COURS DEAU
cberche à pénétrer dans les couches prorondes du courant, les vi! tJDDS et la llexîoa de la tige qui porte l'instrument en faussent sou' la marche. Cet inconvénient est surtout sensible dans le voisinagt (odA : si le moulioet en est trop rapproché, il ne fonctionne plus d'une manière irrégulière, et l'on obtient des vitesses visiblement i faibles.
Les expériences dont il s'agit de comparer les résultats sont au n bre de douze, savoir ;
1* Sept expériences sur la Sa6ne, exécutées en 18S9 k Raconna 19 kilomètres en amont de Chalon, sous la direction de H. Lève Elles ont eu lieu sur un seul et même profil; les vitesses ont été surées sur des verticales régulièrement espacées de 20 mètres et chacune en cinq points, les deux points extrêmes étant aussi voi que possible de la surface et du fond, et les trois autres égalen espacés partageant par quarts la profondeur totale.
2* Une expérience faite sur la Seine à Meulau, en 1S52, sons la rection de H. Emmery-, les mesures de vitesses, au lieu de parti toutes les verticales en parties proportionnelles, sont distribuées des horizontales distantes de O'',50.
3° Deux expériences de H. Baumgarten, sur la Garonne; elles on lieu, l'une en 184S, à S kilomètres en amont de Marmande, l'autr l&i), à 31 kilomètres en aval^ les mesures de vitesses sont irrégi reraent espacées, ce qui rend leur comparaison moins facile.
i° Une expérience de H. Defontaine, sur un bras du Rhin, à Kel
5° Une expérience csécutée en 1867, sur le Rhin, à Bâle, par commission d'ingénieurs appartenant aux États limitrophes; les vite n'ont été mesurées que sur un petit nombre de verticales.
Les résultats fournis par ces expériences montrent que les form (S) et (6) sont également applicables aux grands cours d'eau. Les leurs de A sont fort peu différentes pour les rivières, et il eo est à près de même de celles du rapport - : ce rapport ne varie orclint ment qu'entre 1,10 et 1,13, et il atteint, pour l'expérience surleRhi Bâle, la valeur exceptionnellement élevée 1,17 en raison de l'état
liculier du lit formé de gros galets. Les valeurs de V/— f et de v'Â
lèreut moins encore que dans les expériences en petit; l'écart i
toujours au-dessous d'un vingtième. Quant au paramètre j—
il reste compris entre 0,40 et 0,60.
Appliquant les formules (3) et (6) à quelques-unes des expérie précédentes, on obtient les résultats du tableau suivant :
D<8I6NATI0M DB BXPÉBIZNCIS.
ErpérUncea en petit.
Parois unies en ciment,
Parois moins unies en plan-(série 61.
ches reconvertes de liteaux] espaeés de û"*,01 (série 62.
Parois revêtues de gros gravier. . . .
Parois en planches revêtues de liteaux espacés de û*,05
Expirieneeê sur lea grands eourê ffeau.
SaAne
Seine
Garonne (184i; • . . . .
Rhin, à Râle
YALEtriS DB
0,0204 0,0203 0,0190 0,OtOO 0,0260
iOUATIOll
de la
paraJDoIe théorique.
tt
:1— 0,241l« :l i,688(jc— 0,30)« :1— 0,339xt :l--0,807(x— 0,25)«
1— 0.358jri J— 0,538(1?— 0,20)« 1— 0,353ift :1 — 0,443j«
TITESSZ
théorique an fond*
traçant les paraboles théoriques ayant leur sommet au point déter-
miné par a = -, et ayant pour abscisses horizontales les valeurs de ^
h et pour ordonnées verticales les profondeurs x= g correspondant aux
u valeurs expérimentales de r: pour des points isolés qui ne s*écartent
généralement pas d'une manière notable de ces paraboles.
L'écart extrême des vitesses, c'est-à-dire la différence V — U entre la vitesse maximum V et celle du fond U, varie dans les canaux artificiels entre jV et ^V et croît avec le degré de rugosité de la paroi; on devait s'y attendre, j)uisque c'est à la résistance de la paroi, mesurée par le coefficient v^A, qu'est due l'inégale distribution des vitesses. Dans les cours d'eau naturels, cet écart est d'environ \ V. Il faut en excepter l'expérience sur le Rhin, à Bâle : on trouve réunies, dans cette expérience remarquable, une grande section et une grande pente, conditions fort rares qui ne peuvent coexister qu'en raison de la résistance extraordinaire du fond tapissé de gros galets; aussi voit-on fécart des vitesse» s'accroître et atteindre presque ^ V.
Lorsque la vitesse maximum n'est plus à la surface, la différence V — U ne diminuant pas, le paramètre devient nécessairement plus grand» Cette augmentation ne se présentait pas aussi naturellement à l'esprit que celle qui résulte de l'accroissement de la résistance à la paroi; mais. elle ressort bien manifestement du tracé de la parabole, et il est clair que l'on ne pourrait arriver à la représentation des phénomènes dans l'hypothèse d'un paramètre constant.
181. Jeaugeage des rivières. La formule de Prony (6) ou (6') du n"" 171 peut servir à jauger, non seulement un cours d'eau k section constante