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PANS DE BOIS ET CLOISONS

^65. Pans de bois et cloisons. Dans les localités où la pierre et la h/ij^\-^:.^ brique sont coûteuses , on les remplace par le bois pour les façades de maisons sur les cours , pour les petites ailes de peu d'importance , et t

surtout pour les murs de refend. Les murs de face sur la rue, et les ^cuttlTy^ murs mitoyens, qui contiennent ordinairement les cheminées, doivent être en maçonnerie.

Généralement les cloisons sont construites pour bien distribuer les appartements; elles sont d'un prix modéré et chargent peu les plan-.pr; ;. chers ; celles que Vjqtl emploie le plus à Paris sont * l/^Éji J ïtfx^i, pU* tlA

1* Les cloisons légères en menuiserie à^claire-yoje, lattees, hojirdéggl ' J[,^^^y^ et ravalées en plâtre des deux côtés ;

2" Celles en planches jointives, lattées et recouvertes d'un crépi et fiir-xA.d. c^JC d'un enduit en plâtre de chaque côté; . '

3° Les cloisons en carreaux de plâtre pleins ou creux ;

4° Celles en briques de champ ou de 0™,055 d'épaisseur, et celles en briques à plat, ou de 0",11 d'épaisseur, l'une et l'autre rejointoyées ou ravalées en plâtre.

En raison du peu d'épaisseur des pans de bois et de leur faible poids, on conçoit qu'ils n'ont aucune stabilité par eux-mêmes (486), et qu'ils ne se soutiennent que parce qu'ils sont maintenus par les murs, pans de bojs ou cloisons en retour, ou encore par les combles et planchers.

Dans les pays où le bois est très-abondant, comme en Russie, les pans dé bois sont formés de pièces jointives horizontales qui s'assemblent à mi-bois dans celles qui composent les pans perpendiculaires. On conçoit qu'en raison de la grande quantité de bois qu'entraîne cette disposition, on doit y renoncer dans les pays où le bois a une certaine valeur ; alors on forme les pans de bois et les cloisons avec des poteaux verticaux non jointifs, s'asserablant dans des pièces horizontales.

La disposition la plus généralement adoptée pour les pans de bois et cloisons est celle indiquée fig 6, pi. HI, en laissant entre les pièces des vides égaux aux pleins. Quand toute la charpente d'un pan de bois est montée, on remplit les vides avec de lamaçonnerie de petits moellons, de briques ou le plus souvent do plâtras (débris, plus ou moins gros, de plafonds, de pans de bois ou de toute autre construction) ; faire ce remplissage s'appelle hourder. Pour des constructions de peu d'impor-

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tancé, les vides laissés entre les pièces de bois sont beaucoup plus grands que les pleins. On fait des cloisons vides, sans hourder; on les construit ainsi quand elles sont en porte-à-faut sur des planchers.

Un pan de bois de trois étages, hourdé plein et ravalé sur les deux faces aurait une épaisseur de 0"*,2i6, et une stabilité (poids multiplié par la demi-épaisseur (ù86) ) , seulement égale au \J1 de celle d'un môme n)ur d^ face en moellons ou en briques, qui devrait avoir 0»,/t3 d'é^ paisseur.

Ce n'est qu'en reliant les pans de bois aux murs mitoyens, aux pans é^ bols transversaux et aux plancliers , à l'aide do tenons ou harpons en fer, qu'on peut leur donner une stabilité convenable.

Non-seulement les pans de bois sont moins durables que les murs , mais ils sont aussi plus coûteux dans beaucoup de localités.

Les murs sont généralement préférés aux pans de bois toutes les fois que l'espace le permet

Noms des diffèrenie$ pièce$ qm composent un pan de bois^ fig. 6, pi. IIl :

maa sablières ^ plècefl dans lesquelles loules les pièces verlictles s'assembleat à tenons e( mortaises;

é'à' sablières de chambrée;

a" sablière prfoanl le nom ^e poitrail, quand, comne dans la -figure, elle snrmonte une large ouverture ;

bb poteaux corniers ; ils sont plus forts que les autres ;

ccc poteaux d'huisserie. L'ensemble des poteaux d'huisserie et du linteau y pièce horizontale qui couronne une porte ou une croisée , se nomme Vhuisserie de la porte ou de la croi«èe ;

H4 poteaux de remplace^ c'est-^à-dire de remplissage ) ils sont ordinairement plus petits que les poteaux d'huisserie et surtout que li'S poteaux corniers;

eee guettes^ pièce de bois faisant un angle de plus de 60 degrés avec les sablières ; on les incline en sens inrerse, afin u'obvier aux inconvénients qui résullenl du relâchement dos assemblages par suite de la dessieeatioa des l^ois;

fff décharges, on nomme ain«i les pièces dont l'inclinaison sur les sablières ne dépasse pas 60 degrés ; elles sont destinées non-seulement à obvier au relâchement des as«emblages , mais aussi à reporter sur les poteaux d'huisserie le poids des trumeaux qui se trouvent au-dessus d'un grand vide , de manière à toulager le poUral qui couronne cette ouverture , ce qui est surtout nèoes* faire quand le pan de bois porte pUncbcr \

Les guettes et les décharges s'assembhnt à tenons en àbotU dans les pièces horizontales auxquelles elles aboutissent, c'est-à-dire que les tenons et leurs èpaulements sont coupés à peu près en retour d'équerre du côté de l'angle algfi , de manière A ce qu'ils pénètrent i angle droit dens loi pièeea qui let reçoivent.

Quelquefois, afin de donner plus de solidité aux trumeaux d'encoignure, on remplace les simples guettes ou décharges par des. croix de Saint-André, formées par des pièces qui s^assemblent à mi-bois au point oâ elle» .se reneon-* trent , et à tenons en «bout dans les sablières,

gif§ towraisses, pièces de bois assemblées â tenons et mortaises dans les sablières et dans les guettes ou décharges. Quelquefois on se contente de couper les tournisses obliquement , â la demande des guetle** ou décharges, sans faire de tenon ; on les arrête seulement avee de grands clous , appelés éhnis êê

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