‹ Fossiles de Patagonie; dentition de quelques mammifèresChapitre 4 sur 11 · Mémoire de 1897 qui vient d'être cité, p. 48, fig · texte numérisé non relu

Mémoire de 1897 qui vient d'être cité, p. 48, fig

3. Ce genre est un des plus abondants du Santacruzien. Je lui réunis provisoirement Thoatherium et Licaphrium. M. Ameghino a montré que Diadiaphorus s’en distingue par ses pattes moins simplifiées.

4. Quoique M. Ameghino n'ait pas donné de figure du Theosodon normalis de Coli-Huapi dont il a fait le genre Cramauchenia, sa description dans la « Première contribution à la connaissance de la faune des couches à Colpodon », p. 22 à 25, 1902, est si claire que je n'hésite pas à lui attribuer la pièce que je représente ici.

un triangle. Il en résulte un aspect de dent qui a une lointaine ressemblance avec celles de l'Homme, des Singes anthropomorphes et des Condylarthrés du début du Tertiaire en Amérique et en’ Europe.

Chez Theosodon type (fig. 7), caractéristique du Santacruzien, le lobe antérieur est moins envahissant ; son denticule |. ne repousse plus en arrière celui du second lobe i., et alors celui-ci s’unit au denticule médian m.. On trouve donc un état plus normal : mais les dents ont un bourrelet antérieur tellement grand qu'elles ont encore un aspect insolite, difficile à comprendre de prime abord. Theosodon est sans doute parent du Macrauchenia, une des plus étranges créatures du Pampéen. Burmeister l’a bien fait connaître et montré son frappant contraste avec les Mammifères des régions boréales.

Ainsi, à un moment, des animaux. de Patagonie ont eu avec ceux de notre hémisphère assez de ressemblance pour que M. Ameghino et moi nous les réunissions dans un même genre. Mais bientôt ils ont divergé : ceux de Patagonie ont peu progressé, pendant que ceux de nos pays se sont profondément transformés pour produire la faune si animée, si charmante qui nous entoure.

MOLAIRES INFÉRIEURES DES ANIMAUX OÙ LES MOLAIRES SUPÉRIEURES ONT DES DENTICULES ISOLÉS

En Patagonie, comme dans tous les pays, les molaires inférieures ont été plus minces, plus allongées, moins compliquées que les supérieures ; leur aspect est si différent qu'il n’est pas toujours facile d'associer les dents du bas avec celles du haut.

Dans les couches anciennes du Cerro Negro, on rencontre, avec des molaires supérieures qui ont des caractères de Condylarthrés, des molaires inférieures qui peuvent se rapporter aux mêmes animaux. Par exemple les dents que je représente figure 8 ressemblent à celles de Protogonia du Torréjon ; le lobe antérieur des arrière-molaires a, sur le côté interne, deux denticules dont l’un s’efface parfois ; le croissant du second lobe est composé de plusieurs denticules dont l’un est le denticule externe, l’autre est le denticule interne et celui qui est le plus en arrière entre l'externe et l'interne est le représentant du 3e lobe qui apparait chez plusieurs genres.

Deuterotherium (tig. 9) du Deseado a, comme Protogonia, des molaires à füt peu élevé, de forme arrondie. Leur lobe antérieur n'a qu'un denticule sur le bord interne ; le croissant de leur second lobe ne se scinde pas en plusieurs denticules : le denticule interne ji. est bien apparent.

Chez Proterotherium australe (fig. 10) du Santacruzien,-la dernière molaire a un commencement de troisième lobe; le Diadiaphorus majusculus du même horizon

Fig. 8 — 2° et 3° molaires inférieures du Protogonia (Euprotogonia) patagonica, Amegh., grandeur naturelle. — Cerro Negro. — Dents trouvées isolément.

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