TOTAUX DE CONDUITE DES EAUX
16^. Outre la formule relative à l'établissement des canaux à ciel découvert (160), de Prony, de la discussion de 51 expériences de Dubuat, Bossut et Couplet, a encore conclu une formule analogue pour le cas d'une conduite cylindrique régulière dans laquelle le régime des eaux est établi ; cette formule est
Y =av + 6r* = 0.0000173V + 0.000 348î?«,
de laquelle on tire (/ti^., USS)
V = \/o.0062 + 2871,ûa ^ — 0.025,
ou à peu près
V TÎtesse moyenne de régime ;
D diamètre intérieur de la conduite;
J pe;nte par mètre , on différence de niveau de Teau aux deux extrémités de la eoa»
duite divisée par la longueur totale de la conduite ; a coefficient égal à 0,000 017 331 4 d'après de Prony, et 4 0,000032 36 d'après
Eytelwein ; • «
b coefficient égal à 0,000348 3590 d'après de Frony, et à 0,000380 33 d'après
Eytelwein,
Ayant v, on a la dépense
Q = Sî?=-^«). C/n/.,668)
M. de Saint-Venant, de la discussion des résultats qui ont servi à de Prony et Eytelwein pour établir leur formule, a conclu la formule monôme (mémoire cité page 11/i)
m " /DJ\"
y =0,000 295 57î; 7, d'où t)=^iià,il9Ulj-] .
ir'
ISO î^ftfiMlËiiË PAKTlfei
V et D ont les mêmes significations que oi-âessusj Quaiit à J, il eil a une un peu différente, qui avait été admise par Dubuat et ensuite par Ejrtëlweln.
La hauteur de charge, ditOUbuât {Principes d'hydraulique), est une forée ôietrîce qui petit être eonsidéfréé comme divisée en deux parties, ruflë ëftipli^i/éë à imprimer la vitesse , l'autre à vaincre la résistance qui naît du mouvement dans toute là longueur du tiiyau.
La première de ces deux parties de la charge serait — s'il n'y avait
pas de contraction à la jonction du tuyau avec le réservoir ; mais comme dans les expériences l'entrée du tuyau n'était pas évasée^ Du-
buat prend rrr-^ — ^ pour la portion sâfmohtatit la tésisidfice dHnertie
jl* X S^r •^
du fluide ^ portion dont la partie ( ^ ~ i ) s- est consemBiéé & engendrer les tourbillonnements , suite inévitable de l'épanoùijssement rapide de la veine après sa contraction. C'est le surplus
2|xV
qui , divisé par la longueur L du tuyau , donne à Dubuat la •pente fietive J, qui , multipliée par le poids du fluide de l'unité de longueur du tuyau , donne la force faisant équilibre à la résistance des parois dans la même étendue
z pente totale ou différence dd niveau de l'êau aiit deux extrémités de la conduite ;
•—-= 4,55, ou environ (Ji= 0,80, d'après des expériences de Bossut^ où le tuyau était
SGudé à un réservoir en Ter-blanc dont rbrlQbe devait ètté à vive arête ;
-^ = 4,35, ou environ (j.=0,86, d'après les expériences de Dubuat, od le tuyau par-
tait d'une caisse en bois dont Torifice avait apparemment des ai-éles un peu arrondies ou formait comme un léger évasctnent à l'entrée de l'eau;
C'est en adoptant la valeur de J de Dubuat que M. de Saint-Venant est parvenu , comme pour les canaux (160) , à représetiter le tnouvemetit de l'eau dans les tuyaux à Taide de la formule
— zWx
cv^
DJ î?
ou = eu» = 0,000 295 57 v'' .
C'est afin d'abr^er les calculs relatifs à la conduite des eaux , soit à
TUYAUX DE CONBUire bfeS KAUX. 127
Ciel découvert , soll au moyen de tuyaux, que de Prony a calculé le
, taWeau suivant * qui eatisfait aux cas ordinaires de la pratique- Ce
tableau contient en ouifë les vWeurs de RI données par la formule
d'Eytelwein (160). C'est dans le môme but que M. de Saint-Venant a
calculé les valeurs de RI et celle de -^ que nous reproduisons au tableau
de la page 131»
Des expériences faites par M. Darcy sur les conduites d'eau de Dijon (159), il résulte que p^ur iine conduite entièrement ouverte à son extrémité , on a
et que pour une conduite portant seulement à son extrémité une ouverture de rayon r» on a
Q dépense de U eondoite ouverte ;
Q' dépense de la Mnâtiite lertainée ptr une oufertUrc de rayon r ;
A rayon de la conduite ;
l longueur de la cobduile ;
H charge totale où ditférence de nÎTcau des deui eitrémitéa de la coaduHe ;
m coefficient de la dépense, qui a été trouvé égal à 0,736 pour r = 0«)995 ;
b coefficient de résistance de l'eau dans la conduite, et dont les valeurs, donilêét
par des eipérienees sur différentes conduites, sont consignées dails le tableau
suivant i
net. mtt. niët. net. met.
Les valeurs b ont été fournies par lt>s conduites neuves , et celles é* par left lllèmfcs conduites 7 ans plus tard. Ce tableau montre qu'il convient, dans leï tppUeattodS, He doubler les coefficients de la résistance due aui tuyâut neufs.
PREHIÈRB PARTIS.
TAr.F.URS CORRESPONDANTES
▼AUDRS CORRESPONDANTES ,
de RI dans I«8 canaux.
de ~ DJ
en <3
de RI dans Ira can^wb
de lu/
dtins les layanx.
dans les tayaax.
Eytelwein.
DK 1>ftO."tT.
DE Proky.
EYTBLWEirr.i
-W! PaoKV.
Bl PaONT.