‹ Fortunio, comédie lyrique en quatre actes et cinq tableauxChapitre 60 sur 84 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Oh ! madame !

JACQUELINE

L'herbe est tendre et le soir joli, On a fraîche et douce figure, On est très jeune et très poli, Et Ton rêve d'une aventure.

Ce n'est point là l'amour fervent, Que rien ne rebute et ne lasse.

C'est tout simplement Un désir qui passe.

Mon cœur est de ceuxoù rien ne s'efface.

Je fus à vous du jour où je vous vis.

Dieu m'avait mis sur votre route.

Je restais tremblant et ravi, Vous l'avez oublié sans doute.

JACQUELINE

Non, je ne l'ai pas oublii

L'office finissait.

JACQUELINE

Je sortais de la messe.

Vous étiez belle ainsi qu'une promesse.

JACQUELINE

Vous avez pris des roses à mes pieds.

Les cloches avaient l'air de sonner une aubade,

bes clergeons en riant passaient sur l'esplanade.

La brise caressait devant vous le chemin,

JACQUELINE

Le pi in temps nous était arrivé le matin.

Vos yeux profonds étaient couleur d'une eau dormante Une boucle glissait au bord de votre mante.

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