De huit wagons J chargée à 10 tonnes
6' D'un K/ chargé a 5 tonne».
Pour les épreuves aux vitesses de 40 à 60 kilom. à l'heure, le train était composé comme dans le cas précédent, sauf que les véhicules des 5* et 6' étaient supprimés.
A ces épreuTes, aux vitesses de 25, 35, 45 et 60 kilom. à l'heure, la
1746 SIXIÈME PARTli:.
flexion au milieu du pont a été constamment de 0",004, pour la poutre droite comme pour la poutre gauche.
Après toutes les épreuves, le pont a repris sa position primitive.
La flexion et le relèvement ont encore été observés au moyen de règles à coulisse en chêne à frottement dur.
Le détail estimatif pour un pont de 14 mètres d'ouverture, à une voie, non compris la maçonnerie, s'est élevé à 10 205',16, soit à 728',94 par mètre courant d'ouverture.
959. Pont de SS'yGO d'ouverture. Les culées sont construites pour deux voies et ont 12",30 de longueur. Le tablier n'est établi que pour une voie, et la distance d'axe en axe des deux poutres est de 5",098.
Ce pont est formé de deux poutres longitudinales en tôle ; de onze pièces de pont reliant les deux poutres entre elles; de deux cours de longerons placés sous les ligne de rails; d'un plancher en chêne de 0*,13 d'épaisseur, reposant sur les longerons et par ses extrémités sur une aile de deux lignes de rails Brunel placées sur les pièces de pont, une le long de chaque poutre; c'est sur ce plancher que reposent directement les coussinets de la voie.
Les poutres, pièces de pont et longerons sont en tôle et fortement reliés entre eux par des cornières. Le tout est contreventé par des tirants en fer plat de 0",150 sur 0",042 disposées eri croix de Saint-André sur les pièces de pont. '
Le dessus des longerons correspond au dessus des pièces de pont, dont le dessous se trouve à 0",334 plus haut que le dessous des poutres. La hauteur des pièces de pont est de 0'°,650, et celle des longerons de 0",400.
Le dessus des rails dépasse de 0",170 le niveau supérieur du plancher, et de l'",2841e niveau inférieur des poutres. Les poutres ayant 3",2S8 de hauteur, elles s'élèvent donc de 1",944 au-dessus du niveau des rails.
Le plancher est recouvert, entre les rails seulement, d'une couche de ballast de 0",150 d'épaisseur.
Les poutres ont 28",747 de longueur totale; elles avancent donc de 1",5735 sur chaque culée. Elles sont reliées entre elles par 11 pièces de pont, dont la distance d'axe en axe est de 1",50 pour les deux extrêmes et de 3",20 pour la partie comprise entre les culées.
La partie intermédiaire aux culées a pour profil la fig. 255. Dans la partie qui se trouve au-dessus de chaque culée, l'âme est pleine dans toute sa hauteur. Pour le profil à âme supprimée sur 2 mètres au milieu de sa hauteur, on a :
hf" = 3 ,060, b'" = 0,009 x 2 =
PONTS UÉTALLIQtJES.
Ces valeurs donnent (957)
t = 6A' — (6'A" + yy" + 6"A'°' + b"h"' + fft" + 6"A"') ^ (, ^gg sag n 6A ' ■
Le poids du tablier se décompose ainsi qu'il suit :
Poulres longitudiDalïs. . . ^ 39179* ,40
Piètes dé pont *035 ,13
Longeron» 4140 ,89
Contreienlement 1034 ,4S
RiTiire 8440 ,00
Rails et coassinets 847 ,00
Tablier (plancher et baUaat) 18ff76 ,00
Total l<H!iV,90
Les appuis des poutres étant reculés de 0',S0 sur chaque culée, la distance des appuis est / = 26", 00. La charge due au tablier par mètre courant de chaque poutre est alors
Pour les ponts d'une ouverture supérieure à 20 mètres, la surcharge
d'épreuve prescrite étant de 8000 kilog. par mètre courant d'un pont a
deux voies (952), soit de 4000 kilog. pour un pont k une Toie, on a (951) :
p = 1350 + 2000 = 3350 kilog.
174S SfXIÈHE PâitTIE.
L'équation (a) du n" 954 donne alors
soit R = 4", 84 par millimè;fre carré.
Chaque table est formée de deux feuilles de tôle de 0'",600 de largeur sur 0",007 d'épaisseur (yî^r. 255), jointes ensemble, sur toute la longueur de la poutre, par six rangs de rivets espacés entre eux de 0*,100 dans le sens longitudinal de la poutre.
Les tables supérieure et inférieure de chaque poutre sont entre toisées par il montants verticaux contre lesquels sont rivées les extrémités des 11 pièces de pont. Os montants verticaux sont formés par deux plaques de tôle de 0",398 de largeur sur 0",007 d'épaisseur, appliquées contre l'intérieur des cornières a, o, a, a (fig. 255). Chaque plaque de tôle est renforcée par deux cornières semblables à celles a, rivécîs sur leurs bords verticaux, du côté de l'intérieur de la poutre.
L'assemblage de chaque montant avec les tables horizontales se fait par quatre goussets placés transversalement à la longueur de la poutre et rivés sur les cornières des montants. Ces goussets ont en outre l'avantage de s'opposer au voilienient des tables et à celui des montants.
Dans chaque 'cadre compris entre deux montants voisins, on rive contre chaque face des feuilles de tôle c, c, formant l'âme, un rail Barlow de O^jSO de largeur. Les deux rails, situés un sur chaque face de l'âme, forment une croix de Saint-André, dont chaf ae ^înte est reliée à la tôle de l'âme par 16 rivets *c 0",025 de diamètre, soit ua rang de 8 rivets sur chaque aile du ralL Ces croisillons sont en outre réunis entre eux à leur point de rencontre par quatre rivets de •■,025 de diamètre»
Glissières. Les poutres reposent sur les cuVées parTnitennédiaire de glissières en fonte de 0",250 d'épaisseur totale, qui en permettent librement la dilalatioQ.
Ces glissières se composent d'une partie fix« qui repose sur la culée et d'une partie mobile avec l'estrètnité 4« la poutre.
La partie à%t se compose d'une semeUeen tôle de 0",900 de longueur, 0",900 de largeur et 0°*,007 d'épaisseur, bordée sur tout son pourtour par une cornière de 0'",f»70 dont Taile rivée est a l'extérîtur, et d'uti plateau en fonte de 0*,tr60 d'épaisseur, reposant sur la semelle, entre les cornières. C'est sur ce plateau, dont la ftice supérieure est parfaitement dressée, que peut se mouvoir la partie mobile, qui se meut entre deux saillies venues de fonte sur la face ^périeure du plateau.
La partie mobile se compose .d'un plateau en fonte raboté sur la face inférieure par laquelle il repose sar le plateau fixé ; de éfmx «oins de calage en fonte de <>*,W de largeur chacun, à face inférieure incEnée au lfî6,et se mouvant dans des rainures pratiquées, transversalement a la longueur de la poutre, dans la face supérieure du plateau mobile
PONTS MÉTALLIQUHS. i749
el dans la face inférieure d*un troisième plateau en fonte Sué à la taMe inférieure de la poutre. Ce troisième plateau est une partie constitutive de la partie mobile.
Sur les piles, quand le pont est à plusieurs travées et à poutres con- , tinues, on place des plaques d« support en fente coostmites sur le même système que les giissières des cuiées ; mais leur épaisseur est réduite à 0'",20, et il y a trois coins de calage.
Les pièces de pont ont la section transversale indiquée parla ;Î5r.252, si ce n'est que la hauteur de Fâme est augmentée de manière à donner à la pièce de pont la hauteur h = 0",650. On a ainsi
L'équation d'équilibre (c) est la même qu'au numéro précédent,
— = Pd + %-. (c) n a
P poids dont la pièce de pont est chargée en chaque point où sont fixés les longerons (958). On a P=335 kilog., soit 185 Kilog. pour le poid^ du longeron et 150 kilog. pour les r»i¥s et eonssinets ; «
d distance de chaqae lifne de imils am de c)i8qm« ewm de longemus k FAxtrânité vc^isine de la pièee de pont. La longueur i^ de la. pièce de pont étant de 4'^,'âOO et l'",510 la largeur de la voie, on a
P charge par mètre courant de pièce de pont. Une pièce de pont correspondant k' 3",20 de longueur de tablier, la charge se compose :
Bc la. siunehasge 4000x3,90=. . 12800 kilog.
Du poids de la pièce de pont. 370
Du poids du tablier (plancher et ballast). . >. 2304
Totai . 15474 kilog.
Skttlt par ehaew des 4%T00 de longueur. pr= 3293
• Remplaçant les lettres par leurs valeurs précédentes dans l'équation (c), on en conclut
soit R = 4^,004 par millimètre carré,. Yaleur bien inférieure k la limite fixée, surtout si Ton remarque que nous avons considéré la pièce de pont comme reposant librement sur ses appuis, tandis qu'elle peut être supposée comme à peu près encastrée à ses deux extrémités. Les longerons ayant le profit représenté par la Jïg, 254, on a
Considérant un longeron comme reposant librement sur ses appuis, au lieu de tenir compte, comme on le pourrait, d'un encastrement,
l'équation d'équilibre est (9&8)
langaeiy3,M0 — 0,007=3*,I93 dulongtroB;
plus grtnde cbtrge qac le longeron peut BToîr b supporter en Bon milieu. Commr au numéro précédent, PzzlOOO kilo);.
= 6,853499 kilog. par mètre carré,
soit R = 5',86i par millimètre carré, chiffre inférieur à celui 6 kilog. admis par l'ÂdmiDistretion (9SS).
Epreuves, Ce pont étant à une voie, on doit le surcharger de 4000 kilog. par mètre courant (953), ce qui fait i x 3S,6 = 102',4 pour la surcharge totale du pont. Ce poids a été obtenu au moyen de quatre machines mixtes couvrant tout le tablier, et présentant ensemble un tonnage de 36 x 4 = 144', supérieur par conséquent h celui exigé.
Pour les épreuves de poids roulant, le train était composé de quatre machines mixtes de 36 tonnes chacune et quatre wagons K/ de 5 tonnes.
Les épreuve* de poids mort et de poids roulant ont donné pour tes poutres les abaissements suivants :
QfiW
o,oon