‹ Fortunio, comédie lyrique en quatre actes et cinq tableauxChapitre 46 sur 84 · SCENE PREMIERE LANDRY, GUILLAUME, FORTUNIO · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE LANDRY, GUILLAUME, FORTUNIO

(Au lever du rideau, Landry chante assis sur le banc; Guillaume, dort étendu sur l'herbe; Fortunio rêve.)

LANDRY

« Ah! si j'étais femme aimable et jolie,

Je voudrais, ma mie,

Faire comme vous, Sans peur ni pitié, sans choix ni mystère,

A toute la terre

Faire les yeux doux.

« Je voudrais garder pour toute science

Cette insouciance

Qui vous va si bien ; Joindre, comme vous, à l'étourderie

Cette rêverie

Qui ne pense à rien »

FORTUNIO Rapprochant de Guillaume.)

Guillaume!

GUILLAUME

Quoi?

Est-ce vrai, ce qu'on dit :

Que tu crus voir l'autre nuit Par cette fenêtre Un homme entrer là?

GUILLAUME

Oui. Ne parlons plus de cela.

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