ROUES DB COTÉ
N chapeau en bols supportait toute la tranimisalon de moatement de ta raone ; il est assemblé i ses extrèmiléfl sur deux poteaux en boit portant des rainures dans lesquelles glisse la ranne. Us parties frottantes de la ranne et de œs rai« nures sont garnies de bandes de fer plates, afin de diminuer le ht>ttement;
0 barreaux en fer méplat de 0".06 de large sur 0».007 d'épaisseur, espacés de 0".08 i 0*.09, de manière à former une grille en forme d'éperon qui règne sur toute la largeur du canal. Cette grille est destinée à arrêter les eorps flotUnti qui pourraient détériorer la rnue. Les barreaux O portent un anneau i leur partie supérieure, afin qu'on puisse let retirer facilement quand on Teut enleyer les immondices;
p espace où s^accomnlent les corps lourds, qui sans cela Tiendraient s'amonceler derrière la vanne plongeante et empêcher sa manouiTre. Malgré cette précantioo, il faut encore laisser derrière cette vanne un espace libre, dont lea dimensions permettent un nettoyage facile.
Dans le mur d'éperon, à l'extrémité de la fosse P, se trouve une vanne dont la crête régie le niveau 'supérieur des eaux, et qui descend jusqu'au fond de cette fosse, de sorte qu'en la levant , après avoir fermé la vanne plongeante L , les eaux entraînent les immondices accumulés dans la fosse P. C'est i cet instant qu'il convient de pouvoir eo^ lever les barreaux 0.
On coDstruît encore des roues de côté dont la vanne est disposée avec charge sur le sommet; mais on ne doit employer cette disposition que quand la vitesse v de la roue est ou peut devenir trop grande pour que Ton puisse obtenir une vitesse Y convenable au moyen dMn déversoir. . Il peut arriver aussi que le niveau de Teau dans le bief supérieur soit trop variable, ou que le fond du lit soit trop mobile pour pouvoir établir une vanne plongeante. Ces roues mixtes rendent un elTet utile d^autant moindre, que la vanne est placée plus bas par rapport à la chute totale ; cet effet est les 0,/iO environ du travail total dépensé pour des vitesses de roues approchant de 3 mètres^ si , au contraire , la vi* tesse de la roue n'est que de i'^ySO , ce qui permet de baisser un peu moins la vanne, Teffet utile peut atteindre les 0,50 du travail total dépensé.
186. La machine à vapeur de Ghaillot élève Teau dans des bassins étages à des niveaux différents. M. Mary a utilisé la chute de Peau d*un. ' des bassins dans Tautre pour faire mouvoir une roue hydraulique qui élève, à Taîde de pompes, une portion de Peau dans un petit réservoir placé à un niveau convenable pour alimenter les quartiers élevés de C3iaillot et du* Roule.
La roue de M. Mary est une roue de côté, mais d'une construction particulière. Elle est formée de six aubes à peu près circulaires , de 0™,30 de diamètre, adaptées au pourtour d'un cylindre en fonte de 0",ii de longueur et i",20 de rayon, formé par une couronne , et deux disques annulaires plans de 0",30 de largeur, perpendiculaires à Taxe, et auxquels sont assujettis les six bras à fortes nervures de la roue. Pour séparer les eaux d'amont de celles d'aval , deux plaques en fonte, noyées en partie dans la maçonnerie , viennent s'appuyer sur les disques de la couronne , et forment , dans leur partie inférieure , les lèvres
186 PBJSJHIÈRE PARTIS.
d'un coursier annulaire en ciment deVassy, calibré avec les aubes ellesmêmes, qui s'y emboîtent ainsi très-exactement Ce coursier doit se prolonger au delà du plan vertical contenant Taxe de la roue sur une longueur égale à la moitié de l'intervalle des aubes, et se terminer au niveau des eaux d'aval; du côté d'amont, il s'évase en entonnoir pour faciliter rentrée de Teau qui en couvre ainsi rorifice^ et y pénètre comme elle le ferait dans une conduite placée au fond d'un réservoir. Il résulte de cette disposition que l*eau de la retenue agit sur les palettes comme elle agirait sur un piston.
La roue ne perd à peu près rien de son effet utile quand l'eau s'élève en amont jusqu'au point de surmonter le cylindre sur lequel sont fixées les aubes.
La vitesse de la roue ûe doit pas excéder 1*,30 par seconde.
Il papaîtrait que des expériences au frein auraient donné 75 à 85 pour cent d'eff'et utile ; mais ces nombres paraissent exagérés*
M. Mary a fait construire une roue semblable à la prise d'eau de la Villette , pour fouler l'eau à Montmartre. Il y a six palettes portées par un cylindre de Q"'^b7 de longueur et 1 mètre de rayon ; elles sont rectangulaires, arrondies aux angles, et ont i^jSO, sur C^jTô suivant le rayon ; elles sont formées d'une forte plaque de tôle sous laquelle est fixé un fort madrier en bois dont la forme imite jusqu'à un certain point celle de la proue d'un bateau. Malgré cette précaution, les aubes font tellement jaillir l'eau en y pénétrant , que le rendement en est considérablement diminué.
•Cette roue, qu'il ne peut être convenable d'employer que quand la variation de niveau est considérable, n'est applicable qu'à un débit d'eau constant. Du reste , malgré les perfectionnements dont elle est susceptible , son prix élevé et sa difiiculté d^exécution ne lui permettent guère de devenir un moteur applicable à l'industrie. Un avantage de cette roue, c'est qu'elle est un compteur assez exact.
187. Roues àaugets (fig. 31, page 195). L'équilibre dynamique de
ces roues a la même expression que pour les roues de côté (185). Ainsi
on a, pour une seconde, en négligeant les pertes d'eau, le frottement
contre le coursier, quand il y en a un, et le frottement de l'axe de la
roue ,
Les Mèmeg leUrm ont les mènes slgniacations qu'au a" 48&«
La formule précédente peut être mise sous la forme jr«» = PA - ^ + ^ (Vcosa— tJ);
d*o4 Yon conclut 9 comme pour les roues de côté, que l'effet utile T»
lOIIW A AIWIft. 167
augmente à mesure que y- diminue et que le tertne ~ (Vcosa— r)
pv« augmente ; or, pour un même poids d'eau P, -^ dépendant de la vi-
tesse Vt il faudra par eoiiséqu^iit rendre cette vitesse aussi petite que
Pv possible. Le terme — (vcosa — r) sera tflaxîmum quand, pour des
valeurs déterminées de YetVgtt sera nul ; eet angle est toi^ours très* faible pour les roues recevant Teau près du sommets On voit aussi que , pour des valeurs déterminées, de Y et de a, le terme précédent sera
maximum quand où aura v = — ^ — , d'où, en supposant cos* = 1 ,
t? = ^. t)anô la pratique , la Valeur de v peut tarier ûé^ 0,30 aux 0,80
de y sans que Teffet utile soit sensiblement altéré ; cependant, pour les petites roues, 11 convient de tenir v entre les 0,40 et 0,60 de Y. Cette propriété des roues à augets , de permettre une aussi grande variation de vitesse de rotation , les rend précieuses dans un grand nombre de circonstances, comme, par exemple, pour les marteaux, où nonseulement la vitesse est grande ^ mais aussi doit varier à chaque instant entre des*limites très-éloignéeSi
La vitesse des roues à auget<! ne doit pas être inférieure & i mètre pour que leur marche soit régulière , et elle peut atteindre 2 mètres pour les petites roues ^ et 2°*,50 pour les grandes, sand que Teffet utile soit sensiblement altéré. Pour les roues de marteaux, dont l'arbre porte la bague à cames , la vitesse atteint quelquefois A et 6 mètres ^ quoique leur diamètre ne soit que de 3 ji û mètres; mais alors l'effet utile est diminué.
Les augets ootAmènçant ft verser leur eau avant d'èlrd arrivés au p<Mnt le plus bas de la roue , il en résulte une p«rte d'effet utile d^autant plus forte que la liauteur de terSeme&t et la quantité d'eau Yeraéo sont plus grandes, et que par conséquent le diamètre et la vitesse de la roue sont plus grands^ C'est afin d'éviter (9e versement qqe l'on enveloppe quelquefois la roue d'un coursier, depuis le point où commence le verse* mmt jusqu'à c^ûi où les augets sortent de l'eau.
VèrsemefU des au^eU, L'action réciproque de la pesanteur et de la force centrifuge fait que la surface du liquide oontenti dans l'auget prend une forme cylindrique à section oircudaire , d(Hit le centre 0 est > d'après M. Ponçelet, situé sur la verticale passant pat* Taxe de la roue , à une distaxiee au><iessus de cet axe égale à