DÉPENSE
par
NOMBRE
de tonrt
par minute.
«APPORT
de Tm à PH.
m. cnb.
206 PUOIliRK PARTIE.
M. Fourneyron a cherché à diminuer IMnconvénient des faibles levées de yanne , en sépàrakit la hauteur totale d3 la fdUè par d6s cloisons horizontales en tôle.
L'applloâtioti préeédente donne .
^=i— =l,M/lôi ô^W-flirtl *)'i=M0û5\/2^.
Dans Tune des expéH^eeti de M. Moriii, la valeui* de v' correspondant au maximum d'effet a ^té 0»8i ^^gÊ^ et dans Tautre» 0,80 v/2^.-
On a
tî = v'J = 2î|i? X M045v^ ==0,707 s/2^»
Ce que nous a déjà donhè la tbrihule {e). Dahs la pratique, la yâleui^ de v
correspondant au maximum d'effet varie de 0,65 ^'igÏÏ à 0,69 ^^gû * ainsi Ton peut dire que la pratique confirme la théorie. La faible Valeur pratique de la vitesse extérieure v' de la roue, par rapport à la
valeur théorique , est âue à ce que le rapport ^ est plus grand que ne
rindique la Uiéorie ; ainsi il atteint quelquefois 0,83 , au lieu que l'application faite plus haut donne 0,703 ; il est ordinairement compris entre 0,70 et 0,80. M. Fourneyron emploie la valeur 0,70 quand le rayon intérieur de la roue est petit.
L'effet utile maximum h'est pas séhslblement altéré quand la valeur de V qui lui correspond augmente OU dihiinUë d'uii sixième à uri cin^ quième.
D'après M. Morin, pour des chutes knoyehiies, la vitesse de Teau dantii le cylindre- vanne ne doit pas excéder le quart ou le cinquième de là vitesse due à la chute totale. De cette condition^ on conclura le diainëtre de la vautte, et en raugmentalil de O'^M ou 0")0ô pour l'épais^ seur du cylindre et le Jeu de la roué , on aura le diamètre intérieur de la roue. Du rapport qui doit exister entre les diamètres delà roue^ indiqué ci-dessus , on conclura le diamètre extérieur.
L'écartement des aubes, suivant la circonférence intérieure de la roue , se prend à peu près égal à la hauteur l de ces aubes.
L'angle p, que font les aubes avec la circonférence extérieure de la roue , peut varier de 20° à 26".
L'angle a, que font les directrices qui amènent l'eau sur les aubeà avec la circonférence intérieure de la roue, varie de 36** à /i5^.
Le nombre des coUrbes directrices est moitié de celui des aubeé
quand ce dernier, qui est toujours pair, varie de 18 à 24, et le 1/3 quand
.le nombre des aubes dépasse 2[u Outre ces courbes directrices, on en
TotBim-votmiimoii. S07
place quelquefois d'autres qui ne s'étendent que de la circonférence intérieure de la roue jusqu'à moitié du rayon de cette circonférence.
Rg. 34. ^^^ tracer les aubes, on divise la circonfé-
rence ettérieure de la roue en autant de parties égales qu'il y a d'aubes, fig. 8^ ; des points de division A, B... , avec un rayon égal àa'sin^, on déofit des arcs de cercle ; aux points A, B. .. on mette les droites AG, BDu. faisant avec les tangentes AÉ, BF... des aftgles égaux à l'angle P; on mène le rayon BG perpendiculaire à BD, et du point H« pria sur BG prolongé^ on décrit l'are de cercle CI tangent à l'arc de rayon BG, et normal à la Circonférence intérieëre de la roue au point I. Le point £1 se détermine en menant par les différents points de GH des tangentes à la circoiiféreaee intérieure de la roue, et celui de ces points qui donne HI = tiG est le centre de l'arc GL Raccordant ensuite Tare IG avec l'arc de rayon BG et la droite AC, on obtient la courbe IGA qui est la section horizontale de l'aube. Oh trace de même toutes les aubes ; mais on facilite cette opération en remarquant que toutes les droites analogues à BH sont tangentes ft une même circonférence décrite du centre O de la roue, avec un rayon égal à la perpendiculaire OK abaissée sur le prolongement de BH 9 et en remarquant aussi que toutes les droites analogues à AG et BD sont tangentes & la circonférence décrite avec la perpendiculaire OD pour rayon. Tous les points unalogues à H se trouvent sur une même circonférence dont le centre est celui de la roue.
Pour tracer les courbes directrices, on mède, /tg. SA, la droite Uâ faisant l'angle « avec la tangente lU à la circonférence intérieure de la roue ; on mène ensuite la droite OM faisant Tangue lOM = OIM ; on prend IN égal au rayon extérieur OP du tube qui enveloppe Tarbre de la roue ; on élève les perpendiculaires PS , NS , et de leur point de rencontre S, avec le rayon SP = SN, on décrit Tare de cerle PN, qui forme, avec la partie droite MI, la coupe horizontale de la directricei
laflgareSS repriMDte, i l'échettede 1/40, Il coupe ptrl'ixe d'une duquitreurbioei-Fournairan conilruilo lumoulinirangltiiede SiiDMUuT, prti P(ri>,elMMiimindaBl chteaDs dix piirsi de meules.
A blet aupérieDr ;
B ciDil de luite;
C eaptcs daa> lequel h trouTcnl le* Courbet diraclrlcet;
c ioaie eourbei directrices pirUnt du moyeu et lyaut 0^,Z5 de hauteur ,
c' douie courbei directricei pirunl du milieu de l'etpice UDuIllre C, et irut 0", 30 de hiuleurj
C' plateiu Bie portaatlei directrice* e, c'; Il porte un ino)eu irèl-ilerA qui «'si'semble sur le tuyau en Toute H ;
■ bigae en Ter louroée; elle est rorméede deux aorceaui, et sert i flierle plateau r,' lur le lujau H ; eu touleiant le plateau , on enlève la bague et on descend le plateau;
B roue propTemenI dite, conleuaut trente aubes de 0<*,S7de biuleurj
* dlique lerranl de bri* i la roue. 11 est percA de quatre Irogs qui permettent de retirer le* objets qui peuTcnl pénéirerdios le* comparliisenli; son moyeu te Sie sur l'arbre traide d'une bague en [er setnblablei celle >,-
àd clalnoi horiionUles en idie diTisani la hauteur de la roue; le disque qui ter* mine lupèrieurement la roiH est également en tôle;
B Tanne i c'est un cylindre en fonte, dont le diamètre extérieur est exactement 6gtl au diamètre Intérieur de la roue;
0 coin* en bol* visiès coiilre le cylindre E, Leur forme est celle des canim com> pris entre les directrices , qu'ils ferment quand, on baisse la vaune. On a soin de les arrondir *upèrieurenient et inférieurement, afin de dlmiuuer le con- U'aclion de* T^ee* Duides , qui est d'autant plus grande que la vanne e*l plul rapprochée du plateau C'. Leur longueur, tnesurée hariionlslement et snivuil la direction dei canaux dan* leiquela 11* glisaent, est de 0b,16 enTiron;
TCUIRl-FOOtlIBTmail. S09
h garaltiire formée d'an eoir reeoarbè , enpèehaat l'eta de •'échapper entre le cylindre E et le tayaa de retenue en fonte F ;
I trois tiges serrant k manœuTrer la yanne; elles pénétrent chacune dans le moyen à écrou d'un pignon ; une roue d'engrenage folle sar Tarhre L permet de faire tourner simultanément les trois pignons, et par suite de manœuvrer la ranne;
G charpente i laquelle est (liée le système;
H cylindre en Ibnie enreloppant l'arbre de la turbine , et auquel est fixé le plaleaa G' qui porte les directrices ; il s'étére Jusqu'au-dessus du nirean de l'eau , oA il se flie soit à une charpente, soit i une pièce de fonte;
f trois fortes liges reliant un manchon en fonte qui entoure le cylindre H i la charpente G. Des vis u serrent à centrer le tuyau H ei à le flier au manchon. Cette précaution est nécessaire lorsque, comme dans ce cas, la hauleor est grande;
u vis fixant le cylindre H et le maintenant dans la position Terticale ;
L arbre moteur en fonte ;
n pointe en acier fixée par deux petites clefs dans une crapandlne en cnîTre, dans laquelle arrive un filet d'huile; sur la tète de cette pointe tourne un grain d*acier dont est garni le bas de l'arbre L; ce grain est représenté coupé dana la figure. La pointe n est garnie de saignées latérales qui amènent l'huile sor toute la surface frottante;
m bague fixée au bas de l'arbre ; elle sert à retenir l'huile et i maintenir Tarbre sur le pivot n. Par cette disposition , les matières solides seraient obligées de s'élever pour venir entre les surfaces frottantes ;
V chaise sur laquelle repose la crapaudine; deux petites defs y fixent cello-d , de manière à l'empêcher de tourner tout en lui permettant de se soulever ;
M fort lerier, de 2n,67 d'une articulation i l'autre , servant i maintenir le système mobile i une hauteur convenable ;
p tube communiquant au-dessus du sol de l'usine , et amenant l'huile dans la crapaudine.
491. Turbine de M. Fontaine-Baron. Cette turbine est du genre de celle de M, Burdin (189); elle verse l'eau en dessous. La figure 36 en représente une à l'échelle de 1/60, de la force de 18 chevaux, construite à rétablissementde Vadenay, près Châlons-sur-Marne. Laciiutemoyenne est de l^j/iO et la dépense de 1/iOO litres par seconde. Cette roue fait marcher quatre & cinq paires de meules.
mat\ detoiM;
couronne en foula porunl treme-deuicloiaona ou dliectrlcei qui lOrmeal tuUni
iricea sont lenuea d'une seule pitee de [ouïe ; couronne en fonle do 0>,235 de biuleur, rormanL la rQue propremenl djle ; elle
porle lolunte-qualre subei venuei de toote iTec les deux cilladret qui la
compotenl ; diique leiTinl de braa 1 la loue ; il eil eieu>é m (orme le viaque , et , afin da
pouTOir le nettofer au besoin et lerrer les ëcrous et lei lis da preieioo qui
Bient ion mojeu sur le cjiiDdre E , on l'a percA de Irau> Ters la milieu de
ejllDdreen [onte aerraDl d'arbre moleurj diique « à ce cylindre , lur lequel le m
TenDement du c;lindtc E ;
arbre Bta en Ter de 0>.07 de diamètre ;
aabot en tonte dam lequel eil clareté l'ar fane pierre de Mille;
arbre proprement dit da 11 roue; il t cjlindreE;
piTDl en fer forgâ acitrè par le bu, par lequel la roue , son arbre G' el le cïlindre E repoteul sur le tupporl G, qui porte i son sommet une crapandine en bronze A grain d'acier. L'Idée de faire ainsi reposer tout le poids de la partie mobile sur un pivot aupérieur, ce qui rend le graissage flcile, est due t
èccou Hianl le pivoi g au g;gtèiiie ii tigea des petites laones eu fonte et i
amèueuL l'eau sur la roue ; couronne en fonta sur laquelle «ont llièes les tr
i, et qui eat solidemenl Sié aur un llidement clatelé dana la baut d
TmJmaHrOHTADOHUlON.
UroU tiges fizéef i laeonroBne K; ellM wol lUtléM A lew partie eapériean, et
elles portent chacuDe une douille , qui , en Yenant heurter contre le plancher 0,
limile la course de la tige et par suite celle des Tannes; roues en fonte autour desquelles passe une chaîne sans fin qui les Mt tourner
•imultanéinent; les moyeu de cm roues sont unndéa el recoirent le haut des
tiges I , de sorte que ces tigei nonteat ott'de^beadent suivuit que l'on tonrme
dans un sens ou dans Tau Ire; roue d'engrenage fiièe sur une des roues L ; elle est manœuvrée par un pignon
dont l'arbre porte une roue conique qui s'engrène arec un pignon monté sur
l'arbre d'une manîTelle; eroisiUons en fonte réglant l'écartement des tiges I; ils lonl féonif par an
moyeu qui porte un coussinet en bronze dans lequel tourne le cylindre E ; disque servant de bras A la couronne C ; son moyeu porte un couasinet en bronze
qui guide le cylindre E A sa partie Inférieure; plateau en bois de chêne formant l'ouverlure des eanam direcleurt; cadre en bois sur lequel sont boulonnés la couronne fixe C et le plateau c' ; il est
sceUé dans les murs de fondation, et placé A la hauteur du niveau inférieur
ordinaire de l'eau \
cylindre en fonte formé de deoi parties boulonnées, fixé sur le plateau c', et empêchant le conuct de l'eau «reo le cylindre tournant K; • plancher de l'usine.
Fig. ST.
U figure 37 représente à TécheUe de 1/15 le tracé des aubes» des directrices et des petites vannes.
L'aube est formée de deux arcs de cercle ; Tun, aô, a son centre situé sur le plan qui limite supérieurement la turbine, de sorte que cet arc est normal à ce plan; Tautre» 5c, a son centre situé au dessus de ce plan, à une distance telle, que hc étant tangent à ab au point 6, il fasse avec le plan inférieur de la roue un angle qui ne dépasse pas 19 à 20%
La directrice ad se termine inférieure»
ment par un arc de cercle formant avec le plan supérieur de la roue un angle qui ne dépasse pas 11 ou 12°. Supérieurement, on donne à la directrice U forme qui permet le mieux Fintroduction de Feau.
Chaque vanne est formée par une plaque de fonte e, qui glisse contre le haut d'une directrice et dans deux rainures venues dans les cou* ronnes, et qui vient se reposer sur la partie inférieure de la directrice consécutive quand la vanne est abaissée. Derrière la plaque e, se trouva fixée une garniture en bois, que Ton taille de manière à favoriser Tintroduction de Teau.
Les turbines de M. Fontaine-Baron rendent un effet utile égal aux 0,68 ou 0,70 du travail absolu du moteur quand les vannes laissent entièrement ouverts les canaux directeurs.
912 prkmièrIc partie.
Lorsqu'on abaisse les vannes de manière à réduire la dépense dans le rapport de A à 3 environ, Teffet utile est encore les 0,575 du travail absolu du moteur à la vitesse du maximum d'effet.
La vitesse à la circonférence moyenne de la roue, correspondant au maximum d'effet, est les 0,5À8 de la vitesse due à la hauteur de chute (133), et elle peut varier de son iiU, en plus ou en moins, sans que Veïïet soit sensiblement diminué.
Une turbine de M. Fontaine-Baron, établie récemment à la filature d'Haudrecy, avec les aubes, dites à déviation, de MM. Girard et Gallon (193), a donné au frein un rendement moyen de 77 p. 100 ; les constructeurs, MM. Froment, Fontaine et Brault, de Ghartres, avaient garanti 70 p. 100. La chute a varié de l'",/i5 à 1^783 , et la dépense d'eau de 602 à 1089 litres par seconde , sans que le rendement ait varié sensiblement. Dans une expérience particulière, la turbine s'étant trouvée noyée de 0",17, le reudement n'a plus été que de 62 pour 100 ; cependaut, dans les expériences qui ont fourni 77 pour 100 , la turbine était noyée de 0",01 à 0'",13.
Turbine double» M. Fontaine- Baron construit encore une turbine double pour les cas où le volume d'eau varie dans des limites considérables. Elle est formée de deux séries bien distinctes d'aubes séparées par une couronne intermédiaire. Toutes les aubes et les trois couronnes sont fondues d'une seule pièce comme pour la turbine simple.
Il y a également deux séries de directrices fondues , comme les aubes , d'une seule pièce avec trois couronnes. Ghacune des deux parties de la roue a un vannage semblable à celui d'une roue simple, et indépendant de celui de l'autre partie; de sorte que l'on peut à volonté ne faire arriver l'eau que sur 1 un ou l'autre compartiment, ou sur les deux à la fois , suivant le volume d'eau à débiter.
192. Turbine- Jonval y perfectionnée par MM. A. Kœchlin et compagnie. Gette turbine est encore du système de celle de M. Burdin (189). Elle est placée à la partie supérieure d'un cylindre en fonte rétréci et alésé au point où elle se trouve, de manière à Tenvelopper exactement en ne laissant qu'un millimètre de jeu au plus. La partie contenant la couronne qui porte les directrices s'évase légèrement. A la partie inférieure et au-dessous du niveau d'aval , dont la variation ^t indifférente, le cylindre vertical s'adapte sur un tuyau rectangulaire horizontal muni d'une vanne qui permet de suspendre à volonté l'arrivée de l'eau. Gette vanne est la seule disposée pour faire varier la dépense de petites quantités.
La roue est ordinairement placée à une hauteur intermédiaire entre les niveaux d'amont et d'aval , de sorte que la pression de l'eau sur les aubes est due en partie à l'aspiration. Gette disposition permet de diminuer la longueur de l'arbre de la roue.
Lorsque la dépense d'eau est variable, mais constante pendant de
TURBmcg. 213
certains laps de temps, on fixe à la coiïronne de la roue des coins obturateurs qui rétrécissent les canaux formés par les aubes. Pour une longueur d'aubes de C^fllS/i, mesurée suivant le rayon, les obturateurs d'une turbine fermaient 0*,0674. On peut donc faire varier dans des limites très-éloignées le débit de cette roue.
On a reconnu, par des expériences faites au Boucbet, par M. Morin, que Teffet utile que rend cette roue est les 0,72 du travail absolu du moteur quand tous les orifices sont complètement ouverts, qu'il est environ les 0,70 ou 0,71 quand la moitié seulement des aubes sont ga^ nies de leurs obturateurs , et encore les 0,63 quand toutes les aubes sont garnies de leurs obturateurs.
La vitesse à Textérleur de la roue, correspondant au maximum
d'effet, parait devoir être Jes 0,70 de la vitesse ^*2gll due à la chute totale H, et pouvoir varier de l//i en plus ou en moins sans que le rendement soit sensiblement diminué.
Les constructeurs admettent les proportions suivantes :
1 8 pour le nombre dei aubes ;
iy46 du diamètre extérieur O pour U plus coitfte dislance de deux aubes eoosé-
cuiiyes; 1 /8 D pour la longueur des aubes ou des canaux qu'elles forment , mesurée suiTaoi
le rayon.
Connaissant la dépense Q ou le diamètre D , on calcule l'autre de ces quantités par U relation suivante, dans laquelle U est la chute totale :
D=\/îp:.
Les courbes directrices sont à peu près verticales à leur partie supérieure, et elles font un angle d'environ *6U'* avec l'horizon à leur partie inférieure. Les aubes sont à peu près inclinées à 70*" & l'horizon à. leur partie supérieure , et à 30** à leur partie inférieure.
Proportions de la turbine expérimentée au Bouchot :
Diamètre extérieur. 0",8tO
. ( sans obturateur O^^^^ISO
Ur4eur des augets | ^^^ obturateur 0-,048
■ Nombre des augets 48
Sections ou orifices delà roue, ensemble 0a«-c-.0706
Aire de l'orifice de la vanne de sortie 0«no-,î977
La chute disponible a varié de 1*°,76 à 4",40
£95. Dans ces derniers temps, plusieurs ingénieurs se sont occupés de rétablissement des turbines, et quelques-uns sont arrivés à des dispositions qui ont donné de bons résultats.
La turbine de M. Krafl*t est de ce nombre ; elle verse l'eau en dessous comme celle de M. Fontaine-Baron , dont elle diffère A^turellementplqa
214 PRBMitllS PARTIB.
dans les détails qne dans Tensemble. M. Krafft a aussi établi des turbines doubles pour obrier à de grandes yariations de dépenses d^eau. Des clapets, qui peuvent se rabattre sur toute la surface annulaire formée par les arêtes supérieures des directrices, permettent de supprimer à volonté le passage de Teau par un plus ou moins grand nombre des canaux formés par les directrices, et par suite de modifier la puissance de la roue.
Des expériences faites sur une turbine Krafft établie h Ghevroz, dans le Doubs , ont donné un rendement de plus de 76 pour iOO à des vitesses très-variables.
M. Charles Lombard a aussi donné une disposition des turbines versant Peau en dessous. Des petites vannes partielles permettent de supprimer le passage de Teau par le nombre voulu des canaux formés par les directrices.
MM. L.-D. Girard et Gh. Gallon viennent d'apporter aux turbines versant l'eau en dessous» ou mieux aux turbines Font»ine-Baron« un perfectionnement qui ne manque ni d'originalité ni d'importance , et qui a fait donner au système la qualification û* hydropneumatique.
Ces ingénieurs^ en foulant de l'air sous la turbine» y maintiennent Teau au niveau de la surface inférieure mobile, quoique dans le canal de fuite l'eau s'élève à un niveau suffisant pour noyer la roue.
De cette disposition , il résulte plusieurs avantages » dont le principal est que l'on peut n'ouvrir qu'un très-petit nombre des vannes partielles, et par suite réduire considérablement le débit de la roue , sans que le rapport de l'effet utile au travail total soit considérablement diminué. On conçoit que si la roue tournait dans l'eau , ce rapport diminuerait considérablement , puisque les résistances dues au mouvement de la roue restent à peu près les mômes, quel que soit lé débit de la roue.
Des expériences faites par MM. Girard et Gallon sur une turbine hydropneumatique établie à la papeterie d'Êgreville ont montré que, selon que le nombre des vannettes ouvertes a varié de 10 à 30 sur le nombre total ^0 , l'effet de l*hydropneumatîsatîon a varié de 25 à 9 pour 100.
D'autres expériences faites sur une turbine hydropneumatique éiar blie dani une papeterie de Troyes ont montré que le nombre des vannettes ouvertes ayant varié de 10 à 32 sur le nombre total 38 , et la puissance de 9,35 à 22,08 chevaux, l'effet iitUe a été de 0,77 sans variation bien sensible.
Ges résultats permettent donc de ne pas trop diminuer le diamètre des turbines, et par suite d'obtenir une vitesse de rotation non exagérée. G'est même ponr atli^ndre ce but q«e MM. Girard et Callon ont étudié une turbine, dans laquelle il n'y aqjpalt que quelques vannettes placées dans un tuyau de cbi}^ an^eiMt Teau Bur une p^aitie sMiâaDMit du ooQtDttf <le la rooe.
La turbine de MM. Girard et Gallon contenant antant de eoorbea di* reoirices que d*aubes , la section normale des tuyaux adducteurt est moindre que celle des orifices récepteurs ; d*où il résulte une libre déviation des veines liquides, ce qui est du meilleur effet dans une turbine hydropneumatique. De plus, les corps charriés B*arrèteht entre les directrices, d'où on les retire plus facilement que s'ils étaient des* cendus entre les aubes.
M. Girard a fait établir une turbine hydropneumatique fonctionnant sous une charge de Cf/iô à 0",60 et dépensant de 3000 à 5000 litres d'eau par seconde; son diamètre est de 3*,60, et elle fait moyennement 30 tours par. minute.
Une autre turbine, établie par M. Girard, au Gonservatohre des arts et métiers, a donné des résultats , certifiés par MM. Morin et Tresca, qui se résument ainsi :
V Pour des chutes qui ont varié de A à 12 mètres , et pour des dépenses d'eau de /i à 15 litres par seconde , le rendement n'a jamais été inférieur à 0,65;
T Ce rendement diminue avec l'ouverture de la vanne sans être jamais inférieur à 0,71 quand la vanne est entièrement ouverte;
3** Pour les chutes de 9 à 10 mètres , le rendement s'est élevé à 0,7fi. Cette turbine a fait 157 tours par minute sous la charge de 3*,83f et 360 sous eelle de 12^16. Elle avait été calculée pour une chute de 50 mètres et un débit de 30 litres par seconde.
MACmilES A ÉLEVER L'EAU.
194. Machines à colonne d^eaiu Ces machines , employées cq plusieurs endroits pour les épuisements des mines, peuvent être à double effet ; mais elles sont ordinairement à simple effet , c^est-à-dire que la colonne d'eau n'agit que sur une des faces du piston. Elles communi* quent le mouvement à des pompes, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un balancier, dont les bras sont inégaux , afin de diminuer la course des pistons des pompes.
L*effët utile rendu par ces machines , c'est-à-4ire le produit dj^ poids d'eau élevé par la hauteur d'élévation, peut être exprimé par
P poids d'eau dépensé ;
H hauteur de chule ;
Pil «flèt total dépensé;
h coefficient, qui provient du frottement de l'eau dans les tuyaux et le e«rpf de pompe , et de celui des pistons et auirea organes de la macliine; des change-* menls de direction et de vitesse de l'eau ; de la vitesse que conserve l'eau motrice en sorunt du tuyau d'évacuation ei de celle que consenre l'eau élevée ea aoriaai da tuyau MOtâsioiiBei , «te.
dl6
PREHIÈIIX PARTIE.
Les anciennes machines, dites de Hœll, employées aux épuisements des mines de Qongrie, ont donné les résultats du tableau suivant, que nous extradons du Traité des machines de Hachette :
HAUTEUR
DIAMÈTRES