‹ Fouilles à DahchourChapitre 32 sur 69 · TOMBEAU DE LA PRINCESSE NOUR-HOTEP · texte numérisé non relu

TOMBEAU DE LA PRINCESSE NOUR-HOTEP

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Fig. 263.

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Catalogue des objets trouvés dans le cercueil de la princesse Noub-hotep.

1. — Diadème noué en arrière par un nœud formant rosace. Les deux extrémités qui retombaient

étaient réduites en poussière par l'oxydation.

Le diadème comportait comme ornements latéraux de petis carrés de pierre espacés régulièrement.

Argent.

Trouvé autour du crâne.

Voir planche XXXVm G.

2. — Urseus d'or massif orné de cornaline, d'émeraude d'Egypte et d'une autre pierre brunâtre

difficile à déterminer.

Le tenon quadrangulaire est d'argent.

Trouvé sur le front. S'inséra sans doute dans le masque, entièrement détruit lors de la découverte.

Voir planche XXXVm F.

3. — Tête de vautour, insigne ordinaire des mères, épouses et filles royales.

Fig. 265. — Grandeur naturelle.

Or.

Trouvé sur le front à côté de l'urseus (fig. 265).

Deux têtes d'épervier ayant fait partie du collier qui recouvrait la poitrine (fig. 266).

Chacun de ces objets, qui ne pèse pas moins de 80 grammes, est creux à l'intérieur et percé d'un trou au sommet du crâne. En bas, au contraire, la cavité est fermée par une petite bande d'or percée de trous réguhèrement espacés.

Les fils du collier passaient par ces pertuis pour aller se réunir et pa.sser à l'ouverture capitale où ils étaient sans doute noués.

Il a été impossible de se rendre un compte exact de la disposition des perles d'or, de cornaline et de lapis lazuli qui composaient le collier. Le travail de reconstitution ne

TOMBEAU Dlî LA PRINCESSE NOUB-HOTEP.

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pourrait être fait cju'on s'inspirant des représentations semblables qui se voient si souvent sur les caisses de momies.

Fig. 266. — Grandeur naturelle.

On a retrouvé un nombre considérable de pendeloques d'or avec incrustations de cornaline, d'émeraude d'Egypte et de la pierre brunâtre déjà citée (fig. 266 bis). Elles étaient probablement disposées sur la circonférence de cette riche parure.

Fig. 266 bis.

Les têtes d'épervier étaient posées sur les humérus, les perles et les pendeloques gisaient sur la poitrine.

5. — Poignard en or trouvé à droite à la hauteur de la ceinture. Le manche n'existait plus (fig. 267).

Fig. 267. — Grandeur naturelle.

6. — Épervier de cornaline. Un trou perçait cet objet, allant du milieu du dos entre les pattes. Haut. o"o25.

Trouvé à gauche à la hauteur de la ceinture.

7- — Bracelets. Les poignets et les chevilles étaient ornés de bracelets d'un modèle uniforme.

Chacun d'eux est composé d'un certain nombre de supports faits de la superposition de perles d'or soudées l'une à l'autre. Des perles de cornaline ou d'émeraude de même dimension étaient placées entre ces supports et le tout terminé par deux fermoirs à broche.

Deux de ces bracelets sont faits de supports d'or et de perles d'émeraude, deux autres de supports d'or et de perles de cornaline.

Voir planche XXXVIII A et B.

8. — Flagellum. En cherchant près de l'humérus gauche du cadavre, on rencontra une quaran-

taine de petits troncs de cône forés selon leur axe de révolution et dorés à leur partie inférieure, puis trois grandes perles fort longues, une petite tête d'épervier et enfin trois petites agrafes d'argent. En classant ces objets, on remarqua que les troncs de cône étaient de dimensions différentes et formaient trois séries distinctes progressant régulièrement et formant chacune une suite ininterrompue de rhomboïdes de cornaline, d'émail bleu et d'émail gris.

Il était tout naturel de penser à ces fouets A si souvent représentés entre les mains des dieux et des rois. La découverte postérieure du flagellum du roi Hor, engagé dans • le bitume, vint confirmer cette hypothèse et fournir les pendeloques de bois peint en jaune qui étaient tombées en poussière dans le cercueil de Noub-hotep.

La planche XXXIX montre le sceptre entièrement reconstitué. Nous avons placé la tête d'épervier en or, semblable, dans ses dimensions restreintes, à celles trouvées aux épaules, à la partie supérieure de cet instrument. Ceci n'est qu'une hypothèse, et on pourrait objecter qu'aucune représentation ne vient la confirmer. Nous ne nous souvenons pas, du moins, en avoir trouvé d'exemples.

Mais, étant données les conditions dans lesquelles cette trouvaille a été faite, étant certain qu'aucun objet n'a échappé aux recherches de M. de Morgan, il faudrait, pour trouver une autre destination à cette tête d'épervier, admettre l'existence d'une seconde qui aurait,- avec la première, formé les extrémités d'un petit collier. Mais étant rappelés les faits que nous venons de citer, étant donné aussi que pareille tête d'épervier a été rencontrée sur le gorgerin d'Hor, tout à côté des longues perles du flagellum, nous devons, jusqu'à plus ample informé, assigner à cet objet cette place hypothétique.

9. — Deux vases d'albâtre T7. Trouvés au-dessus et à droite du crâne.

10. — Sceptres f, | droits et hélicoïdaux, canne d'arpentage, trouvés à gauche.

Bois.

Long. I™ 60.

Georges Legrain.

On lira plus loin les résultats des observations anatomiques et anthropologiques de M. le

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