‹ Formules, tables et renseignements pratiques:Chapitre 249 sur 328 · de plaloe · texte numérisé non relu

de plaloe

tHnSnion.

de pouzzolane.

m. eu.

OBSSRVAnOBS.

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Mars de clOtora, fitaidatlOB

de bâtiments.

PèTage des coatt.

Réservoirs, etc.

TraTaax dans IVao.

SérTieft des eaox et égooti

de li ville de Paris, poar

les eonsirootions kydrao-

liqoes (*}.

fiérvtee <ife IA ftAYtgbtion «I

des ponts de Paris.

Maçonnerie do fort de Chir reuton.

Pôoréodott, li.

Les C^c.ioo dé obaox sont amenés an volnme de iilt decHaoxdée^'JIdD.

(*) Les maçonneries des réservoirs receTvant les eaux du puits de Grenelle, situés pMtè de l*É»lrapade , soût hbnrdées àTec ce morUer, ainsi que toutes celles faites pour 161 Itatatif aei Mttt et égoui« de la ville de Parit. -

(**) €• ibortier est employé vret avantage » sur une éptifseur de 0»)30 A 0»,40, dans le fond d'une fondation sur un sol douteux. Le réservoir d'eau situé rue des Amandiers repose sur une couche de 0*^.50 de ce mortier, qni finit par prendre beaucoup dé con-

Pt^nv lèis ffidnieârs en chaux grasse , M. Viéat conseille, remploi des gitan ssibles, à gi'ftîns non arrondis 9 c'é8t-àr41re rudes au toucher^ Gea mortiers se composent^ sans que leur cohésion tarie Sôusiblehient^ de 100 h 2&0 de saUe en volume, pour 109 de chauX eh ^âce. L'extlnetion • sèehô de la chaux est préférable à Pextinctfon oi^dlnaire ; la force du mortier est de près dés 2/3 plus forte, mais il eutre plus de chaut ^ quoique le volume de la pâte soit le ihême. Les mortiers de èhàux gf aàse gagnetit à être corroyés à plusieurs repHses ; c'est cô qui JûSlliè lepfocédé lyonnais, qui consisté t en f^briqu^d^vànôe de gtàndbtttd; Â^bù rbh tiré là cotispotnmatlon Jo^nalîëre, que Poa rend «^pl^ «u moment de remploi par une adAâèn€*eàu.

fttiir Mi ttMHrti«ts flé efa&ux hydrauliqtMS, M. Vicftt co&M^ un

728 CffiQUdOU PAftTlB.

broyage avec le pilon» oa le rabot, ou le manège, et avec le moms d^eaa possible. Eu moyenne, on emploie 1,80 de sable pour iOO de chaux, et un léger écart de ces proportions, en plus ou en moins, est sans inconvénient sensible. Pour les mortiers destinés à Timmersion, il faut assurer la première liaison par un surcroit de i/6 à i/5 de cbaux en sus de la proportion moyenne, et donner au mortier la plus grande consistance possible, ce que Ton n^obtient qu'à Faide du pilon. Pour des conduits ou des crépissages destinés à braver les intempéries, on force au contraire la dose de sable, sans s*étonner do la maigreur du mélange; la cohésion y perd un peu, mais la résistance & la gelée y gagne considérablement. Pour un mortier hydraulique, la nature du sable a peu d'influence , pourvu que le grain soit palpable, net, dur et privé de limon ; il ne doit être ni trop fin ni trop gros , un peu moins de 1 millimètre est une grosseur moyenne convenable. Les sables de la Seine dragués à Paris sont beaucoup trop gros ; ceux de la Garonne, de la Dordogne, de l'Allier et de la Loire sont satisfaisants. La cohésion finale d'un mortier hydraulique en sable moyen étant représentée par 100 ; elle descendra à 70 pour un très-gros sable comme celui de la Seine, et à 50 pour du menu gravier. Les chaux hydrauliques gagnent à être éteintes par le procédé ordinaire (2*,535) ; la cohésion augmente peu pour un mortier qui reste exposé à Tair, mais elle s'accrott de 1/5 pour le cas d'une immersion constante. Toutes les fois que cela est possible. Ton doit donc préférer Textinctlon à grande eau à l'extinction en poudre. Le mortier hydraulique doit être gâché à couvert quand la saison est pluvieuse, ce qui suppose le sable mouillé ; la chaux employée se compose alors de 1/2 ou 1/3 de chaux en pâte et le reste en chaux éteinte çn poudre, afin d'absorber l'eau du sable; sans cette précaution on n'obtiendrait qu'un mortier délavé. Par un temps sec et chaud, il devient, au contraire, quelquefois indispensable d'ajouter de Teau , mais on ne doit le faire qu'avec réserve, car il en faut très-peu pour noyer le mortier, qui ne doit jamais atteindre l'état de bouillie, môme épaisse; il doit bien tenir sur la truelle, sans trop s'affaisser.- Par l'emploi d'un mortier noyé ou introduit entre les pierres sous forme de coulis, il y a 50 ou 30 pour 100 à perdre sur la bonté d'une maçonnerie, selon que la maçonnerie est exposée à l'air, ou constamment immergée. Si les matériaux sont absorbants, comme la brique, et d'ailleurs trèsHBocs, on doit les arroser de temps à autre jusqu'au moment de leur emploi ; ainsi le mortier doit être sec et les matériaux mouillés.

d42. Fabrication du mortier. Les proportions de chaux et de sable étant déterminées, on fait le dosage à l'aide de brouettes d'une capacité déterminée de 5 à 8 centièmes de mètre cube. On procède alors à la manipulation, qui se fait à bras d'hommes dans les petits chantiers et mécaniquement pour les grands travaux.

Manipulation à bras. Sur une aire faite en planches, afin que la terre

HATÉRUUX EMPLOYÉS DANS USS CONSTRUCTIONS. 729^

ne. se mélange pas au mortier, on étale environ 3 brouettes de sable en forme de bassin circulaire, dans lequel on verse la quantité convenable de chaux en pllte, quantité qui forme ordinairement une brouettée. On procède alors au mélange du sable et de la chaux à Faide d'un rabot que Ton pousse en le tenant à plat pour écraser les masses, et que Ton tire en le mettant sur le tranchant pour soulever la matière et tirer toujours un peu de sable du bassin sur la partie ramollie. Un manœuvre relève la matière en tas au fur et à mesure que Taiitre Tétale avec le rabot.

11 arrive quelquefois que la chaux, surtout la chaux hydraulique, est trop raffermie et le sable trop sec pour permettre un mélange facile. Dans ce cas, on la ramollit avec des pilons avant de se servir des rabots, ou on Jette dessus une certaine quantité d^eau. Le premier moyen est préférable; mais comme il est dispendieux, on emploie souvent le second, dont on peut atténuer les inconvénients en substituant à Teau un lait de chaux.

Manipulation mécanique. Elle se faisait le plus souvent à Taide d*ttn manège à trois roues, mû par deux chevaux, et dont nous avons donné les principales dimensions au sujet de la chaux hydraulique artificielle (533).

Pour se servir d'une telle machine, on place dans toute retendue de Tauget la chaux nécessaire à une bassinée ; on fait faire quelques tours aux roues, afin de la bien ramollir, et alors, sans arrêter le manège, on jette à la pelle, au fur et à mesure que le mélange s'opère, la quantité convenable de sable. Pendant que le mélange se termine, on accumule autour de Tauget la chaux et le sable pour la bassinée suivante. Un r&* cloir en fer, qui épouse la forme de Tauget, ramène au fond de cet auget la matière que les roues font monter contre ses parois. Le ràcloir est fixé à une tige horizontale et supporté par deux roues de 0'",30 de dia* mètre qui marche sur deux rails en fer fixés à 0"',iO du bord de Tauget. Une vanne en bois convenablement fixée au manège fait tomber le mortier dans un trou disposé pour le recevoir, en le faisant passer par une soupape que Ton ouvre dans le fond de TaUget^

On peut faire 0"'*,30 de mortier par bassinée , dont le broyage est terminé en 22 minutes. Dans un travail journalier de 10 heures, on peut donc fabriquer 2/it"%60 de mortier par manège.

Aujourd'hui la fabrication mécanique du mortier se fait presque exclusivement à Taide de tonneaux en bois de chêne d'environ 1",30 de hauteur et i">,10 de diamètre, légèrement évasés par le haut, fermés par le bas, et portant latéralement, à leur partie inférieure, une ouverture qui se ferme à volonté avec une porte à coulisse et qui sert à l'écoulement du mortier. Aux parois intérieures du tonneau, à différentes hauteurs, sont fixés des croi«illons en fonte tranchants armés de dents en fer. Un arbre vertical placé dans l'axe du tonneau porte trois croisillons armés de dents qui se croisent avec les

7S0 CmQDdtlIB PÀftTn.

premières. Ces tonneaux, imaginés par M. Bernard, inspectetir des ponts et ehanssées , ont été employés avec avantage au port de Toulon.

M. Roger, architecte, a apporta deux modifications importantes aux tonneaux de M. Bernard : la première consiste en ce que le mortier s^é boule non-seulement par une porte latérale, mais aussi par des ouvertures pratiquées dans le fond du tonneau, ce qui facilite la vidange; ia seconde, en ce que Tarbre vertical porte des disques en fonte qui écrasent le mortier contre le fond du tonneau.

Au simple mélange des tonneaux de M. Bernard, ceux de M. Roger ajoutent le broiement ; aussi ces derniers fournissent-ils des mortiers supérieurs, surtout lorsque le sable est argileux.

M. Roger construit des tonneaux de toutes grandeurs : il y en a qui sont manœuvres par un seul homme, d'autres par deux ou par quatre; 11 y en a qui le sont par un cheval et même par deux , et dans ce moment^ aux bassins que Ton établit à Passy, une locomobile, de la force nominale de U chevaux, manœuvre 2 tonneaux, qui fabriquent facilement, par jour, chacun 30 mètres cubes d'un mortier très-bien mélangé.

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