacune des terres argileuses qui se trouvent à proximité du point de fabrication. On peut rejeter sans cet essai de cuisson les terres qui contiennent des parcelles de calcaire ou de silex ; la chaux que donnerait le calcaire à la cuisson , s'éteignant spontanément , détruirait les briques , et les parcelles de silex en éclatant au feu les brjseraient
Le choix de la terre étant fait, pour faciliter la manipulation , il convient d'extraire l'argile au mois de novembre et de la laisser exposée aux intempéries de l'hiver pour ne l'employer qu'au printemps suivant.
MATtRIADX EMPLOYÉS DAKS LES COlfSTRUCTIONS. 6SS
On procède alors au corroyage, qui se fait en marchant l'argile, la remuant et la battant à plusieurs reprises, en enlevant avec soin toutes les matières pierreuses ou pyriteuses, lesquelles, en servant de fondant, pourraient altérer la brique pendant la cuisson.
L^argile étant bien préparée , on y ajoute la quantité de sable ou dV lumine qui peut être nécessaire, et on remue le mélange de manière à le rendre bien homogène ; puis on y verse la quantité d'eau suffisante pour ramener à Tétat de pâte ductile.
Lorsque la silice est en défaut, le sable que Ton ajoute doit être fin. Le mélange s'opère facilement en étendant la terre par couches d'une épaisseur uniforme et en répandant dessus, en couches aussi uniformes, la quantité de sable Jugée nécessaire. Si c'est l'alumine qui manque. Il convient, pour faire facilement le mélange, que les deux terres soient réduites en poussière, si cela est possible, ou en pâte molle.
On a reconnu par expérience qu'en général le volume d'eau employé ne doit pas excéder la moitié de celui du mélange que Ton pétrit
Le corroyage a la plus grande influence sur la solidité des briques, dont il augmente la densité. Deux briques, l'une préparée par les moyens ordinaires et l'autre corroyée avec le plus grand soin, toutes deux ayant été séchées et cuites dans les mêmes circonstances, la première pesait 31 grammes de moins que la seconde , et elles se sont rompues sous les charges respectives de 35 et 65 kilog. En général on a reconnu que les densités de ces briques étaient dans le rapport 82 : 86, et les charges qu'elles supportaient dans celui 70 : 130.
Lorsque le mélange est terminé, cm façonne les briques au moyen de moules ; puis on les porte au séchoir, qui est disposé sous un hangar ou en plein air. Dans ce dernier cas, on garantit les briques de l'action directe du soleil , sans quoi la dessiccation étant rapide et inégale à la partie extérieure, les briques se tourmenteraient et l'humidité intérieure ne pourrait sortir qu'en faisant gercer les brisques. La dessiccation des briques étant com{)lète , ou procède à la cuisson.
824. Cuisson des briques. Les briques se cuisent , soit à la volée, soit dans des fours. Le premier mode consiste à disposer les briques en tas sur une aire convenablement dressée. Les tas sont formés de briques placées de champ, par assises. A la partie inférieure du tas, on laisse des vides dont la largeur, sur le sol , est égale à* cinq fois l'épaisseur d'une brique; mais que l'on diminue d'assise en assise de manière à pouvoir fermer complètement les vides par la cinquième assise. Outre ces vides, qui régnent sur toute la largeur du tas et qui servent de foyers, il part, de la partie supérieure de chacun d'eux, deux ou trois vides verticaux qui servent de cheminées et facilitent la mise en feu. De plus encore, les rangs des deux premières assises sont formés de briques à peu près en contact par leurs extrémités , mais espacés latéralement tant vide que plein , de manière à recevoir une certaine
6$6 CniQUlftia PA&TB.
quantité de charbon en morceaux de 0",03 à 0*,0& de côté* Les briques du pourtour des cinquième et septième assises ont leur face extérieure faisant un certain angle horizontal sur les faces du tas, et on remplit epiCore les vides qu'elles laissent entre elles et les briques voisines avec des morceaux de charbon ; on peut encore , si on le juge convenable, disposer ainsi le pourtour de quelques autres assises coUr venablement éloignées, afin que la température soit à peu près la même au pourtour du tas que vers le milieu. On a soin de remplir tous les foyers de bois sec recouvert de morceaux de charbon nommé gaillette avant de poser Ja cinquième assise. On met le feu après avoir placé la sixième assise. Sur toute la sixième assise, excepté à Tendroit du foyer, on place une couche de houille menue, puis une nouvelle assise ée briques, une couche de houille, une autre assise de briques, et ainsi de suite.
Afin de ne pas étouffer le feu, on a soin de ne placer les nouvelles assises, au-dessus de la sixième, qu*au fur et à mesure que le feu pénètre la masse.
Pour empêcher les déperditions de chaleur, et rendre celle-ci aur tant que possible uniforme en tous les points de la masse, on enduit le périmètre du tas avec de la terre détrempée mélangée de paille hachée. On pourrait encore utiliser la chaleur perdue en couvrant le tas de pierre à chaux.
Un tas peut être formé de vingt-quatre assises de briques et avoir cinq foyers espacés entre eux , à la partie inférieure , de quinze épaisseurs de briques. Par ce mode de cuisson, on ne peut opérer sur moins de 50 000 briques à la fois, et sur plus de 200 000; il faut compter sur i/10 de briques de déchet. Les tas ont quelquefois 6'",50 de hauteur.
La quantité de houille brûlée est de 250 kilog. (1/3 de grosse et 2/3 de menue) par millier de briques. Un relevé fait dans le département du Nord, où la houille est à bon marché, a donné, pour le prix de revient (tous frais compris), 12 fr. par millier de triques.
Dans les pays où les briques se cuisent au bois, on construit des fours spécialement affectés à cette cuisson. Us sont formés de quatre murs verticaux en briques, enterrés ou appuyés par des remblais en terre. Dans le pied d'un des murs sont pratiquées des petites voûtes, plus larges que celles desfours à la volée , reposant sur des pieds-droits de O^^^eo de hauteur. Ces voûtes, qui se prolongent sous toute retendue du four, sont à claire-voie , afin de laisser passer la chaleur des feux qui se font sous toutes les voûtes.
Pour la cuisson au bois on construit des grands fours qui contiennent 100 000 briques, et des petits qui n'en renferment que 25000.
On alimente les foyers pendant tout le temps que dure la cuisson si on ne fait usage que de bois. Les briques se disposent dans ce four comme pour la cuisson à la volée.
MÀTÉRUUX EHPLOTiS IIAHS LSS GONSTIUCTIOIVS.
On profite des mum qui entourent le fbur pour soutenir un toit fort élevé en tuiles; cette disposition a Tavantage de préserver les briques de la pluie et du vent , choses à redouter dans ia cuisson à la volée. Tout compris, le prix de revient est plus élevé par ce procédé que par le premier.
En Suède, en Belgique, et dans quelques départements du nord de la France, au lieu de construire des fours à demeure et en maçonnerie, on se contente de les faire en briques crues, aux abords des ateliers où les briques doivent être employées.
Quand on cuit les briques au moyen de la tourbe , on établit les fours sous de vastes hangars, et on les construit de la même manière que ceux chauffés au bols; les foyers s'étendent sous toute la profondeur de la base du four.
Dans les localités où le chai^bon manque, on peut faire usage du fbur à deux compartiments (fig. 15, planche II), construit à Tarsenal de Brest, pour lequel le tableau suivant donne une idée de la conduite du feu pendant la cuisson do la brique*
Ce tableau indique le nombre des fagots brûlés pendant chaque heure de chaque quart* Le premier quart comprend les six premières heures de cuisson ; le deuxième quart, les six heures suivantes; le troisième, les six autres, et ainsi de suite.
fiSQKSft de
Pour chaque quart. . .
l"qoart
Nombre de fagots brûlés dans le compartiment
inférieur.
2' qaart.
S' qoart.
4« qudrt.
s* quart., 6* qoart.
7* quart
supérieur.
8' quart
On brûle donc 1053 fagots pesant chacun S^,% ce qui fait un poids total de 9371S70.
. , { compartiment inférieur 6200 briques.
contenu du four. . \ compartiment supérieur 3800
Total 9000
Poids du bois brûlé par millier de briques, iO&i kilog:
Pour charger et décharger le comparltmeot iorérieur, oa ealëve U maçonnerie A, qoi ferme complètement le cendrier du compartiment supérieur pendant tonte la dnrée de la cuisson ; on relire également la plaque de fonte D' qui sépare Fouferture du foyer de celle do cendrier.
L'oaTcrture a du cendrier inférieur, comme celle du cendrier supérieur, a 0".40 de e6lé, et no registre la laisse seulement ourerte au tiers pendant les 7 premiers quarts , et la ferme presque complètement pendant le 8* quart. BB outertures de 0",40 de côté, faciliunt le chargement et le déchargement des
compartiments , et que l'on lient fermées par des doubles cloisons en briques
pendant la cuisson ; ce voûlea i claire-?oie supportant les briques dans chaque compartiment ; DD grilles dont les sections sont le tiers de celles des chargements i la base. Les
barreaux sont en fer de 0",03 de largeur, et ils sont espacés de 0*,04 entre eux.
On a trouvé par expérience que Ton obtenait le maximum d'effet du combustible, quand le vide laissé entre les briques à cuire était le tiers du vide total* On place les briques de champ, comme dans la cuisson à la volée , et le chargement se fait complètement avant de mettre en feu. £n disposant les briques, on a soin de ménager des vides plus grands vers les parois du four que dans le milieu, afin que la chaleur se propage uniformément dans toute la masse. Dans les parties rétrécies, oq a soin aussi de laisser des vides plus grands.
Les portes des foyers sont formées d^un cadre en fer, entre les parois duquel on fait une rourette en briques. Au milieu de chaque porte se trouve une petite ouverture qui permet de voir ce qui se passe dans le foyer, sans être obligé d'ouvrir la porte ; cette ouverture se ferme par un tampon amovible en terre.
Fig. 16 et 17, pi. II. Coupes en élévation et en plan d'un four em*ployé à Paris pour cuire des pots à cloisons, des briques pour tuyaux de cheminées et des tuyaux entiers.
GCG petits canaux de communication du four avec la cheminée , ayant O'^OSS de largeur sur 0'",16 de hauteur; ils sont éloignés de 0»,43 euTlron. La cheminéo a 0",S5 à 0",30 de largeur k la base, mais elle derient carrée à une certaine hauteur;
D porte par laquelle on introduit et on relire la marchandise ; on la ferme pendant la cuisson par une mureite en briques ;
B ouTcrture par laquelle se dégage l'air quand on veut défourner; cet orifice , qui ouvre dans Tétuve où sèchent les poteries , est fermé pendant la cuisson.
La partie qui couvre le foyer estsphérique, le reste est cylindrique. On brûle du bois, et il paraît que le feu dure de douze à quinze heures par fournée (consulter Tarticle Tuiles). ,
6^&, Couleurs et indices de bonne qualité des briques. Quand Pargile employée à la fabrication des briques est ferrugineuse , à la cuisson les briques deviennent rose tendre, passent au rouge plus ou moins vif, au rouge pourpre , et enfin au noir, couleur et cassure laitier. Elles
MATÉRIAUX EHPLOTfiS DANS LB8 CONSTRUCTIONS. 689
Augmentent un peu de volume jusqu^au terme de demi-cuisson, et au delà elles éprouvent un retrait qui va toujours croissant jusqu'à leur vitrification si le feu est assez vif.
Quand Targile ne contient Toxyde de fer qu'en faible quantité, mais qu'elle renferme du carbonate de chaux, les briques restent d'un blanc sale pendant toute la cuisson ; elles sont encore susceptibles de se vitrifier, la chaux, comme l'oxyde de fer, étant attaquée par la silice à une haute température.
Si l'argile ne contient ni oxyde de fer ni chaux, elle fournit des briques infusibles, dites briques réfractaires , que l'on emploie pour la construction de toutes les parties de fourneaux susceptibles d*être exposées à une température très-éievée.
Les indices de mauvaise qualité des briques sont : avoir une couleur rouge jaunâtre , surtout rendre un son sourd sous le choc , s'émietter entre les doigts, posséder un grain mollasse et grenu, absorber l'eau avec rapidité et se rompre facilement. Une bonne brique, au contraire, rend un son clair par la percussion, elle est dure, son grain est fin et serré dans la cassure ; elle est ordinairement d'un rouge brun foncé, et quelquefois elle présente à la surface des parties vitrifiées. Il ne faut pas cependant toujours se fier à cette dernière apparence, qui provient souvent d'un commencement de vitrification due au degré de cuisson .seul , quoique l'argile soit impure et mal préparée.
Il arrive quelquefois que pour donner un plus beau coup d'œil aux briques, le fabricant sème sur la plate-forme du séchoir un peu de sable et de m&chefer. Ces matières s'attachent à la surface des briques encore huàiides , et un commencement de vitrification , au moment de la cuisson, donne une belle ajpparence aux briques, qui peuvent cependant être de mauvaise qualité.
8ft6. Briques crues. L'usage de ces briques, dont Vitruve décrit la fabrication, remonte à la plus haute antiquité; on en trouve dans la plupart des monuments grecs et romains ; il existe encore en Egypte et en Asie des édifices bâtis avec ces briques à des époques bien antérieures à l'ère vulgaire. •
Malgré l'humidité du climat, il y a des localités en France où les briques crues sont d'un usage très-répandu; dans les faubourgs de Reims, par exemple, on voit des maisons qui en sont parfaitement construites. Ces briques ont 0'°,30 de longueur, sur 0%1/i de largeur et 0",07 ou O^jOS d'épaisseur; on les fabrique, comme les briques ordinaires , dans des moules réguliers ; les meilleures sont d'argile rouge ou blanche mêlée de sable; on en fait aussi avec la boue qui se forme sur les routes, laquelle est composée d^argiie, de craie et de silex écrasé. Le moment le plus favorable pour leur fabrication est le printemps et l'atitomne , saisons pendant lesquelles la dessiccation se fait plus lentement et plus également; elles ne s'emploient qu'après qu'elles sont ar-
690 CIRQUIÈIIB PAETIB.
rivées, par leur exposition à Pair et au soleil , à une dessiclsation com* plète, sans laquelle la gelée, en faisant gonfler Teau, amènerait leur destruction. Les an(;iens ne les employaient que deux ans après leur fabrication; alors ils étaient sûrsqu^elles avaient acquis le degré de solidité dont elles sont susceptibles. Ces briques sont d'un mauvais usage à rhumidité lorsqu'elles ne sont pas recouvertes ; dans les pays où on les emploie communément, on a soin de recouvrir les maçonneries de nombreuses couches de peinture à la chaux, ou, si Ton veut faire mieux, on applique dessus un enduit de chaux, d'argile et de boue, lequel est tout à fait imperméable à Teau, et leur assure une plus grande durée.
iJ27. Briques creuses-. Poteries. Carreaux, Depuis quelque temps, on fabrique des briques creuses assez légères, en pratiquant dans Viatérieur de parai lélipipèdes semblables aux briques ordinaires des petits trous allant d'une extrémité de la brique à l'autre.
A Paris, on fait usage, pour la construction des tuyaux de cheminées dans l'épaisseur des murs, dé briques portant l'empreinte d'un et qbélquefois de deux tuyaux voisins, en même temps que leurs dimensions correspondent aux épaisseurs des murs. Ots briques ont été imaginées par M. Gourlier, dont elles ont pris le nom.
Dans le bâtiment on désigne sous le nom de poteries ^ les boisseaux en terre culte pour tuyaux de cheminées, les pots ^ixrventouses i courant d'air, les mitres en terre, etc. Ces divers objets sont en grès ou en terre culte préparée à peu près de la même manière que ceiid employée à la fabrication des briques.
Depuis quelques années, pour établir des voûtes et des cloisons trèslégères, on fait usage de poteries creuses de formes et dimensions diverses; les unes ont la forme d'un pot à, fleurs fermé aux deux extrémités, et dont les dimensions habituelles sont 0°',iO de diamètre moyen sur 0*,lô de hauteur; les autres sont des cylindres de O^Oô de hauteur seulement sur O*»,!? de diamètre. Ces poteries se fabriquent toutes à peu près de la même manière, au moyen d'un tour de potier, avec de la terre préparée comme pour la fabrication des tuiles, des brlqUes^ des poteries grossières. Dans le midi de la France, on fabrique encore, pour voûtes légères, des prismes creux en terre cuite qui ont 0",i/i de hauteur, des bases hexagonales inscrites dans des cercles de 0"*,i7 de (Jiamètre, et dont le vide est cylindrique.
Carreaux. On nomihe ainsi des petites dalles employées au pavage des chambi'(3S. On eu fait en pierre calcaire , souvent à l'état de marbre ; j
on leur donne les formes triangulaire, carrée, hexagonale, octogonale, j
que l'on emploie séparément ou combinées entre elles (Int., 937),
Les carreaux les plus employés sont hexagonaux et en terre cuite préparée comité pour les briques (523). On en fait de deux grandeurs; les uns, employés au pavage des chambres, ont 0'"9027 d'épaisseur et