CANAUX A POINT DE PARTAGE
665. Tracé. Le tracé d'un canal à point de partage exige une étude approfcmdiet soif pour sou alimeatlttion, soit pour détetlnini^r le point
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bas de la ehatne de montagoes qu'il doit traverser ; c'est en ce point bas qu*il y aura le plus de chances de pouvoir se procurer les eaux nécessaires à la navigation. C'est d*après les considérations posées au n* 595 que Ton détermine le point bas.
Les sources d'eau se trouvant toujours à une certaine profondeur audessous de la surface du sol, ce n'est que par des tranchées ou même des souterrains que Ton pourra se procurer, au point de partage des deux branches du canal, la quantité d'eau nécessaire à la navigation. Malgré ces souterrains- et ces tranchées, sauf le' cas très-rare où le point bas se trouve au-dessous d'une assez grande étendue de terrain pour produire des ruisseaux ou des sources abondantes, on est obligé d'accumuler dans des réservoirs les eaux de pluie, afin de pouvoir en disposer pendant les sécheresses.
La dimension de ces réservoirs dépend du volume d'eau à fournir et de la plus ou moins grande rareté des pluies. La quantité d*eau qui afflue dans ces réservoirs dépend de l'étendue du terrain tributaire, des infiltrations, de la vaporisation et de l'absorption par la v^étation. n est impossible de tenir compte de toutes ces circonstances; tout ce que Ton peut faire est d'admettre, avec quelques ingénieurs, que les coure d'eau écoulent les 3/7 du produit annuel des pluies. En France, ce produit annuel est de 0^70; mais il convient d'observer qu'il tombe plus d*eau dans le Midi que dans le Nord, et dans les parties élevées d'un même pays que dans les plaines (616). D'après Gauthey, au canal du Midi, la superficie du terrain dont les eaux se déversent au point de partage est de 18 000 hectares ; au canal de Bourgogne , 19 200 hectares ; au canal de Briare, 39700, et au canal du Centre, 30800.
Le réservoir de Grosbois, canal de Bourgogne, a une capacité da 8000000 mètres cubes; sa profondeur est de 15 à 18 mètres. Celui de Saint-Ferréol, canal du Midi, contient 6956000 mètres cubes; la plus grande profondeur d'eau y eât de 32'",50. Ces réservoirs s^obUennent en barrant , au moyen d'une digue , l'endroit le plus resserré d'un vallon.
664. Qhumtité d'eau à fournir à un canal. Cette quantité doit compenser: l"" les pertes par évaporation, 2* par infiltration, d** par les portes des écluses, li"" celles dues aux passages des bateaux dans les écluses, 5* celles dues au remplissage du canal après la mise à sec par suite des réparations annuelles. Il est évident que c'est surtout pour les parties voisines du point de partage qu'il faut s'assurer que les eaux affluentes c<mipensent les pertes; car, à mesure que le canal descend, les ruisseaux tributaires deviennent plus nombreux et plus considérables.
66tf . Évaporation. La quantité d'eau évaporée dépend de la température et de toutes les circonstances atmosphériques; en général on a trouvé qu'elle était de 1*%50 par année ou de 0"*,004 par jour, par mètre carré de surface d'eau.
666. Infiltration. On admet que la quantité d'eau absorbée parinfiK
tration est double de celle évaporée ; au reste cette quantité varie selon la nature du terrain, et, étant considérable à Touverture d'un canal» elle diminue chaque année. En rapportant les remblais, il faut avoir soin de labourer la terre sur laquelle on les pose, afin de rendre la liaison complète et diminuer les chances d'infiltration.
Sur un pont-canal, où il faut prendre les plus grandes précautions pour éviter les infiltrations, après le décintrement des voûtes, on les recouvre d'une couche de béton de 0'",25 à 0",30 d'épaisseur; maïs jusqu'à présent on n'a obtenu un effet tout à fait efficace qu'en dallant le fond et les parois de la cunette en laves de Volvic, et en recouvrant ce dallage de deux couches d'enduit de bitume. Le bon emploi que Ton fait aujourd'hui du ciment romain permet de substituer cette matière au dallage (bUO).
667. La perte due aux portes ^écluses dépend du soin apporté à la construction. Il paraît qu'en général on est au-dessus de la réalité en supposant que cette perte équivaut annuellement à la quantité d'eau que nécessiterait le passage de sept ou huit bateaux.
668. Perte due au passage d'un bateau. Lorsqu'un bateau nionte, son passage d'un bief dans le bief supérieur oblige de faire passer de ce dernier dans le premier un volume d'eau égal à
P volaine d'an prisme ayant U teclion horizontale 4a mi pouv base et la chute de
récluse pour hauteur; B TOlume d'eau déplacé par le bateau.
Quand au contraire le bateau descend, le volume de Teau passant d'un bief dans le bief inférieur est P — B. U résulte donc que chaque bateau qui monte une branche du canal pour redescendre l'autre, tire du bief de partage un volume d*eau égal à