‹ Formules, tables et renseignements usuelsChapitre 106 sur 296 · PERTE · texte numérisé non relu

PERTE

POIDS

en

de toars

des tuyaux

de l'eau

de charge

de charge

de

approxi-

litres

par minute

d'aspiration et de

dans les tuyaux

par mètre de longueur

à chaque

la crépine avec clapet

matif

du rouleau

refoule-

par

coude

de

delà

minute.

à palettes.

ment.

seconde.

conduite.

droit.

retenue.

pompe

0,0!fl467

326. Méthode de Greindl pour Tétude d'une pompe quelconque. On

trace trois diagrammes sur les mêmes abscisses. Sur l'axe des abscisses, on porte à une certaine échelle le chemin parcouru en un tour complet par la partie moyenne de Torgane propulseur de la pompe (piston, palette ou autre). On divise ce chemin total en un nombre plus ou moins grand de parties égales (ou inégales) suivant qu'il y a intérêt à considérer un plus ou moins grand nombre de positions respectives des divers organes de la pompe, et par les points de division on élève des ordonnées indéfinies. Cela fait, il ne reste plus qu'à porter sur ces ordonnées des longueurs convenables pour obtenir les points correspondants des trois diagrammes de refoulement, d'aspiration et de travail; et voici comment ces longueurs se déterminent :'

Pour le diagramme de refoulement ou de débit, on porte en ordonnée, à une échelle convenue, pour chaque position une longueur proportionnelle au débit par seconde à l'instant considéré, c'est-à-dire au débit géométrique, ou volume engendré par seconde en cet instant par l'organe ou par l'ensemble des organes propulseurs.

Pour le diagramme d'aspiration on porte en ordonnée pour chaque position une longueur proportionnelle au débit par seconde, à l'instant considéré du côté de l'aspiration. Il semblerait au premier abord que le diagramme doit se confondre avec le précédent, mais il n'en est rien. En effet, contrairement à ce qui a lieu pour la colonne de refoulement, la pression motrice de la colonne d'aspiration dépend non plus seulement du mouvement de l'organe propulseur, mais aussi du mouvement de l'eau dans cette colonne. Elle peut se trouver réduite à zéro, si pour un motif quelconque l'eau ne peut pas suivre l'organe propulseur dans son avancement. En effet, dans la conduite d'aspiration, le mouvement de l'eau est dû uniquement à la pression atmosphérique, et si

MACHINES A ÉLEVÉS L'eAU. 3S3

à un moment donné l'eau est rcduilc au repos ou ralentie, elle ne pourra reprendre son mouvement ou acquérir une accélération que d'après une certaine loi distincte de celle du mouvement de l'organe propulseur. C'est ce qui fait qu'il faut é\UeT d'installer des pompes avec de grandes hauteurs d'aspiralion, lorsque l'on peut s'en dispenser, parce que l'on réduit alors à rien la charge produisant le mouvement dans le luyau d'aspiration (indépendamment des effets fâcheux résultant du dégagement de l'air dissous dans l'eau).

Pour le troisième diagramme, on porte en ordonnée, en chaque point de l'échelle convenue, la résultante en kilogrammes des pressions s'exerçant au point considéré sur la partie moyenne de l'organe propulseur. Ces pressions ne dépendent pas seulement des hauteurs d'aspiration et de refoulement, mais aussi de la vitesse variable avec laquelle on force l'eau à sortir des espaces dans lesquels on l'a confinée, vitesse dont l'exagération conduit, dans certains cas, à des pressions de beaucoup supérieures à celle qui résulte de la hauteur de refoulement. Le travail développé pour un tour est alors exprimé par l'aire du diagramme, et le rapport du travail utile théorique k cette aire exprime le rendement tliéorique.

327. PDiBomètre de H. Henry Hall. Cet appareil 1/^. 94), qui figu-

rait pour la première fois à l'Exposition de 1818, peut être rattaché aux pompes. En voici la description, d'après M, L, Poillon, ingénieur (Semaine des Constructeurs, yol. III) :

PItEMlËRE PARTIE,

posez un corps de pompe sans piston, plongeant par le bas dans portant un clapet d'aspiration un peu au-dessus du niveau de lacez sur le côté un clapet de refoulement avec un tuyau coranl, le haut dudit corps de ponipc étant fermé et communiquant | 1 tuyau de vapeur muni d'un robinet, Remplisseï le corps de I de vapeur et fermez votre robinet : il est clair que la vapeur nnée là dedans va se condenser en partie, déterminant ainsi i ! partiel. L'eau de la nappe inférieure montera donc dans le I

0 pompe en soulevant le clapet daspiration, en verin de la I

1 atmospbérique, et finira par le remplir complètement en con- . toute la vapeur primitivement contenue. A cet instant, toiiniei let de vapeur : aussitôt la vapeur viendra faire pression sur le et l'expulsera parle tuyau de refoulement en s'y condensant en larlie et remplissant de nouveau le corps de pompe. It!'|>éte guement l'ouverlure et la fermeture du robinet, et vous voyeï atement que vous avez on moyen d'élever de l'eau par des pres-

vapeur successives, que nous pourrons qualifier de pulsaiions emcnts.

lieu d'un seul corps de pompe, mette/.-en deus, l'un à côlé l'i' en réunissant leurs aspirations et leurs refoulements. Au \ia\ Gr ces corps de pompes cylindriques, donnez à chacun la fomii! lemi-poire A, A, les gi'os bouts étant en bas. Vers le bout S de la poire), suppnsez un tuyau de vapeur unique vertical, onun embranchement à chaque ventricule ou compartimeni; l't d'un robinet à chaque embranchement, suppose/, une soupapo int de l'une à l'autre de (elle façon que chaque ventricule soit ;ivement ouvert et fermé à l'arrivée de la vapeur, tout cela vous a l'appareil représenté figure 9i. Voilà le pulsoniètre trDuvùi is qu'un ventricule se remplit d'eau, la vapeur agit dans son pour expulser par le refoulement Veau introduite un instaiil 'ant. Puis la soupape revient fermer l'introduction de vapeur nfluence de la condensation partielle éprouvée par celle-ci; et I suite. Les mêmes effets se reproduisent périodiquement, et les ms subordonnées au mouvement de la soupape se succèdent, moins rapides, suivant la pression de la vapeur, la lenteur d'as- \, celle de refoulement, etc. »

! ligure 94 donne, à droite, une coupe de la partie intérieure, in- . la chambre et les clapets de refoulement; à gauche sont iiidii clapets d'aspiration et le clapet de pied D. ne peut rien concevoir de plus simple : un appareil en fonte brute 3 clapets faciles à visiter, quelques bouts de tuyau et un jet de : et c'est tout. Vous suspendez cela à une chaîne ou à ne que uloz, et vous supprimez à la fois une partie de la dépense d'acn et la plus grande partie des frais d'installation. Pour assécher s de mine, une carrière, une cave, et pour faire, en général, •le quel travail répondant à des besoins momentanés, rien de Pour un service fixe devant fonctionner à demeure, les avnn-

UACHIM^S À ÉLEVEft L'EAII.

layes de simplicité et d'économie disparaissent, au contraire; igération de la dépense journalière de vapeur et de comt s un tel appareil, la vapeur travaille sans détente, et uiii

ilable se condense en pure perte. Des expériences ont prouvi pulsomëlre consomme deux ou trois fois plus de vapeur qu'il n pour actionner une pompe. Cela n'cmpâcbe pas le pulsomctr d'un emploi commode dans des cas spéciaux,

« p]:is il s'agit de refouler haut, et plus il convient d'cmploy ïapeur à une pression élevée, puisque c'est la pression de la qui expulse l'enu par le tuyau de refoulement; mais plus, ei temps, il convient de diminuer la hauteur d'aspiration puisqi l'ail lamentation de la pression de la vapeur, le vide dans la c riuspiraiion no s'établit qu'avec plus de difficulté et à un degré n Il c'uavient, dans la plupart des cas, d'aspirer le moins possit iiejainais dépasser 3 ou 4 mèlri.'S comme maximum de hauteui ration, sous peine de voir diminuer rapidement le nombre de li'iiis et le travail, et augmenter au contraire les condensation p ries. Le pulsomêtre est pour certaines applications un appa j'hable à ioiit autre comme s'installant avec be^iucoup moins ( tiaiis un emplacement beaucoup moindre, avec beaucoup plus iliU', et comme fonctionnant sans aucune surveillance et sans r.itions t'raves possibles. Mais ce serait une grave erreur de ma piilsomclrc pour un service de longue durée et pour une insi ilC'Iluilive, p:irce que l'on dépenserait par jour le triple au moi qii^intilc de combustible nurmalemenl nécessaire, et ce en v principe même de l'appareil, sans que les perfectionnements i y pussent rien changer, n

328. Presse hydraalîqae. Quoique cette machine ne soit pas ei àélover l'eau, sa manière de fonclionner lui fait prendre plac (les pompes, La pression théorique que peut Iransuiellre le plal ail grapd piston d'une presse hydraulique est :

,, PLD*

foi'ce molrice; un homme agissant sur un Uiiet sïoi faire usage du pai

corps donne mojeuncment P = 25 kilogr., et luSme SO kitogr. si le tr

que d'un instant; bcos de letier de la puissance P, ou distance du poini d'application de <

a l'axe de rotation de son levier ; dianiélre du gi'and |ilstan; <li,imÈ[re du psiit pistou; bras de levier de la résistance qu'oppose le pelii piston eu mouïcnicnt di

la puissance P; celte résistance est égale i la pression de l'eau soi

piston, ou encore ï P -'.

Supposant P=25kilogr.,L = l mètre, D = 0-,20, i=0",03 et d

pnEMiËRE PARTIE.

a résistances passives de la machine, et surlout le froUe- .rniture, font que la pression réelle Q' qu'on peut obtenir lue n'est que les 0,80 de Q pour des efforts modérés; elle 5 de Q pour les grands efforts.

de la vitesse du grand piston à celle du petit est égal au je des sections ou des carrés des diamètres de ces pistons;

e précédent, ce rapport est donc tti = ' ^, = -r:rT .

. sont pleins et ils se meuvent dans un stuffing-box ordi- 13 étoupes sont remplacées par des rondelles de cuir; la grand piston a O^jOi de hauteur, et il convient, afin de la élanche, de la disposer de manière que non seulement la tuffing'box l'applique, en l'élargissant, contre le piston et du corps de pompe, mais aussi qu'elle fasse fermeture

Irait compte du frottement de la garniture des pistons è ■emière formule du n* 61, dans laquelle on ferai t/= 0,33.

presses à fourrage employées en Algérie et construites à Liverpool, de celles gui ont servi à élever les tubes du pont Britannia.

Algérie. Brilunii.

istoa 0-,a795 0-,SM

ar du corps de pompe 0 ,3090 0 ,560

fonte 0 ,i51S 0 ,1»3

ire sur un centimètre carré i078',7 SfiS*,!

te la surface du piston 660 iW 1161 SOC

; des cyliodrea par millimÈlre carré lS'.'i6 6',83

ravaillant à une charge voisine de celle de rupture (20!), é que parce qu'on l'a obtenue par un mélange de fontes ncore un cylindre d'Algérie s'est rompu brusquement de

339. Chapelet incliné. Cette machine se compose d'une série de palettes rectangulaires fixées à une chaîne sans fin, et se mouvant de bas en haut dans une auge en bois inclinée de 30° à 40° à l'horizon. Cette auge plonge dans le puisard et s'élève jusqu'à la hauteur à laquelle il convient de monter l'eau.

MACHINES A ÉLEVER L'eAU.

Fig. 96.

Le jeu laissé entre les bords latéraux des palettes et les parois de l'auge est de 0"*,005 à 0°»,006 environ. Pour une même section de palette, le développement de la partie de son contour en contact avec l'auge est minimum, ainsi que la quantité d'eau qu'elle laisse échapper, quand sa hauteur est moitié de sa longueur; cependant, dans la pratique, la hauteur est quelquefois les 4/5 de la longueur. L'écartement des palettes varie de 1 fois à 1 fois 1/2 leur hauteur, et leur vitesse, de 4 mètre à 1"^,50 par seconde, en se rapprochant habituellement de l-,50.

Un homme exerçant sur une manivelle un effort de 8 kilogr. avec une vitesse de 0",7o par seconde peut produire, en 8 heures, un effet utile moyen équivalant à 80 ou 90 mètres cubes d'eau élevés à 1 mètre de hauteur, mais on ne doit compter, en général, que sur un effet utile égal aux 0,40 du travail dépensé; ce faible rendement fait que cette machine, qui a encore l'inconvénient d'être encombrante, est à peu près abandonnée.

330. Chapelet vertical. Cette machine ne diffère de la précédente qu'en ce que l'auge inclinée est remplacée par un tuyau vertical, appelé buse, à section carrée ou cylindrique. Les palettes ont la même forme et de O^^jiS à 0°',J6 de côté ou de diamètre; leur jeu dans la buse est moins grand que pour les chapelets inclinés, et, afin de diminuer encore les pertes d'eau, on rend ce jeu le plus petit possible au bas de la buse, en y plaçant un tuyau métallique bien dressé, de la section des palettes et d'une longueur excédant un peu la distance de ~ deux palettes consécutives. Souvent les palettes sont formées d'une rondelle en cuir gras serrée entre deux plaques de tôle; cette rondelle fait f^^ garniture et rend les pertes d'eau aussi petites que

possible.

Le chapelet vertical convient surtout pour les épuisements où il faut élever l'eau à plus de 4 mètres de hauteur. La longueur de la buse est en général comprise entre 4 et 6 mètres.

On emploie de 4 à 8 hommes appliqués à des manivelles de 0"*,40 de rayon et faisant de 20 à 30 tours par minute pour manœuvrer un chapelet vertical. Ces hommes travaillant 8 heures par jour, et par relais de 2 heures, produisent chacun un effet utile journalier équivalant à HO ou 120 mètres cubes d'eau élevés à un mètre.

En général, on peut compter que l'effet utile moyen est égal aux 0,65 de l'effet dépensé, et que la quantité d'eau élevée est les 5/6 de l'eau d'abord puisée.

Les chapelets peuvent être mus non seulement par des hommes, mais aussi par des chevaux à l'aide d'un manège, et même par des roues hydrauliques et des machines à vapeur. 331. Noria. Cette machine n'est qu'un chapelet vertical dans lequel la

■par des seaux fixés à une chaîoe suns fin , et dont la capaciti; est ordinairement de 7 à 8 litres, et va quelquerois à 15 litres. Dans une noria, afin que les seauît puissent se vider, on est obligé de monter l'eau à un niveau supérieur à celui auquel on veut l'élever; de là il résulte que pour obtenir un travail utile PA, on est obligé, abstraction faite des différentes résistances passives, de produire un travail :

h' eicfes de hauteur auquel on est obligé d'élever l'eau poui' que les seaux lersenl à un niveau convenable; sa valeur est ordinairement égale à 0"','îri; c'est le rayon du cercle eirconscrit à l'hesagone qui sert di^ tanthour, augmenté de 0°>,10 k 0-,20.

La valeur de A' restant constante, quelle que soit celle de A, le rapport do l'efFel utile au travail dépensé auftmenle à mesure que la hau leur Aest plus grande; c'est Itals pratiques du tableau suivant, e on avait A' — 0", 75. La machine uisant sur dos manivelles un effort 7o à O-.SO par seconde.

Rapport de l'cffoi utile à l'eB'et i1épen>é.

i de Toulouse, a pour tambour une ,03 de diamètre; ces ft> se aux sont îaux en fonte dont l'écartenient est fer, et a 0",054 d'équarrissage. La est formée de 28 chaînons portant de 15 litres do capacité.

MACHINES A ÉLEVER L'EAV.

La surface du bftssin qui reçoit l'eau est à 0",07 a du tambour, et à S^jlS au-dessus du Diveau de l'eau dans le pu cheval ordinaire de jardinier fait fonctionner cette machine, e un effet utile équivalent à 118 mètres cubes d'eau élevés à 1 hauteur par heure; admettant, avec d'Aubuisson, que dans i temps le travail produit par un cheva! attelé à un manège éi 144 mètres cubes d'eau élevés à 1 mètre, l'effet utile est donc le; travail dépensé.

D'après Navier, une noria manœuvrée par deux chevaux aui VO^Sia d'eau à 3-, 60 de hauteur, ce qui équivaut à 126 mètre;

I mètre par cheval; l'effet utile serait donc les 0,88 du travail

II convient de ne compter que sur un effet utile égal aux 0,7 du travail dépensé.

Pour les hauteurs A de 4 mètres et au-dessus, Navier a pr calculer le rendement des norias par la formule :

Outre l'effet utile considérable rendu par la noria, elle l'avantage de pouvoir servir à élever les eaux bourbeuses, < sont généralement les eaux d'épuisement, ce qui est imposs les chapelets.

Par suite du balancement, les seaux perdent une quantité d'i mée baquetage, et estimée à 0,t environ de la capacité des si

832. Rones élératoires. Ces roues, qui sont à palettes planes à la manière des chapelets (329{, mais en se mouvant dans un circulaire. Elles sont très convenables pour élever l'eau h. des qui n'excèdent pas 3 à 4 mètres. Leur vitesse à la circonfére rieure ne doit pas dépasser 1 mètre. Le rendement ne doit estimé à moins de 0,70 ou 0,76.

Dimensions des parties principales de la roue élévatoire, éta élever les eaux de la Seine dans la gare de Saint-Ouen :

Dismètra eitérieur de lu rone 10', 673

Diamètre inl^rieur 10 ,61î — 1»6*8 =

Langueur des aubes . ' • 1 ,SI6

Bïuleur des aabes, mesurée suivant ces aubes, qui

sont un peu Inclinées sur le rajan 0 ,90

Hauteur des subes, mesurée suitanl le rajoa ... 0 ,834

Nombre d'subas , 36

D'après des observations anciennes faites par Waltcr de Sa cette roue élèverait 2500 mètres cubes d'eau à 4 mètres de hi une heure; la force de la machine étant supposée être de 45 le rapport de l'effet utile à l'effet dépensé serait de 0,82; mais convenable d'évaluer exactement la force de la machine.

333. Rones à ssanx oa à godets. Ces mues, employées fréq aii\ irrigations et aux usages domestiques à cause de lenr gri plicité et de leur peu d'entretien, sont à aubes planes, dont u mnins grand nombre portent des coffres fermés aux deux ej

370 PREBIIÊRE PARTIE.

et garnis sur une face d'une ouverture qui permet l'entrée et la sortie de l'eau. Par le mouvement de la roue, les coffres puisent successivement l'eau dans le courant moteur môme, et viennent la verser dans une auge placée latéralement vers le sommet de la roue.

Les coffres, à moins de régler convenablement leur ouverture, perdent toujours à leur sortie du courant une partie de l'eau d'abord puisée; do plus, le versement ne s'opère qu'à un niveau supérieur au point auquel on doit élever l'eau. C'est afin d'atténuer autant que possible ces causes de pertes d'effet utile que, dans l'application de ces roues aux grands épuisements, on a remplacé les coffres fixés aux aubes par des seaux ou godets mobiles autour d'un axe placé au-dessus de leur centre de gravité; par cette disposition, les godets ne perdent leur eau qu'au sommet de la roue, où un taquet les fait verser.

Comme, pour les épuisements, l'eau élevée n'est pas prise dans le courant moteur, les godets sont montés sur une roue séparée de la roue motrice et formée de deux plateaux suffisamment écartés pour que les godets puissent être suspendus entre eux. Perronnet a appliqué avec beaucoup de succès une machine semblable aux fondations du pont de Neuilly. Le diamètre de la roue motrice était de 5",85, la longueur des aubes 6™,50, la hauteur des aubes O^'jO?, et le diamètre des roues à godets 5"*,36. La roue à aubes avait été placée en un point fixe où la vitesse du courant était de 0"*,81, et la roue à godets a été successivement portée sur les emplacements des diverses piles jusqu'à une distance de 35 mètres. La capacité de chacun des seize godets montés sur la roue était de 137 litres; mais la quantité d'eau qui arrivait au point de versement n'était que de 103 litres. La quantité d'eau élevée à 3~,2!5 et 3'^,90 de hauteur était de 185 mètres cubes par heure; c'est le même effet utile que celui fourni par douze chapelets verticaux employés au même pont.

Le diamètre d'une roue à seaux ou à godets peut atteindre de 6 à 8 et même 10 mètres. Considérée comme roue élévatoire, sa vitesse varie de 0",20 à O^^yiO, suivant son diamètre, et son rendement peut être de 0,60 à 0,65.

334. Tympan. La machine de ce nom employée par les anciens était simplement un tambour en bois divisé en huit ou en un plus grand nombre de compartiments, par des cloisons dirigées suivant le rayon. Chaque compartiment portait, sur le contour du tambour, une ouverture qui permettait à l'eau d'entrer dans le compartiment quand cette ouverture était noyée. Comme cette ouverture était placée sur la partie de la paroi convexe du tambour qui sortait la première de l'eau, une certaine quantité d'eau se trouvait emprisonnée, et le tambour en tournant rélevait jusqu'à la hauteur de son axe. Des rainures pratiquées suivant la longueur de l'axe et se prolongeant dans Tun des fonds du tambour formaient des canaux qui permettaient à l'eau de sortir.

Lafaye, au commencement du siècle dernier, a imaginé de courber les cloisons suivant les développantes du cercle extérieur de Taxe (Int. 1237), ce qui a permis de supprimer l'enveloppe convexe du tam-

MACHINES A ELEVEH L EAO. 371

bour. Par cette disposition, la verticale passant par le centre de gravité de la masse d'eau contenue dans chaque canal courbe est tangente à l'ase, et, quelle que soit la position du tympan, le rayon de son axe Fig. 03. est le bras de levier

coDstant de la résistance; d'où il résulte que le travail est aussi régulier que possible.

D'apris des expériences de Perronnel, un de ces tympans, ayant S", 85 de diamètre, portant 24 cloisons, plongeant de 0°,2i dans l'eau et faisant deux tours et demi

par minute, élevait

1 23 mêtrescubes d'eau à 2° ,60 par heure.

Comme la machine était mue par douze hommes marchant sur une roue à cheville montée sur son axe, le travail utile était équivalent à 26°",66 d'eau élevés à 1 mètre de hauteur par heure el par homme, et le rendement était de 0,85 environ (37). Avec un chapelet vertical, manœuvré, il est vrai, à l'aide de manivelles (37), l'effet utile n'a été que l'équivalent de 17'°',iO d'eau élevés à I mètre de hauteur par heure et par homme. Le tympan qui peut être mû par un manège, une roue hydraulique ou une machine à vapeur, a rinconvénient de n'élever l'eau qu'à la hauteur de son axe ; ce qui oblige de lui donner des dimensions qui le rendent lourd eX embarrassant.

Anciennement, Cave a construit plusieurs tympans de très grandes dimensions, complètement en tdle de 3°"°, 5 environ d'épaisseur rivée sur des cornières en fer, avec arbre en fer ou en fonte. Ils ont été employés avec succès, à Paris, pour les épuisements qu'a nécessités la construction de l'écluse de la Monnaie.

Cave afalt des tympans Ék i cloisons courbées en spirale d'Archimëde; mais les derniers sont à 3 cloisons, et les spires se rapprochent du centre plus rapidement que dans la spirale, assez pour que la surface de l'eau qui est emprisonnée reste constamment tangente à la spire supérieure. Un de ces tympans à deux spires, fonctionnant dans de bonnes conditions, avait les proportions suivantes :

Plua grand rayon 3',IJ0

Largeur intérieure 1 ,00

■ Plas ccmrie dislance de reitrémîté<d« Aaque apire h la

spireToislne . . .' 0 ,75

Diamètre des ouieiiures laissant sortir l'eau 1 ,00

Profondeur k laquelle la rooe plonge 1 ,00

s deiiï ouvont B d'eau le 10 à ; cubes issance e 0,82.

et qui

eltre à

ir peut ità un

ilon la ibie, il i-,30.

élever

élève Ig tru- [cusc:

MACHINES A ÉLEVER L'EAD.

mais on ne peu! l'employer que pour élever de grands volumes i des hauteui-s qui ne peuvent guère dépasser 1 mètre,

336. Seau à bascula. Lorsqu'on n'a à élever, dil d'Aubiiisson, piKite quaniiié d'eau de S à 6 mètres de profondeur, pendant deuï heures de la journée, on emploie avec avantage un seau su. par une perche à l'une des extrémités d'un grand balancier en l'autre extrémité duquel on place un poids faisant équilibre à la ( De cette manière, un homme, selon l'habitude qu'il a de ce g€ Iravail, produit un effet équivalentà 12 ou 15 et même 20 mètrei d'i'au élevés à 1 mètre de hauteur par heure.

Kavier estime qu'en travaillant avec une telle machine p 13 heures, un homme pourrait produire un travail équivalant à très cubes d'eau élevés à un mètre de hauteur, en supposant to qu'il puise l'eau à i ou 5 mètres de profondeur. Morin dit que, d circonstances les plus favorables, le travail journalier atteint diiHci eooOO'" . C'est surtout quand la profondeur n'est que de 2 à 3 i qu'il peut être impossible d'obtenir un tel résultat.

337. Seau manœuvré à l'aide d'un treuil. Lorsque la profonc puits est considérable, on fait usage d'une corde, à chacune des mités de laquelle est fixé un seau, et s'en roulant sur le treuil di été parlé au n° 124. D'Aubuisson, d'après ses observations et de: tats donnés par Coulomb, admet que le treuil étant manœuvré | hommes agissant sur des manivelles, chaque homme produit, d Iravail journalier de 8 heures, un effet utile de 160000'".

Lorsque la corde passe seulement sur une poulie, et qu'elle es lement tirée à main d'homme, d'après Coulomb, l'effet utile jou n'est que de 71000'-.

33$. Manège dn maraiclier. Cette machine, qui a la plus granc logie avec la précédente, se compose d'un tambour fait généra avec deux vieilles roues de voitures, espacées de! mètre iil°,30( et sur le pourtour desquelles on a iixé des douves de tonneau al l'une à l'autre sans être parallèles h l'axe, ce qui donne une d'hyperboloïde de révolution, qui empêche la corde de s'échap;» en donnant un treuil régulateur. Ce tambour est monté sur vertical d'un manège, qu'on maintient par une charpente qui i même temps à fixer sur te puits deux poulies sur lesquelles vi passer les deux brins de la corde.

Hachette rapporte, dans son Traité des machines, qu'avec un i de maraîcher, établi sur un puits de 32",50 de profondeur, un élevait par minute un seau contenant 90 litres d'eau, d'où il résu pour 8 heures de travail l'effet utile serait de 1404000'". On qu'avec les manèges de maraîchers les plus simples un homn produire en 8 heures un travail journalier équivalant à 300 mètre: d'eau élevés à I mètre, un cheval ou un mulet 1 166 mètres cul IjœufHSO, et un âne 334.

339. Vis d'Arcbimâde. La vis d'Archimède se compose d'un c; creux servant d'enveloppogénéraleà toute la machine qui est con

surface hélicoïdale; c'est-à-dire qu'il suffit de concevoir une

acée sur le cylindre enveloppant et de faire mouvoir une droite

int, d'une part, sur celte hélice et, d'autre part, sur l'axe du cylÏD-

estant perpendiculaire à ce dernier. Cette droite engendre ainsi

ace hélicoïde qui, dans lamachine, est constituée par des planches

En imprimant un mouvement de rotation à l'appareil, îeau

ir les spires comme elle ferait sur un plan incliné et s'élève.

les vis ordinaires employées aux épuisements, on place trois

tquidistuntes sur le même noyau {Int. 1299). Le diamètre eité-

„ ,„„ rieur des hélice s est égal à troisfois

Fig, 100. , . ^ , -r ■

celui du noyau, el il varie entre

0-,326 et 0",65. La longueur de la vis varie entre douze et dixhuit fois le diamètre extérieur des hélices, selon que ce diamètre est plus ou moins fort.

Les constructeurs de Paris font ordinairemeut égal à 60° l'angle de la tangente à l'hélice tracée sur le vec la génératrice de ce noyau; les anciens Romains le faisaient i Toulouse, on l'a pris de 54° environ, et Ëytelwein l'a fait de 78' le petite vis de construction soignée, destinée à faire des expé-

inaison de l'axe de la vis avec l'horizon peut varier de 30° à iS*' . fonctionne le plus avantageusement lorsque le niveau de l'eau m peu au-dessus du centre de la base du noyau, sans immerger «ment cette base.

Résultais obtenus par Lamandé, avec une vU d'Archimède :

Uoagueur de la via S'.SS

DianiÈlre extérieur 0 ,49

Incliasisnn de la lis i l'horiion 36°

Nombrï de tours de la vis par minute 40

Hauteur à laquelle l'eau était élevée 3° ,30

Quantité d'eau éleyée â 3",30 par heure *û"°

ne la vis était manœuvrée par deux compagnies de chacune neuf s, travaillant par relais de deux heures, l'effet produit était donc snt à 16°",50 d'eau élevés à 1 mètre de hauteur par heure et par , Comme la durée du travail journalier n'était que de cinq

on voit que l'effet utile journalier était très faible, eut admettre qu'un ouvrier manœuvrant une vis d'Archimède sposée peut produire un effet utile équivalant à 15 mètres 'eau élevés à 1 mètre dehauteur par heure et travailler six heures r; il peut même travailler huit heures sur vingt-quatre si l'épui-

est continu et les relais bien disposés.

oUande et en Allemagne, on remplace souvent le canon, c'est-ànveloppe extérieure des hélices, par un coursier demi-circulaire ir cette disposidOD, le poids du canon et celui de l'eau qui se

MACHINES A ÉLEVER L'EAD.

trouve dans la vis ne reposent plus sur les pivots, et ne produire directement la flexion du noyau; mais il faut une grande vitesse, pour que la perte d'eau iMitre leshéli sierne soit pas considérable. Ces macliincs sont presque par des moiitias à vent.

340. HadiiiieB d'épuisement mnes à bras ou par loc résultats suivants ont été obtenus en 1851 par MM. ] Compaing, sur les chantiers du chemin de fer de Tou [Anitales des ponts etchamsées, 1857). La machine emplo force noiiiinale de 7 chevaux, à haute pression, sans co forme était celle d'une petite locomotive; la chaudière é un peu plus gros que ceux des locomotives ordinaires; li extérieur. Lh volant que la bielle mettait en mouvemen de manière à recevoir latéralement une poulie, d'un diar pour l'application de la courroie qui doit transmettre lei Le poids de la machine était de 3S00 kilogr., y compris I 4 roues en fonte sur lesquelles la machine était montée.

Les pompes employées étaient à 2 corps, de 0",25 d course du piston élait de 0",145, et pour chaque corps coup de piston correspondait à deux tours de volant de

Les vis d'Archimède avaient 0~,Gi de diamètre eitériei de longueur; elles faisaient également une révolution p du volant.

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Ainsi, du 1S août au 15 décembre la machine a travail elle a consommé 10620 kil. de coke, ce qui fait envir heure, et les dépenses totales pour le coke, le service et la machine ont été par heure 2^ l',735 et l',05, ce qui fa l',40. Les différences de ces dépenses paraissent tenir à c premiers temps, le mécanicien ne connaissak pas eocor sa machine, & ce que les frais généraux ont pu ne pas é distribués, enfin à ce que les épuisements du troisièm duré plus longtemps et marché beaucoup plus régulièrei

u det rétullati que l'on peut espérer det divers modes d'épuisement, d'après M. Morandiére.

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