FOYER DE LA CHAUDIÈRE
éteint, et le foyer d'appel allumé.
Rez-de- j côté ( chaussée, ( id.
idid' id.
id.
er
étage.
2« étage.
du nord, midi, nord, midi, nord, midi.
Moyenne . .
Les volumes totaux d'air écoulés en une heure par la cheminée d'appel étaient respectivement, dans la première, la deuxième et la troisième condition du tableau précédent, 3400, 4 051 et 2940 mètres cubes; ce qui fait par cellule 87,27 et 75,4 mètres cubes.
Le chauffage a lieu avec de la tourbe, dont la consommation moyenne est de 367 kilog. par jour, équivalant à 175 kilog. de houille.
734. L'appareil de chauffage de réglise Saint-Roch a aussi été établi par M. Grouvelle. Il consiste en une circulation d'eau chaude à basse pression placée dans des caniveaux établis sous le sol; Fair extérieur est appelé dans ces caniveaux, d'où il sort échauffé pour se répandre dans l'église.
Dans un caveau circulaire qui règne sous le pourtour de la chapelle de la Vierge, est placée une chaudière ordinaire à 2 bouilleurs, de 12 chevaux environ. Un tuyau en fonte, de 0"*,14 de diamètre, dont les bouts sont réunis par des joints à boulons, et d'un développement de 168 mètres, part du sommet de la chaudière et passe sous le bas côté droit de l'église, en s'élevant par une pente d'environ 0",03 par mèlre; son point culminant est sous l'orgue; il revient par le côté gauche de réglise en suivant la même pente, et finit par aboutir à l'un des bouilleurs de la chaudière. Un petit tuyau additionnel, placé après coup, circule en sens contraire du tuyau principal, parallèlement au tuyau de retour, et finit par déboucher dans ce tuyau à son point culminant^
c'est-à-dire sous Torgue. Les tuyaux circulent dans un canal dont cha« que paroi verticale est formée de deux murailles en briques légèrement espacées, afin de diminuer le refroidissement. Le fond est formé de planches, dans lesquelles sont pratiquées les ouvertures d'admission de l'air froid; c'est dans le plafond du canal que sont pratiquées les prises d'air chaud, qui viennent déboucher dans le sol de l'église. Après chaque bouche de chaleur se trouve une cloison transversale en bois qui ferme complètement le canal, et immédiatement après se trouve une arrivée d'air froid, qui, par cette disposition, est échauffé par toute la longueur de tuyau comprise entre deux bouches de chaleur. Un système analogue, mais dont le tuyau n'a que 0",12 de diamètre et 86 mètres de longueur, part de l'autre extrémité de la chaudière et circule sous la chapelle de la Vierge et le calvaire.
Des valves placées sous les tuyaux de départ et d'arrivée permettent de modifier ou même de supprimer la circulation dans chacune des grandes artères. Sur le pourtour de l'artère principale, 4 renflements de 3 mètres de longueur et de 0",35 de diamètre augmentent encore la surface de chauffe; 4 autres renflements, en forme de poêles de diflférents diamètres, sont placés k l'orifice des bouches principales, et des petits embranchements sans retour favorisent encore le tirage des bouches qui ne sont pas directement placées sur le parcours.
Le tuyau de fumée a 0°',35 de diamètre ; il est en tôle, et sur une longueur de 7 mètres il chauffe l'air qui alimente une bouche isolée de la chapelle de la Vierge.
Surface de chauffe, y compris les bouilleurs 15",40
Surface de la grille 0 ,40
Surface de refroidissement de la circulation 164 ,85
Volume de l'eau qui s'échauffe 3 ,008
Volume de l'eau qui se refroidit # 4 ,218
Température de l'eau dans la chaudière 120**
Id. k sa rentrée dans la chaudière. . . . 102*
Température moyenne de l'eau en circulation 111*
Différence maximum de niveau 3 à 4"
Nombre de bouches grillées Tersant l'air dans l'église. . . 22
Surface libre de chacune de 21 de ces bouches 0",135
Id. de la bouche placée sous l'orgue 0^,400
Id, de toutes les bouches 3"* ,235
Longueur de l'église * 110 k 115'
Largeur 28"
Hauteur moyenne , . 15 à 18"
Superficie, environ 3150"
Volume, environ 32000»
Surfaces des murailles exposées au refroidissement. . . . 5835"
Épaisseur moyenne de ces murailles 0",50
Surface des vitraux 860"
Volume des murs et piliers intérieurs 1 800"»
Nombre des places assises. • 3500
Nombre des personnes réunies les dimanches ordinaires. 2000 à 4000
Id. les fêtes ordinaires. ... 4000 à 6000
Id. les grandes fêtes 6000 à 8000
Surface totale des ouvertures pratiquées dans la voûte et
des fissures des fenêtres. 14'",15
EXEMPLES d'Édifices publics chauffés et ventilés. 921
Hauteur moyenne k laquelle se trouve toutes ces ouvertures et fissures 11"',20
Nombre des portes donnant à Textérieur 6
M. Pottier a fait voir que le maximum de puissance de l'appareil était limité à maintenir la température intérieure à le*» au-dessus de la température extérieure; ce qui est suffisant dans les plus grands froids.
Après un chauffage continu de 10 jours, on a amené la température intérieure à 16*, et môme à 18<» le dimanche, la température extérieure étant de 4 à 5**. Une fois que toute la masse de Téglise a été échauffée, on a pu ne chauffer que quelques heures par jour, ou mieux, on a pu attendre que la température intérieure se fût abaissée de 2 à 3**, et alors chauffer le temps suffisant pour la ramener à son point de départ : cette dernière marche paraît être plus économique sous le point de vue du combustible. La température extérieure étant 5°, et celle intérieure 12**, il faudrait interrompre le chauffage pendant 5 à 6 jours pour obtenir un abaissement de 1** seulement.
Des thermomètres placés à 8 ou 9 mètres du sol, sous l'orgue, et d'autres à 18 ou 20 mètres, à la corniche du dôme de la chapelle de la Vierge, n'ont, pendant 20 jours, indiqué une température supérieure à la moyenne de 10 thermomètres placés à 2 mètres du sol que de 0*',25 a 0°,75 au maximum. Contre toutes les surfaces intérieures des murailles, et jusqu'à une assez grande distance, la température de l'air est constamment inférieure de 0%75 à 1%50 à celle de l'air dans la partie centrale.
Du 17 novembre au 18 janvier, c'est-à-dire en 63 jours comprenant les 10 jours de feu continu, on a brûlé 32170 kilog. de houille, ce qui fait une moyenne de 510 kilog. par jour. Pendant ce temps, la température moyenne intérieure a été de 13 a 14*, et celle extérieure 5 à 6^
La perte de chaleur par les murailles, pour l'excès de température de 16% qui correspond au maximum d'effet de l'appareil, et en prenant le coefficient de conductibilité C = 127, est M = 14,80 par mètre carré et par heure (709) , et pour la totalité des murs par heure 14,80 X 5835 = 86358 unités. La hauteur des fenêtres étant 4 mètres, pour un excès de température de 16°, M = 40 unités; la perte totale de chaleur par les vitraux est alors de 40 x 860 = 34400 unités par heure. La perte totale de chaleur par les murailles et les vitres est donc de 86358 + 34400= 120758 unités. Admettant que les 40 kilog. de houille brûlée par heure produisent un effet utile de 3850x40 = 154000 unités de chaleur, la perte de chaleur par la ventilation est donc de 154000 — 120758 = 33242.
735. Le grand amphithéâtre du Conservatoire des arts et métiers est chauffé et ventilé d'après un dispositif de M. Léon Duvoir-Loblanc. La température ne doit pas être inférieure à 15% et elle s'élève à 20' pour les réunions de 800 personnes.
Pour obtenir la même température au bas et au sommet de l'amphithéâtre, et extraire une quantité d'air suffisante pour enlever toute
PS
sv
fetv.
émanation, M. Duvoir a ouvert, vers le bas des gradins, sous les jambes des auditeurs, des orifices d'appel qui sont en communication avec des conduits pratiqués sous les gradins. Ces orifices sont au nombre de 39, dont 34 ont 0~,08 sur 0*,20, et sont répartis sur les 2/3 de la hauteur de Tamphithéâtre, et dont les 5 autres sont situés sous le premier gradin et ont 0*,15 sur 0*,60 d'ouverture. Tous les conduits se réunissent dans une pièce située sous Tamphithéàtre et qui contient le calorifère à eau chaude. Dans cette pièce, et à 0'*,50 au-dessus du sol, s'ouvrent 4 bouches d'appel prolongées par autant de conduits verticaux qui se réunissent en un seul tuyau horizontal communiquant à une grande cheminée d'appel, au bas de laquelle se trouve un foyer qu'on n'allume qu'en cas de besoin. Des tuyaux de circulation d'eao chaude, avec des parties renflées, appelées bouteilles, passent dans le fond du conduit horizontal pour en échauffer Fair et produire l'aspiration.
La cheminée verticale contient deux tuyaux en fonte, l'un qui communique au fourneau d'une machine à vapeur, et l'autre toujours chaud qui sert de commencement de cheminée au calorifère. Ces deux tuyaux sont raccordés avec deux autres plus petits qui forment la cheminée du petit calorifère auxiliaire employé pour déterminer ou accélérer l'appel d'air.
Il a encore été établi dans le plafond de l'amphithéâtre, au-dessus de la partie la plus élevée des gradins, une large bouche d'appel qui communique directement à la cheminée d'appel par un tuyau horizontal. La somme des sections des 4 orifices qui font appel dans la chambre du foyer, augmentée de la section 0"«,49 de l'orifice pratiqué dans le plafond de l'amphithéâtre, est de 1"î,653.
La section de la cheminée prise à la hauteur du regard est 1"',10 X 1",03 = 1"«,133. Si l'on en déduit la section 0"i,187 des tuyaux en fonte, il reste pour le passage libre 0"«,946.
Morin, après 9 jours d'expériences, pendant lesquels les températures moyennes intérieure et extérieure ont été de 19** et de 6*, a constaté : V Que par suite de Teffet de la circulation de Tair et de Tappel plus considérable par le bas que par le haut, la différence des températures de la partie supérieure et du bas n'a jamais dépassé 1%5 sur 90°, qui était la température maximum. 2* Que pour les yentilations actives, le volume d'air enlevé a été en moyenne de 15"'*,23 par chacune des 800 personnes et par heure, et pour les moins actives 10"*,0. A ce dernier chiffre, aucune odeur désagréable ne se faisait sentir, mais cependant on doit prendre celui de 15 à 16 mètres pour base des projets de ventilation des salles occupées par des personnes en bonne santé ; pour des malades et surtout des blessés, il est loin d'être suffisant. Par des expériences faites à l'hôpital Beaajon, Morin a constaté que la quantité d'air évacuée variait de 40 k 60 mètres cubes par malade et par heure, et qu'elle était à peine suffisante (728, 737). S» Que le foyer d'appel n'a généralement été entretenu que faiblement; réchauffement de la cheminée par le simple tuyau de chauffage et celui des conduits horizontaux par des bouteilles pleines d'eau chaude ont paru suffisants. i"" Que la quantité totale de charbon brûlé par jour pour lo chauffage et la ventilation a varié de 180 à 225 kilog. par jour, soit en moyenne 200 kilog. par jour.
736. Chauffage et ventilation de la salle des séances de Tlnstitat.
Note lue par M. Cheronnet à l'Institut (6 mai 1852) :
EXEMPLES d'Édifices publics chauffés et ventilés. 923
« La salle des séances de Tlnstitut est chauffée et ventilée d'après les procédés de M. Du voir-Leblanc. Le chauffage est produit par 4 poêles remplis d'eau chaude, à travers lesquels circule un courant d'air qui s'échauffe. Ces appareils, situés aux 4 coins de la salle, peuvent fonctionner ensemble ou séparément, suivant la température de l'air extérieur, au moyen de robinets de communication spéciale entre chacun d'eux et le générateur.
« La ventilation se fait par deux grands conduits qui communiquent, l'un avec une série de grilles situées devant les pieds mêmes des membres d^^rjnstitut, l'autre avec un grand nombre de trous faits dans les gradins qui régnent sur les longs côtés de la salle. Le premier de ces tuyaux descend jusqu'au rez-de-chaussée, pour remonter ensuite dans une cheminée, dans laquelle est un réservoir à eau chaude de 12 mètres de hauteur qui produit l'appel. Le second tuyau ne descend que jusqu'à l'entresol, et remonte ensuite dans la cheminée. Un troisième conduit, destiné à la ventilation d'été, part de la partie supérieure de la salle et se rend dans la cheminée,
« Le 5 avril, une expérience a été faite dans le but de constater la quantité d'air extraite de la salle des séances au moyen de deux anémomètres qui sont restés 1 heure simultanément dans les deux conduits. En voici les résultats :
« i«' orifice (rez-de-chaussée), section 0"',970, vitesse de l'air 0",938 par seconde, volume écoulé en i heure 3275°*%496. 2* orifice, section 0"S3842, vitesse 1",284, volume écoulé en 1 heure i795"»%916. Pendant cette expérience, il a été extrait de la salle 5071 mètres cubes d'air. La salle renfermait 180 personnes, ce qui donne, par heure et par personne, 28"%20. Le temps était beau, et la température était de 12 àl3«.
« Le 19 avril, une seconde expérience a été faite; elle a donné, pour le premierconduit, 4022"%784; pour le second, 1908"%372; total 5931"«. Il y avait 200 personnes dans la salle; le volume d'air extrait a donc été de 29"'%65 par heure et par personne. Ce jour-là le temps était très couvert; il a tombé de la neige pendant l'expérience; la température extérieure s*est élevée à 7°, 5. »
737. Appareils de chauffage et d'assainissement de l'hôpital Lariboislére, fonctionnant depuis 1854 (717). L'hôpital se compose d'une cour rectangulaire de 45" de largeur sur 115" de profondeur, entourée de portiques derrière lesquels se trouvent des chauffoirs, promenoirs ou réfectoires. L'entrée est au milieu d'un petit côté de la cour, formé par les bâtiments de l'administration, de la pharmacie et des cuisines. La chapelle fait face à l'entrée sur l'autre petit côté de la cour, et de chaque côté de la chapelle sont accolés les bâtiments destinés aux bains ordinaires et à vapeur, aux amphithéâtres et salles de dissection. Les petits côtés de la cour sont prolongés par des bâtiments à plusieurs étages, les bâtiments du devant complétant ceux de l'administration, etc., et les bâtiments du fond contenant, l'un la grande communauté des sœurs et leur infirmerie, et l'autre une vaste buanderie et la lingerie.
Perpendiculairement k chacun des grands côtés de la cour, à plus de 20"" les uns des autres et des bâtiments qui prolongent les petits côtés, se trouvent trois pavillons à deux étages, contenant à chaque étage et au rez-de-chaussée une salle de 32 lits, plus une petite au bout^ de 2 lits. Chaque pavillon contient ainsi 102 lits, soit 612 lits pour les 6 pavillons. Un mur d*enceinte entoure Tensemble de ces bâtiments, reliés entre eux par ceux qui forment l'enceinte de la grande cour.
Un projet de chauffage et de ventilation de M. Duvoir-Leblanc a été adopté pour la moitié de rétablissement (côté des femmes), et un autre de Thomas et Laurens pour l'autre moitié (côté des hommes). ^
!• Le projet de M, Duvoir place au rez-de-chaussée de chaque pavillon un calorifère à eau chaude^ duquel partent deux tubes contournés en hélice qui s'élèvent dans la cheminée verticale du foyer jusqu'au niveau du grenier. Là, l'eau de ces espèces de serpentins se rend par un tuyaa horizontal dans le vase d'expansion placé dans la cheminée d'appel, où il chauffe l'air que des conduits vont puiser dans les salles, au niveau du parquet en hiver et du plafond en été. Du vase d'expansion Feau se rend par des tuyaux dans les poêles qui chauffent la salle, et de là revient à la chaudière.
L'air nouveau est puisé au niveau du sol, et il pénètre dans les salles en traversant les poêles à eau. La ventilation se fait par l'aspiration de la cheminée d'appel, établie dans les combles, et ayant 5 mètres de hauteur sur 2"ï,2 de section. Dans chaque salle il y a quatre poêles de i",50'de hauteur, 0",79 de diamètre, et d'une surface totale de chauffe de i6"i,52. Un cinquième poêle placé dans la chambre à deux lits a 1",37 de hauteur, 0»,52 de diamètre, et 2~',82 de surface libre de chauffe. Dans chaque salle à 32 lits il y a 18 orifices de sortie de Tair; ces orifices ont O'-jSO sur 0'»,30 au rez-de-chaussée, 0~,295 sur 0"^,235 au premier étage, et 0",30 sur 0*,225 au deuxième étage. L'orifice de sortie de l'air de la petite salle à deux lits a 0",30 sur 0",22 au rez-de-chaussée, 0~,25 sur 0»,27 au premier, et 0»,25 sur 0'",265 au second.
Le vase d'expansion placé dans la cheminée d'appel a l'^.eo de hauteur, et il est formé de trois cylindres ayant le même axe, l'un central de 0",75 de diamètre, un second de 1" de diamètre intérieur et 1",25 de diamètre extérieur, et un troisième de 1",50 et i",75 de diamètre. La surface de ces trois vases est à peu près de 40"' tout compris, dont 14"î rayonnent librement. Les tuyaux d'eau sont en fer et ont environ 0",05 de diamètre.
L'appareil a une puissance suffisante pour maintenir dans les salles une température supérieure à 15*.
La ventilation, déduite du volume total d'air écoulé par la cheminée d'appel, a oscillé pendant l'essai de la commission entre 64 et 92~* par heure et par lit, et a été par conséquent toujours supérieure à la ventilation de 60"*= exigée par le marché. Au contraire, la ventilation déduite du volume d'air entrant dans les salles par les orifices des poêles, qui sont les entrées régulières et utiles de l'air neuf, n'a été en général et en moyenne que de 45 à 50"= par malade. L'évacuation par les ven-
EXEMPLES d'Édifices publics chauffés et ventilés. 923
touses de sortie d'une même salle a présenté de très grandes inégalités, même à des instants très rapprochés ; Técart maximum ayant été de 40 à 110"% il y a des malades qui reçoivent beaucoup moins que le minimum voulu et d'autres beaucoup plus.
M. Grassi, pharmacien de Lariboisière, a obtenu les résultats moyens suivants par malade et par heure :
Ventilation sans chauffage pendant plusieurs nuits d^octobre 1855, la température «xtërieure ayant varié de 6® k 14" ,2, celle intérieure de 14" à 19% et celle dans la cheminée d'appel de 15®,5 à 34°,5.
Volumes d^air sortis par la cheminée d'appel :
Rez-de-chaussée. 1*' étage. 2* étage. Moyenne.
82mc^3 84"»%4 SS-'^a 74'"%0
Volumes d'air entrés par les poêles !
Volumes d'air entrés par les fissures des portes et des fenêtres :
60"%7 Sg^sS 36"«,6 52°'«,4
En comparant les volumes d'air sortis des salles k celui qui s'est écoulé par la cheminée d'appel, M. Grassi a trouvé qu'en moyenne il est entré directement du grenier dans la cheminée d'appel S^^jS d'air par malade et par heure.
Ventilation et chauffage pendant plusieurs nuits de décembre 1855, la température extérieure ayant varié de 4<',5 à 9", celle intérieure de 13* à 18° ,8, et celle dans la cheminée d'appel de 16** à 21°.
Volumes d'air sortis par la cheminée d'appel :
Rez-de-chaussée. !•' étage. 2* étage. Moyenne.
Volumes d'air entrés par les poêles :
26"%0 43-S7 35"%5 SS'-Sl
Volumes d'air entrés par les fissures des portes et des fenêtres :
Le volume d'air entré directement du grenier dans la cheminée d'appel a été en moyenne de 18°'°,5 par malade et par heure.
M. Grassi, comme la commission de réception, regrette que le cahier des charges ne spécifie pas si les 60 mètres cubes d'air exigés par lit et par heure doivent être mesurés dans la cheminée d'appel, ou s'ils se rapportent à l'air nouveau qui entre par les poêles; dans ce dernier cas, les conditions seraient loin d'être remplies. M. Grassi regrette que le marché n'exige pas de ventilation de jour en été, parce que dans cette saison l'équilibre des températures extérieure et intérieure s'oppose à la ventilation naturelle, alors même que les croisées sont ouvertes.
2' Le projet de Thomas et Laurens consistait dans la ventilation par pulsion ou insufflation d'air, et dans un chaufifage opéré par des poêles à eau chaude dont l'eau était chauffée à l'aide de la vapeur« A l'exécution, Thomas et Laurens firent diverses modifications^ notamment celle
qui ramenait le chauffage presque en totalité à un chauffage à la vapeur facile à régler.
La ventilation est effectuée avec de Fair puisé dans le clocher de la chapelle, k une assez grande hauteur pour qu*il soit pur de toutes les émanations de Thôpital. Par l'un des quatre piliers creux du clocher» Taîr descend dans la chambre du ventilateur placée en tête d'une galerie souterraine qui règne sous tout le portique qui entoure la cour. C'est dans cette galerie, où débouchent les caves de chaque pavillon de malades, que sont placées les machines, ainsi que les tuyaux à air de ventilation, à vapeur et de retour d'eau. Tout le service a lieu dans cette galerie.
Le ventilateur, qui marche sans bruit, aspire Fair nouveau et le refoule par des tuyaux en tôle dans les diverses salles. 11 est mis en mouvement au moyen d'une courroie, par une machine à vapeur à détente, sans condensation, d'une force variable, dont la vapeur détendue chauffe les salles, les bains et la buanderie. Tout ce mécanisme est posé dans une chambre close prise sur la galerie souterraine.
Deux générateurs, dont les foyers débouchent dans cette galerie souterraine, sont placés à angle rentrant formé par le bâtiment de droite latéral à la chapelle et le bâtiment du fond parallèle aux pavillons des malades. Ils fournissent, toute Tannée» la vapeur nécessaire aux bains d'eau et de vapeur et à la buanderie ; en hiver, ils produisent le supplément de vapeur qu'exigent le chauffage des salles de malades et la Communauté des sœurs. La mise en mouvement du moteur ventilant n'exige pas d'augmentation de puissance, puisque la vapeur, après avoir agi sur le piston et perdu une quantité insensible de chaleur, est utilisée pour les bains et le chauffage. La machine est haute, en briques, et placée à côté du fourneau des générateurs. La machine est de la force de 8 chevaux ; la vapeur, formée à une pression de 4 à 5 atmosphères, s'y détend jusqu'à la pression de 1**"*,5 environ. En enveloppant les tuyaux de vapeur de corps mauvais conducteurs^ on réduit à fort peu de chose la perte de chaleur.
La pression de l'air au ventilateur varie de 0",020 à 0~,025 d*eau, suivant la vitesse de la machine.
Sous le parquet, dans Taxe de chaque salle de malades, se trouve un caniveau amenant l'air de ventilation. Sur ce caniveau on a posé quatre poêles à eau dans chaque salle. Ces poêles sont traversés dans leur hauteur par 12 tuyaux, par lesquels l'air arrive dans les salles. Il y a aussi un poêle semblable dans chaque chambre à deux lits, et des branchements partant de l'arlère générale donnent la ventilation aux quatre promenoirs ou parloirs, dans chacun desquels se trouvent deux poêles par lesquels entre l'air neuf. L'air entre dans les salles avec une très faible vitesse, et l'on a observé qu'il s'y distribue plus régulièrement et plus uniformément que quand la ventilation est faite par appel.
L'air s'en va de chaque salle par 19 gaines, dont une se trouve dans la chambre à deux lits; toutes sont pratiquées dans répaisseur des mors, et chacune débouche dans la salle par deux orifices, l'un situé près du
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parquet pour l'hiver, et Tautre a environ 2 mètres au-dessus pour Tété. Les gaines de tous les étages aboutissent au grenier, dans deux caniveaux établis dans les bas côtés de la toiture. Gomme chacun de ces caniveaux communique par un coffre posé sous le versant du toit à la cheminée d'évacuation placée au centre du pavillon, il en résulte que le grenier reste libre; propriété que conservent également les caves, puisqu'elles ne contiennent ni foyers ni appareils à surveiller.
En été, la vapeur qui s'est détendue dans la machine circule dans la conduite principale, de laquelle partent des branchements qui chauffent les fourneaux d'office et les bains de chaque étage. Le surplus de cette vapeur non employée ainsi, ou aux bains de vapeur, est envoyé aux deux grands réservoirs des bains ordinaires, situés à la hauteur du premier, l'un à côté de la chaudière, et l'autre en regard de l'autre côté de l'hôpital. Toute la vapeur qu'emploie la marche de la machine, tant pour ventiler que pour élever Teau et alimenter les générateurs, est absorbée de celle manière pendant l'été; de telle sorte que la force nécessaire pour la ventilation s'obtient pour ainsi dire gratuitement, aussi bien en été qu'en hiver.
On a observé qu'en été la température de l'air pris au clocher est au moins de i'' plus faible que celle de l'air ambiant à l'ombre, et que dans la même saison la température des salles ventilées par insutflatîon est inférieure d'à peu près ce même nombre dé degrés à celle des salles ventilées par appel. Les volumes d'air que Thomas et Laurens ont reconnus utiles pour obtenir une ventilation bien salubre dans un hôpital vont à 80 mètres cubes, 100 mètres cubes et plus par malade et par heure. Les salles de chirurgie sont celles qui exigent le plus grand volume; il convient parfois de l'y porter à 120 mètres cubes. Ces quantités d'air observées, qui entrent réellement dans les salles en se répartissant dans toutes les parties, y produisent la ventilation utile qu'il est possible de réaliser. Le programme du concours dressé par l'administration ne demandait que 20 mètres cubes d'air par malade et par heure, avec faculté de doubler momentanément cette quantité, seconde condition qui n'est réalisable qu'en opérant par insufflation, à Taide d'une machine dont on peut faire varier la puissance.
Grassi a constaté, pendant l'hiver 1854-55, des températures bien supérieures à 15», puisqu'on y voit généralement figurer celles de 18» et 19"*. Ges excédents de température demandés par le service médical ont lieu la nuit comme le jour et exigent une plus grande consommation de combustible.
Les quatre promenoirs reçoivent ensemble 2 069 mètres cubes d'air par heure et le volume d air entrant dans les salles par lit et par heure est en moyenne de 118 mètres cubes pour les trois pavillons, cette moyenne ne descendant qu'à 113 mètres cubes pour une salle et ne montant qu*k 126 mètres cubes pour une autre. La répartition entre les diverses salles a été faite volontairement avec une certaine inégalité » pour donner plus d'air aux salles de chirurgie et à celles renfermant certains malades; on peut à volonté changer cette répartition.
L'air de ventilation parcourt dans Taxe de chaque salle, sous le plancher, un canal sur lequel les poêles sont placés. Au niveau du parquet, ce canal est couvert par des plaques de fonte dont les joints laissent toujours pénétrer dans les salles une certaine quantité d'air qui n'arrive pas aux poêles, mais que les volumes précédents comprennent. L'état hygrométrique de Tair dans les salles est maintenu à 1/2 par une injection de vapeur dans les tuyaux de conduite. Une particularité de la ventilation par pulsion, c'est que l'ouverture d'un certain nombre de fenêtres n'influe pas défavorablement sur le débit dans la salle, et ne modifie que peu la répartition de Tair.
A Lariboisière, la ventilation insufflée marche jour et nuit avec la même intensité ; de plus, elle fonctionne aussi énergiquement en toute saison. Au contraire, la ventilation par appel n'est pas astreinte à cette permanence de Vautre côté de l'hôpital.
D'après le projet, le chaufiage des salles devait se faire par des poêles à eau chaude du système Grouvelle ; ces poêles, chauffés à la vapeur, devaient fournir toute la surface rayonnante. A l'exécution, Thomas et Laurens, qui craignaient les inconvénients de l'eau chaude et la difficulté qu'elle présente à faire varier promptement le chaufifage, firent agir directement la vapeur.
Le caniveau qui parcourt Taxe de chaque salle, sous le parquet, et qui contient l'air de ventilation, renferme aussi un tuyau de vapeur et son tuyau de retour d'eau ; ce caniveau fut recouvert dans toute sa longueur par des plaques de fonte, que ces tuyaux échauffent. A leur passage sous les poêles, les tuyaux de vapeur et de retour d'eau envoient un branchement à chaque poêle; mais chaque poêle étant muni de deux robinets, il est facile d'y supprimer tout passage de vapeur.
Les poêles ne servent ainsi au chauffage que dans le cas où la température devenant exceptionnellement assez rigoureuse, le chauffage à la vapeur du caniveau central ne suffit plus. Pendant les jours les plus froids, il suffit en général de donner de la vapeur au premier poêle, placé à proximité de la porte d'entrée du côté du vestibule. L'air de ventilation se chauffe au contact des tuyaux dans le caniveau , et il entre dans la salle en traversant les poêles. L'eau de ceux-ci est ainsi chauffée par l'air de ventilation, dont elle régularise la température, qui est de 30 à 35° à la sortie des poêles. Les poêles sont bien moins encombrants que ne le sont ceux usités dans les chauffages à eau chaude, à cause de la forme méplate et peu élevée qu'on leur a donnée. Ils sont en tôle et fonte, et traversés dans toute leur hauteur par 12 tuyaux droits de 0",12 de diamètre que parcourt l'air de ventilation ; il n'y a aucun serpentin de vapeur, celle-ci afflue simplement dans le soubassement en fonte. Chacun des quatre promenoirs contient deux poêles semblables à ceux des salles.
La vapeur qui sort de la machine ne suffit pas en hiver au chauffage des salles, puisque les autres chauffages que l'été exige subsistent toujours. Alors on y joint de la vapeur prise directement sur les générateurs. Cette addition s'opère dans l'artère générale de vapeur, au moyen