sur
Ecart.
Tredgold donne la formule suivante pour calculer les dimensions des solives et des poutres :
hauteur de la pièce en niëlrcs ;
largeur id, id, ;
portée de la pièce id.;
coefficient qui prend les valeurs ftuivanles :
1" Pour les planchers simples , à un seul rang de solives, sans que b puisse être inférieur à 0",05,K= 0,0363 si les solives sQht en sapin, et K = 0,0376 si elles sont en chêne ;
2" Pour les planchers assemblés , les poutres principales, sans que leur écartement excède 3 mètres, exigent que Ton fasse K= 0,0688 ou 0,0711, suivant qu'elles sont en sapin ou en chêne.
Pour les petites poutres transversales assemblées aux poutres principales, distantes au plus de 1",30 à 2 mètres, K = 0,0560 pour le sapm et K = 0,0578 pour le chêne.
Les dimensions des solives supérieures se règlent comme au 1*.
Enfin pour les solives inférieures qui ne servent qu'à fixer les lattes, sans prendre 6 supérieur à 0-,05, on fait K =: 0,010ii ou 0,0109, suivant que Ton emploie le sapin ou le chêne.
Aiu'o<u*d'hui les solives s'espacent de 0",33 environ d'axe en axe, et on fait à peu près A = 26 (tableau page 770). Des charpentiers de Paris font même h = 36, avec espacement de 0",30 d'axe en axe.
Pour les poitrails de boutiques (563), on est dans l'usage de refendre en deux les pièces de bois qui servent à les former, d'en écarter les
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deux parties de (r,05 à O^^jOe par des fourrures, et de les relier par des boulons. L'augmentation de largeur que Ton donne ainsi aux poitrails fait qu'il est plus facile d'y reposer les murs ; de plus, le bois refendu perd facilement son humidité naturelle, qu'il aurait conservée en partie sans cette précaution, ce qui en aurait accéléré la pourriture.
Il y a encore un cas où l'on refend une poutre : c'est celui où, ne disposant pas de bois dune assez forte dimension, on est obligé d'avoir recours aux poutres armées. Dans ce cas on refend la pièce de bois et on en écarte les deux parties, entre lesquelles on place deux pièces de bois qui forment un triangle isocèle dont la poutre est la base. J^ hauteur de ce triangle est faible, afin que le dessus des armatures ne dépasse pas le haut des lambourdes sur lesquelles reposent l'aire en plâtre et le parquet. Un boulon allant du sommet du triangle au milieu de sa base rend tout le système solidaire et lui donne une grande rigidité.
Pour les édifices tels que les magasins à blés, entrepôts, etc., il est impossible de donner une règle empirique pour déterminer les dimensions des poutre^, solives et autres pièces des planchers; on est obligé d'avoir recours aux formules relatives à la résistance des matériaux (n** 220 et suivants).
Poutres et solives nen'ées en bois.
Quand on emploie des bois ou des fers méplats pour résister à des pressions transversales, on a intérêt à adopter l'épaisseur 6 la moindre
possible, par rapport à la hauteur A, puisque c'est celle dont le moment
d'inertie tk àh* est le plus grand possible pour des sections 6A, fe'A',
équivalentes (220). Si les tôles sont trop minces, elles se voilent, si les bois sont trop méplats, ils se plissent.
Pour les construttions en bois, la hauteur h est donnée par la sec* tion A* d'équarrîssage des poutres livrées au commerce; s'il s'agit d'un plancher, la somme des largeurs 2^6 = B des poutres d'une portée L est donnée par la formule (225).