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MATÉRIAUX EMPLOYÉS DANS LES CONSTRUCTIONS

soBt inscrits dans un cercle de 0^,20 de diamètre; les autres sont inscrits dans un cercle de 0"',1^ ^^ diamètre; il en faut respectivement liO et 80 pour couvrir un mètre de surface, et le poids du mille varie de 800 à 900, et de 350 à /^OO kilog. Ceux que Ton emploie à Paris sont fabriqués en Bourgogne, à Massy, à Paris et dans ses environs. Les premiers sont les meilleurs, surtout pour les lieux humides; ceux de Massy viennent après, seulement ils sont moins bien moulés que ceux de Paris , que Ton emploie ordinairement.

828. Carreaux en plâtre. Avec le mortier de plâtre et des plâtras de peu d'épaisseur, on fait des carreaux qui servent à construire des cloisons d'appartement; ils ont ordinairement 0",ii8 de longueur, sur 0",32 de largeur, et de 0^055 jusqu'à 0*^,16 d'épaisseur; l'épaisseur la plus habituelle est de 0",08, c'est celle qui est la plus conforme à l'équarrissage ordinaire des huisseries et des poteaux de remplissage des cloisons.

Depuis quelques années, on fait à Paris des carreaux creux en plâtre, ayant à peu près les mêmes dimensions que les précédents ; ils ont l'avantage d'être très-légers, et surtout d'assourdir les appartements di*visés par les cloisons qui en sont construites.

829. Terre employée comme mjortier. On emploie quelquefois Targilf pour relier les moellons et surtout les briques. On en fait un usage exclusif pour la construction des foyers et en général de toutes les con«structions susceptibles d'être exposées à une température élevée; dan$ ce cas, on y mélange une plus forte quantité de sable, afin que la haute température ne produise pas un retrait trop considérable.

850. Plâtre , sa cuisson f son emploi. (Art. n'" 61 et suivants.) Le sulfate de chaux, que l'on désigne sous le nom de gypse ^ fournit le plâtre quand on lui fait perdre son eau de cristallisation en l'exposant à une certaine températura

On a reconnu que les grandes couches de pierre & plâtre surmontent souvent des bancs de pierre calcaire sans en être jamais surmontées ; d'où on est porté à conclure qu'elles sont d'une formation plus récente.

L0 sulfate de chaux pur ne donne pas d*étincelle sous le choc de l'acier et ne fait pas effervescence avec les acides.

Les fours le plus employés à la cuisson des pierres à plâtre se composent d'un mur de A^îÔO formant le derrière du four, et de deux autres construits perpendiculairement au premier, et destinés à supporter un comble à deux égouts , dont les tulles sont posées à claire-voie, afin de laisser passer la fumée et la vapeur.

Sous cette espèce de hangar, dont le devant reste entièrement ouvert, on établit, parallèlement aux murs de côté, plusieurs petites galeries voûtées de O^yGô environ de hauteur sur 0°>,50 de largeur, séparées par des piliers de même largeur. Ces galeries se font avec les plus gros

CINQUIÈMB PÀBTIE.

morceaux de pierre à plâtre , en ayant soin de laisser des petits vides dans les voûtes pour faciliter le passage de la fumée. On place alors de la pierre à plâtre sur les voûtes, jusqu'à la hauteur /i*,50 des murs du four, en terminant par une couche d*éclats provenant des résidus de Textraction.

On remplit Alors les galeries de fagots, de bourrées ou de bois fendu ; on y met le feu, que Ton active graduellement au commencement; puis on entretient une chaleur régulière jusqu'à la fin de Topération. La cuisson étant complète, on recouvre la masse d'une couche de poussier de pierre à plâtre et on laisse refroidir.

lia quantité de bois brûlée dans ces fours varie évidemment suivant Tessence et Tétat de dessiccation du bois.

TABLEAU âeg résultais moyens obtenus pour trois fours deffèrents contenant

chacun 60 mètres cubes de plâtre.

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