PL» „ BA
p pression par mètre courant de portée du plancher pour toute sa largeur : si le plancber a 40 mètres de largeur, et quMl doive résister à une pression de 280 kilog. par mètre carré, P sera égal à 3800 kilog. (568).
B étant obtenu, on a un grand intérêt à diviser cette largeur en un plus grand nombre possible de poutrelles d'une épaisseur 6, afin de diminuer la paii;ie des pièces du parquet, et celle du lattis du plafond; ainsi il est très-important de savoir à quelle limite de grande sécurité^
on doit s'arrêter dans la détermination du rapport de t. Dans la pra-
b i ' tique, pour les solives, on fait r = 5 eûviron.
766 GINOOliliS PÂtTiB.
Partant de ces considérations, M. Lagout, ingénieur des ponts et chaussées, a cherché à concilier le principe avantageux des boîs méplats avec la règle précédente, en clouant sur la moitié supérieure des faces latérales des bois méplats, des nervures économiques, de manière à donner à la face supérieure de la pièce armée, une largeur égale à la moitié de la hauteur, et à doubler ainsi, à peu de frais, la résistance du bois méplat
Croules ou dos ses de scieries utilisées en nervures,
M. Lagout ayant soumis des bois méplats à des pressions transversales croissantes , il a observé que l'altération du bois se produisait d*abord dans la zone supérieure ou de compression des fibres, sans que la limite d'élasticité fât atteinte dans la zone inférieure ou de traction des fibres , et il a été ainsi conduit à consolider la partie supérieure par des demi-croûtes ou matières encombrantes des scieries clouées le long de la pièce en forme de nervures, dont la plus gi*ande section est au milieu de la poutre, ce qui lui donne en plan la forme d'un solide d'égale résistance qui a une hauteur uniforme (232).
L'épaisseur uniforme b de l'aine est égale au sixième de la hauteur h de la poutre et la plus grande largeur de chaque nersiire, au milieu de la longueur de la poutre, est aussi égale à 6; d*où il résulte qu'en ce
point la largeur totale de la base supérieure est égale à 36 »» - A.
Cambrure. De plus, avaat de l'armer de ses nervures, la pièce est cambrée en son milieu sous une flèche égale aux - -- de la portée L.
La 'pièce de bois méplat ainsi préparée présente trois avantages :
l** La résistance de la pièce nervée esl double eufiroa de la pièce non oervèe, ce qui présente une économie de 50 p. 400 du buis du comoierce;
S" Le prix de revient est augmenté d'un tiers, ce qui équivaut à une économie en argent de 33 p. 400;
S*" La cambrure disparaissait à l'œil sous la flexion produite j[>ar la ellârge ulUo. Résultat important^ puisque la flexion trop grande des pièces primitivement droites oblige souvent les conslrucleuis à augmenter la section pour diminuer la flèche.
Règles pratiques pour les ouvriers.
I"* Débitez en 6 madriers les bois équarris;
S° Placez le madrier de champ sur un établi, fixez les extrémités, enfoncez une
eale au milieu pour le soulever de ■; ■ L , en ayant soin de mettre une plaque d9 fer
4 000 entre la cale et la pièce de bois ;
30 Fixez de chaque cOté les demi-croûtes arrasèes à la partie supérieure par dans rangs de clous disposés de manèrc que les clous d'un rang se croisent avec ceux da l'autre; dans chaque rang, les clous sont espacés de 0n»,30. De plus, entre les bouts des deui parties de dosses qui composent chaque nervure , enfonces une cala ov elef aa bois , qui se. trouve au milieu de la longueur de la poutre.
L'entr'axe des poutres ainsi nervées peut être égal & celiii qui èon-
PLAN€HEtd. 76T
viendrait h des pouti*es rectangulaires d'une épaisseur double de celle du bois méplat.
Ô6T. Pose du carrelage ou parquet et du plafond. Pour terminer le planeber, si on laisse les solives apparentes, ce que Ton peut faire dans un atelier par exemple^ on place dessus des recoupes de débris de bois appelées bardeaux, ou, pour plus d'économie, des latles joiutives. Sur ces bardeaux ou sur ce lattis on place une couche de plâtre de 0'",04 à 0",05 d'épaisseur, qu'on laisse se raffermir; puis on applique en dessous, entre les solives, une deuxième couche de plâtre, qui peut être moins épaisse que la couche supérieure sur laquelle on pose le carrelage; ces plafonds partiels inférieurs s'appellent entrevous.
Cette disposition ne peut convenir pour des lieux habités. Dans ce cas, on fait les planchers pleins ou creux. Pour les premiers, qui transmettent peu le bruit d'un étage à un autre, on commence par fixer un lattis sous les solives; sur ce lattis, on fait, comme pour les pans'de bols (563), un hourdis que Ton élève jusqu'au niveau dé la face supérieure des solives, et sur la surface qui en résulte on étend une couche de plâtre sur laquelle on établit le carrelage. Sous le lattis on fait un gobetage, puis un crépi, en appliquant le plâtre à Taide de la taloche, et enfin l'enduit plus ou moins soigné qui doit terminer le plafond, dont l'épaisseur ne dépasse pas 0"',03.
Au lieu d'un hourdis qui remplit complètement les vides laissés entre les solives , on se contente t^uelquefois, £y)rès avoir ûxé le lattis inférieur, de placer dessus, entre les solives, une couche 'plus ou moins épaisse de plâtre. Ces couches de plâtre , séparées entre elles par les solives, sont ce que l'on appelle des augets; on en rend la surface concave afin d'augmenter leur surface de contact avec les solives, et des petits clous de peu de valeur, que l'on nomme rappomtis^ implantés dans les solives à Tendroit des augets, augmentent l'adhérence de ceuxci avec les solives. Ces augets ajoutent considérablement à la solidité des plaronds, qui, sans cela, sont sujets à se fendiller et à se détacher du lattis. Une fois les augets terminés, on établit un lattis tant plein que vide sur les solives , et sur ce lattis on étale une couche de plâtre de 0",0/i à 0'",05 d'épaisseur pour y reposer le carrelage.
Quant on ne craint pas que le bruit d'un étage se fasse trop entendre à l'étage inférieur, on fait le plancher creux, c'est-à-dire qu'on supprime le hourdis et les augets entre les solives. Les lattis inférieur et supérieur sont tant plein que vide ; sous le premier on établit le plafond, et sur le second la couche de plâtre sur laquelle repose le carrelage.
Quand au lieu d'un carrelage on veut établir un parquet, si les solives sont toutes de niveau à leur partie supérieure, on peut faire reposer directement le parquet sur les solives, mais généralement on établit une eouche de plâtre de O^^OA sur le lattis supérieur; sur cette couche
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de plfttre os place des lambourdes , pièces de bois de 0*^067 de hauteur sur 0",05 de largeur, et c'est sur ces lambourdes que Ton repose le parquet On peut remplir les vides entre les lambourdes avec une matière sèche. Quelquefois on repose directement les lambourdes sur le lattis, et on se contente de les relier par des augets en pl&tre repo^ saut sur le lattis. /