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De ce tableau il résulle que la gurfacQ de chauffe par cheval est environ 2"' pour les très petites machines, i"',50 pour celles de iO chevaux, l-'.W pour celles de 20, et l-î.ao pour celles de SO (749).
Afin de faciliter le passage de la fumée du carneau inférieur dans le carneausupéricur, l'extrémité pos térieure de la chaudière dépasse deO" ,25 à 0",3B celle des bouilleurs.
Une circulaire ministérielle adressée aux préfets, en date du 32 mars 18G3, prohibait l'usage des calottes en fonte pour former l'extrémité des bouilleurs qui est en contact avec la flamme ou les gaz provenant de la combustion. L'emploi de la fonte ne pouvait être permis que pour la fermeture autoclave de l'extrémité extérieure et apparente des bouilleurs, et pour les tubulures qui réunissent les bouilleurs au corps des chaudières.
773. Epreuves des chaudières. D'après l'ordonnance de 1843, aucune chaudière à vapeur ne pouvait être mise en activité sans avoir été préalablement essayée, à i'aide d'une pompe foulante à eau, à une pression triple de la pression effective N — 1 (771), pour les chaudières, tubes bouilleurs et réservoirs en t61e ou en cuivre laminé, et quintuple pour les chaudières ou tubes bouilleurs en fonte.
Les cylindres en fonte des machines à vapeur et les enveloppes en fonte de ces cylindres étaient éprouvés à une pression triple de la pression effective.
Les chaudières qui avaient des surfaces planes étaient dispensées de l'épreuve, mais sous la condition que la force élastique ou la tension
de la vapeur ne devrait pas s'élever, dans Fintérieur de ces chaudières, à plus d'une atmosphère et demie.
Les décrets de 1865 et de 1880 ont modifié les épreuves précédentes, non seulement sous le rapport des pressions sous lesquelles elles doivent être faites, mais aussi sous celui des pièces qui y sont soumises (page 976).
On procède à l'épreuve des chaudières en chargeant leurs soupapes de poids convenables. Lorsqu'une chaudière est pourvue de deux soupapes, il convient de caler l'une d'elles pendant l'épreuve, de manière qu'elle ne puisse pas se soulever, et de charger l'autre.
Il est à désirer que les chaudières composées de plusieurs parties distinctes, comme les chaudières à bouilleurs, soient essayées toutes les parties assemblées ; mais il n'y a pas lieu d'exiger que l'épreuve soit toujours faite de cette manière k la fabrique, parce que les chaudières qui doivent être placées dans des établissements éloignés sont généralement séparées en plusieurs parties, pour rendre leur transport plus facile, et ne sont montées et définitivement assemblées qu'après l'arrivée à destination.
Ainsi le fabricant peut présenter à l'épreuve la chaudière en pièces séparées. Le corps de la chaudière est alors essayé en chargeant une soupape adaptée à la chaudière même; pour les bouilleurs, on se sert comme soupape d*épreuve de celle qui est adaptée à la pompe de pression ; dans ce cas, les tuyaux qui mettent la pompe en communication avec la pièce à essayer doivent être libres d'obstructions.
Le poids déterminé pour chaque cas étant suspendu au levier de la soupape d'épreuve, on foule Teau avec célérité dans la chaudière à éprouver, jusqu'à ce que la soupape se soulève. L'épreuve n'est regardée comme concluante et comme terminée que quand l'eau jaillit en nappe mince et à peu près continue sur le pourtour entier de l'orifice de la soupape; car si celle-ci était mal ajustée, il pourrait s'échapper des filets d'eau sur quelques points du contour, bien avant que la pression d'épreuve eût été atteinte.
Pendant la durée de l'épreuve, l'ingénieur examine avec soin si la pièce éprouvée n'a pas de fuites, et si les parois ne se sont pas déformées par la pression. Quelques légers suintements entre les feuilles de tôle ou même à travers les pores du métal d'une chaudière ne sont point un motif suffisant pour regarder la pièce éprouvée comme défec* tueuse. Ces suintements, qui se manifestent assez fréquemment, avant même que la pression intérieure ait atteint la limite fixée par la charge des soupapes, peuvent être arrêtés par quelques coups de marteau. Des fissures dans le métal, par lesquelles aurait lieu une fuite un peu forte, une déformation sensible qui ne disparaîtrait pas aussitôt que l'épreuve est terminée, sont les signes auxquels on reconnaît une chaudière défectueuse. C'est principalement aux déformations qu'on doit faire attention dans l'épreuve des chaudières qui sont à parois planes, ou concaves extérieurement, ou qui contiennent des tuyaux cylindriques pour la circulation de la flamme.
Quand la pièce a convenablement supporté l'épreuve, l'ingénieur fait frapper devant lui, d'un timbre portant l'empreinte fixée par Tadministration, une plaque ou médaille en cuivre sur laquelle est gravé le nombre de kilog. par centimètre carré mesurant la pression effective de la vapeur, et qui a été fixée d'avance à la chaudière éprouvée au moyen de vis en cuivre. L'empreinte est apposée sur la tête des vis arasées préalablement à fleur de la plaque. Elle s'étend en partie sur le métal de cette plaque.
Il est possible qu'une chaudière qui a bien résisté k la pression présente cependant, en raison de sa forme et du mode de jonction de s« parties, des vices de construction qui peuvent devenir des causes de danger. A cet égard, une chaudière est surtout défectueuse :
!• Lorsqu'il n'est pas possible de la nettoyer complètement des sédiments vaseux ou incrustants que les eaux, même réputées les plus pures, abandonnent dans son intérieur en se vaporisant (766) ;
2"" Lorsque les communications existant entre les bouilleurs, ou parties de la chaudière qui sont exposées le plus directement à Faction du fea, et Tespace occupé par la vapeur, sont trop étroites ou non disposées pour que la vapeur formée dans l'intérieur des bouilleurs puisse s'en dégager facilement pour arriver dans le réservoir de vapeur;
3"" Lorsque les joints des tubulures qui mettent en communication les diverses parties de la chaudière ne présentent pas une solidité suffisante, ou lorsque cette solidité peut être détruite accidentellement.
Ainsi, par exemple, le mastic de fer dont on se sert quelquefois pour garnir les joints des tubulures de communication entre les bouilleurs et la chaudière, quoiqu'il puisse résister à la pression d'épreuve, ne doit pas être regardé comme établissant entre les deux pièces réunies une jonction suffisamment solide pour résister indéfiniment à la pression de la vapeur. Ce mastic a d*abord l'inconvénient d'attaquer le fer sur lequel il est appliqué; c'est pourquoi on ne doit en faire usage que pour des tubulures épaisses en fonte de fer^ et non pour des tubulures en tôle. Il est, en outre, cassant, et son adhérence, qui est fort énergique, peut être détruite accidentellement par le déplacement de la chaudière ou par un choc. Il est donc indispensable, quand on s'en sert, que les pièces assemblées soient, en outre, réunies par des armatures en fer suffisamment fortes pour prévenir à elles seules la disjonction dans le cas même oi!i l'adhérence due au mastic serait entièrement détruite (591).
Malgré les vices de construction que l'ingénieur peut remarquer, il fait timbrer les chaudières qui ont résisté à répreuve; mais il a soin de signaler ces vices au procès-verbal.
774. Sonpapes de sûreté. Il est adapté à la partie supérieure de chaque chaudière deux soupapes de sûreté, une vers chaque extrémité delà chaudière (744). Chaque soupape est chargée d'un poids agissant, soit directement, soit par l'interniédiaire d'un levier; il convient que ce poids soit unique. ,
La charge maximum II de chaque soupape de sûreté est déterminée:
GÉNÉRATEURS OU CHAUDIÈRES A VAPEUR. 99i
par la formule :
N — 1 pression effective de la yapeup en atmosphères (771) ;
p = 1,03329 (N — 1), pression effective de la vapeur en kilog. par centimètre carré ;
d diamètre de Torifice de la soupape en centimètres.
Négligeant TinflueDce de la surface annulaire de contact de la soupape sur son siège, surface sur laquelle agit la pression atmosphérique extérieure et non la vapeur, II' étant le poids propre de la soupape, le poids Q qu'il faut appliquer sur cette soupape est :
Si Ton fait usage d*un levier, on détermine la pression II' du levier non chargé sur la soupape. Pour cela on ûxe, au point du levier qui repose sur la soupape, Textrémité d'un fil vertical passant sur une petite poulie très mobile sur son axe, et Ton suspend à Tautre extrémité de ce fil un poids sufâsant pour soulever le levier mis en place; ce poids est égal à 11'^
Connaissant H, H' et 11'^, le poids q qu'il faut appliquer à l'extrémité du levier pour faire équilibre à la pression de la vapeur est, en négli-^ géant le frottement de Taxe du levier et l'influence de la surface de contact de la soupape sur son siège :
L bras de levier du poids q ; c^est la longueur totale du levier, ou mieux la distance du point d*application de g^ à Taxe d'articulation du levier ;
/ distance de Taxe d*articulation du levier au point od il s'appuie sur la soupape y c'est le bras de levier de n — n' — H".
D'après l'ordonnance du 22 mai 1843, la largeur de la surface annulaire de recouvrement ne devait pas dépasser la 1/30 partie du diamètre de la surface circulaire exposée directement à la pression de la vapeur^ et cette largeur, dans aucun cas, ne devait excéder 2 millimètres.
Le diamètre de la partie exposée directement à la vapeur étant, en millimètres : 20 25 30 35 40 45 50 1(5 60 et au-dessus,
la largeur t»"*'"'"'» en millimètres de la surface annulaire de contact était respectifvement :
Le diamètre des soupapes de sûreté était donné par la formule :
d diamètre de la soupape en centimètres ;
92 DEUXIËHB PARTIE.
«artnee da clinaffï de Is cbandière, y compris lei parties ( les nrneani on conduits de U flamme et de la fumée earréi (719) ;
numéro du timbre (172).
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