‹ Formules, tables et renseignements pratiques:Chapitre 257 sur 328 · PANS DB BOIS ET CLOISONS · texte numérisé non relu

PANS DB BOIS ET CLOISONS

loup, OU avec des cherniettefl; afln de ne pas Tendre les iournisseg, on -prépare

les trous des clous ou ^es chevillettes à Taide d'une vrille ; hhh poteletSt pelils poleaiii garnissant le dessus des linleaui et le dessous des

appuis des croisées ; iii bouts des soliyes des planchers; lorsque les solives sont posées sur des cloisons,

elles ne sont pas apparentes sur la façade.

Nous avons donné au n« 486 une règle pour déterminer l'épaisseur d'un pan de bois; cette épaisseur, pour un pan de bois élevé de 3 à h. étages, est ordinairement de O^jSO à CjSÔ. Les poteaux corniêrs ont de 0'",25 à 0°»,27 d'équarrissage ; cet équarrissage est le même pour les poteaux formant les pieds-droits d'une grande ouverture, et l'angle des trumeaux dits (Tétriers, Les sablières ont de 0'",216 à 0",25, et les pièces de remplissage, poteaux, tournisses, potelets, guettes, décharges, croix de Saint-André, ont de 0",162 à 0"»,19.

Un poitrail de devanture de boutique ou de porte cochère doit, lorsqu'il supporte un pan de bois, avoir une dimension verticale égale au 1/12 environ de la largeur de l'ouverture qu'il couronne (225).

Lorsque les cloisons intérieures portent planchers, les poteaux d'aplomb doivent avoir une épaisseur égale au 1/12 de leur hauteur. Les décharges et les sablières ont une largeur et une épaisseur plus fortes de 0",027 environ. Les cloisons de simple séparation n'ayant pas besoin de monter de fond, il suffit que leurs dimensions soient moitié des précédentes; souvent même, afin de les rendre plus légères, au lieu de les hourder pleines, on les laisse creuses, et oh pose seulement un enduit sur des lattes clouées Tune à côté de l'autre sur les poteaux. Afin de diminuer les chances de flexion des poteaux de ces cloisons creuses, quand ils ont une certaine hauteur, on les réunit en leur milieu et en d*autres points, si cela est nécessaire, par des liernes horizontales.

Une cloison de séparation doit pouvoir être posée d'une manière quelconque sur le plancher de la pièce que l'on sépare ; mais lorsqu'on est obligé de la poser dans le sens de la longueur des solives qui supportent le plancher, afin de soulager la solive qui se trouve en dessous, et qui en supporte le poids, on place des décharges qui reportent une partie de ce poids sur les extrémités de la solive, sinon sur le mur. C'est encore dans le but de soulager la solive travaillante, que l'on met quelquefois dans l'intérieur de la cloison des tirants qui embrassent )a solive et vont s'attacher sur les décharges.

Le tableau suivant, extrait du Trailé de Vart de la charpe^iterie , par M. Émy, contient les grosseurs que les praticiens donnent le plus communément, au rez-de-chaussée, aux pièces qu'ils emploient dans les pans de bois de S^jSô à 3'",90 sous planchers, pour les bâtisses de trois étages. Les pans de bois se montent d'aplomb à l'intérieur; mais à, l'extérieur ils ont un fruit de quelques lignes par étage « ce qui ^minue en conséquence l'équarrissage des pièces des parties supérieures des pans de bois.

CINQUIÈIIB PAATU»

PANt DE BOU DBS FAÇADB8 (de 3b.90) ÉpOUSeur,

Poieaui oorniers et poieaui de fond. . . tquarrUtage,

Poieaui d*ètrière

SabUèrei baules et basses

Poleaui d'huisserie. •'.....••..,•••«.

Poteaux de remplage .

Ëcartement des poteaux de rempiage

Guettes, décharges, croix de Saint-Aodré

Touniisses et potelets

PARS DR BOIS INTÉBIEOKS OU doiSOnS | fj^^^^ 'J^-!^!\

{ portant plancher Équarrissage,

\ ne portant pas plancher

Cloisons de refend ou en porlc-à-faui ..••...

Poteaux

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Toutes les pièces qui composent un pan de bois ou une cloison en charpente doivent être assemblées entre elles à tenons et mortaises entrés de force et chevillés.

Afin de garantir les bois de Thumidité, on établit les pans de bois et les cloisons sur des soubassements en moellons ou en pierre de taille, s*élevant au moins à O^fôO au-dessus du sol.

Une fois la charpente d'un pan de bois établie, on procède au remplissage. Pour cela, on cloue sur une de ses faces des lattes éloignées entre elles de 0",06 à 0%11 ; on garnit Tintervalle entre les poteaux de plâtras hourdés grossièrement avec du plâtre, et on place un lattis du côté où le hourdis a été fait, comme sur l'autre face. Cette opération faite, après avoir nettoyé la poussière et arrosé le hourdis, on procède au gobetage^ qui consiste à appliquer du plâtre liquide sur le lattis, avec un balai ou avec la main. Une fois le gobetage sec, on applique le crépi ^ qui se fait avec du plâtre gâché plus serré; ce crépi se jette à la main et s'étend avec le côté de la truelle, afin que la surface restant raboteuse, Venduit ou troisième couche y adhère mieux.

Le crépi se fait avec du plâtre écrasé passé au panier, au lieu que l'enduit se fait avec du plâtre fin passé au tamis de crin (530J.

Afin d'obtenir des surfaces bien planes, on fixe deux règles sur le gobetage, après les avoir plombées avec soin , et au moyen d'une règle mobile qu'on traîne sur les deux règles fixes , qui doivent efileurer l'enduit, on arrive à rendre ce dernier parfaitement plan. L'enduit s'étend avec le dos de la truelle ou la taloche; mais comme, malgré tous les soins que l'on peut prendre, il est impossible d'obtenir une surface plane bien unie, on arrive à ce résultat au moyen de la truelle bretée (662).

On fait quelquefois des cloisons creuses, c'est-à-dire qu'on supprime le hourdis entre les pièces de bois qui forment la charpente; dans ce cas , le lattis doit être jointif , et on applique successivement dessus, le gobetage, le crépi et l'enduit, comme dans le cas précédent.

t. PLÀNCIUftS. 761

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