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DÉSIGNATION DES OUVRAGES
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Beewttrnction du potat 4'AutterlUt, »uv la Seioe, à Paris (636). .
Font dt) TAlma, sur la Seioe, à Paris. Les oiaçonneries ont ité exécutées avec une rapidiié remarquable; en moins de cinq semainesy les piles et les voâtes ont été construites et la chaussée livrée à la circulation (636)
Pont des Invalides, à Paris, sur l'emplacement de l'ancien pont suspendu. Lee travaux de déroolltion , commencés en octobre 4 654, ont été terminés en mai 1855, malgré les hautes eaux et le froid très-long de l'hiver (636)
Pont de Pont^de-l'Arche, sur la Seine (Eure). Consiruciion en maçonnerie avec ciment, de 4 arehes marinières de 30 mèlres d'ouverture, en remplacement de 40 anciennes arches.. » . • »
Pont-canal sur la rivière d'Orb, à Béziers. Canal du Itidi. Bel ouvrage composé de 9 arches en maçonnerie de pierre de taille et petits matériaux avec mortier de ciment. Le revêtement de la bâche et de la cunette est en ciment
Viaduc sur la rivière de l'Aude, chemin de fer du Midi , composé de 5 arches de 46 mètres d'ouverture surbaissées au 4/40. Les voûtes, sauf les tètes qui sont en pierre de taille^ sont faites en petits matériaux et mortier de ciment .....«..••.
Ponts fixes sur le canal de Berry. Remplacement de divers pontslevls par des ponts fixes avec voûtes minces en briques et ciment. Ces ponts ont en général 6*".30 de corde, 0i°.50 de flèche et On.25 d'épaisseur à la clef.
Pont de Masnières, sur le canal de Sain t>Quen tin. Une arche de 8 mètres de corde, 0^.68 de flèche et 0"*.45 d'épaisseur, construite en briques et ciment de Vassy.
Construction , à VatU, de plus de 6000 mètres courants d'ègouts en pièces moulées de ciment et meulière , de 0"'.44 à O'^.SO d'épais-
' seur, pieds-droits et voûte
Deux aqueducs construits en sous-œuvre sous le canal de l'Ourcq , sans interruption de la navigation. Ces aqueducs ont 3 mètres de hauteur souà clef; l'épaisseur des pieds-droits est 0"^.30 et celle de la voûte O'^.SO. La maçonnerie est entièrement composée de pièces moulées en cimeai ei ftagmenis de meulière. . . .
Enduits en ciment de rassy.
Appliqués aux parements des ciives de gazomètres des compagnies française, parisienne , anglaise , pour des hauteurs d'eau de 8 à 42 mètres. ^ • . • • •
AUX citernes et fosses d'aisances des forts de Charenton, Nogent, Soisy, Rosny, Romainville, Aubervilliers et Bicèire (près Paris).
AUX réservoirs des eaux de la ville de Paris
A ceux des villes d'A vallon, Auxerre, Nevers et Castelnaudary. . .
Sur les radiers de plus de 15000 mèlres d'égouts dans Paris. . • .
Sur le radier du grand aqueduc latéral au bassin neuf du port de Caen
Sur le radier du barrage écluse de la Monnaie, à Paris.
Sur les réservoirs d'eau en construction à Passy ( 6*" partie). . • . .
9ATBS
de Pexécotlon.
4846 A 48ig
Ml. Sables^ arènes et mortiers. Les sables employés à la fabrication dM miMrtlers doivent être non terreux et entièrement dépourvus de ma-
aPQOltB FAftTB.
tières «DlmaleSt leiqaeilv formeraient avec la chaux un savon solnble qui retarderait la solidification des mortiers. Ils doivent être rudes au toucher^ et cHer dans les mains lorsqWon les prend.
On reconnaît si les sables sont bien propres en les remuant dans de Teau ; si celle-ci reste limpide, c^est que le sable est pur et très-bon ; si au contraire elle devient bourbeuse, c'est que le sable est terreux.
Généralement on préfère les iMtbles do rivières à ceux de carrières; on est plus sûr d'y rencontrer toutes les qualités des bons sables.
On distingue plusieurs sortes de sables employées à la fabrication des mortiers :
4 <" U labif calcaire, ftti eat formé de partlculei cakalrei mélangées de grains de quarli ;
S* Le sable quarlteux, qui ne contient que des inrileules de quarti ;
3« Le sable micacé, qui est formé de débris de granit contenant de la silice et de l'alnmine ;
4* La pouzzolane (531);
5» Les arènes , qui sont composées de sable quartzeui i grains inégaux, entremêlé d'ar* gile brune ou Jaune orangé , en proportion de 4/4 aoi 3/4 dn volume total. Les arènes occupent loi^oors les sommets arrondis de certaines collines ou mamelons d'une Csible élévation , dont elles forment quelquefois la masse principale. Comparées aux sables argileux on limoneux, ce qui caractérise les arènes, c'est une certaine propriété pouzzoianique indépendante de toute cuisson, et qui réside, d'après M. Vicat, dans la partie argileuse seule. Une des meilleures arènes connnes s'es^lrait dans les environs de Saint^Aslier (Dordogne}; la composition de sa gangue argileuae eat :
Quartz -ou sable . 4,43
Silice 38,54
Alumine • . • . • tO,00
Peroxyde de fer. 4S,00
Carbonate de cbaux 8,00
Eau 47,00
Quoique, à Texception des arènes, ces di^érentes sortes de sables n'exercent à froid aucune action chimique sur la chaux, leur influence sur la dureté des mortiers est sensible,, mais non au même degré pour toutes les espèces de chaux.
Les molécules de chaux gnusse ayant entre elles plus de cohésion qu'elles n'ont d'adhérence avec le sable, il en résulte que le sable qu'on ajoute à cette chaux devrait diminuer la dureté que seule elle est susceptible d'acquérir; mais coinme d'un autre côté le sable facilite la pénétration de l'acide carbonique, et par suite le durcissement du mortier, tout en diminuant considérablement la quantité de chaux employée, il en résultée que son concours est très-avantageux.
Les arènes, et même l'argile crue, mêlées à la chaux grasse dans les proportions d'une partie de chaux pour quatre parties d'arènes ou d'argile , donnent une pâte légèrement hydraulique ; ainsi , en peu de jours, le mélange acquiert la consistance d'une pâte ferme insoluble, mais qui ne durcit pas davantage. On ne peut attribuer la qualité hydraulique de la pâte qu'à l'action que la silice de l'argile exerce sur la chaux, et le peu de dureté qu'elle acquiert qu'à ce que Talumine n'ayant pas
VÀTÉRUCX EKPLOTtS DÀMl LBft COmTROCTIOllS. 799
été torréfiée et durcie, elle empêche la mtsm de prendre toute la dureté que devrait lui communiquer le Mtfcate.
Dans les pays volcaniques , on trouve, outre les sables précédents , une pouzzolane naturelle qui jouit d*une grande énergie. De môme que les ciments hydrauliques, elle est un produit du feu. Sa composition comprend les mêmes éléments que la pouzzolane artificielle (53S) , et queiqu^elle ait été soumise à une température de beaucoup supérieure au premier degré de cuisson de la brique, lequel est le plus favorable aux pouzzolanes artificielles, elle n*en Jouit pas moins du même (tegré d^énergie. On ne peut attribuer cette différence de se comporter qu*à la décomposition qui s*est opérée depuis longues années, et qui a ramené les pouzzolanes naturelles à Tétat des pouzzolanes artificielles les plus cuites.
Dans quelques localités, dans le département de 1* Aisne, par exemple, on trouve des grès noirâtres, très-friables et d'un aspect terreux, qui Jouissent, avec la chaux, des propriétés de la pouzzolane.
Voici, d*après les expériences de M. Vicat, Tordre dans lequel on doit classer les sables éminemment siliceux , quant à leur convenance pour dîfiérentes chaux qui doivent être exposées & Pair.
Pour Us ehoât» èminemmiMi hiférauliques : K^ le sable fin ; 3' le table i grains iaéganx , proveoant du mélange, aoil du gros sable avec le fin, soil de celui-ci avec le gravier ; 3« le gros sable.
Powr leê chaux communes grasses H très-grasses : ^*f le gros sable ; S* les sables mêlés; 3* le sable On,
Les chaux qui ont fourni ces résultats ayaieot été éteintes par immersion (535) ; mais il est probable qu'on y arriverait égidement par les autres modes d'extinction.
n n'y a que des expériences directes qui peuvent prescrire les proportions de sable et de chaux qui doivent entrer dans un mortier ; elles varient de 1,5 à 3 parties de sable pour une partie de chaux. Jamais le volume de chaux ne doit être moindre que celui des vides que laissent entre eux les grains de sable; le volume du mortier est alors à peu près égal & celui du sable, excepté cependant dans le cas où les molécules de chaux seraient assez volumineuses pour s'interposer entre les grains de sable et en empêcher le contact
Le volume des vides laissés entre les grains de sable se détermine en r^nplissant de ce sable , préalablement desséché , une mesure de capacité déterminée, et k verser dessus une quantité d'eau suffisante pour qu'elle effleure la surface du sable; le volume d'eau versé est égal à celui des vides.
En opérant ainsi, on trouve que pour les sables de rivières le vo« lume d'eau employé varie généralement de 3i à 3& pour 100 de sable , vide compris.
COIQUItal PAâTO.
D'après M. Raucourt (TmUéde Vœrt de faire de bons fncrûièr»)^ pour les débris de pierres ou cailloox de 0*,027 à 0,0& de diamètre, tels que ceux que Ton m^e au mortier pour la fabrication du béton, il faut, pour un volume de pierre, un demi-volume d*eau et plus, à quelques variations près ; pour des sables ou graviers de 0",Oil & 0*,01ft de diamètre, il faut un demi-vdume d*eau ; pour des isables gros de 0",002 à O^SO&Ô de diamètre, cinq douzièmes de volume; pour des sables moyens é% 0*,00i de diamètre, deux cinquièmes de volume; pour les sables'én» de •",00023 de diamètre, un tiers de volume, et pour les sablons et les terres, deux septièmes de volume.
. PropoHions pour les sables méléSt d'après le même autaiir.
GOBNfmOIl A MÉtÉUR.
Béton ou mortier
mêlé de cailloux.
Mortier
gravier.
Mortier de groi sable.
Mortier de sable moyen.
/Cailloux I
1 Gros sable. . 1 \ I Sable moyen. 3 ( .... 4)
voumR
de table.
\ Sable ûu.
i Gravier. ... 20 j Sable moyen. 2 \ Sable flo. . •
iGros sable. . 30 Sable fin, . . 5
( Sable moyen • 20 \ Sable fin. • • 5
de ciMLU
ou ciment.
OBSEETATIONS.
(*) Plos Doe addition de rtiaax égale à la moitié de TaDgineiitatloQ du folumedo mélange. Avec les aablea fin* , ai le volume dv mélange aug»«Die, oa •Joaie un Toluqne de ciiaax éffal â eelai dt l'augmaalailoa.
11 n'y a non plus que des expériences directes qui peuvent donner les proportions de chaux et de sable» ciment ou pouttolane qui doivent entrer dans la composition pour obtenir le degré d'iiydraulièité ou d'énergie voulue*
Pour des massifs de maçonnerie qui ne doivent être exposés à une action destructive ou à une charge considérable qu & une époque éloignée i on peut employer un mortier non très-hydraulique; on Tobtient avec vie la chaux hydraulique faible et du sable, ou avec de la chaux énergique mélangée avec de la chaux grasse et du sablé, ou encore avec de la chaux grasse et du ciment ordinaire. 1^ au contraire tes mortiers peuvent être soumis à des chances de dégradation presque au moment de leur emploi , ils doivejit être très^nergiques, et alors ils se font avec de la chaux énergique et du sable, ou avec de la chaux grasse ou faiblement hydraulique et du ciment hydraulique. Dans tous les cas, il est poi^ible de proportionner Ténergie du mortier pour satËiâdre aux conditions exigées,
VÀTÉEUUX EKPMITtS. DÀM S lAS CONSTRUCTIONS.
7JT
M< Larôque^ construeteiir attaché à rexploitatloa des ciments de VaasQ' (UO)^ nouscomliiunique) comme fournissant de bons mortiers, les pro*pwtiens du tableau suivant^ données pouf un mètre cube de morti^.