EXPERIENCES
Durée de l'expérience, en heures
Nombre de tours par ipinute
Travail en chevaux
Volume de gaz, par cheval et par heure,
en litres
Volume total d'admission par minute, en
litres
Proportions du gaz d'éclairage, en volume. Température des gaz brûlés, à la sortie du
tuyau d'échappement
Volume de l'eau de circulation, en litres. .
Température de l'eau à l'entrée
/c?. à la sortie
Proportion de la chaleur perdue par l'eau
de circulation
En prenant la moyenne des consommations de gaz des expériences des 17, 20 et 22 mars, on a 2744 litres par force de cheval et par heure. Il paraît que ce chiffre doit être compté pour la consommation normale de la machine, car cette consommation est dans une proportion notablement plus grande lorsqu'on introduit une moindre proportion de gaz, et les dimensions des orifices de gaz ne permettraient pas de Fintroduire en plus grande quantité.
Le travail par tour diminue rapidement lorsque l'admission du gaz d'éclairage est diminuée ; d'où il résulte que la puissance de la machine ne peut être utilement modifiée qu'en changeant sa vitesse et en dimi> nuant la résistance qui lui est opposée.
La machine de 0'",24 de diamètre ne peut servir convenablement que pour une puissance très-peu différente de 1 cheval, quoique le volume du cylindre soit beaucoup plus grand que celui d'une machine à vapeur de celte force.
La plus grande pression absolue dans le cylindre a été de 5,36 atmosphères.
A moins de transformer une grande partie de l'eau de circulation en vapeur, il résulte des expériences qu'il ne faut pas dépenser par force de cheval et par heure moins de 120 litres d'eau, et encore les gaz de la combustion sortent-il du cylindre k une température supérieure à celle de fusion de la soudure des plombiers ; on ne peut estimer cette température au-dessous de 220", et les gaz produits sont encore à plus de 150* à l'extrémité d'une conduite d'échappement de 3 mètres.
Cette consommation d'eau, qui est beaucoup plus grande que pour une machine à vapeur (499), peut ne pas être une consommation absolue, puisque l'eau peut servir d'une manière continue. Il suffît pour cela que le réservoir au sommet duquel se rend l'eau chaude, et du fond duquel part l'eau froide, soit assez grand pour que le refroidisse-
MACHINES A GAZ
ment ait le temps de s'opérer dans des limites suffisantes. On ne peut estimer à moins de 10 hectolitres la capacité qui convient au refroidissement de 120 litres k 90" par heure, et le placement de ce réservoir ne laisse pas que d'être un inconvénient dans la plupart des circonstances qui semblent le mieux appropriées à remploi du nouveau moteur. Un filet d'eau continu provenant d'une canalisation publique éviterait cet inconvénient; mais alors on aurait à craindre les incrustations dans les enveloppes.
La dépense d'huile peut s'évaluer à OSIO par heure de travail effectif. La machine se ralentit après 15 minutes de marche si l'on n'a pas soin de graisser abondamment.
La dépense de la pile doit être comptée à environ 0',03 par heure.
Le poids total de la machine, avec ses deux volants et le bâti sur lequel elle est disposée, est d'environ 700 kîlog.
En établissant directement la prise de gaz sur la conduite qui alimente les becs des deux amphithéâtres du Conservatoire, les becs distants de 10 mètres se sont éteints, et jusqu'à une distance de plus de 100 mètres les variations des becs étaient encore très-sensibles. On peut éviter ces inconvénients en interposant entre la conduite et la machine un réservoir d'une capacité d'environ 300 litres pour une machine de 1 cheval.
La machine de M. Lenoir, quoique d'une conduite délicate, n'en est pas moins devenue un moteur dont profite la petite industrie, à cause de son faible poids, de son installation facile, même à un étage supérieur, et de la facilité avec laquelle on la met en marche ou on l'arrête. Enfin, la consommation de matières motrices cesse avec la marche de la machine. On obtient la force de 1 cheval avec 3 mètres cubes de gaz par heure, et cette force ne coûte pas plus de 1 fr. pour le même temps. Ce prix est supérieur à celui du même travail produit par une machine à vapeur; mais il est bien moindre que celui produit par des hommes.
Instruction pratique pour remploi de la machine Lenoir. ^orce,poids, pierre de fondation et emplacement total de la machine, volant compris.
FOftCE
en cheranx.
POIDS
PIBEIIE DE FONDATION.
SMPLACSHENT TOTAL.
Longueur.
Larfretir.
Hauteur.
Longueur.
Largeur.
kil.
lâOO
met.
met.
met.
met.
Il y a toujours avantage, surtout dans certaines industries, à placer la machine dans un endroit séparé de l'atelier. Dans le cas où la machine se trouverait dans une atmosphère chargée de poussière de sable, fécule, farine, etc., il convient de remplacer le chapeau de cuivre de la
prise d -air par un tuyau, qai peut être en fer-Joikinc, de même diamètre que Torifice, et débau>chant à Texiérieur.
Deux orifiees, plaoés Tun sur le contre-tirsoir d'édiappemoit et Tiautre sur le cylindre même, permettent la «irculaHon d'eau froidje destinée à rafraîchir le cylindre. Les tuyaux d'arriyée et de dé|»art sont en euivre au nuoins sur une longueur de SI mètres, et le reste est en plomb. Le tuyau d'arrivée est muni diun robinet. La 2' cobnne du tableau suivant donne les diamètres de ces tuyaux.
Quand ^n possède une ^j^oncessâosi d'eau de ville qm pj^miet d'établir une circulation naturelle, oji se trouve dans les conditiotns les plus favorables. Bans le cas contraire, on établit une eirculation artiftctelle, à Taide d'un réservx)ir en zinc ou en tôle placé dans le voisinage de la nouachine; un tuyau partant du bas du réservoir .amène l'eau à la machine, et un autre tuyau partant du cylindre la reconduit dans le réservoir à la partie supérieure. L'extrémité de ce secoiui tuyau est recourbée et plonge toujours dans l'eau.
Cette installation convient poujr les petites machines de 1/ât cheval ou 1 cheval marchant d'une manière intermittente. Pour les machines plus fortes marchant d'une manière continue, il vaut mieux déterminer la circulation d'eau au moyen d'une petite pompe rotative mue par la machine. Dans ce cas, les réservoirs n'ont pas besoin d'être placés au niveau de l'orifice d'introduction. Les capacités des réservoirs sont consignées dans la 3* eolonne du tableau suivanL
Le tuyaji d'échappement se place au-dessus du contre^tii\oir au moyen d'une bride. Il peut être en cuivre ou en fer (tuhes f^^andilSot). La 4* colonne du tableau suivant en donne le diamètre. U faut i/utant que possible éviter les coudes, et une grande longueur de tuyaiu placée horizontablement est toujours. une mauvaise condition. Ce tuyau peut déboucher sur toit ou dans une cheminée.
La 5". colonne du tableau suivant donne les diamètres des tuyaux qui amènent le gaz à la machine, et la 6*" les puissances des compteurs, chaque bec correspondant à une dépense de 120 litres par heure.
La 7* colonne du tableau donne le prix des machines qui doivent être établies à Paris, et la 8' le prix de celles qui sortent de Paris, pour lesquelles la Compagnie perd son intérêt sur la vente du gaz.