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AD *' = 2R

(Voir, pour l'application de ces tuyaux aux conduites d l'Éclairage.)

D'après les expériences de Navier, la ténacité absolue du [ de l',3S par millimètre carré de section, et la charge sous la plomb commence à s'étendre varie entre la moitié et les deux la résistance absolue. Adoptant l',30 pour la ténacité absolue, sistance étant 10 fois plus petite que celle de la fonte, il parai de donner aux tuyaux en plomb 10 fois plus d'épaisseur qu'à fonte placés dans les mêmes circonstances. Cependant, comm facilement, même sous une faible épaisseur, des tuyaux en pi mogènes dans toutes leurs parties, et que ces tuyaux ont redouter des chocs, on peut, dans la formule précédente, faii à 1/4 de la résistance absolue, c'est-à-dire à O',32o. C'est à pei résistance adoptée pour les tuyaux en fonte coulés debout.

Dans une note publiée dans les Annales des ponts et ckam née 1873), Belgrand fait voir que l'emploi des tuyaux en plo les conduites d'eau ne peut être nuisible a la santé publiq pourquoi ces tuyaux sont en usage dans toutes les villes de I dans la plupart des villes de l'Europe, sans qu'on ail jamais plaindre. (Voirn''2t6: Fourniture et pose de conduites enplomi

226. Les conduites publiques et privées de la ville de Paris qui n'atteignaient que 360 kilomètres en 4834, 1400 kilomètres au l" janvier 1873, mesurent aujourd'hui environ 2000 kilomètres.

hdi guerre awphmb^ qui avait pris un si grand développement en 1872, serait sans objet, s'il n'y avait un réseau composé de branchements très courts, d'un petit diamètre, et qui, à peu d'exceptions près, sont tous en plomb. Ils relient les conduites publiques aux orifices de puisage.

Malgré le développement énorme de ce rcseau, chaque litre d'eau puisé pour la consommation des habitants ne parcourt qu'une très petite longueur de ronduite en plomb, 5 mètres à pf»ine, lorsque le puisage est fait aux orifices de la voie publique, 100 mètres au plus lorsque le branchement aboutit dans une maison particulière.

Lorsque la maison est habitée, le plus long séjour de l'eau dans les conduites en plomb peut être évalué ainsi :

Abonnements ( Séjour pendant la nuit, 9 heures, à robinets libres \ Séjour pendant le jour, de 5 à 10 minutes. Abonnements jaugés, écoulement continu^ au plus de 3 à 6 heures.

Le temps du contact de l'eau avec les parois de la conduite est trop court pour que le plomb soit attaqué. En effet, des 3 kilomètres environ de conduites en plomb qui restent dans le réseau des conduites publiques, on en démonte quelques-unes de temps en temps, et l'on constate que leur surface intérieure est toujours parfaitement lisse et sans trace d'érosion. L'une, démontée après plus de 200 ans de pose, montrait encore dans son intérieur l'impression des grains de sable du moule.

Quant aux branchenients en plomb, ils se tapissent promptement d'une légère croûte adhérente qui eujpêche le contact de l'eau et du plomb.

Les chimistes savent depuis longtemps avec quelle facilité s'oxyde le plomb immergé dans l*eau distillée ayant le contact de l'air. Il se forme très rapidt'ment de l'oxyde de plomb hydraté en très petits cristaux blancs, à éclat nacré, dont la quantité va toujours en augmenlarit et finit par foimer un dépôt notable an fond des vases. Il en est de même de l'eau de pluie très pure. Au contraire, Teau contenant une petite quantité de sels, principalement l'eau de puits sêléuiteuse, n'attaque pas du tout le plomb dans les mêmes conditions.

Les eaux très pures, telles que celles du puits de Grenelle, qui marquent de 8 à iO° à l'hydrotimètre, possèdent encore la propriété de préserver le plomb de l'oxydation. Des eaux marquant même moins de 1° à l'hydrotimètre conservent encore cette même propriété. Enfin, l'eau de pluie elle-même peut ne pas attaquer le plomb, si elle n'a pas été recueillie avec le plus grand soin et après une sorte de lavage prolongé de l'atmosphère par l'eau pluviale. Pour peu que l'eau de puits indique la présence des sels de chaux par les réactifs, on lui reconnaît la propriété de ne pas agir sensiblement sur le plomb. Lorsque l'eau de pluie est devenue insensible à l'action des réactifs de la chaux, elle commence à attaquer le plomb assez rapidement, à la manière de l'eau distillée.

TUYAUX DE CONDUITE DES EAUX. %ît

Les tuyaux en plomb ne peuvent s'employer, dans les machines, que pour des conduites de températures modérées, car à 100* le plomb se ramollit beaucoup.

227. Tuyaux en plomb doublés d'étaîn. M. Hamon obtient ces toyaux en éiirant sur broche un nmnchon crt^ux de plomb et détain, dans lequel ce dernier métal occupe la paroi intérieure sur une épaisseur déterminée à l'avance et qui se réduit pendant retirage dans la même proportion que celle du plomb qui Tentoure. Ce mode de fabrication permet de donner à la doublure d'étain, dont répaisseur régulière est de un demi-nïillimètre au moins, la propriété d'isoler complètement le plomb du liquide. Aussi les tuyaux en plomb doublés d'étain trouvent-ils leur emploi dès que le liquide est susceptible d'attaquer le plomb.

(Voir : De traction de Veau sur les conduites en ploiiib, Annales des pouls et rhaiùsséesy année 1874.)

228. Tuyaux en terre et en grès. Il serait difficile de dire à quelle époque a commencé l'usage de ces tuyaux pour les conduites d'eau; mais comme les tuyaux en poterie ordinaire n'offraient pas un degré de solidité suffisante, leur usage avait été toujours 1res restreint.

Dès 1838, M. Zeller a établi à Ollwiller (Haut-Rliîn) une fabrique de tuyaux en terre cuite émaillés. Ces tuyaux, fabriqués d'une terre choisie, et moulés sous la pression de machines puissantes, sont très réguliers et très résistants; aussi leur usage a-t-il pris une certaine extension, soit pour conduites d'eau, soit pour conduites de gaz.

Le 2njuilleli 862, des épreuves faites à l'arsenal de Besançon, en présence de MM. Parandier et Berlheliu, ingénieurs, ont fourni les résultats suivants :

Diamètres des tuyaux en millimètres :

Pressions y en atmosphères^ réalisées au moment de la rupture :

[a) Ce tuyau de O^jOlO avait été depuis 17 ans enfoui sous le sol.

Les parois des tuyaux, suivant les diamètres, ont de 0"',02 à 0",03 d'épaisseur.

MM. Petit et C'% de Rambervillers (Vosges), fabriquent des tuyaux en grès qui paraissent ne rien laisser à désirer sous le rapport de la régularité, de l'homogénéité de la matière et de la solidité.

Deux tuyaux éiant p'acés bout à bout, on amène le manchon de jonclion de manière que-le milieu de sa longueur corresponde au joint des tuyaux; puis on remplit de ciment Tintervalle compris entre les tuyaux et le manchon; enfin, on raccorde les extrémités du manchon avec la surface des tuyaux par un solin en ciment. Ce que Ton peut reprocher à ce joint, c'est de manquer entièrement d'élasticité.

La maison Doulton et C", de Londres, qui a une succursale à Paris, fabrique depuis longtemps des tuyaux eu grès simples, coniques ou doubles. £n voici les dimensions et prix, à Paris :

PIIEHIÈRE PAIITIE.

DISTRIBUTIONS D EiU.

d'eau. A épaisseur égale, les tuyaux en lôle d'acier résislent charge de 100 mèlres d'eau.

Les tuyauï en tôle d'acier et bitume peuveut Ôlre employé avantage pour l'établisse me ni des conduites d'eau ou de gaz, : pouls suspendus, pour les conduites provisoires qui doivent èti vent dépliicéea, et daus toutes les circonstances où l'on doit en des conduites légères et résistantes à la fois.

230. Ta^anx en bois. Leur résistance à la traction est très g mais ils sont 1res promptement détruits par la pourriture. Les bi ployés à la confeciion de ces tuyaux sont le chêne, l'aune et l'or

231. Distribution d'ean dans une ville. H. Darcy résume de nière suivante les queslions à étudier dans un projet de dislri d'eau :

1° FixalioD du Tolume D^cessairo !i la fourniture d'eau ;

2° Qualités que doiveot présenter les eaii^ dérliées;

3' Jaugeage ou dftermiaRlioD de leur volume i

(' Travaux k faire pour les élever ou les dériver ;

j" ThÉorie du mouvemenl des eaax dans les canaun ou dans les lujaui de i

(18* et suLtants); 6" Réserroirs; 7* Ouvrages à effectuer jiour assurer ta distribution intérieure ;

Hais la première condition, pour étudier convenablement et r ment un projet de distribution d'eau et d'assainissement pour un est de f.iire un nivellement complet du terrain et des rues que A parcourir les conduites et égouls.

232. Volume d'eau nécessaire. Dans la marine, où le pain e d'avance, oii l'on ne lave le linge et ne nettoie à Tond le navire relAclie, la consommation d'eau de chaque homme est réglée k ei 3 litres par jour; on peut donc estimer à environ S litres par j limite inférieure de la consommation d'eau.

H. Gravait (enquête de 1844) admet pour une famille anglaise vriers aisés, composée du père, de la mère et de 3 enfants, un< sommation de 40 litres par jour.

Il résulte d'observations précises qu'un homme absorbe en mo; par jour, 2 litres d'eau pour sa boisson et ses aliments, et 18 litre les divers usages externes {toilette, bains, elc.), soit en tout 20 lii

Par une distribution abondante, comme celle qui convient à un comme Paris, on peut régler le volume d'eau d'après le tableau su

, Par personne (') ffl

j Par cheval T.

\ Par vactae ^!

tore i. deux roues, pour nettojage 4(

i quatre roues, de luxe 10(

f Id. id. de louage 5(

[ Par mitre earré d'allée, eour et jardin î

\ Par boutique lOt

(*) Le ebiffre SO litres en moyenne par personne est modifié ainsi qu'il suit

Par jBur. ,

PREHIËnC PADTIE.

ir cbcval-vaiieur pour rnschine à

à rléleaie H cnadtnsation. . 600 —

Iii. id. i basse iiresaion 1 000 —

e de bière aw —

ir \e laiage des ruisseaus et égouis, par robinel . . 3000 ^ 6000 —

sage d; l mtire carré de rue (A faris, pendant les grandes

in l^n Tait souvent (rois par Jour) 1 —

■ncore à tenir comple du diibît Hes fonlaines monumenlales. :e débit est de 18000 mètres culies par jour. La perbe du 'al a été calculée pour un débit de 33 litres par secnnde, la c la place Saint-Georges pour 1 litre, celle de lu place Richeï litres, l'ancienne gerbe du rond-poini des Clianips-Êlysées Ires, et chacune des fontaines de la place de la Concorde pour

les fontaines monumentales jaillissant très peu de temps, il ■■ innsidérer le chiffre de 18 litres comme un minimum. Lai)]'' destinées à des pui-a<ies particuliers, et qui sont en repoussoir, débitent environ 20 mètres cubes par jour. Midi, la chaleur surexcite la consommation; dans le Nord, la boue, créent des besoins de propreté qui n'ont pas une beaucoup moindre.

peut donc donner le chiffre absolu de l'eau nécessaire à une e, tant les conditions peuvent varier. On admet gênérali-ment la plupart des villes de France, le chiffre de 200 à 2S0 litres it; plusieurs villes (Marseille, Carcassonne, etc.) dépassent de ces chitTres. Lyon réclame 600 litres et Paris 1 OOO litres par - habitant.

intation de la consommation de l'eau, dep'iis plusieurs dépassé la progression di; la popubition. il faut encore avoir s l'évaluiition du cube d'eau nécessaire ii une ville, aux pertes iortes ducs aux appareils, à l'évapuration et à la négli^^ence nnialeurs. Ces pertes peuvi'ut atti^indre de 2S à 50 p. 100, )njmatton de l'eau atteint son minimum en janvier et février, luit à cetle époque aux 93/100 de la dépense mnyenne. Le de consommation a lieu en juin et juillet. Bile atteint alors de ta dépense moyenne.

tntité d'eau dintriliaée dans lea grandes villes par habitant r. Les chiH'res suivants niniilrent que la plupart des grandes dotées d'une distr.bution d'eau insuffisunle. de Paris, avec sa population de 2430000 habitants, dispose entaiion par habitant et par jour de 25i litres. d autre-^ villes de France, le chiffre est plus élevé, exemples :

acllla {3H0000 habit.) 1000 litres (eu 1890)

:jssonne (260O0 habit.) 400 —

iTi^on (Ï3U0O tadbil) SliO —

b fixer les abonnements par eslimation aux eaux de la ville de Paria : ■ne domiGillËe, S litres par ouTiier, et 10 litres par £leve ou miliuiTe.

d'eau.

pour la grande majorilé des grandes villes de. France, la quantité im d'eau par hubilant et par jour est moins considérable. Exemples

tlmogBs (64(100 linbil.] 940 lllres.

Dijon (r.60 0 habil.) 240 —

Melun (lâO'O hab[l ) 3)0 —

Orléans (SRIKM) hribil.) 2li0 —

Tours [53000 hahii.) 190 —

Nantes (127000 habil.) 130 —

Lmn (lOiOOO habit) 150 — ■

Tnulnuse (t*r,OIXI habit.) liO —

Trojes (17000) liO —

Dans les principales villes des deux mondes, les chiffres sont 1 vanls, environ :

Nsples (312000 bahii.) 370 iilres («

Venise ([S'a 000 babil.) *0 —

Fome (■101000 babir.) 1000 —

Washinglon (*i8(KI0 bsbit.) 700 —

New-Vork (1647000 habil.) 1000 — (.

Philadelpbie (lOlOOOO babil.) 237 —

Londres (iiS.lOOO hi.bil.) 175 —

É^HnibourK (âSdOLIO baLit.) 181 —

Dublin (3.".SOO0 babil.) 172 —

CiBscow n-ïOOOO babil.) 800 —

Berlin (I 575000 babit ) 75 —

Munirb (3.13000 bahit.) ISO —

Colognf (dSîOOil habit.) 200 —

Franc-fi.rt (180000 bahit) 943 —

Lfipiig (331000 habit ) 150 —

Cbrisliania (l:i5000 babil ) 175 —

Buda-Peslh (1*3000 hahil.j 140 —

Lausanne ;3â000 hahli.) SOO —

Vipmie (809000 habil.) 171 — {(

Saint-l'étersboarK (930000 babil.) 93 —

La Haye ( (.50000 babil) 73 —

Stopkboim (■W9000 babil ) 70 —

Madi-id (l'3000 hal.il.) IS ~

l'ono (Porlunali [ 130000 habit ) lUO —

Cabutla (-9300'> biibil.) 93 —

Bomba; (7.'iOOIKI habit.) 90 —

Alïiandrir (431000 babil.) 80 —

Bio-cie-Janciro (i*)000 habil.) 133 —

Buenos-Aïro, (5SO0OO babil.) 90 —

Sous avons dit qne Paris dispose de 234 litres d'eau p^r joui comme les services publics et l'industrie en absorlii'ni 194 liire) ré8ulm que la pari de chaque habitant n'est que de 60 litres p «sases domestiques.

234. Qaalitâs et analyse des eanx. — Hydrotimétrie L'eau p compiisée, en poids, d-; 88,89 d'oxygène et dis 11,11 d'hydrogène volumes, de 2 volu'iLes d'hydrogène et de 1 volume d'oxygène, cou en i viilumes (à l'état gazeux] ; ha Toruiule en équivalents est HC formule atomique HiO (Voir Deuxième partie : Nolations chimiq

PREHIÈItE PARTIE.

de pluie, de source et de rivière est appelée eau douce, par on à celle de la mer et de cerlaias lacs, qui est salée.

telle que noua l'offre la nature, n'estiamais d'une pureté abso-

contlent toujours diverses matières étrangères qui proïienDenl ïsphèreeldes terrains qu'elle traïerse;celles qu'on y rencontre généralement sont : l'air, l'acide carbonique, le carbonate de i carbonate de magnésie, le sulfate de chaux, le sulfate de niagné- .Ifale de soude, le chlorure de sodium, le clilorure de magnésium, b silice et les silicates alcalins, les matières organiques. potable est celle qui est bonne à boire; sans être pure, elle ne tenir les sels précédents qu'en petite quantité. Les substances sont utiles ou nécessaires sont l'air, l'acide carbonique et le

de sodium. Pour être parfaitement salubre, l'eau ne doit con-

sulfate de chaux ou de magnésie, ni substances organiques en on. Les sels autres que les sulfates, tels que les carbonates de

de magnésie, particulièrement, loin de nuire à la qualité de rendent saine et agréable quand ils n'y sont pas dissous en ins ce dernier cas, ils ont de plus l'inconvénient d'incruster les s en fonte, ce qui arrive quand la proportion de sels calcaires 25 centigrammes par litre d'eau.

ilre potable, l'eau doit du reste élre limpide, aérée, sans odeur, eur sensible et surtout agréuble. Sa température doit être e de 10° à 12°, de manière à rester suffisamment fraîche en été venir jamais trop froide en hiver. Elle doit bien dissoudre

en formant mousse, sans grumeaux , et bien cuire les légumes, ui trop chargées de sels terreux cessent d'être potables et prousages domestiques, et on les nomme vulgairement eaux crue). tgue les eaux crues chargées de sulfate de chaux, dites eaux ses, el celles qui sont chargées de carbonate de chaux et de s. Du reste, l'une et l'autre de ces eaux sont impropres au savoD- I la cuisson des légumes : au savonnage, parce que la chaux et ^sie se combinent avec l'acide gras du savon et forment avec von calcaire insoluble ; à la cuisson des légumes, parce qu'elles îsent, ces mêmes bases formant avec certains acides qui exis-

les p'antes des sels insolubles qui restent fixé.s dans le lissu rnières. On reconnaît chimiquement la présence du sulfate de ms les eaux, à ce qu'elles ne se troublent pas par l'ébullitiort int des précipités abondants avec le chlorure de baryum et

d'ammoniaque. On peut rendre les eaux séléoiteuses, sinon

au moins propres aux usages domestiques et industriels, eu t une dissoluiion de carbonate de soude, qui transforme h e chaux dissous en carbonate de chaux insoluble, lequel s" . Quant au sulfate de soude qui provient aussi de la réaction :ste en dissolution dans l'eau, il n'est pas nuisible.

100 parties, une eau est chargée de n parties de chaux, n est

i de dureté.

'.imèlre. Autrefois, c'était par l'analyse cbiDiique ordinaire

doser, soit les divers sels calcaires,

:arbo»ique et autres sutislaDces utiles ou i

ux. A celte méihodo lente et dilBcile, q

ipulation chimique, MM. Boutron et Ho

.ydrotimétrique, qui consiste à classer

dureté ou In quantité de sels qu'elles

pour point do départ les curieuses obse

elle est fondée sur la propriété si cot<

idre l'eau purs mousseuse, et de ne pro

chargées de seh terreux et particulier

mgnésie, qu'autant que ces sels ont été

r une -proportion équivalente de savon,

elui-ci dans la liqueur.

;riqnes s'exécutent au moyen d'un flacon

à 10, 20, 30 et 40 centimètres cubes,

bureileouliydroliniÈlrelI, quiconi

échelle de jauge en centimèires eu.

côté et l'échelle hydrotimétrique de

Chaque essai exige iO centimèln

ou iO griimmes d'eau, que Ion niesi

le flacon F.

L'hydroiimètre est gradué de U nière quo le trait circulaire a, ma sommet de l'instrument, est la lin 1^1 liqueur doit atteindre pour q cliargé.

La division comprise entre ce tia division 0° représente la proportii queur nécessaire pour produire le mène de la mousse avec l'eau distill e 0 sont les degrés hydrotimétriques. a liqueur a été calculée de manière que de savoD neutralisé par 1 litre d'eau so ond soit à 0!',01li de chlorure de calci ) chaux pourla même quantité d'eau. (La lavon blanc de Marseille dans de l'alcoi distillée, et qui doit toujours être essayi I n'est pas sûr de sa composition.) ■ique d'une eau indique donc immédiate elle neutralise par litre, et la mesure de sa )n seulement utile pour classer les eaux iàen faire, dans certaines limites, unev hydrotimétrique contient tout ce qui e

sai d'une eau, on en mesure 40 centimètr ^ et l'on y ajoute peu à peu la liqueur di usqu'en a; on examine de temps en temp

produit par l'agitation une mousse légère et persi^^tante. Cetle mousse doit formera la surface de Peau une couche régulière de plus de 0",00& d'épaisst'ur, et se maintenir au moins 10 minutt's sans s'affaisser. La division à laquelle Ja liqueur est descendre dans l'hydrotimètre quand on a obtenu cetle mousse dans le flacon est le degré hydroliniétrique de l'eau essayée. Ce degré indique :

V Le nombre de décigrammes de savon que cette eau neutralise par litre;

2° La mesure de sa pureté ou la place qu'elle occupe dans l'échelle hydrotimétrique.

Soit 20 le degré observé, il en r»^sulte que 1 litre de l'eau essayée neutralise 20 décigrammes ou 2 grammes de savon, et que cette eau porte pour numéro d'ordre 20 degrés dans l'échelle hydrotiméirique.

Si l'eau soumise àrexpérience donne naissance à des grumeaix lorsqu'on la mélange avec la liqueur hydrotiméirique, ou si son degré dépasse 23 à 30*, on doit en conclure que cetle eau est trop chargée de selsde chaux et de magnéï^ie pour qu'on puisse l'essayer telle qu'elle est, et qu'il est nécessaire de la mélanger avec de Teau distillée de manière à la ramener à un degré hydrotimétrique inférieur à 30 degrés. On y ajoute donc 1, 2, 3,... fois son volume d'eau distillée, suivant qu'elle est plus ou moins impure; cette addition se fait facilement à l'aide du flacon d'essai F, qui est jaugé de 10 en 10 centimètres cubes jusqu'à 40. Le mélange étant fait en proportions convenables, on en détermine le degré, lequel multiplié par 2, 3 ou 4, selon qu'on a ajouté un volume d'eau distillée égal à 1, 2 ou 3, donne le degré de l'eau à essayer.

235. Tableau des degrés hydrotimdtriques de quelques eaux, et des quantités^ de savon décomposé avant de ftroduire la mousse, pour un mètre cube d'eau.

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