AIR NÉCESSAIRE A LA COMBUSTION
Carbone brûlé avec de Voir entièrement employé.
Supposant Tair composé en poids de 23 d'oxygène pour 77 d'azote, le poids d'azote résultant de la combustion de 1 kilog. de carbone est 2,67 x 77 : 23 = 8^,94, La chaleur spécifique de l'azote étant 0^244^ on a :
Carbone brûlé avec de Vair dont la moitié échappe à la combustion,
2^,67 d'oxygène et 8^,94 d'azote s'ajoutant aux gaz du cas précédent; la chaleur spécifique de l'oxygène étant 0,2182, on a :
2* Hydrogène brûlé par de Voxygène entièrement utilisé,
1 kilog. d'hydrogène donnant naissance à 9 kilog. de vapeur d'eau (536), et la chaleur spécifique de cette yapeur étant 0,475, on a :
Hydrogène brûlé par de Vair entièrement utilisé.
Le poids de l'azote qui se joint k la vapeur du cas précédent étant 8x77:23 =26S78, ona: ^
Hydrogène brûlé par de Vair dont la moitié échappe à la combustion,
8 kilog. d'oxygène et 26^,78 d'azote s'ajoutant aux gaz du cas précédent, on a : a = 10,81 -h 0,2182 x 8 + 0,241 X 26,78 = 19",09.
3* Oxyde de carbone brûlé par de Voxygène entièrement employé»
L*oxyde de carbone étant composé de 0,4286 de carbone et de 0,5714 d'oxygène, d'après le 1*, le poids d'acide carbonique formé par la combustion de 1 kilog. de cet oxyde est 3,67 x 0,4286= 1^57, et par suite on a :
ûj = 0,2164 X 1,57 = 0»,34.
Oxyde de carbone brûlé par de Vair entièrement utilisé.
Comme, pour un même poids de carbone, il entre deux fois plus d'oxygène dans l'acide carbonique CO* que dans l'oxyde de carbone CO, le poids d'oxygène pris k l'air est 0^,5714 ; le poids d'azote qui se joint à Pacide carbonique du cas précédent est alors 0,5714 x 77 : 23 = 1^,91, et par suite on a :
ai =r 0,34 -h 0,244 X 1,91 = 0»,81 .
Oxyde de carbone brûlé par de Vair dont la moitié échappe à la cornbustion.
0*^,5714 d'oxygène et li(,91 d'azote s'ajoutant aux gaz du cas précédent, on a : a = 0,81 + 0,2182 x 0,5714 + 0,244 x 1,91 = l-,40.
En résumé, les valeurs de a,, a^ et a sont respeclîvement :
Pour le carbone 0",79 2",97 5",73
Pour l'hydrogène 4 ,275 10 ,81 19 ,09
Pour l'oxyde de carbone 0 ^34 0 ,81 1 ,40
Par suite on a (508) :
T,= 8080 Pour le carbone { Tj = 8080
Tj = 29542 Pour rhydrogène 5^1 = 29512
Pour Toxyde de carbone I "^i = ^^^
Pour le bois parfaitement sec, renfermant 0,50 de carbone, 0,01 d'hydrogène, 0,46 d'eau, 0,01 d* azote et 0,02 de cendres (510), a^ et a ont pour valeurs les sommes suivantes :
: 10,Kl
zsz
Carbone. .
Hydrogène Eau ...
Azote . .
Gendres .
Air entièrement utilisé.
Soit Aâ -
Air utilisé au 1/2.
a Soit a ■
€ = 8080x0,50 = 34462x0,01 = 4385 étant la puissance calorifique du bois parfaitement sec (510), comme 0,01 d'hydrogène donne 0,09 d*eau par sa combinaison avec Toxygène, et que déjà le bois contient 0,46 d'eau, on a g = 0,09 + 0,46 = 0,55, et p = 550 X 0,55 = 303. Par suite, E = C—p = 4385 — 303=4082, Tj — 4082 : 1,82 = 2243» et T= 4082 : 3,28 = 1245*. Pour le cas où la moitié de Tair échappe à la combustion, et où la température dans la cheminée est T = 300*, on a p' = 4082 X 300 : 1245 = 984.
Pour le bois renfermant 0,25 d^eau hygrométrique, on a ;
a,=l,82x0,75+0,475x0,25=l,48, a=3,28x 0,76+0,475x0,25=2,58, C =4385x0,75=3289, ^=0,55x0,75+0,25=0,66, ^=550x0,66=363, E =3289—363=2926, Tj = 2926 : 1,48 = 1977*, T= 2926 : 2,58 = H34'» et p' = 2926 X 300 : 1134 = 774.
C'est en opérant ainsi que nous avons obtenu tous les résultats du tableau suivant.
Composition des autres combustibles de ce tableau :
Charbon de bois : carbone 0,86, eau, 0,07, cendres 0,07;
Tourbe sèche : carbone 0,47, hydrogène libre 0,013, eau 0,427, cendres 0,09; c*est la composition moyenne des six premières tourbes analysées par M. de Marsilly (page 691);
Même tourbe à 0,30 d'eau hygrométrique : carbone 0,47 x 0,70 = 0,329, hydrogène libre 0,013x0,70=0,0091, eau de composition 0,427x0,70 = 0,2989, eau hygrométrique 0,30, cendres 0,09x0,70=0,063;
Souille moyenne .* carbone 0,82, hydrogène libre 0,0i, hydrogène et oxygène supposés en eau 0,11, cendres 0,03; c'esl la composition moyenne duflenu de Uons, très convenable pour les grilles, d'après les analyses de M. de Harsilly (page 689]. La bouille a élé desséchée avant
724 DBCXIÈME PARTIE.
chaud ramenée à la température extérieure; ainsi (483) :
Soitf pour 0=0:
H baatear da tayan vertical AB dans lequel circule Tair cbaad ; 0 = 0,004 coefficient de dilatation de Tair chaud (350);
i température moyenne de l'air dans le tuyau, nous supposerons que i est la température de l'air en tous les points du tuyau; 0 température de l'air extérieur.
''t Par suite on a
4 l%g}\a Supposant 6 = 0, cette formule peut être mise sous la forme :
(ipî!. ,A,
u = ^/2?HxyJ■
+ ai
Ce qui montre que la vitesse d'accès, la seule utile à considérer ici, puisque Tefifet utile des cheminées consiste toujours dans l'appel de
l'air extérieur, est égale au produit de la vitesse >i%gl\ due à la hauteur H, par un facteur toujours moindre que l'unité, qui augmente avec la température et devient 1 quand < = oo. Pour les valeurs successives de t :
f 50» 100» IW 200» SWO» 300* 3W iOO» 500» 1000* 1500« 2000* oo»,
I celles correspondantes du facteur W sont en effet :
Ces chiffres montrent que, pour une même hauteur H, la vitesse d'accès u de l'air froid augmente très lentement avec la température /, surtout à partir de 250 à 300*, valeurs entre lesquelles on maintient ordinairement la température dans les cheminées d'usines.
Ce qui précède suppose que l'air qui remplit le tuyau vertical n'a éprouvé, en s'échauffant, que la variation de densité résultant du changement de température* Mais comme ordinairement réchauffement résulte de la combustion, on a pour la différence exprimée par la formule (a) :
i -^ at a -^rat
ou en supposant 0 = 0:
A densité tabulaire du gaz produit.
Supposant que la totalité de l'air est employée à la combustion, la densité de Tacide carbonique étant 1,529 et celle de Tazote 0,971 (465), on a A = 1,529x0,21 -f 0,971 x 0,79 = 1,088, Si, comme cela a lieu ordinairement, la moitié de Tair échappe à la combustion, on a
A= Y — = 1,044. Dans ces deux hypothèses, Texpression {h') devient respectivement :
La température V que doivent avoir ces gaz pour que le tirage soit le même qu'avec de Pair à la température t, s'obtient en remplaçant t par t' dans ces dernières expressions et en les égalant au dernier membre de l'équation (6), ce qui donne :
et
Ainsi lorsque l'air n'est qu'à moitié brûlé, le tirage produit par de l'air à ^ = 300*, par exemple, ne serait obtenu pour les gaz résultant de la combustion qu'à la température ^' =s 11 + 1,044 x 300 = 324<». La faible augmentation de 24'' qui en résulte dans la température n'ayant, d'après ce qui a été établi ci-dessus, qu'une très légère influence sur le tirage, comme d'un autre côté les gaz qui se dégagent des foyers contiennent toujours de la vapeur d'eau provenant de l'eau que renferme le combustible et de celle qu'il produit, et que la densité de cette vapeur n'est que de 0,621, ce qui tend à diminuer l'effet de l'acide carbonique sur le tirage, on peut dans la pratique admettre que les formules (g), (6), (À), (B), relatives à l'air, s'appliquent aussi aux gaz résultant de la combustion.
541. Mouvement de l'air chaud dans un canal formé de plusieurs tuyaux verticaux parcourus successivement. La formule (g) devient, dans ce cas :
8 __ Hg(< — 6) H'aji' - 0) ^ W'a{t^'-B) *^8'"" l + g^ l + g<' "" 1 + gr
H, H', H" ... hauteurs verticales des tuyaux successifs;
t, t', i" ... températures de Tair dans les tuyaux successifs.
Le signe -f s'applique à tout tuyau ascendant, et le signe — à tout tuyau descendant.
La formule (À) de la vitesse d'accès de l'air est alors :
kV
DEUUÈHE PARTIE.
Voir une application de cette formule à TarticLe Séchage (701).
542. Cheminées de générateurs à vapenr fixes. L'appel d'air extérieur provenant de la température de Tair brûlé et de la hauteur de la cheminée porte le nom de tirage. Dans la pratique, le tirage tel qu'il est formulé au numéro précédent est diminué, dans une très grande proportion, par la résistance de la grille, les changements brusques ou continus de section et de direction du circuit, et par le frottement des gaz contre les parois de ce circuit.
Quoiqu'on puisse supposer, ce qui a à peu près lieu dans la pratique^ que le circuit a partout la même section, depuis l'ouverture du cendrier jusqu'au sommet de la cheminée et même entre les barreaux de la grille, on conçoit que les phénomènes qui se produisent dans la transformation, réchauffement, le refroidissement et le mouvement des gaz, sont trop différents d'un fourneau à l'autre, el toujours trop compliqués, pour qu'on puisse arriver, par de simples considérations théoriques, à une expression analytique de la diminution de tirage dont il vient d'être question, et, par suite, à une expression analytique de la section à donner à une cheminée pour obtenir un effet déterminé. On est obligé d'avoir recours à une règle empirique, qui doit nécessairement se modifier selon les circonstances différentes qui se présentent dans la pratique.
Pour les générateurs à vapeur fixes, disposés suivant la méthode^ ordinaire, Péclet a reconnu, en réunissant un grand nombre de renseignements et les résultats de quelques expériences, la température i dans la cheminée étant de 300*, la section libre entre les barreaux dela grille égale à la section de la cheminée, et la consommation de houille 1 kilog. par décimètre carré de surface totale de grille et par heure, qu'on avait à peu près pour les hauteurs de cheminées :
H = 30- , M = 0,16i> = 0,16 V/^/i^q/ = 0,16 X 17,92 = 2,87 u yitesse réelle d*accès de Tair froid ;
» =1/ Titesse d'accès de Tair froid dans le cas de la formule (B) du numéro-
précédent.
Le volume d'air froid appelé par heure et par décimètre carré de sec* lion du canal ou de la cheminée étant représenté par u x 0,01 x 3600 = w X 36, il est respectivement pour les valeurs 10-, 20-, 30-, de H :
En divisant ces valeurs par le volume d'air qu'exige la combustion de 1 kilog. du combustible employé (536), on a le poids de ce combustible brûlé par heure et par décimètre carré de section de la cheminée.
S'il s'agît de houille, admettant avec Péclet, et afin de ne pas se trouver en défaut, que 1 kilog. exige pour sa combustion 18 mètres cubes d*air ii moitié brûlé (536), le poids de ce combustible brûlé par heure et par décimètre carré de section de la* cheminée est respectivement pour les hauteurs précédentes :
Ces nombres diffèrent peu de ceux adoptés par les ingénieurs. En les employant, on ne peut qu'avoir un excès des tirages, avantageux dans beaucoup de cas, et que toujours on peut annuler à Taide du registre.
Ce qui précède suppose la proportionnalité de la section de la cheminée à la consommation totale de combustible. Cette hypothèse est admissible; car les résistances qui proviennent de la grille et des changements de direction du courant n'éprouvent que peu de variations, et celles qui résultent du frottement n'ont en général que peu d'influence sur la résistance totale.
Selon qu'une cheminée est carrée ou circulaire, le rapport de sa sec* tion au périmètre de cette section est :
4C-4 ^" nD=4'
G côté de la section carrée ;
D diamètre de la section circulaire.
Ce qui montre que ce rapport est le même pour la section qui est un carré que pour la section circulaire inscrite dans ce carré. A section
égale ( C* = ^^ ) , comme on a C < D, le rapport précédent est moindre
pour la section carrée que pour la section circulaire, et Ton voit que sous le rapport du tirage on doit donner la préférence aux cheminées circulaires sur les cheminées carrées. Mais la différence de résistance est trop faible pour qu'on ne donne pas la même section aux deux formes de cheminées.
Les cheminées octogonales, quoique moins recommandables que les cheminées rondes, doivent être préférées aux cheminées carrées.
Problème, Quel côté C ou quel diamètre D doit-on donner à une cheminée de 30 mètres de hauteur pour brûler 100 kilog. de houille par heure?
La consommation étant de 5^,74 par heure et par décimètre carré, la section de la cheminée en mètres carrés est 100 : 5,74, et par suite on a:
Siï ^" C = 0-,418 et — = 574 ^^ D = 0-,471.
C'est ainsi que nous avons calculé les valeurs de C et de D du tableau suivant. D'après les relations entre u eXv admises ci-dessus pour les :|
728 DenuÈXB mhtib.
hauteurs 10~, 20* et 30-, pour les haalenrs lô", S5" et 35* nous avons supposé respectivement i( = 0,175o, u=:0,165i>eiu=:0,l55ii, relations qui conduisent aux poids de houille brOlés par heure et par décimètre carré de cheminée i',ii, 5^,tO et (1^,00.
U3. Tableau ût* vateurt du eôU C el du diamètre D dt* eheminie* de ginéntteuri fixei ordiruiirei, pour diaeriet comommalùmt lotaUs de hnàlle par heurt, el pour iei hauteuri habiltielUs H de ehemùiéet.
D luura |c|pIc|d|c|d]c|d[c|d|c|d|
La BectioD des carneaui ne doit pas être moindre que celle de la cheminée.
La fumée subissant un plus grand rerroidissement dans une cheminée en métal que dans une cheminée en briques ou en poterie, le tirage est moindre dnns le premier cas que dans le second; mais la diminution est trop faible pour qu'on augmente la section, que les constructeurs font très souvent, au contraire, de 1/5 à 1/4 moindre pour les cheminées en métal que pour celles en briques.
5U. Calcul de la section des cheminées. La règle si simple du numéro précédent ne s'applique qu'aux chemîoées des générateurs fixes dans les conditions ordinaires, quand la température t = 300* environ, et qu'on brAle h peu près 1 kilog- de houille par heure et par décimètre carré de surface de grille. Pour les cheminées de foyers quelconques, établis en dehors des conditions précédentes, on est obligé d'avoir recours à la règle générale suivante.
La formule (o) relative aux conduites d'air (351), appliquée au cas
des cheminées, devient, en remplaçant y 2yP a par Kf-r—r •*"
G+N(i+a<)»+T?(l+aO*
Les lettres ont les mêmes significations qu'aux n"* 35i et 540;
G coefficient de la perte de charge Gp due à la grille ; nous supposons que G contient le coefficient À dû k rentrée de Tair dans le canal, A ne pouvant être que très faible (351) ;
N (1 + ^i)* coefficient de la perte de charge due aux coudes ; cette perte étant proportionnelle au carré de la Titesse, la valeur de N du n* 351 doit ici être multipliée par le carré (1 + at)* du volume que prend Tunité de volume et 0** en passant à la température t ;
<pL
~ (1 -{- at)* coefficient de la perte de charge due au frottement contre les parois du
canal ; L est la longueur du développement de Taxe du canal, depuis Touverture du cendrier jusqu'au sommet de la cheminée.
Représentant la somme de ces trois coefficients par R, la formule précédente devient :
«=v/¥rSxv/r^-
Pour les générateurs fixes ordinaires, aux hauteurs 10", 20" et 30" de cheminées, on a respectivement (542) :
d'où :
En comparant les dimensions d'un grand nombre de générateurs fixes, Péclet a trouvé que, pour les trois hauteurs précédentes de cheminées, les valeurs de 9L : D sont sensiblement 1,50, 2,37 et 3,57. Gomme il y a ordinairement n = 8 changements de direction à angle droit; en admettant que ces angles soient arrondis, on a (351) :
N = nji^ = 8x0,5 = 4.
Supposant (l + a^)=2, c'est-à-dire que la vitesse dans le circuit soit double de la vitesse d'accès, on a N(l-ra^'=4x4=16. Comme d'un
(fi T
autre côté ^ (1 + a^)* devient pour les hauteurs respectives 10", 20", 30" :
les valeurs de G sont :
Ces nombres, qui diffèrent peu entre eux et dont la moyenne est 7,92,
montrent que dans la pratique on peut prendre G = 8 pour le coefficient de perte de charge due à une grille quelconque. La formule (1) donne alors :
* + -< 9 + (ii^) (1 + «<)«
Comme on a aussi :
^=s = c« ^^ ^' = cï-
V volume d'air froid appelé par seconde ;
S = G* section de la cheminée, supposée carrée.
Égalant ces deux valeurs de u', il vient :
\* 2ghat X i
d'où
,V'9L(l+aO» V«(l-f-afl[9 + N(i+a<)']^
Équation de la forme :
C» = a+pC, (a)
et qu'on résout par approximation. Pour cela, on néglige d'abord a, et de l'équation C* + P qui en résulte, on tire une première valeur de C; on remplace G par cette valeur dans le second membre de l'équation (a), qui donne une seconde valeur de G plus approchée que la première; cette seconde valeur, substituée à son tour dans le second membre de l'équation (a), en fournit une troisième plus approchée que la seconde, et en continuant ainsi de suite on obtient des valeurs de plus en plus approchées.
Exemple, Soient 50 kilog. le poids do houille à brûler par heure, H = 15" la hauteur de la cheminée, ^ = i50' la température de la fumée, L = 40"» le développement de Taxe de circuit, et n = 10 le nombre de changement de direction à angle droit arrondis. De ces données,
on conclut V = 18 x 50 : 3600 = 0-%25, N'= 10 r^= 5, (pL =0,024
loU
X 40 = 0,96 (351), et l'on a, en faisant a = 0,004 :
Négligeant d'abord 0,00139 et opérant comme il été indiqué cidessus, on obtient pour les valeurs successives de G :
nombres qui montrent que dans la pratique on peut adopter la seconde valeur obtenue pour le côté de la cheminée, sauf à forcer d'une unité le
chiffre des centimètres et à supprimer les chiffres qui expriment des unités inférieures au centimètre; on fera ainsi C = 0"*,36 dans l'exemple précédent.
545. Cheminées communes à plnsienrs foyers. Lorsqu'une cheminée sert pour plusieurs foyers, on ftiit sa section égale à la somme des sectiens des cheminées de tous les foyers en particulier ; la section ainsi obtenue est un peu grande, mais Texcès de tirage qui en résulte ne peut qu'être avantageux.
546. Gonstriiction de cheminées d'usines. Cheminées colossales. Les cheminées en cuivre sont promplement détruites à leur sommet, surtout quand on brûle de la houille. On préfère les cheminées en tôle à celles en fonte, parce qu'elles redoutent moins les refroidissements inégaux et subits, et que leur poids plus faible les rend plus faciles à élever.
Les cheminées de petites dimensions se font très souvent en tôle. On les recouvre extérieurement d'une couche de chaux ou de goudron de houille, pour les préserver de Toxydation. Si l'on n'a pas à redouter une haute température, il y aura avantage à employer de la tôle couverte de zinc ou d'une couche de peinture avec un alliage pulvérulent de fer et de zinc.
Gomme malgré la présence de l'enduit, la tôle s'oxyde très vite, il convient de limiter à 12 ou 45 mètres la hauteur des cheminées qui en sont construites, afin de pouvoir plus facilement vérifier leur état. L'épaisseur de la tôle varie de 4 à 7 millimètres. Les cheminées se montent sur le sol, et on les élève d'une seule pièce. Mises en place, elles coûtent de 0S75 à 0',80 le kilogramme.
Les cheminées métalliques sont toujours à section circulaire; mais pour les cheminées en briques la section est circulaire, carrée ou octogonale. Les cheminées rondes sont en général préférées, parce que, à section égale, le périmètre étant le moindre, elles donnent lieu à moins de refroidissement et de frottements, et exigent moins de matériaux pour leur construction.
Les cheminées en briques ont ordinairement de 20 à 30 mètres de hauteur. Il existe cependant des cheminées d'usines bien plus hautes, qu'on peut qualifier de colossales et de monumentales.
Aux États-Unis, à Fall-River (Massachusetts), on en a terminé une en 1890 qui a 103 met. de hauteur, 9 met. de diamètre à la base, 6»,50 au couronnement; le diamètre intérieur est le même partout: 3",30. X Kast-Newark (État de New-Jersey), existe une cheminée de 100 mètres; il y est entré 1700000 briques, et elle a coûté 425 000 fr.
En France, on trouve à Croix (Nord) une cheminée achevée en 1889, qui mesure 105 mètres et même 112 avec les fondations, et enfin 123 avec le paratonnerre; son volume est de 2 530 mètres cubes; son poids de 5000000 de kilogrammes; il y est entré 1 200000 briques. A Etaings (Loire), il y a une cheminée de 108 mètres, du sol au couronnement.
Mais l'Angleterre dépasse les chiffres précédents; elle possède en efiTel des cheminées atteignant des hauteurs de 112 mètres (à Bolton), 132 (à Glascow) et 138 mètres (à Glascow, Ecosse) ; c'est donc Glascow
qui possède la plus élevée, mais une autre chemioée, projetée à Haisbrûch, près de Frelberg (Saxe), doit atteindre 150 mètres, la hauteur de la cathédrale de Rouen, la moitié de celle de la tour Eiffel.
Ces cheminées ont le plus souvent pour objet de rejeter à une grande hauteur les gaz délétères provenant des fabriques de produits chimiques.
Quand les cheminées en briques sont basses, on peut les faire prismatiques à rintérieur, et diminuer l'épaisseur des murailles par ressauts brusques apparents à l'extérieur; quand elles sont très élevées, on leur donne une forme pyramidale ou conique à Tintérieur ou à l'extérieur.
L'épaisseur des grandes cheminées d'usines est ordinairement de 0*,22, la longueur d'une brique, à la partie supérieure; quand les cheminées sont basses, cette épaisseur au sommet est très souvent réduite à 0",11, la largeur d'une brique; le fruit intérieur est de 0",12 à O-jlS par mètre, et celui extérieur de 0~,025 à O^jOSS ; comme l'épaisseur de la maçonnerie diminue à mesure qu'on s'élève, afin de ne pas tailler les briques, on fait la cheminée pyramidale ou conique à l'extérieur, et l'on rachète le fruit intérieur par des ressauts brusques de 0*,11.
Que la cheminée soit conique ou pyramidale, la base se fait prismatique, et ordinairement à section carrée. Celte basse s'élève à environ 3~,50 ou 4*950 au-dessus du sol, et elle descend à environ 2 mètres ou 2~,50 en contre-bas, pour former la chambre d'arrivée de la fumée ; elle est établie sur un massif de béton de 1 à 2 mètres d'épaisseur, ayant un empâtement de 0"',25 à 0",50 tout autour des parements extérieurs de la base. Une ouverture pratiquée dans une face de la base, et fermée ordinairement par une murette en briques, permet d'entrer dans la cheminée en cas de nettoyage ou de réparations.
Lorsque la température de la fumée ne dépasse pas 300"*, on peut faire les cheminées en briques ordinaires hourdées avec un mortier de chaux et de sable fin; le plâtre ne doit être employé que pour des températures inférieures à 100*. Si la température de la fumée atteint 500*, le parement inférieur de la cheminée, surtout à la partie inférieure, doit être en briques réfrac taires hourdées avec de la terre à briques*
On construit maintenant les cheminées sans échafaudages extérieurs. L'ouvrier qui se tient à l'intérieur, place, au fur et à mesure qu'il s'élève, des traverses en bois dans des trous qu'il a réservés dans la maçonnerie, et sur ces traverses il dispose des planches sur lesquelles il se place pour travailler. A l'une des traverses est fixée une poulie sur laquelle passe une corde manœuvrée par un treuil fixé au bas de la cheminée. A l'extrémité libre de la corde est suspendu un plateau sur lequel des garçons placent les briques et le mortier pour les élever au compagnon qui construit la cheminée.
Le chapiteau de la cheminée est quelquefois en pierre de taille, et ordinairement en briques comme le reste de la cheminée. Dans ce dernier cas, pour éviter que les eaux pluviales ne pénètrent à travers la maçonnerie, qui serait ainsi détruite, on recouvre la face horizontale du chapiteau d'une plaque mince de fonte ou d'une épaisse feuille de tôle qui se replie de 0»,10 à 0",i6 en dedans et en dehors de la cheminée.
CHEMINEES.
Tous les 0",25 à 0",30 de hauteur, le maçou scelle un crampon en fer dans la maçonnerie, à Tintérieur de la cheminée. Ces crampons forment une écheUe, qui sert d'abord au maçon pour monter et descendre pendant Texécution de la cheminée, puis par la suite pour les réparations et les nettoyages. Le temps nécessaire k Texécution de 1 mètre cube de maçonnerie pour ces cheminées, de la base au sommet, est de 17 heures de briqueteur et 20 heures d'un manœuvre ssrvant, environ.
A Paris, le prix du mètre cube de maçonnerie, pour cheminées, non compris rejointoiement, est de 70 à 80 francs pour la brique de Bour* gogne, de 50 à 55 francs pour la brique de pays, et de 110 francs pour la brique réfractaire. Le prix du mètre superficiel de rejointoiement est de 0',75.
Ces prix ne comprennent pas les fondations, qui s'exécutent ordinairement par attachement.
En ne fournissant pas les matériaux, les constructeurs de Paris élèvent les cheminées d'usines à raison de 10 à 15 francs de main-d'œuvre par mètre cube de maçonnerie de briques.
547. Tableau des dimensions des cheminées adoptées par un grand établissement de construction de machines à vapeur. L'épaisseur en haut est de O*",! 1 dans toutes les cheminées (542).
CIBMINltlifi RONDES,
CHEMINÉES CAH&ÉES,
éPÀISSBUR
HAUTBnR
fOlCB 1
diamètre intérieur.
e6té à l'intérieur.
au bas
au-dessous
HÀUTBin
au-dessus
en eberanx. |
de
de la base.
Hinbas.
En haut.
EnUs.
En haut.
la base.
la base.