CAILLOUX
ID. CQ.
OBSnTATIOm.
Four fidiers. réMrroIrt. «te., souttif à im pression d'eau considérable.
Pour les ourra^s de naçonnerie des moi •! éffOttts de la tIHo de l*arls.
Pour les trafanx de uBTlfatlon dans Paris, foedaiions de piles de pont», dd mrs de quais, etc.
Pour fondations d'édiflees sur terrains feomides et mourants .
Masstrs, fondations, eto., sur tenalas sacs «t mouTants.
Pour des pierres cassées ou des cailloux de grosseur uniforme, on ^Jouterait au volume d^mortier du tableau précédent Faugmentation de volume des vides.
Le dosage des matières se fait, comme pour le mortier (542), à Talde de brouettes de 5 à 8 centièmes de mètre cube.
Le béton se fabrique à bras d*liommes à Taide d*une griffe à trois dents ou avec des machines.
Pour fabriquer le béton avec la griffe, on commence par étaler sur une aire en planches une brouettée de cailloux ; dessus on stratifié la quantité proportionnelle de mortier , puis une ou deux brouettées de
tu camKw KâKn.
dOUoitti pote to niopy«r dl qm troisième bnweMt^ «aBtoox 9ii# ron i^oouvDe de It quioititô oonYenable de UKurtier. On a màn de commeiBeer 06» stratifications par les eouehes de eailloiix , sans quoi le morttar adhérerait k la plate-forme, et le mélange serait dilllcile.
Gela fait, on retrousse le tas à la pelle, puis , avec des griffes en ter à trois dents , on Tétale de nouveau ; on retrousse la matière , puis tm rétalOt et on eontinue ainsi de suite jusqu'à oe que le mélange soit complet ; oe qui a lieu quand les oailloux sont entièrement couverts de mortier.
Détail du tempe emplo jé k la falarication d'un mètre cube de béton :
Ltrage des cailloux 0,60
Cbarg», tramporl et 4UUge des ciUloiix et du mortier. . . 4,70 MékDfe ft,OQ
Total 7,80
Sous-détail du prix de fttbrlcation du mètre cube de béton (543) r
1\S0 d'ouTriers à 3 fr. 50 c. pour 40 heures. 4^83
0^»5 de chef d'atelier à 6 fr .' 0,45
Frais d'ouUls 0,48
ToUl *,40
Quand on a une grande quantité de béton à fabriquer, il convient de faire usage de machines.
La première machine employée est celle dite à coffres. Elle se compose de dix coffres, et sa manœuvre exige de dix à six ouvriers, suivant que Ton veut accélérer plus ou moins le travail.
Les dix coffires étant en fonte et ayant les dimensions indiquées par la flg. 1, pL m» qui en représente deux tout montés en élévation et en plan, la machine coûte environ 550 fr. de premier établissement.
On peut admettre qu'elle durerait au moins trois ans, et qu'alors elle vaudrait 60 fr. ; de sorte que la perte serait de 500 fr., ce qui fait i66',67 par an.
L'établissement d'une plate-frarme à chaque extrémité de la machine, IHntérèt du prix d'achat des brouettes, seaux, etc., et leur entreûm peuvent être évalués à 80 fr. par an.
Ajoutant à ces deux sommes 300 fr. par an pour l'entretien et les frais de déplacement de la machine, ainsi que 27',50 pour l'intérêt da prix d*aehat, on TOit que les frais d'outils s'élèvent par annéeà 57ASi7.
Avec 10 hommes pour faire fonctionner la machine, on peut fabriquer moyennement 35 mètres cubes de béton par journée de 10 heures de travalL Supposant que la machine fonctionne 150 Jours par année, elle foMquera donc 5350 mètres cubes de béton.
Aux rAiwpvoire do )» me 4e 1$ VMUQ«8«ti»p»âQ , le nombre d'heures
d*ouvriers employé à la fabrication d'un mètre cube de béton s^est divisé comme \\ suit :
tarage des caillottx; .....•..• • .' . 0,60
Dosage et approcbage des caillocix et du mortier 9,00
fitepdage des cailloux et du mortierr et les placer dans les
coffres 0,86
Service de la macbip^* .«•••».•.• • S,96
EnlèTement du bélon 0,60
Total 6,92
Seue-délail du prix de fabrication du mètre cube de bétoir :
* ff.
6\9I d'ouTfi^r àS fr, (0 pour 40 tatarei 4,79
Q\ii de cbef d'a(eUer 4 6 fr. pour 40 b«ures , 0,08
Frais d'oullls, 674',^ 7 pour 6250 mètres cubes de béton. . 0,1^
Toui ^,n
Au port d^Alger, on a fabriqué le béton avec un couloir à bétoru G^eel une eaiase rectangulaire en bois de i mètre sur 0^80 de section et de d'P,&e de hauteur. Elle porte à la partie inférieure une ouverture latérale de 1 mètre de largeur sur O^^^ô de hauteur, par laquelle sort le béton. A la partie supérieure, sur la plus large face de la caisse, se trouve un plan incliné en bois doublé de tôle, sur lequel on place les matières k m4« langer, lesquelles, en quittant ce plan^ tombent sur un deuxième plan inolihé fixé au milieu de la caisse contre la paroi opposée, puis sur un troisième plan dont le bas repose sur le seuil de Touverture latérale de la caisse, de manière à y amener la matière mélangée.
Une telle machine, y compris un léger échafaudage ou une rampe pour élever les matières, peut ^tre estimée 150 fr.
En supposant que cet appareil fonctionne 150 jours dans Tannée, il pourra fabriquer annuellement 9000 mètres cubes de béton.
Supposant que cette machine a éprouvé à la fin de la campagne une perte de valeur de 100 fr. y compris les réparations, ajoutant à cette somme ?'»50 pour rintérèt du prix d'établissement , plus ioe fr. pour les plates-formes destinées à préparer les matières et à recevoir le béton à la sortie de la machine, pour Tintérèt du prix d'achat des brouettes, seaux, etc., et pour leur entretien, on aura une somme de 207',50 pour les frais d'outils ; ce qui fait ù\Ç^2U par mètre cube de béton..
Nombre d'heures d'ouvriers employé à la f al»rication dMn mètre cube
de béton : .
Lavage des cailloux. • «... 0,60
Dosage et approdiage des cailloux et du mortier 11,00
Pour jeter ei étendre ces matières sur le plan incliné du eoi»-
loir. 0,W
Pour dàbtrrasier le eonloir du béton fiait. ......•». 0»60
Total • 4,06
7S6 CIHQUiftn PÀITIE.
SoQfl-détatl du prix de imbrication d*an mètre eube de béton :
fr.
4\06 d'OttTri«rt à S fr. 50 pour 10 heures 4,046
0^,47 de cher d'atelier i 6 fir. pour 40 heurei. 0,403
Frais d'ovtils 0,0S4
Total 4,444
1146. Mortiers employés à la mer. Les travaux à la mer qui ont résisté depuis longues années et qui se trouvent dans un bon état de cons^vation ont été établis avec des mortiers de pouzzolanes naturelles énergiques unies aux chaux hydrauliques. Dans ces derniers temps, et dans des vues d'économie, on a fait usage de mortiers diversement composés de chaux grasses, de pouzzolanes artificielles et de sables; mais un grand nombre de ces mortiers se sont ramollis après un temps plus ou moins long, et il y a lieu de craindre que les autres n^entraînent ^iement la ruine des travaux dans lesquels ils entrent. Quelques combinaisons permettent cependant d'espérer beaucoup; ainsi, à Saint^Malo, M. ringénieur Féburier a employé avec succès, depuis plusieurs an* nées, un simple mortier de sable de grève et d'une chaux artificielle de deuxitoie cuisson d'une grande énergie. A Cherbourg, à Brest et sur d'autres points , on a obtenu , avec un ciment artificiel de première cuisson , composé de craie et d'argile , et connu sous le nom de ciment de Portland, des résultats qui paraissent laisser bien loin en arrière tout ce qu'on pourrait obtenir des pouzzolanes d'Italie et des bords du Rhin.
Les eaux de la Méditerranée paraissent posséder à un moins haut d^ré les causes de destruction des mortiers que celles de l'Océan et de la Manche : cela est dû sans doute à leur composition, qui paraît être «n peu différente , à leur température plus élevée de A à 6 degrés, et à leurs courants U fols moins rapides sur les côtes.
^ *^ MACHINERIES.
M7. Dans les chantiers de maçonnerie on distingue {Art^ n*' 1 à 9}..
4<» Les garçoni. Ce sont les ouTrters deslioés i la manœuvre des matériaux sur les ate^ liers; c'est par là que commencent les apprentis maçons;
S** Les maitres garçom. Ce sont des garçons qui out fait preuve d'intelligence et de zèle , et que les chefs d'ateliejc^ choisissent eomme aides pour les remplacer dans diverses circonstances. Quand un maçon passe «faef d'atelier, il choisit ordinairement son gar^n pour en faire son maître garçon ;
3*» Les maçont limosins. Ce sont les garçons ou maîtres garçons qui se sont mis i faire toutes les maçonneries en moellons , meulières, etc., ainsi que les n^ointoiements, les rocatllages , les crépis et les enduits grossiers ;
é^" Les maçonê à plaire. Ce sont ceux qui, dans les localités comme Paris , où on fait un très-grand usage de pUtre , terminent les b&timents élevés par les maçons limosins. Ils font tous les travaux de plAirerie désignés^pluspartieulièrement sons le nom de Uger$ ouvrages;
tt** Le maftre compagnon ou chef éTatelier. C'est remployé chargé de diriger toas lei
maçons et garçons d'un même chantier; 6« Le commit ou conducteur de travaux. C'est l'employé chargé de eonseilter plusieurs
maîtres compagnons et appareiUeurs (553), et d'en surveiller les ateliers; 7** Le tâcheron. C'est un ouvrier ou un employé auquel un entrepreneur cède une