ESSENCE DES BOIS
Aune • . . . .
Fréoe •
Laurier. • •
U6tre
Bouleau d'Amérique (
Bouleau d'Angleterre
Cèdre ...•••••.
Pommier sauvage
Sapin rouge
Sapin blanc >
Sureau ••.•••••
Orme
Sapin de Prusse. ..•«•...
Horn beam
Acajou. •
Chêne de Québec
Cbène anglais
Chêne de Danlzick très-sec. . •
Pin résineux
Pin jaune rempli de térébenthine.
Pin rouge
Peuplier •
Prunier. .....••
Sycomore
Teak '
Larix • .
Noyer. ...••...,....
Saule
RÉSiSTÀlfCB A L'ÉCRASEMDrr par oeoUaèlr« carré.
Boit
à l'état ordinaire.
kll.
Bots très-MO.
kll.
D'après Rondelet , la résistance d'un cube de bois à Técrasement
PMMltKB PÀKTIB.
étant i, celle des poteaux sera représentée par les nombres du tableau suivant, dans lequel r désigne le rapport de la hauteur du poteau au côté de sa base:
Rapport r . . .
RéititaiiM. . . .
M. Morin, en représentant les résultats du tableau précédent par une courbe rectifiée , et en admettant avec Rondelet que la charge {)ermanente des poteaux en bois peut s^élever au i/7 de la charge de rupture, et que la résistance du cube de chêne est de /Ï20 kilog. par centimètre carré , a formé le tableau suivant des charges que Ton peut faire supporter aux poteaux :
Rapport r.. .
Charge en kil.
M. E. Hodgkinson a fait quelques expériences sur les poteaux en bois dont la longueur a varié de 30 à 45 fois le côté de la base, et il a reconnu que ses résultats étaient assez bien représentés» suivant que la section est carrée ou rectangulaire, par la formule
6* P = K^ ou
résistance à la rupture du poteau , en kilogrammes;
coefficient constant , que M. Hodgkinson a trouyé égal à 2565 pour le cbène de
Dantzick; c6té de la section carrée ou petit cOté de la section rectangulaire du poteau , en
oentimëtres ; grand côté de la section rectangulaire , en centimètres ; hauteur du poteau en décimètres.
Dans les formules précédentes , on fera :
= 2565 pour le chêne fort ;
= 4800 pour le chêne faible;
= 2442 pour le sapin rouge et blanc fort et le pin résineux ;
=s 4600 pour le sapin blanc faible et le pin Jaune.
Pour ne faire travailler les pièces qu*au dixième de la charge de rupture, il suffit simplement de diviser par 10 les valeurs précédentes de K. Avant M. Hodgicinson, MM. I^avier et Duleau avaient déjà établi ,
RÉSISTANCE DBS MATÉIUAUIL.
d'après des hypothèses^ que théoriquement la résistance k l'écrasement est proportionnelle à
^, ou -p, ou j-,,
selon que la section de la pièce est carrée, ou rectangulaire, ou circulaire d'un diamètre d,
* M. Morin y en appliquant la formule précédente de M, Hodgkinson à un poteau de chêne fort de 0",16 d'équarrissage, et en faisant K = 256,5, a obtenu les charges suivantes par centimètre carré :
Rapport r.. .
Charge en kil.
Ce tableau peut être considéré comme étant d'accord avec celui de la page 262, déduit des expériences de Rondelet, pour les valeurs de r comprises entre 30 et /i5, c'est-à-dire pour les valeurs qui ont servi i M. Hodgkinson pour établir sa formule; mais hors de ces limites, il y a un désaccord notable.
M. Morin cite en faveur de ce dernier tableau les poteaux du rez-dechaussée du magasin aux blés de la Villette, qui ont O^Sl sur 0-,20 d'équarrissage et une hauteur de 32 décimètres, ce qui donne r ~ 16, et qui ont très-bien supporté à plusieurs reprises , depuis plus de 12 ans et pendant des temps assez longs , une charge de 123 kilog. par centimètre carré ; dans ces proportions, le tableau précédent ne donne que 100 kilog.
Malgré ces faits» quand il s*agit d*une matière aussi altérable que le bois^ et en considération de ce que les expériences de M. Hodgkinson sont trop peu nombreuses, et qu'elles ont été faites sur des échantillons de choix, nous conseillons de ne pas atteindre les charges du tableau précédent hors des limites r = 30 & /i5, surtout pour des constructions durables.
Les pilots enfoncés complètement dans le sol se chargent de 30 à 85 kilog., et même quelquefois plus^ par centimètre carré de section (127 et fondations, 6» partie).
Pour les constructions de durée , la charge permanente des bois ne doit pas dépasser le 1/10 de la charge de rupture den pièces dans les mômes conditions , et pour les constructions temporaires ou de peu d'importance, le 1/6 ou le l/ô au maximum.
2* Fmte.
Compression» M. E. Hodgkinson a soumis à la compression des barres de fonte de 8'",05 de longueur sur 6®«"*«-,/i6 de section ; toutes les pré-
264 PREMIËRG PARTIE.
cautions étaient prises pour les empêcher de fléchir, et des résultats obtenus , il résulte que , jusque vers la charge de 17^,41 par millimètre carré de section , les compressions totales sont sensiblement proportionnelles aux charges, et que, jusqu'à la charge de 23'',27 les compressions élastiques, c'est-à-dire les compressions totales moins les compressions permanentes, sont exactement proportionnelles aux charges. Les compressions permanentes sont tellement faibles jusque vers les cttWges de 10 à 12 kilog. par millimètre carré qu'elles sont négligeables dans la pratique.
Le coefficient d'élasticité par compression a été en moyenne , jusqu'à
la charge de i7^,41,
Cette valeur n'a dijBféré au maximum que de 1/22 de celle qui s'en est le plus écartée.
Gomme on a pour l'extension E = 9 096,070000 (page 259), on peut donc supposer que dans les limites de charges de la pratique la fonte résiste également à l'extension et à la compression, et prendre pour £ la moyenne des deux valeurs précédentes, c'est-à-dire 8 950,417 000.
Les expériences antérieures à celles de M. E. Hodgkinson avaient conduit à faire E = 12000,000000 pour les fontes grises à grains fins (page 252).
Charge de rupture. Des expériences de M. E. Hodgkinson , il résiilte que la résistance à la rupture est sensiblement constante pour des hauteurs de pièces variant de 1 à 5 fois la plus petite dimension de la section transversale; en deçà, la résistance est plus grande, et au delà, elle diminue considérablement à mesure que ce rapport augmente. Des expériences sur 18 espèces de fonte ont donné une résistance moyenne de 6321 kilog. par centimètre carré; mais comme cette résistance a varié de 3965 à 11 153 d'une fonte à une autre, il y a donc lieu, dans la pratique, d'essayer les fontes que l'on veut employer. La résistance généralement admise jusqu'ici dans les ouvrages français est de 10 000 kil., nombre qu'il paraît convenable de descendre à 8 000 kilog.
M. Ë. Hodgkinson a soumis à des efforts de rupture par compression des piliers en fonte des forges de Low-Moor, Torkshire, du n° 3, bonne qualité, à grains gris assez serrés et de dureté moyenne , d'une résistance maximum de 8 133 kilog. par centimètre carré, et de ses expériences, il a conclu que pour des colonnes dont la hauteur varie de 30 à 120 fois le diamètre, on a respectivement pour les colonnes pleines et les colonnes creuses
P = 10676^;^ et P = 10676— -jîj=— .
F effort de rupture eu kilogrammes ;
d diamètre de la colonne pleine ou diamètre extérieur de la colonne creuse , en centimètres;