‹ Fortunio, comédie lyrique en quatre actes et cinq tableauxChapitre 43 sur 84 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

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Je suis un enfant peut-être Mais je vous dis la vérité; Mon cœur, Dieu peut Je connaître Il en voit la sincérité.

JACQUELINE

Vous me donnez confiance.

Écoutez donc ma confidence.

J'écoute.

JACQUELINE

Il s'agit d'une amie à moi Assez jolie, un peu coquette, Frivole et pourtant très honnête, Aimant la vertu comme on doit, Mais aimant aussi la toilette.

Or, la pauvrette a pour époux Un bourgeois avare et jaloux.

— Je vous parle de mon amie — Qui l'oblige à faire en secret L'achat du moindre affiquet Que convoite sa fantaisie.

Ah ! combien, je plains votre amie.

JACQUELINE

Alors, il lui faudrait Un serviteur discret, Pour le charger en cachette De ses petites emplettes.

Souvent à l'oreille, elle lui dirait De quelle façon, lui rendre service.

Il serait son ami, peut-être son complice.

Il en sera Ce que voudra Madame votre amie.

JACQUELINE

En son nom, je vous remercie.

Il faudrait la voir chaque jour.

Je la verrai.

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