ACTE TROISIÈME
JACQUELINE
Vous étiez un peu pâle et candide et charmant, Et vous m'avez souri délicieusement.
Depuis ce jour-là je suis vôtre Et je vous jure que jamais Je n'eus de pensers pour une autre.
Ce que vous aimiez je l'aimais Et chaque soir je m'endormais En m'enivrant, tendre et farouche De tout ce qui le jour passait sur votre bouche.
JACQUELINE
Non! non, ne parlez pas ainsi, Il ne faut pas dire ces choses Je pourrais les croire... et je n'ose.
Dieu ! dans quel trouble me voici 1 J'ai peur des paroles trop douces Ah! laissez-moi toujours douter!
De mon cœur je vous repousse, Je ne veux pas vous écouter !
108 FOKTUNIO
Jacqueline! Laissez-moi vous aimer tout bas.
JACQUELINE
Non, non, si vous m'aimez, ne me le dites pas.
Je n'en puis plus, pardonnez-moi.
Je meurs d'espoir et d'effroi Jacqueline : croyez-moi.
JACQUELINE
Non, non,..
Je n'ai jamais aimé que vous, Tenez, je suis à vos genoux.
JACQUELINE
Adieu...