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669. Armes portatiyes. La plupart des États européens ont adopté le fiisil à répétition de petit calibre. Les balles, qui ont de 3 a 4 calibres de longueur, ont leur noyau en plomb entouré d'une chemise en maillechort pour la France et la Belgique, en cuivre pour l'Italie, en acier pour l'Angleterre et l'Autriche, en acier nickelé pour l'Allemagne. En France et en Autriche on emploie la poudre sans fumée.
Les armes à magasin sont employées en France, Portugal, Turquie, Norvège, Autriche, Allemagne, Italie, Hollande, Angleterre, Belgique, Suisse et Danemark ; elles varient peu de dimensions, suivant les pays.
Le calibre du fusil français Tramond-Lebel (modèle 1886) est de 8 millimètres; son magasin renferme S cartouches; le poids du fusil vide est
de 4*«,18 (le fusil allemand modèle 1888 est le plus léger : 3^«,80); le poids d'une cartouche est de 29 grammes (27«%5 dans le fusil allemand); le poids du projectile, 15 grammes; la longueur du projectile : 32 millimètres; sa vitesse initiale en mètres : à 610 mètres (620 dans le fusil allemand); le poids de la baïonnette : 0^,4; le poids de la charge de poudre 2«',7; le nombre de cartouches portées par l'homme : 112 (150 pour le fusil allemand).
Les armes se chargeant coup par coup sont employées encore en Espagne, Roumanie, Russie, Suède et Serbie. La vitesse initiale la plus grande est atteinte dans le Remington transformé employé en Suède : 600 mètres. Le poids de ces fusils, avec baïonnette, varie de 4*«,71 à 4^«,4.
La poudre da fusil français Lebel, due k M. Vieille, ne produit qu^une faible détonation. La balle atteint un fantassin debout jusqu'à 520 mètres, un fantassin à genoux jusqu'à 4!â0. Jusqu'à 600 mètres, la trajectoire ne s'élève pas à plus de S^^^SO au-dessus du sol, tandis que la balle du fusil Gras (modèle 1874) montait à 5°',95. A 300 mètres, le projectile traverse un bloc de bois de 1 mètre d'épaisseur; à 1000 mètres, il traverse deux chevaux ou quatre hommes, A 2000 mètres, sa force vive est la même que celle du fusil Gras à 1 000 mètres, c^est-à-dire deux fois la force de pénétration de la balle du revolver d'ordonnance tiré k bout portant. Après la traversée de trois poutres de sapin de chacune 0'°,22 d'épaisseur, ce projectile frappe la ciblo à 600 mètres sans <]éviation. Ce fusil peut tirer 5000 coups sans être encrassé.
670. Éclairage. Matières employées à réclairage. Les matières solides employées à l'éclairage sont : 1* les branches de bois résineux, employées dans quelques contrées peu civilisées ; 2* les chandelles, qui se fabriquent avec le suif provenant du bœuf, du bouc, du mouton; 3** les bougies proprement dites, qui se font avec la cire d'abeilles, et celles fabriquées avec le blanc de baleine et les acides margarique et stéarique.
Les huiles, grasses, siccatives et essentielles, sont les liquides employés à réclairage. Les huiles grasses sont les seules que la pratique ait généralement adoptées ; les huiles siccatives ne peuvent être employées à cause de leur durcissement à Fair, et les huiles volatiles ne brûlent qu'avec fumée et dégagent une odeur désagréable. Depuis plusieurs années, l'application des huiles de schiste et de pétrole (673) à réclairage a pris une grande extension. Parmi les huiles grasses, les plus employées sont celles d'olive, de colza, de navette et d'oeillette ou pavot.
Le gaz utilisé pour l'éclairage, depuis les travaux de Ph. Lebon, Mardoch, Windsor, Clegg, Pelouze, etc., s'extrait de la houille, des résines, des acides gras de toute nature, et de presque toutes les matières organiques, puisqu'elles donnent parla distillation des carbures d'hydrogène gazeux, principe essentiel du gaz d'éclairage.
Éclairage électrique (voir n* 656 et suivants).
D'après M. Hippolyte Fontaine, voici les quantités de lumière consommées par habitant, en 1855 et en 1889, à Paris, évaluées en bougies décimales (1/10 de carcel-heure) :
AMNiES.
BOUfiIBS
et chandelles.