‹ Formules, tables et renseignements pratiques:Chapitre 75 sur 328 · MOULINS A V8HT · texte numérisé non relu

MOULINS A V8HT

obs«*vatS0Ds d^Évans, la quantité de blé moulue est de 1,76 hectolitre par heure, et la force du moteur de 3 che?aux par hectolitre.

Dans un moulin à l'anglaise des environs de Paris, le relevé d^une mouture de 3520 setiers de blé pesant ensemble 417452 kilog. a donné les résultats suivants :

Farines, l** et S* qualité 0,7)0

Jd,, Z* et 4« 0,023

Criblures 0,007

iBiues diTerief 0,S45

Déchets, éraporations , balayures 0,035

Total 4,000

Aujourd'hui , les constructeurs livrent le mécanisme d*un moulin tout posé, avec la roue hydraulique, mais sans aucun Ihiis de trans* port, pour 4500 à 5000 fr. par paire de meules.

Ui. On distingue trois espèces de moutures :

1* Mouture économique ou française. G*est celle encore employée dans les petites usines de nos campagnes. Les meules ont 2 mètres de diamètre , et elles font de 55 à 60 tours par minute. Le blé est Introduit * dans Fouverture de la meule supérieure au moyen d^une trémie constamment agitée. En sortant des meules, que Ton tient assez espacées pour que le grain soit seulement concassé , la mouture est séparée par le bluteau , en farine dite de blé , qui traverse le tissu, en gruaux, qui traversent plus loin , et en son volumineux et léger. Ces premiers gruaux sont de nouveau soumis à Faction des meules , que Ton tient alors plus rapprochées , et ils fournissent une farine de premier gruau et des seconds gruaux, qui donnent à leur tour une farine de 2* gruau et des 3** gruaux. Enfin , ceux-ci produisent des farines bises de 3* gruau , et un 4* gruau, qui produit une farine de 4* gruau , et des issues, appelées remoulages ou recoupes, qui contiennent les parties dures et grisâtres avoisinant Tenveloppe des grains.

Pour ces 5 opérations , 100 kilog. de blé donnent en moyenne les résultats suivants :

!4'« opéraUon : Farine dite de blé. . . . 3Sk,33 ï %• Jd. Farineditede4"'gruau. 49,46 > 661^,00 3° /<f. • Farine dite de V gruau. S ,54 )

Firi«M bi.es.. . { *• if- ^"î"\*î.'*f î: «"""• ' « 1 8 .S3

(5* Jd, Farine dite de 4« gruau. 3 ,33 )

I Son gros et petit 40 ,82 |

Issues ) Recoupes 6 ,80 | 23 ,32

f Recoopettes 5 ,70 J

Déchet , évaporation , perte 2 ,35

TOUI 400k,00

Les blés durs , demi-durs et tendres se traitent également bien par cette méthode.

Hi PIUBVIÈBS PÀHTIS.

i*" Mouture américain » dite anglais^* Elle ooQSiste & écraser eomplétement le blé dana \m seul passage entre les meules, qui doivent être très-rapprochées, afin de produire le moias poaalble de gruau. Le SQp et les difTéreotes qualitéa de farina sont séparé» au moyeu de bluteries convenables. Les meules ont V'^^O de diamètre» et elles fout 120 tours à la minute.

Les blés qui conviennent le mieu^ |k ce geore de moutore sont les durs et dejDoi-durs.

Four 400 kilogrammes de blé, on obtioal ^ moyonn^ ;

Farine i pain blanc 60

Id, demi-blanow ...*..• 44

Sons gros et menus* . . . , ,...., 3|

BécheU t

Total -+00

a** Mouture à gruaux. S)le produit les Mle^ farinep eqaplojées à faire les palus dP lu^e ^m les grandes villes i ou ^e rappUque ayec avantage qu'à, des froments demi*durs et durs> ^ grains réguliers et volumineux^

Après avoir soumis le blé ^ un nettoyage énergique » on le fait pasficnr entre des meules couyenabjerneint éloignées pcmr bien détacher Técoree du gruau , en produisant le moins possible de foUe farine. Lfi mouture est alors amenée dans un blutoir en étamine, qui sépare la farine dite petit-blanc ou h vermicelle; puis le mélange de son et de gruaux est versé dans une bluterie d'étoSTe ^ mailles de plus en plus larges , qui partage les gruaux en trois grosseurs; les moins gros, dits fiits^finoU^ fournissent la première qualité de farine. Quant au^ moyens et aux gros, ils sont traités séparément et débarrassés du son et de la folle farine qui peut encore y adhérer; ainsi purifiés, ces deux gruaux» que Ton nomme semoule, sont de nouveau soumis à la mouture, ce qui donne une farine que l'on réunit à la précédente pour former le n** i, et de nouveaux gruaux. La farine obtenue des 3' et 4* gruaux forme le n* ^; celle qui provient de la 5* mouture est dite blanche» La 6* moutUFe fournit de la farine que Ton mêle avec la farine d'écorçage. La V mouture donne la farine bise.

Résultats moyens obtenus pour 400 Ulog. de Ué de bonne qualité :

Griblure ou petit blé 01^,800

Farine dite à yermicelle SO ,352

Id. des gruaux n<> 4 .. . ........ 20 ,35S

Id, id. n» 2 6 ,360

Id, dite blanche 44 ,448

Id. ' id. bise. ... : 49 ,040

Son 6 ,000

Recoupe 6 ,400

Remoulage 7 ,599

Perte. 4 ,649

Total 400 ,000

ÉGOUiBlIBIlT M8 GAZ. 24'

ÉCOULEMSNT DES GAZ.

212. £ccm/eme/i^ c2ef ^az., (Consulter, pour Tanalogie, roulement de Teau, n**' 131 et suivants). L'expérience prouve que les volumes d'un même poids d'un même gaz, sous des pressions différentes et à des températures différentes, sont entre eux dans le rapport inverse des pressions, et dans le rapport direct des volumes que prend Funité de volume à 0** en passant aux températures du gaz. Pe U il résulte que les poids d'un môme volume ou les densités d'un même gaz, sous des pressions difi*érentes et à des températures différentes , sont entre eux dans le rapport direct des pressions et dans le rapport inverse des volumes de l'unité de volume à 0*, ramenés aux températures du gaz; ainsi , le poids d'un mètre cube d'air à 0*" et sous la pression 0^,76 étant 1^,293, à la température de t* et sous la pression Ml est

^ »^^3 r-^^ « I A AAQ AAK4 = if 702

0,003 665 coefficient de dilaUUon de l'air ( V partie] ;

4 + 0,003 Q65t TOlume que pread l'unité de Tolum« à 0*, en paisant 4 la température I*.

L'air Se l'atmosphère contient toujours de la vapeur d'eau, et d'autant plus que sa température*est plus élevée ; comme cette vapeur diminue sa densité, dans les applications^ on peut prendre pour le poids d'un mètre cube d'air atmosphérique

Lor8qu^ln gaz s'échappe dHin vase où 11 est Gomprimé, 11 s^éeonle avec une vitçsse

V vitesse d'écoulement;

h' hauteur génératrice de la ritesse v, exprimée en gaz qui s'écoule ;

h preiaion marquée par le manomètre ;

5 densité du liquide placé dans le manomètre ;

6' densité du gaz comprimé.

La dépense théorique, c'estrêwUre le volume de gaz qui s*écoulerait par un orifice s'il n'y avait pas contraction de la veine, est

sv

^ s y^gh g,.

q dépense théorique ;

8 section de l'orifice d'écoulement ;

La dépense effective est toujours moindre que la dépense théorique ; ainsi , on a

= ks^

^9hl

ft

èépeose eflective et air comprimé ;

coeflBcieint de la dépense ; sa valeur dépend dé la forme de roriflce d'écoulement. 9'aprés les expéri^ces de M. d'Aubuisson , sur des orifices en mince paroi de 0»,04 à 0n,03 de diamètre, A; = 0,63 pour les plus petite orifices, A =0,673 pour les plus grands, et ft=0^65 en moyenne pour les orifices compris «nlre ces limites. Pour les mêmes orifices garnis d'ajutages cylindriques de diamètres égaux aux leurs , et d'une longueur de 4 centimètres

v^pour ceui de 0»,04, et de 0»,08 pour ceux de 0«»,03, ft a été à peu près constant^ ei égal m moyenne à 0,926.

M. d'Aubuisson a voulu se rendre compte de Tinfluence de la longueur de Tajutage sur la valeur de A;, et, en opérant sur des tubes de CyOlô de diamètre, il a obtenu les résultats suivants :

LONGUEUR

de rajata^e.

VALEUR DE k.

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