à 40-.(yO
(a) La largeur 5 mètres est un peu faible pour les routes impériales. (6) La profondeur des fossés est ordinairement de O^^ÔO.
(c) Près de Paris, la largeur totale, non compris les fossés, atteint quelquefois jusqu'à 20 mètres.
i>92. Pentes de la sur/ace de la route. La ligne tracée au milieu de la surface de la chaussée est Vaxe de la route; l'intersection de la route par un cylindre vertical passant par l'axe est le profil en long, et une section faite par un plan perpendiculaire à l'axe est un profil en tra^ vers (Int. 1275).
Transversalement, la chaussée se profile suivant un arc de cercle dont la flèche est ordinairement le 1/50 de la corde; il en résulte une pente suflSsante pour donner écoulement à l'eau, sans cesser de permettre aux voitures de circuler partout, ce qui évite les ornières. Dans les villes , les rues ont à peu près le même profil entre les ruisseaux. La pente des accotements est en général réglée à 0",04 par mètre.
Si la route est établie sur le penchant d'un coteau , de manière à former précipice d'un côté , on incline toute la surface de la route vers la montagne. Le plus souvent, afin d'éviter ^core plu» sûrement les
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accidents, du côté de la vallée, on borde la route d*un petit mur ou d'un bourrelet en terre couvert de gazon.^ Un fossé établi du côié de la montagne reçoit les eaux de celle-ci et de la route» pour les déverser du côté de la vallée, si cela est nécessaire, par des petits aqueducs passant sous la route.
Lorsque la route suit le revers d*un coteau , pour éviter, autant que possible, les déblais et remblais, on prend les déblais du côté de la montagne pour former les remblais du côté de la vallée ; mais il arrive quelquefois, pour éviter des sinuosités trop prononcées, que Ton est obligé de faire entièrement la route en tranchée; dans ce cas, les deux revers de la chaussée sont inclinés vers Taxe pour y amener les eaux, on fait la chaussée plus large , et on supprime les accotements et les fossés si la tranchée est profonde, ce qui diminue considérablement les déblais.
Si la tranchée a peu de longueur et peu de profondeur, on ne supprime que les fossés ; on incline les accotements vers la chaussée , et celles! vers les accotements, ce qui produit sur chacun de ses côtés un ruisseau pour recevoir les eaux.
Suivant Taxe de la route , la pente maximum est fixée à 0"',05 par métré. Quant à la pente minimum, on est porté à croire que, pour la facilité des transports, la route doit être horizontale ; mais comme, malgré la pente transversale, Teau séjourne encore dans les sillons que laissent les roues des voitures, il convient, pour le bon état de la route, et par suite pour la facilité du tirage des voitures, qu'elle ait une inclinaison longitudinale d'au moins Û'",005 par nlètre; cette inclinaison suffît pour que Peau suive Tornière, et s'accumule en diffi^rents points en assez grande quantité pour rompre le bourrelet de romière et prendre un écoulement latéral.
805. Influence de la pente longitudinale des routes sur le tirage des voitures. Sur une route horizontale on a
R force de traclion;
P charge totale traînée, voiture comprise;
h rapport de la force de traction à la charge' traînée (41 et 460).
Théoriquement, sur une route en pente, on a sensiblement (/i48)
R=:A;P-f-Psina.
a angle que fait la route avec Thorizon , a étant très-petit, on peut prendre ungente a, c'est-à-dire la pente, pour sina, qui alors varie de 0'",Û05 à 0",05.
Les expériences de M. Gordon , dont le tableau suivant donne les résultats, prouvent que la pratiqv£ ne s'accorde pas avec la formule
. précédente.