‹ Formules, tables et renseignements usuels (volume 2)Chapitre 74 sur 244 · HI,S · texte numérisé non relu

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Des expériences qui ont fourni les résultats to tableau précédent, il résulte :

1» Que pour le chêne, l'aubier sec ou frais s'injecte complètement, que le cœur frais ne s'imprègne pas d'une manière appréciable, et que le cœur«ec s'injecte trèsinégalement ;

2" Qu'il £aut renoBcer à rinjèction du châtaignier;

3° Que le cœur d'acacia reste intact; l'aubier seul s'imprègne; il faut également renottcer k iniecter ce bois ;

4" Que le frêne se comporte comme le chêne ;

5" Que Volume s'injecte d'une manière homogène, li l'exception de quelques petits nœuds et de quelques veines de bois mort où les vaisseaux sont obstrués ;

6° Que l'injection du hêtre est très-complète ; quoique moins abondante dans les parties denses du bois et dans les nœuds, elle est partout apparente^ sauf cependant, comme dans l'orme, pour quelques veines de bois mort, d'une teinte généralement plus blanche que le reste. L«s parties où un eommencemeni d'échauffemeut ou de pourriture sèche se manifeste absorbent un excès de diaselution ;

7® Que l'injection du charme s'opère exactement comme pour le hêtre, et qu'il en est de même de Y érable j du sycomore^ du platane et de Yaujte;

8* Que dans le peuplier sec ou h demi sec la pénétration esteomplète^ quoique moins homogène que dans le hêtre ; mais que le peuplier frais, dont l'eau de sève n'a pas eu le temps de s'évaporer, s'injecte mal ; le liquide séveux refoulé vers Tintérieur s'oppose à la pénétration de la dissolution ; il convient en général de n'mjecter le peuplier que 3 ou 4 mois après l'abatage ;

9° Que le bouleau se comporte à très-peu près conmie le peuplier ;

10" Que pour le pin maritime, le pin Sylvestre et le seipin du Nordy l'aubier s'injecte complètement; que les 5 ou 6 premières enveloppe» concentriques du cœur s'injectent également bien ; mais que les couches plus centrales du cœur paraissent entièrement réfractaires, plus même que le cœur de chêne.

Voici comment MM. Legé et Fleury établissent le prix de. revient de la préparation des traverses de chemins de fer :

1° Par leur procédé en faisant par jour 4 charges du cylindre, de chacune 114 traverses cubant ensemble ll^jôO; soit 466 traverses préparées par jour :

12 hommes à la charge et à la décharge, à 2',50 par jour 30'

Un chauffeur 5

Un conducteur de chantier 6

, Chauffage de la machine , 20

Entretien et graissage 5

Sulfate de cuivre, 256 kil. à 0S90, à raison de ^^SO par mètre cube. . 230,40 Amortissement eu 10 ans, èi 5 p. 100, d'une somme de 61000 fr., représentant la valeur ^des appareils, par jour de travail, à raison de

300 jours par an '. 27 ,50

Tivtel 323,90

Soit par mèti cube ^,9S

2" Par le procédé de M. Boucherie, pour un mètre cube :

Main-d'œuvre pour mise en préparation. . «. 4^

Sulfate de enivre, y compris la perte, 6 kil.. à €',90 ïwl, rendu sur le

chantier , 5 ,40

Construction et enti^tîen du chantier, amortissement fû 10 ras, à

5 p. 100 de la valeur 4000 fr. du chantier, location du terrain. ... 1 ,50 Frais généraux 1

Total 11 ',90

3« Enfin on évalue ordinairement le prix de revient de l'injection du mètre cube à rhuile créosotée à 16 francs.

ÉTABUSSEMEIT BE LA VOIE. Iti9

Des eiqpérieneesoiit prouvé à M. Nojon, ingénieur des pon46 et chaussées, que rinjection des bois au sulfate de cuirre est inefficace pour leur conservation dans Teau de mer. Ces expériences ont été faites sur Je pin maritime. {Annales des ponts et chaussées ^ année 1839.)

Flambage des traverses, La carbonisation superficielle a été employée de tout temps pour retarder la pourriture des bois enfouis dans le sol. Le procédé de flambage imaginé par M. de Lap parent, directeur des constructions nairales, pour TassaiBissement des navires et la conservation de leurs coques, n'est autre chose que la torréfaction superficielle, mais rendue vraiment industrielle, et applicable, sur place, aux bois placés dans les conditions les plus variées.

Le procédé de M. de Lapparent consiste à flamber le bois à Taide du dard d*un chalumeau k gaz d'éclairage, qu'il n'a pas tardé à remplacer par un appareil plus simple et plus économique, imité de la lampe d'émailleur, et auquel il a donné le nom de lampe*chalumeau. Plus tard, M. Hugon, directeur de l'usine à gaz comprimé de Paris, a construit un générateur de flamme forcée, auquel M. de Li^parent a donné son approbation complète.

Plusieurs de ces appareils fonctionnent sur divers points du réseau d'Orléans. Le flambage est appliqué, sur ce réseau, à la majeure partie des traverses en chêne. Le hêtre est préparé par le procédé Boucherie ; quelques milliers de ces traverses préparées ont été soumises aussi, pour essai, a l'opération du flambage. Le prix de revient est de 0',i5i par traverse, non compris les frais généraux.

Cahier des charges^ du chemin de fer du Nord, pour la fouttiiture de traverses de forme ordinaire en chêne non préparé et en bois de hêtre préparé au sulfate de cuivre, soit par le procédé Boucherie, soit par le procédé en vase clos.

Art. l*'. — Oàiiei de la fourniture. — Le présent cahier des charges a pour objet la foumitare de trayerses ordinaires pour la pose et l'entretien des voies des lignes eoneédées à la Compagnie.

An. S. — Essence de bois à fournir, — Les bois seront d'essence de chêne non préparé ou d'essence de hêtre préparé au sulfate de cuivre, soit par le procédé de H. Boacherie^ soit par le procédé en vase clos.

Art. 3. — Formes et dimensions des traverses en chêne. — Les traverses en bois de eh^e à fournir auront une section rectangulaire et seront dressées k la scie sur les <{«atre face». On pourra néanmoins admettre par tolérance le dressage à la hache pour les faces latérales.

Ces traverses devront satisfaire aux conditions suivantes :

1** La face inférieure aura les deux arêtes vives sans aubier et sans flaches ;

^ Les deux faces latérales devront présenter le bois de cœur k nu sur une hauteur miainMii^ de 5 centimètres (C'yOS) ;

3* La face supérieure qui doit recevoir le coussinet sera dépourvue, dans son milieu, d'aubier sur une largeur d'au moins 0"*,il.

fians tous les cas, l'épaisseur de l'aubier et des flaches réunies ne devra pas dépasser 0",04.

La longueur des traverses variera entre 2" ,50 et 2",60.

Les 5^ an moins des traverses en chêne à fournir auront O^ySA h 0",30 de largeur sur 0"",i2 k 0",i4 d'épaisseur.

On admettra seulement jnsqu'k concurrence de i/6 les traverses qui n'auront que 0-,22 k 0-,23 de largeur.

Art. 4. — Formes et dimensions des traversés en bois de hêtre préparé au sulfate de cuivre, — Les traverses en bois de hêtre préparé au sulfate de cuivre pourront avoir les formes rectangulaires et les dimensions indiquées ci-dessus pour les traverses en chêne.

Les .conditions de tolérance des flaches pour ces traverses seront les mêmes que pour Taubier et les flaches réunies dans les traverses en chêne.

On admettra, en outre, pour les bois préparés :

1» Les traverses ayant une section demi-circulaire provenant d'une bille divisée en deux parties égales;

2* Les traverses avec deux faces de sciage et une face circulaire ;

30 Les traverses intermédiaires ayant trois faces de sciage ef une face circulaire, avec le centre dans le corps de la traverse.

La longueur des traverses préparées pourra varier, comme pour celles non préparées, entre 2"»,50 et â-jôO.

La section des bois demi-ronds aura de 0'»,13 à 0",16 de r^yon.

Les traverses k deux faces de sciage et un face circulaire auront de O^tâô à O^jSâ de largeur k la base et de 0",13 à O^jlô d'épaisseur. La partie la plus épaisse de ces traverses devra se trouver èi 0™,10 au moins de la face latérale sciée.

Les traverses k trois faces de sciage et une face circulaire auront une épaisseur de C'jlâ k O^jli; la largeur de ces traverses sera de 0",22 k O^jSO k la face inférieure et k la face supérieure.

Les traverses ayant seulement une largeur k la base de O^jââ k O^jâS ne seront admises que dans une proportion de 4 p. 100 sur l'ensemble des traverses en bois préparés k fournir.

Art. 5. — Courbure des bots et affranchissement des extrémités, — Les traverses seront sensiblement droites ; on tolérera seulement une courbure telle que la flèche soit 1/20 de la longueur.

Les extrémités de toutes les traverses seront terminées par une section perpendiculaire k la longueur.

Art. 6. — Qualités des bois, — Les bois de chêne ou de hêtre devront être parfaitement sains et de la meilleure qualité. Ils ne seront ni gras, ni roulés, ni gélifs, ni échauffés, ni piqués. Ils seront exempts de pourriture, malandres, fentes, gerçures, nœuds vicieux et tous autres défauts.

Tous les bois seront entièrement dépouillés de leur écorce.

Le bois de chêne sera dur et k fibres très-serrées. On rejettera celui qui proviendrait de terrains gras et humides. A cet égard, le fournisseur donnera avis k l'ingénieur en chef de la Compagnie de la provenance des bois k livrer ; celui-ci aura le droit de prononcer les exclusions qu'il jugera convenables.

Art. 7. — Mode de préparation des traverses en hêtre. Conditions communes aux deux procédés admis. — Les bois de hêtre ne seront admis qu'après avoir été préparés au sulfate de cuivre, soit par le procédé de M. Boucherie, soit par le procédé en vase clos.

Le sulfate de cuivre k employer devra être de première qualité et être introduit dans les bois de telle sorte que les parties les moins bien préparées en contiennent au moins une proportion de 5'»,5 par stère. Il sera dissous dans la proportion d'au moins i^,o par hectolitre d'eau, pour le procédé Boucherie. Pour le procédé en vase clos, le titre de la dissolution variera de l'',005 k 2'',005 par hectolitre, suivant l'état de dessiccation des bois k préparer.

La pénétration des bois étant toujours imparfaite quand ils ont des vices, comme nœuds, fentes ou autres défauts analogues, on sera très-sévère dans la réception et l'on rebutera tous les bois qui ne seront pas parfaitement sains ou qui, par une cause quelconque, n'auraient pas été entièrement pénétrés de sulfate de cuivre.

La préparation des traverses sera constatée au moyen d'un réactif composé de 90 grammes de cyanoferrure de potassium dissous dans un litre d'eau, qui sera étendu sur la surface des bois avec un pinceau. On ne réputera les bois comme bien préparés que lorsque le réactif donnera au bois une coloration rouge ; la coloration simplement rosée sera réputée insuffisante.

L'ingénieur de la Compagnie aura d'ailleurs le droit de prescrire l'emploi de tous autres moyens d'épreuve qu'il jugerait convenables.

ÉTABLISSEMENT DE LA TOIE. i09{

Art 8. — Conditions générales de la préparation en vase clos. — La préparation

des traverses en vase clos comprendra les opérations suirantes : 1** Après avoir introduit les bois dans le cylindre, Tair en sera expulsé par l'injection

de la, Tapeur,, conformément à ce qui s'est fait en iHVI ponr la préparation par le procédé Payn, des traverses destinées à la construction de la ligne de Creil à Saint-Quentin.

^ A cette opération on fera succéder l'action d'un vide énergique, dont le maximum de tension ne dépassera pas 0",06 de mercure. Ce vide sera maintenu dans l'appareil tout le temps qui sera nécessaire pour enlever au bois son excès d*faumidité et permettre le dégagement des gaz qu'il renfermait.

3" Enfin, on remplira le cylindre de la dissolution dont la température ne devra pas être inférieure k 50", puis on la foulera progressivement jusqu'à ce qu'elle atteigne une pression de 12 atmosphères si les agents de la Compagnie le jugent nécessaire. Cette pression sera maintenue k Paide de pompes foulantes, jusqu'à ce que le bois soit pénétré k refus. Dans tous les cas, cette opération ne durera jamais moins d'une demi-heure.

Les bois ne devront être préparés que suffisamment secs ; on ne devra d'ailleurs introduire dans le cylindre que du bois bien sain, et ne contenant pas de parties no prenant pas la préparation, comme le cœur, etc.

Pour constater les résultats du système de préparation en vase clos, dans chaque opération, il sera préparé deux traverses dites d'essai, dont l'une aura une longueur de 5'*,10 au moins, et l'autre une épaisseur double de celle des traverses ordinaires. Ces traverses seront ensuite sciées, la première à 2'",50 de chaque extfémité, de manière à obtenir un bout de 0">,10 dé long que gardera l'agent réceptionnaire ; la seconde, par le milieu de son épaisseur. On vérifiera si ces pièces sont entièrement préparées ; et dans le cas affirmatif on procédera k la réception ordinaire. Si, au contraire, elles présentent des parties non préparées, toutes les traverses seront refusées comme étant incomplètement préparées.

Toutefois, ces traverses ne seront pas refusées définitivement; elles pourront être préparées de nouveau avec d'autres traverses d'essai.

Un carnet d'attachement sera tenu par l'agent chargé de surveiller la préparation. II constatera pour chaque opération :

■f" La durée du passage de la vapeur dans le cylindre;

2" La durée et le degré du vide obtenu ;

3" La durée de l'introduction du liquide et sa température ;

4*> La durée de la pression avec le nombre d'atmosphères qu'elle aura atteint, ainsi que les fluctuations qu'elle subit jusqu'k la fin de l'opération ;

§" Enfin, on constatera le poids des traverses d'essai avant et après l'opération.

Surveillance de la préparation des bois. La Compagnie aura le droit de faire surveiller toutes les opérations relatives k l'injection des bois pour traverses en hêtre, afin de s'assurer du bon emploi des procédés de préparation.

Toutes les expériences que la Compagnie fera, pour reconnaître si le sulfate est de bonne qualité et si la pénétration des bois est complète, seront k la charge de l'entrepreneur.

Art. 9. — Réception provisoire et mesurage des bois, — La réception provisoire des bois sera faite sur les lieux de livraison par les soins d'un agent de la Compagnie désigné par l'ingénieur en chef.

Toutes les traverses seront examinées et mesurées avec le plus grand soin ; celles admises recevront une marque k l'une de leurs extrémités.

Les bois reçus seront chargés sur wagons, si la Compagnie peut en mettre k la disposition des fournisseurs aussitôt après la réception; dans le cas contraire, ils seront empilés avec soin sur les points qui seront désignés, et les fournisseurs seront alors dispensés d'en faire le chargement.

Les bois rebutés recevront une marque aux points de pose des coussinets et seront empilés avec soin sur les emplacements spéciaux qui seront indiqués aux fournisseurs. Ces bois ne seront enlevés qu'avec l'autorisation de l'ingénieur en chef de la Compagnie qui pourra les retenir jusqu'k ce que la fourniture soit complète, notamment pour qu'on ne présente pas de nouveau k la réception des bois rebutés.

Le mesurage sera fait de 5 en 5 centimètres pour les longueurs, de centimètre en centimètre pour les largeurs, et de demi-centimètre en demi-centimètre pour les épaisseurs. Toute fraction de 5 centimètres pour les longueurs, de centimètre pour les largeurs, et de demi-centimètre pour les épaisseurs ne sera pas comptée.

10l9d ÛVATRlàllE PARTIS.

Toiiies Ifis pièces qiâ auraieat «ne, on, k plus forte r&isoiif deux éiufiii&ioiis inférieures k celles qui sont indiquée» comme mininfrum, seront refusées. Celle» qm auraient des diffiMttsioas snpérieuras k eelles indurées eemame maximum pouxront ^trt admises, mais sons qu'il s«it tenu ajucuA eom]Jte de Texcédant.

Le cube moyen des trateraes ne pourra pas être infiéneur à cekii qm résulte des dimensions supérieures et infériemres, pour chaque catégorie die bods, sott approximatisvement 0*^,087 pour les traverses en hêtre et6"%068 pour celles en cbè»e; on cas d'insuffisance, on mettra au rebut un certain nombre de pièces reçues dans les plus faibles dimensions, et le fournisseur sera tenu de les remplacer par des bois plus forts, de manièj'e k satisfaire k la condition stipulée.

Art. 10. — Lieux de livraison et de réception* — Tous les bois seront livrés et reçus sur les lieux de dépôt fixés par l'ingénieur en chef de la Gompa^^nie.

Tous les frais de transport, de chargement on de déchargement, de dassement, d'enapilement, et en général tous les Ê'ais quelconques de réception, seront k la charge du fournisseur.

On classera séparément les bois de chêne et les bois do hêtre préparés. Art. 11. — Garantie des fournitures, — La réception défînitiTc des fournitures ne pourra avoir lieu que six mois après qu'elles auront été complétées.

Jusqu'k la réception définitive, la Compagnie conservera le droit de rebuter les traverses ayant des défauts qui auraient échappé k la réception provisoire ou qui se fendraient par suite de la mauvaise qualité des bois.

Les traverses reconnues défectueuses seront rendues sur le lien de livraison au fournisseur, qui devra en tenir compte aux prix de la fourniture, ou les remplacer, si la Compagnie l'exige.

Art. 12. — Payement des fow^ntiures, — Les fonrniturc^s seront payées sur le vu des procès-verbaux de réception provisoire, au fur et k mesure des livraisons qui seront faites, jusqu'k concurrence des 9/iO du montant des fournitures.

Le dernier dixième formera une retenue de garantie qui ne sera soldée qu'après l'expiration du délai prévu k l'article précédent. L'ingénieur en chef pourra, s'il le juge convenable, faire cesser de croître cette retenue lorsqu'elle aura atteint le chiffre de 20000 francs.

Dans les cas où les réceptions auraient éprouvé des retards, il pourra être payé de» k-compte sur les traverses approvisionnées aux lieux de livraisons et non encore reçues jusqu'k concurrence des 3/5 de leur valeur.

Art. 13. — Dérogation aux clauses et conditions générales des entreprises. — L'entrepreneur sera soumis, sauf les modifications ou dérogations qui pourraient résulter du présent cahier des charges, aux clauses et coàditions générales imposées aux entrepreneurs des travaux pour le compte de la Compagnie du chemin de fer du Nord, dressées le 8 novembre 1863, par l'ingénieur en chef des ponts et chaussées chargé des travaux et de la surveillance, et approuvées le 10 du même mois par le comité de direction de ladite Compagnie.

Aucune dérogation au présent cahier des charges et au cahier des clauses et conditions générales ne sera admise que si elle est prescrite ou autorisée par un ordre écrit de l'ingénieur en chef de là Compagnie, que l'entrepreneur devra représenter k toute réquisition.

Art. 14. — Jugement des contestations, — Les contestations qui pourraient s'élever entre la Compagnie et les fournisseurs au sujet de l'exécution du présent cahier des charges seront jugées par le Tribunal de commerce de la Seine.

Art. 15. — Timbre et enregistrement. — Les droits de timbre du présent seront k la charge de l'entrepreneur ainsi qu'il est spécifié dans le marché auquel il doit Ôtrc joint,

604. Coussinets et éclisses (619). Les coussinets doivent être parfaitement conformes au modèle approuvé par la Compagnie du chemin de fer (611). Ce modèle doit coïncider exactement avec les faces du rail, avec lesquelles il doit être en contact, et, afin que tous les coussinets jouissent de la même propriété, il convient de les mouler avec un modèle métallique bien dressé et bien ajusté sur le rail; c'est ainsi que

ÉTABLISSEMENT DE LA VOIE. i09l

MM. Ransome et May, fondeurs dlpswich, ont moulé les coussinets du chemin de Londres à Douvres, d'après le modèle de M. W. Cubitt.

Quand le fabricant a coulé un certain nombre de coussinets, il les envoie à Tingénieur en chef, qui indique s'il y a des modifications à faire, et ce n'est que quand cet ingénieur a reconnu par écrit que les échantillons sont parfaitement conformes au type, que la fabrication doit commencer.

Le rail est en contact avec le coussinet par toute sa face inférieure ; mais la face non située dn côté du coin ne porte souvent contre la joue du coussinet qu'à la partie inférieure, et sur une hauteur de 0",01 environ à la partie supérieure. Le coin est placé sur la face extérieure du rail par rapport à la voie; celle-ci en est rendue plus élastique pour résister aux chocs des rebords des roues qui frottent contre la face intérienre du rail.

Les coussinets doivent être en fonte grise, k grain serré et tenace ; ils doivent être exempts de soufflures, gouttes froides et autres défauts du même genre. La fonte doit être de première qualité, douce h la lime, d'un grain gris, serré et homogène, et non sujette à lasser; elle doit èire à la fois douce et nerveuse ; elle doit prendre peu de retrait à remploi, et, pour la résistance, être égale aux meilleures fontes employées au moulage, quelle qu'en soit l'origine. Toute fonte blanche ou légèrement truitée doit être rejetée.

Les coussinets doivent avoir la surface inférieure du patin parfaitement plane. Les surfaces de contact avec le rail et le coin doivent être parfaitement lisses et régulières. Ces surfaces doivent s'adapter avec précision au rail et au coin, et donner rigoureusement au rail une inclinaison de 1/SK> par rapport au plan de la semelle. Les trous de clonage doivent présenter exactement les formes et dimensions prescrites. Enfin les coussinets doivent, à tous égards, être fabriqués avec le plus grand soin ; les surfaces doivent être nettes et unies, les coutures abattues à la lime et les bords ébarbés. On refuse tous les coussinets qui présentent des gouttes froides, des soufflures, des avalures dans les angles rentrants, des tassements, ainsi que ceux dont les arêtes des angles présentent des parties blanches.

Les coussinets doivent porter deux marques distinctes, venues de fonte, sur les faces latérales de la semelle, l'une désignant l'usine et l'autre l'année de la fabrication.

La tolérance admise pour le poids des coussinets est la même que pour les rails, si ce n'est qu'ordinairement on accorde 3 p. 100 en plus ou en moins.

La difficulté d'obtenir une marche régulière d'un haut fourneau, et, par suite, des produits toujours d'une bonne qualité, devrait ne faire employer, comme aux chemins de fer de Saint-Germain, de Versailles {rive gauche et rive droite) et d'Orléans, que la fonte de seconde fusion ; cependant le gouvernement français, à l'imitation du gouvernement belge, a admis pour les chemins de fer de l'État les coussinets de fonte de première fusion aussi bien que ceux de fonte de seconde

fusion. La fonte au bois ayant des qualités requises peut être employée en première fusion ; celle au coke est généralement de seconde fusion.

On juge de la qualité des coussinets en en cassant quelques-uns pris au hasard dans chaque fourniture ; mais, comme il est à craindre qu'on ne les coule avec des fontes provenant de hauts fourneaux marchant k Fair chaud, qui, quoique d'une faible ténacité, présentent un grain satisfaisant, le gouvernement prescrit, avec raison, des essais à faire sur la fonte qui sert à les couler. A cet effet, on coule fréquemment avec cette fonte des tiges terminées à chaque extrémité par un anneau, et après leur avoir donné exactement au tour un diamètre de O^jOl, on les suspend à un point fixe par un de leurs anneaux, dont l'autre sert à suspendre les poids. La charge de rupture ne doit pas être inférieure k 1300 kilogrammes par centimètre carré; on a même exigé quelquefois 4500 kilogrammes (251).

En outre de l'essai précédent, qui assure de la ténacité de la fonte, on vérifie encore si elle résiste bien aux chocs, et cela en opérant sur les coussinets mêmes. Les coussinets de chaque coulée sont mis en un tas distinct, et l'agent réceptionnaire en choisit 10 au hasard dans chaque tas pour les soumettre à l'épreuve, qui consiste k poser le coussinet, la table renversée, sur deux points d'appui correspondant aux axes des trous des chevillettes, et à laisser tomber, sur son nàilieu, un mouton d'au moins 30kilog. terminé inférieurement en demi-sphère. Les points d'appui du coussinet sont formés par deux saillies faisant corps avec une enclume, venue de fonte, du poids de 400 kilog. au moins. Le mouton, guidé par deux montants, tombe verticalement avec le moins de ballottement et de frottement possible. Les 1% 2% 3* ...coups de mouton correspondent à 0'",30, 0",35, 0'",40 ... de hauteur de chute, jusqu'à la rupture. Si k la hauteur de 0",30 un seul coussinet sur 10 se brise, toute la coulée est rebutée. Si a 0'",35 moins de 3 coussinets se brisent, la coulée est acceptée; elle est rebutée s'il y a plus de 3 coussinets brisés, et si ce nombre est 3, l'épreuve pourra être recommencée, à la demande du fournisseur. Si sur les 10 pièces nouvelle? une se brise k 0",30, ou 3 à 0'",35, la coulée est définitivement refusée; elle est, au contraire, acceptée, si moins de 3 se brisent à 0",35 après avoir résisté à 0™,30.

Enfin on peut encore essayer les coussinets, non par chocs, mais par une simple pression, qui ne doit pas être inférieure k 3000 krlog.

Les limites précédentes des efi'orts d'essai sont celles usitées pour les coussinets intermédiaires ordinairement en usage aujourd'hui; elles doivent être modifiées avec les dimensions et le modèle des coussinets.

Le fournisseur peut, d'ailleurs, avant chaque coulée, préparer, avec la fonte en fusion, 4 barreaux d'essais, que l'on pourra soumettre'à des épreuves par choc ou par compression.

La réception provisoire a lieu à l'usine par un ou plusieurs agents*de la Compagnie, au fur et k mesure de la fabrication et par coulée. Les coussinets reçus sont poinçonnés sur laface d'appui du rail ou du contrerail. Les agents de la Compagnie sont en outre chargés de surveiller de

jour ou de nuit la fabrication des coussinets ; ils en font arrêter le coulage si Fallure du haut fourneau se dérange. Malgré la réception à Tusine, les coussinets qui, pendant le transport, avant ou pendant la pose, viendraient à se casser ou à se détériorer, ainsi que ceux qui pendant 3 ans, à partir de la réception a Tusine, se casseraient par suite de défaut dans la qualité de la fonte ou de vices dans la fabrication, seront rendus, sur Tun des lieux de livraison, au fournisseur, qui devra en tenir compte à la Compagnie au prix du marché, ou les remplacer si la Compagnie Texige.

Aux chemins de fer de Saint-Germain, de Versailles et d*Orléan$, les coussinets, fournis en grande partie par l'usine de Fourchambault, ont coûté de 300 à 340 fr. la tonne de iOOO kilog. rendus k Paris.

Pour le chemin de fer de Versailles à Chartres (1847), la fourniture de 300000 coussinets a coûté en moyenne 220 fr. la tonne rendue sur la

ligne.

En 1854, pour la ligne de Mulhouse, les coussinets ont coûté 200 fr. la tonne. A la même date, ils ont coûté 215 fr. sur la ligne du Nord.

Aujourd'hui les coussinets pris à l'usine se vendent 125 fr. la tonne.

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Intérieure. I Epaisseur ea haut. . . .

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EpaiaseDreD haut. . . . Haatear, depuis le dessous du patin i. . . . .

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