ÉVAPORATION
rsf
Retranchant de ces nombres les quantités de chaleur absorbées par la vapeur et réchauffement de Tair, que Ton peut calculer comme il a été indiqué ci-dessus, on aurait les perles de chaleur dues au rayonnement.
604. Tableau des poids de vapeur formés en une heure par mètre carré de surfaced'eau à différentes températures, dans un air calme.
TEMPÉRATURE
POIDS d'eau vaporiser.
TEMPÉRATURE
POIDS d'eau vaporisée.
kil.
kil.
Dans les chaudières rectangulaires qui étaient employées aux salines de Dieuze, et qui avaient 25 mètres de long, 5 mètres de large et 0",004 d'épaisseur de tôle, suivant que le liquide était en ébullition ou non, la houille brûlée pour obtenir 100 kilog. de sel était de 36 à 38 kilog. ou de 42 à 44 kilog. Les surfaces de grille et de chauffe étaient à peu près le double de ce qu'elles seraient dans une chaudière à vapeur ordinaire pour une même consommation de combustible (742). La cheminée avait 18 mètres de hauteur sur un mèlre de côté en bas, et 0°*,60 en haut; elle était commune à quatre foyers qui consommaient chacun 52 kilog. de houille à l'heure, 0*^8^,46 par décim. carré de grille; la tempe» rature de la fumée y était à 100". Chaque kilog. de houille vaporisait 7''»,50 d'eau.
605. Éyaporation des liquides chauffés par la vapeur. D'après Clément Desormes, 1 mètre carré de cuivre mince, exposé d'un côté à la vapeur à 100°, et en contact par l'autre face avec de l'eau à une température moyenne de 28°, condense 1^^,40 de vapeur par heure et par chaque degré de la différence 72° des températures. L'appareil était à double fond et on n'a pas pris les précautions nécessaires pour expulser Tair de ce double fond, le liquide n'a pas été porté à l'ébuUition, circonstances qui diminuent beaucoup la transmission de la chaleur.
De diverses expériences faites sur des chaudières chauffées à la vapeur et employées à la concentration du jus de betterave, il résulte : 1° que dans les appareils à double fond muni à la partie supérieure d'un robinet pour Vexpulsion de l'air, on peut admettre, en supposant que la chaleur latente de la vapeur d'eau est de 550 et que par suite chaque kilogramme de vapeur condensé émet 550 unités de chaleur (490), que la condensatioi> de vapeur est de 2^,96 par mètre carré, par heure et par degré de différence de température, pendant qu'on porte le liquide à l'ébuUition ; dès que le liquide est en ébullition, on n'a rien de positif relativement à la quantité de vapeur condensée; 2° que dans les appareils à serpentin, on peut admettre au moins le chiffre de 2''>^,95 pendant la chauffe, et au moins celui de 8 a 9 kilog. pendant l'ébuUition, à la condition que
chaque serpentin de 0*^025 à 0",030 de diamètre intérieur n*aara pas plus de 30 à 40 mètres de longueur.
La grande différence des poids 2^<,95 et 9 kilog. est due sans doate à ce que le liquide qui mouille les tubes se renouvelle plus rapidement pendant TébuUition qu'avant. C'est probablement aussi à la même cause qu'on doit attribuer une légère baisse du chiffre 2*^,95 de vapeur condensée vers les basses températures du liquide, et au coDtraire une légère hausse vers les températures qui approchent de Tébullilion; résultats que semblent constater quelques expériences.
Pendant la chauffe, la quantité de vapeur condensée par mètre carré ayant été trouvée sensiblement la même pour les chaudières à double fond que pour celles à tuyaux, il est probable qu'il en serait de même pendant rébuUilion, en prenant toutefois les précautions nécessaires pour l'expulsion complète de l'air que la vapeur en se condensant laisse dans le double fond.
Exemple. Soit à concentrer en une heure 5000 kilog. de clairccy c'està-dire de sirop avant la cuisson. Ce sirop, composé de 30 parties d'eau pour 60 de sucre, pour être amené à 47" de l'aréomètre, degré ordinaire de concentration, perd à peu près 15 p. 100 d*eau; ce qui fait 750 kilog. pour 5000 kilog. de sirop. La température d'ébuUition de la claîrce étant liO° et sa chaleur spécifique moitié de celle de l'eau, la quantité de chaleur nécessaire pour en élever 5000 kilog. de 20* à 110** est
= 223000 unités; ce qui correspond à la chaleur dégagée
225 000 par la condensation de ■ - = 409 kilog. de vapeur d'eau. La quantité totale de vapeur à fournir pour élever la température de la clairce de 20" à 110», et lui faire perdre 15 p. 100 d'eau, est donc :