CHALEUR LATENTE
d'où résultera une dépense de travail mécanique qui ne pourra être
effectuée que par une nouvelle dépense c/' de chaleur qui s'ajoutera à la
première c', et l'on aura c:=rd + &*.
& D'après Dulong, le rapport - serait égal à 1,421 pour l'air, l'oxygène
et l'hydrogène, à 1,338 pour l'acide carbonique, à 1,343 pour l'azote, et à 1,240 pour le gaz oléfiant.
Clément Desormes, en ramenant par compression l'air dilaté à son Yolume primitif, de l'élévation de température qui en est résultée a
conclu -7 = 1,348.
Masson, en laissant au contraire dilater l'air comprimé jusqu'à ce qu'il ait repris sa pression initiale, de l'abaissement de température, a
conclu -^ = 1,41. Ce nombre 1,41 est précisément celui qui résulte de la
théorie de l'équivalent mécanique de la chaleur, en prenant pour travail produit celui qui est employé pour dilater le gaz en refoulant l'atmosphère, de manière à ramener le gaz à sa pression initiale.
CHALEUR LATENTE 489. Chaleur latente de fusion. Lorsqu'un solide se liquéfie, il absorbe une grande quantité de chaleur sans que sa température augmente; cette quantité de chaleur prend le nom de calorique de liquidité, de chaleur latente de liquidité ou de chaleur latente de fu^sion.
Tableau des températures de fusion et des chaleurs spécifique? et chaleurs latentes de liquidité de quelques corps j en unités de chaleur (486), d*après Person.
SÉSIfiNÀTIOM DES G0BP8.
1* Non métalliques.
Eau
Phosphore
Soufre
Azotate de soude. . .
Azotate de potasse. .
Chlorure de calcium.
Phosphate de soude. .
TEHPéEATUBE
de fusion.
2» Métalliques.
ÉtaiD..
Bismuth <
Plomb
Zinc
Cadmium
Argent
Thermomètre
CHAIEUK
spécifiq[ae à Tétat
licpiide.
solide.
à mercure.
à air.
GHALEDR
latente.
Les corps, en passant de l'état liquide à l'état solide, dégagent une quantité de chaleur égale à celle qu'ils ont absorbée eu se liquéfiant, et leur température reste constante tant qu'il y a du liquide à solidifier.
490. Ghalenr latente de vaporisation. Lorsqu'on vaporise un liquide, il absorbe une très grande quantité de chaleur, et sa température, qui est aussi celle de la vapeur, reste constante tant qu'il y a du liquide à vaporiser; cette quantité de chaleur absorbée prend le nom de calorique de vaporisation ou de chaleur latente de vaporisation (492).
Tableau de la chaleur latente de vaporisation de quelques liquides, et de la quantité totale de chaleur absorbée pour amener 1 kilogramme de ces liquides de 0® à la température d'ébullition et le vaporiser^ d*après Despretz.
D^IGNATION DES UQDIDES.
Eau
Alcool
Ëther sulfurique. . . .
Essence de térébenthine
CHALEUR
latente.
CHALEUR
totale"
absorbée,
en nniiés
de chaleur.
Les physiciens ne sont pas d'accord dans l'évaluation de la chaleur latente de vaporisation de l'eau : Rumfort la suppose égale à 557; Dulong, à 543; Clément Desormes, à 550; Southern, à 530, et Watt, à 527.
D'après Southern, la chaleur latente de vaporisation de l'eau est constante, de sorte que la quantité de chaleur totale contenue dans la vapeur croît avec la température; ainsi un kilogramme de vapeur à 135** contient 530 + 135 unités de chaleur. D'après Clément Desormes, au contraire, la quantité totale de chaleur absorbée pour échauffer et vaporiser un kilogramme d'eau à 0^ est toujours de 650 unités, quelle que soit la température de la vapeur; ainsi, à 135'', la chaleur latente de la vapeur est 650 — 135 = 515 unités. Des expériences faites par Pambour tendent à confirmer la loi de Clément Desormes, que l'on admettait dans la pratique.
Regnault a fait des expériences pour déterminer la chaleur latente de la vapeur d'eau. Ses résultats sont représentés d'une manière satisfaisante par la formule :
L = A + BT.
L chaleur totale, en unités (486), renfermée dans un kilogramme de vapeur saturée à
la température T°; A=606,5 et B=0,305 quantités constantes, déterminées pour deux observations où
la température T était 100» et 195".
La formule précédente peut donc s'écrire :